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Publié dans : #matiere a reflexion

PS : DE PROFONDIS ?

Disserter sur les pratiques bureaucratiques du PS présente peu d’intérêt et ce d’autant plus qu’aucune organisation politique n’échappe à celles-ci.
Par contre réfléchir sur le sens de ces pratiques, pour un parti qui se veut d’ « opposition », présente un intérêt certain pour comprendre ce qui se joue actuellement sur la scène politique.

Dans un article de mai 2007, « La fin de la Social Démocratie » je montrais comment, à partir de son histoire et parallèlement à l’évolution du système marchand le vieux « modèle social démocrate » avait fait son temps et était désormais obsolète.

Les derniers évènements dans ce parti en sont une convaincante démonstration.

CONFLIT D’OPINION ET LUTTE DES PLACES

S’agit-il d’un conflit entre les «  anciens » et les « modernes » ? D’une certaine manière oui.

Les « anciens » représentent l’histoire du parti, de la social démocratie, de la tradition, de la « fidélité » à des principes conçus comme intangibles, la référence à la mythique « classe ouvrière ».

Les « modernes » représentent l’adaptation à une nouvelle donne imposée par le système marchand, l’acceptation d’un état de fait politique qui amène/oblige à nouer de nouvelles alliances.

Les plus « réalistes » sont paradoxalement les seconds qui, ayant fait un trait sur tout changement radical de la société, ayant fait allégeance au système marchand, veulent créer les conditions politiques pour participer à sa gestion.

Les premiers vivent encore sur le mythe, sans trop y croire tout de même, d’une ultime tentative d’ « humanisation du capitalisme ».

On peut se demander, à la vue des évènements récents, si ces divergences « idéologiques » sont d’un grand poids dans la décision qui a été prise. La quasi égalité des deux concurrentes et le vide du débat réellement politique en disent long sur les motivations des votants… Il y a fort à parier que le « vote des militants » était beaucoup plus tactico-affectif que le produit élaboré d’une réflexion politique… il suffit d’ailleurs de discuter avec eux pour s’en convaincre.

LE POIDS DE LA BUREAUCRATIE

Le Parti Socialiste, au delà des apparences pseudo militantes et de ses élucubrations médiatiques, est en réalité, comme beaucoup d’autres, un parti de notables. Les militants de bases ne sont qu’une caution « populaire » pour asseoir la légitimité de celles et ceux qui font carrière pour leur propre compte et au bénéfice de leur clan.

Comme les barrages de masse, la bureaucratie du Parti Socialiste tient par son propre poids. Alors que cette bureaucratie, au PS mais aussi dans les autres partis, est un puissant facteur de stagnation de la réflexion, paradoxalement c’est son importance qui en assure pourtant la pérennité. Comment ça ?

Simplement, si j’ose dire, parce qu’elle représente des intérêts non négligeables pour celles et ceux qui y font carrière, qui y ont trouvé leur « activité professionnelle », qui leur permet d’être grassement payés dans les « activités publiques », les palais de la Républiques. Des noms ? Tous les politiciens qui tiennent à leur place comme à la « prunelle de leurs yeux » et qui sont prêts à tout pour la conserver.

L’existence de cette bureaucratie plombe la pensée politique, ce qui explique qu’il n’y a quasiment aucune réflexion politique, sinon purement superficielle et bien cadrée par les « dirigeants ». Essayez d’émettre une opinion un peu originale, au PS comme ailleurs dans les autres formations politiques… vous êtes immédiatement stoppé.

La bureaucratie est essentiellement conservatrice, elle ne tient pas à ce qui la fonde soit remis en question. Bien ancrée dans un problématique politique, des textes (commentés et interprétés par elle), des références historiques (qu’elle manipule), des héros (à qui elle fait dire ce qui l’arrange), elle sait manipuler les militants … l’image médiatique faisant le reste. Les congrès ne sont que des grandes messes où rien de fondamental ne se discute, mais où vont bon train (ou mal) les arrangements bureaucratiques…les militants, les vrais, celles et ceux de la base n’ont qu’à suivre.

L’ESCROQUERIE « DÉMOCRATIQUE »

Elle est aussi bien partagée par le PS que par l’UMP. Ils sont les deux jambes sur lequel le système marchand peut marcher en toute sécurité politique et « illusion démocratique ». De même que les députés de tous bords se retrouvent en « toute amitié » à la cafétéria de l’Assemblée après s’être copieusement engueulés pour la galerie devant les caméras, ces deux formations politiques ont besoin l’une de l’autre pour assurer le « fonctionnement démocratique de la société »… autrement dit faire en sorte que rien ne change… Et ce ne sont pas les « roquets » impuissants mais avides d’une part de gâteau, qui rôdent autour en croyant être indépendants et novateurs (des noms ?), qui changeront quelque chose à cette situation.

Le fin de la « crise » au PS (encore que !...) n’est évidemment pas un signe de renouveau pour une possible alternative au système en place,… tout juste une alternance comme on en a connu dans le passé et dont on sait qu’elle n’apporte rien.

Car ce qui s’est joué au son des grands violons du « débat démocratique » c’est la pôle position pour 2012 et le fromage de la Présidence de la République. Quand les loups s’entredéchirent c’est qu’il y a en vue une proie à saisir.

Ainsi le « débat démocratique » se résume aujourd’hui aux ambitions des uns et des autres… demain les Européennes et le fromage attenant pour les élus, plus tard les autres élections… avec la cerise sur le gâteau : la Présidentielle. Le peuple est convié mais en écoutant sagement l’ « élite » auto proclamée et en ne posant pas trop de questions.

Personne, parmi les « chefs », au PS n’a intérêt à « casser la baraque »… On ne tue pas bêtement la « poule aux œufs d’or »…. Surtout que le sale boulot est actuellement fait par l’UMP, ce qui est une aubaine pour celles et ceux qui, accédant au pouvoir, auront beau jeu de dire « ce n’est pas nous qui avons pris ces mesures », mais « faut être réaliste, on ne peut plus revenir en arrière » (rappelez vous la politique du « ni/ni » de Mitterrand une fois la Droite revenue au Gouvernement).

Bien sûr le PS du Front Populaire et de la Libération est mort, de même que le mythe de l’ « humanisation du capitalisme »… mais ne le dites pas trop fort, beaucoup de militants « socialistes » y croient encore… il est vrai que l’on s’approche de Noël !

Patrick MIGNARD
 28 novembre 2008

Voir aussi :
« LA FIN DE LA SOCIAL DÉMOCRATIE »
« PEUT-ON AVOIR CONFIANCE DANS LES HOMMES /FEMMES POLITIQUES ? »
« VICTOIRE DE « LA » POLITIQUE… MORT « DU » POLITIQUE »

 

 

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CIVISME, MARCHANDISE ET LIBERALISME

Civisme : « Attitude responsable et respectueuse au regard de la collectivité ». C’est, en principe, le fondement de ce que l’on peut appeler la morale sociale, l’éthique sociale, la conscience citoyenne. Ce devrait être, en principe, dans une « société démocratique » le socle sur lequel se fonde la cohérence sociale.

Et pourtant,… on ne peut que constater aujourd’hui une dégradation vertigineuse du civisme. Est-ce du à une « perte » de civisme, ou bien à un changement des conditions économiques et sociales dans lesquelles il peut exister et qui d’une certaine manière le déterminent ?

AUX SOURCES DE LA CITOYENNETÉ

Dans la foulée du siècle des Lumières et de la Révolution Française, la citoyenneté – dans sa conception « moderne » a fait son apparition – elle était fondée, et est en principe toujours fondée sur la responsabilisation des individus à l’égard des affaires de la « cité » et sa participation à sa gestion.

La construction d’une « nouvelle société », fondée sur la reconnaissance de l’individu en tant que sujet et acteur de son histoire, sur les valeurs des Lumières, et la libre initiative/entreprise source de création de biens, a mobilisé, moralement et idéologiquement toutes les énergies de la société.

Cette « sacralisation » de la nouvelle société a pourtant vite tourné cours et les conflits « moyenâgeux » ont cédé la place à de nouveaux conflits issus directement des nouveaux rapports sociaux (le salariat). Les valeurs ont également changé, le sacré, qui avait dominé l’Ancien Régime, a cédé la place au profane sous la forme de la morale civique et du patriotisme… le Capital ayant besoin de l’État national pour fonder et développer sa domination. Ainsi les repères moraux, les valeurs, les notions de Bien et de Mal se sont transformés en ce que nous connaissons aujourd’hui.

Les conflits sociaux ont malmené ces nouvelles valeurs et repères, mais malgré leurs violences, ces derniers ont réussi à résister tant bien que mal au développement du capitalisme… jusqu’à nos jours. Le patriotisme voire les nationalismes, le respect de la propriété, le culte du travail, le respect de l’outil de travail… demeurent bien ancrés, à différents degrés, dans les esprits…. et constituent, dans une certaine mesure, encore, des repères.

Cette « résistance conservatrice/conservatoire », intégrée et même revendiquée par la majorité, caractéristique de toutes les civilisations est un facteur non négligeable de la pérennité des systèmes sociaux. En effet, elle assure une stabilité qui, à la fois justifie le système, mais aussi le renforce dans sa cohérence aux yeux du plus grand nombre. Ce n’est pas un hasard si elle est l’axe essentiel du discours officiel qui, dans les périodes troublées, ou de crise, permet de replâtrer les fissures qui apparaissent sur le modèle social en place et de détourner les revendications et révoltes légitimes. C’est probablement, une explication (elle n’est pas la seule) qui fait qu’aucun pays de capitalisme développé n’a vu le renversement du rapport social salarial.

LE CIVISME A L’ÉPREUVE DE LA MARCHANDISE

Un dogme n’est pourtant, et heureusement, jamais éternel, du moins quand il s’agit de la réalité sociale. Tous les dogmes, toutes les valeurs se sont, un jour ou l’autre, effondrés au cours de l’Histoire… et ont entraîné, tout en en étant le signe, l’effondrement du système qu’ils représentaient. Il en sera assurément de même pour le système marchand…. Encore faut-il que des conditions réelles, objectives, minent les certitudes qui les fondent.

Tant que le système marchand, dans ses pôles dominants – les pays industriels développés – a pu s’acheter, en pillant consciencieusement le reste de la planète, la paix sociale, et par là même mystifier ses salariés sur ce qu’il était réellement, en promettant le bonheur universel, cette illusion collective était le meilleur garant de sa survie. Elévation graduelle du niveau de vie et multiplication des avantages sociaux, fondaient, pour le plus grand nombre, la défense du « Travail et de la Patrie ».

Aujourd’hui, le charme est entrain de se rompre… Qui peut croire aux promesses d’amélioration de la qualité de la vie, à la sauvegarde des avantages sociaux, à la garantie de retraites correctes,… bref à un « avenir sain dans un monde sain » ? De moins en moins de monde.

Les valeurs qui fondaient le système marchand ont été largement piétinées par lui et apparaissent de plus en plus comme une escroquerie idéologique. Dans sa logique destructrice du travail humain, son mépris sans borne de l’intérêt collectif, son désir forcené de détruire tous les acquis sociaux, l’inéluctable exclusion, voire marginalisation, d’une partie de la population, le système marchand n’arrive plus, malgré son discours, à masquer ce qu’il est en réalité : un système au profit d’une minorité qui pille les richesses collectives.

Sur quelle réalité économique et sociale peut-on fonder des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité ? Autrefois on les fondait sur un espoir à venir,… on voit aujourd’hui ce qu’il en est concrètement. Les jeunes, c’est-à-dire celles et ceux qui ont l’avenir devant eux imaginent difficilement la concrétisation des valeurs auto proclamées par le système… l’illusion est en passe de cesser complètement.

L’illusion ne faisant plus illusion,… tout ce qui fondait le civisme, s‘écroule.

L’INÉVITABLE RECOURS À LA RÉPRESSION

L’État marchand est entrain de se dépouiller, par le développement ultime de ses contradictions, de tout ce qui pouvait créer cette illusion.

Dans le système marchand, tellement imparfait, un domaine « tire/ait son épingle du jeu », évite, ou plutôt évitait, les dérives de l’incivisme : le service public. Pourquoi ? Parce qu’il est/était perçu comme étant au service de tous, parce qu’il fonctionne/ait plus pour satisfaire des besoins : transport, énergie, santé, éducation,… que dans un soucis de rentabilité et de profit. L’usage avait priorité sur le gain financier. On respectait une entreprise qui avait le souci de l’intérêt général. Quel respect peut-on avoir envers une entreprise qui n’est là que pour faire du profit, qui considère le client comme une « vache à lait » ?

La liquidation généralisée du service public sonne le glas du lien fragile qui reliait le système marchand aux valeurs qu’il proclamait et proclame haut et fort

La mondialisation marchande et le choix des lois du marché comme régulateur économique et social pousse le système à ses limites,… à des limites insupportables sur le plan social, à des limites qui font qu’il n’a plus les moyens de se payer la paix sociale par des concessions.

Les valeurs qui fondent le civisme font ainsi de moins en moins illusion. Comment respecter, pour des jeunes, une société qui les exclut, qui leur promet un avenir plus qu’aléatoire sur le plan professionnel, de la santé, des retraites, sans parler de l’environnement ?

Conscient de cette situation, les gestionnaires du système se dotent des armes adéquates : des troupes de mercenaires surarmées de maintien de l’ordre civil, développement du renseignement, incitation au mouchardage, à la délation, quadrillage des populations, vidéo surveillance,…

Ainsi, l’État libéral, ayant abandonné l’essentiel de ses prérogatives dans le domaine économique et social a recours à la bonne vieille méthode coercitive pour maintenir l’ordre social et politique.

L’incivisme n’est pas analysé comme la résultante d’une perte de sens du système pour une partie de la population, mais simplement comme une déviance qu’il s’agit de châtier pour la contenir. Les médias sont d’ailleurs abondamment sollicités pour populariser cette thèse et gagner la bataille de l’opinion publique.

La montée de l’incivisme est en fait l’expression de la perte des valeurs qui étaient attachées au système… or, la tendance développée par ce dernier va dans le sens d’une déshumanisation, d’une désocialisation, d’une individualisation des questions qui devraient se régler collectivement.

La crise actuelle qui montre le véritable et la véritable fonction de l’État va en rajouter en frustration et sentiment d’inégalité et d’injustice… ce qui relativisera encore plus les « valeurs » qui fondent, ou sont censées fonder, un régime qui se prétend démocratique.

Le culte de la répression et de l’autoritatisme qui se développe dans les sphères de l’État, loin d’apaiser les esprits va au contraire envenimer situation.

Patrick MIGNARD
20 novembre 2008

Voir aussi les articles :
« ILS NE CÈDERONT PLUS RIEN ! »
« LE FAUX-HUMANISME DE LA MARCHANDISE »
« MARCHANDISE : LE RETOUR AUX FONDAMENTAUX »

 

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SCENARIOS DE SORTIE DE CRISE

 

Il est toujours très difficile et hasardeux de faire de la prédiction en ce domaine… je ne m’y hasarderai pas.
On pourrait donc en rester là et attendre que « ça se passe » ! C’est vrai ! Il y a pourtant mieux à faire que d’attendre le désastre… alors essayons de « voir » ce qui peut se passer.

On peut formuler des hypothèses qui se fondent sur faits et des tendances lourdes sachant que tout cela peut-être démenti rapidement et radicalement.

Trois scénarios peuvent être envisagés… aux probabilités et aux conséquences, nous allons le voir, bien différentes.

1er scénario : on prend les mêmes et on recommence

Les mesures prises par les gouvernements – soutien au système bancaire – permettent une relance de l’activité économique en évitant une trop grave crise économique et donc en évitant la crise sociale.

La confiance revient peu à peu aussi bien parmi les milieux financiers, les salariés, consommateurs, retraités,…

Certes l’économie réelle est très touchée, mais licenciements, délocalisations, baisse du pouvoir d’achat, retraites rétrécies, qui ne sont pas des phénomènes nouveaux, « passent » une fois encore,… d’autant plus que les syndicats temporisent, canalisent, manifestent, pétitionnent,… mais ne font rien de déterminant.

Les organisations politiques « oppositionnelles » toutes prises dans leurs congrès divers et (a)variés, tout en protestant, n’en préparent pas moins assidûment les prochaines échéances électorales (élections européennes) en surfant sur le mécontentement.

Les grandes déclarations prononcées au cœur de la crise financière s’estompent (on le voit d’ailleurs déjà !). Les réunions internationales pour « refaire le capitalisme » se perdent dans les limbes des relations diplomatiques, et aboutissent sur des « vœux pieux » débouchant sur des impasses : la spéculation continue, les paradis fiscaux sont « oubliés », délaissés,… Tout cela est bien sûr facilité par l’arrivée d’un nouveau président des USA... Son « état de grâce » se communique à l’ensemble du système mondial.

Finalement, tout rentre dans l’ordre jusqu’à… la nouvelle crise.

2ème scénario : le système passe en force

Le crise économique est plus dure que prévue. La révolte sociale gronde… Les discours démagogiques ne passent plus… Manifestations de plus en plus pressantes, les syndicats sont débordés... répression. Les partis politiques sont incapables de proposer une « solution acceptable ». Certains font de la surenchère pour provoquer des élections anticipées… chacun croyant en bénéficier.

La seule solution pour le gouvernement est de céder et d’accepter des élections anticipées – dissolution de l’Assemblée Nationale.

Ici deux cas :
- réflexe de peur, de lassitude, d’impuissance (modèle « juin 68 »)… Tout rentre dans l’ordre et l’on passe dans le 1er scénario.
- Les élections ne changent rien sur le fond (comme d’habitude !)... l’agitation s’étend, le gouvernement n’a plus de solution de rechange… donc la répression s’étend. Le pouvoir se durcit, déclare l’Etat d’urgence (ça été fait pour moins que ça il y a trois ans), les libertés publiques sont restreintes. Le parlement est mis en congé pour une période indéterminée. Le pouvoir gouverne par décrets. Arrestation des contestataires, des opposants, des agitateurs... On peut imaginer une contagion aux autres pays européens qui font face de la même manière en verrouillant les libertés et en écrasant toute contestation pour pérenniser le système marchand. L’Etat n’a plus alors à prendre de précaution pour sauver les apparences. Les mesures économiques et sociales impopulaires sont prises brutalement…

On entre alors dans une phase de pouvoir autoritaire durant laquelle l’Etat, tout libéral qu’il se déclare, n’en garanti pas moins la pérennité du système avec la seule arme qui lui reste, la répression. L’État s’est d’ailleurs doté depuis quelques années d’un appareil de « guerre civile » : renseignement, « police secrète », forces de répression serviles et sans scrupules - il suffit de voir comment les « syndicats » de police acceptent les saloperies exigées de leurs membres - matériel de combat. On peut parler alors d’une forme de néo fascisme comme le système marchand sait en sécréter quand la situation politique et sociale paraît bloquée… Est-il nécessaire de donner des exemples ?

3ème scénario : ça suffit, on « change » !

La crise joue le rôle d’un véritable électrochoc auprès d’opinions publiques lassées par les promesses jamais tenues et en butte à une situation qui, à tous les niveaux, se dégrade.

Deux cas :
- Le premier cas est une variante du cas précédent avec l’arrivée au pouvoir, suite à des élections anticipées d’une « gauche dite de changement », dans le genre PCF, NPA – sorte d’« union de la gauche » relookée – beaucoup de promesses, dont certaines sont d’ailleurs tenues : augmentation massive des salaires, des retraites, nationalisation du secteur bancaire, d’une partie de l’industrie... Les autres États européens, s’ils ne suivent pas, ce qui est probable, entravent cette nouvelle politique qui au nom du « réalisme » fait marche arrière devant le blocage international, les déficits, la fuite des capitaux, les délocalisations réelles ou masquées, les faillites,… La Droite (UMP et /ou PS) reviennent et l’on est ramené au 1er scénario.

- Le deuxième cas voit, suite à une dégradation sociale extrême, une exclusion massive, un pauvreté qui s’étend, l’apparition de structures alternatives qui permettent à une partie de la population non seulement de trouver du lien social mais de survivre : répartition de vivres, solidarité, échanges hors circuits traditionnels... Ainsi se crée une « société parallèle » avec ses réseaux. Celle-ci agit sur les entreprises qui, mises en faillites, sont prises en main par leurs salariés qui rejoignent ces réseaux... Les occupations de terre s’étendent et renforcent les réseaux auxquels se rallient des populations qui y trouvent qualité de la production et facilité d’approvisionnement. Le réaménagement économique local se développe soutenu par des collectivités locales qui peuvent difficilement s’y opposer. Des activités délaissées – comme le textile - recommence à fonctionner – L’esprit coopérativiste s’étend. Des relations internationales nouvelles se créent, en particulier entre européens... Une dualité, de fait, de pouvoir commence à s’instaurer. Le système marchand commence à vaciller, il entre en décadence effective.

°

Tous ces scénarios, et sous scénarios, sont en principe plausibles, pourtant, tous n’ont évidemment pas la même probabilité de se réaliser. Des paramètres déterminants et difficiles à mesurer et à en évaluer l’impact entrent en jeu pour leur réalisation.

Ainsi, les marges de manœuvre des Etats pour résoudre techniquement et socialement la crise, ainsi la « capacité d’acceptation » du plus grand nombre de la dégradation de ses conditions de vie, de même que le degrés de conscience politique de la majorité, le degrés de naïveté par rapport à la démagogie des partis politiques… Tous ces paramètres s’entrecroisent dans une alchimie immaîtrisable pour créer des situations politiques imprévisibles.

Vu le degré inouï de dépolitisation de la majorité, la démagogie sans bornes des pouvoirs et la débilité insondable de l’ « opposition » politique, le 1er scénario a de forte « chances » d’être celui qui se réalisera. Il se peut, qu’éventuellement il y ait un sursaut citoyen, mais alors il est à craindre que, par manque de réelle stratégie politique, ce soit le 2e scénario qui se produise. .. comme souvent au 20e siècle cela s’est produit.

Reste le 3e scénario, le plus intéressant, celui qui ouvre tous les espoirs. Dans son 1er cas, c’est l’espoir limité et vite déçu, celui qui a précédé et rapidement suivi les éphémères « victoire de la Gauche ». Dans le 2e cas, c’est la dynamique d’un véritable changement qui s’enclenche,… ce qui ne veut pas dire que tous les obstacles sont levé, mais l’on a à faire ici à un véritablement dépassement du capitalisme.

Patrick MIGNARD
 15 Novembre 2008

 

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LA CRISE, MAIS LA CRISE DE QUI ? (3/3)

 « LE DÉNOUEMENT »

Le terme « crise » a quelque chose de magique qui déclenche un véritable réflexe d’unité, d’union sacré face à un péril imminent et redoutable. Le citoyen est suffisamment « enchaîné » par son emploi de plus en plus précaire, ses crédits, ses comptes en banques, ses contraintes familiales, sa sacro-sainte consommation… que la crainte l’emporte sur la révolte.

Il est d’autant plus réconforté dans son désarroi qu’intervient un acteur de poids auquel il s’identifie : l’État.
L’État est, pour le citoyen angoissé, ce que dans les westerns, la cavalerie américaine était au fort assiégé par les indiens.

LE RETOUR DU RÉPROUVÉ

Dans sa phase libérale, le système marchand n’a pas besoin de l’État, ou très peu, de ses contrôles, des ses règlementations – la liberté contractante, nous l’avons vu, permet tous les excès, toutes les pratiques, jusqu’à...

En période de « vaches grasses », pour les affaires du Capital, il est mis au rencard... c’est la phase libérale, on déréglemente, privatise, liquide les services publics... Dans une « démocratie » la représentation nationale ne sert qu’à duper le bon peuple !....

Lorsque le système financier se bloque, que la confiance entre les agents disparaît, que l’argent ne circule plus, l’État intervient. Pourquoi ?

Parce qu’il est le garant du système marchand... Il intervient, pour la même raison qu’il envoie sa police contre les salariés. Il intervient parce qu’il sait que la crise financière se transforme en crise économique, puis sociale et... politique.

Empêcheur de spéculer en toute tranquillité, il est alors sollicité pour régler le problème : ramener la confiance et soutenir les piliers financiers du système. Il est sollicité parce qu’il a l’argent et que, s’il n’en a pas tout de suite, il sait où le trouver.

Son engagement est-il en contradiction avec sa place dans le système ? Sur le fond non, puisqu’il est le garant de celui-ci. Il est donc logique qu’il intervienne.

En situation de crise il est amené à agir énergiquement, accomplissant des prouesses financières qui stupéfient les classes populaires qui n’arrivent pas, elles, à obtenir le moindre avantage... « Mais où trouvent-ils l’argent ? » s’interroge le peuple crédule. Cette situation accroît le discrédit des pouvoirs publics, soupçonnés, à juste titre, de favoritisme à l’égard des nantis. Il faut reconnaître que l’effort de l’État n’est pas faible et que les sommes annoncées sont vertigineuses et dépassent ce que le salarié moyen oserait imaginer dans ses rêves les plus fous.

Le plan de sauvetage, car il s’agit bien de cela, en parfaite contradiction avec les principes énoncés depuis des décennies par les mêmes libéraux, doit apparaître comme un acte de salubrité économique publique. L’appareil de propagande fonctionne à plein régime. De même qu’aux paysans du Moyen Age on leur faisait croire qu’on agissait pour le salut de leur âme, les gestionnaires du système marchand font croire au bon peuple qu’ils défendent avant tout son épargne, son pouvoir d’achat, sa consommation...

PRÉCIPITATION ET COMMUNICATION

Alors qu’il faut des années, et encore, pour regrouper les États afin de commencer à aborder les problèmes de la faim dans le monde, de la pauvreté et de la dégradation de l’environnement, la crise financière a réussi le tour de force de rassembler tout ce beau monde en quelques jours... les mesures prises étant immédiatement applicables.

À noter également comment, suite à cette crise, sont passées complètement « à la trappe » toutes les belles résolutions en matière de préservation de l’environnement... le système a ses propres priorité.

Ceci montre parfaitement, et un peu trop au goût des politiciens au pouvoir, le rôle réel de l’État dans la société marchande.

Garanties bancaires exorbitantes, créations précipitées de structures de gestion de la crise, prises de participations massives, réelles ou camouflées dans le capital de banques, se succèdent et se réalisent à une cadences effrénée en parfaite contradiction avec les discours antérieurs.

La méthode de « résolution » de la crise financière, si elle « en jette » médiatiquement par sa précipitation et l’énormité des sommes annoncées, n’en reste pas moins hypothétique quant à son efficacité.
En effet - et dit rapidement - les garanties bancaires limitées et les recapitalisations, si elles ne se fondent pas sur une « création de monnaie » inflationniste et un appel à contribution fiscale toujours impopulaire... « boucle » sur des « garanties  » de titres plus ou moins crédibles... autrement dit le serpent se mord la queue.

Au-delà du financier, le mal est déjà fait et du financier on est passé au réel... Ça, personne ne pourra plus l’enrayer. L’État, avec tout son pouvoir, n’a pourtant pas celui de revenir en arrière. Les gouvernements font donc aussi, et désormais, dans la communication. Il faut d’abord éviter la panique, puis la révolte.

Un sentiment étrange et contradictoire submerge le bon peuple totalement passif : le courroux face au déploiements sans précédent de moyens financiers pour soutenir les banques et l’admiration de la rapidité de la riposte surtout quand certains en rajoutent dans l’agitation et jouent les « Zorro »…

UNE OPPOSITION ÉTEINTE

Face aux grandes manœuvres du Capital... rien, ou pas grand-chose.
L’opposition officielle reste sans voix.

Côté français, n’a-t-elle pas d’ailleurs un de ses leaders – le président du Fond Monétaire International – « à la manœuvre », main dans la main avec les gestionnaires du Capital ? Dans la même situation, elle aurait réagi exactement de la même manière, aurait pris les mêmes mesures, aurait tenu les mêmes discours contradictoires. Elle ne peut que se lamenter, en privé, d’être dépassé sur sa gauche et se féliciter, en public, de la reconnaissance d’un discours qu’elle avait tenu du bout des lèvres.

L’opposition extraparlementaire trépigne d’aise et d’impuissance. D’aise parce qu’elle répète jusqu’à l’épuisement... « On vous l’avait bien dit !... ». D’impuissance parce qu’elle n’a rien à proposer, sinon de se rassembler ( ?), préparer un énième programme ( ?) et réclamer qu’on vote pour elle aux prochaines élections ( ?)...

Devant une telle impuissance et incohérence critique, les gestionnaires politiques du Capital donnent libre cours à leur démagogie... et en rajoutent dans la confusion des esprits... au grand bénéfice du Capital qui réorganise pendant ce temps ses forces.

Ainsi n’entendons nous pas, après avoir entendu pendant deux décennies, les trompettes du libéralisme, retentir celle de l’interventionnisme étatique abhorré ?

Dans cette confusion et ce désert de la conscience économique et politique collective, toutes outrances et stupidités théoriques son permises.

Ainsi, sur fond de licenciement, exclusion, pauvreté n’entendons nous pas les uns annoncer la grève générale, la fin du capitalisme et l’aube de jours nouveaux, et d’autres décidés à « réformer » pour la énième fois le capitalisme ( ?) ?

Ce petit jeu des pronostics et des promesses, cette surenchère médiatico-politique se fait en marge de la réalité sociale tout en s’appuyant symboliquement sur elle.

Il est fondamental de comprendre que la spéculation est au cœur de ce système et lui donne tout son sens. Vouloir supprimer le « capitalisme spéculatif » pour en revenir au « capitalisme de l’entrepreneur » comme l’a déclaré un politicien faisant office de Président de la République, est soit une idée absurde qui dénote une incompréhension totale de ce qu’est ce système, soit un propos démagogique.

En fait rien ne change dans le système. La crise participe à la restructuration du financier et du productif. Le grand nettoyage, à l’intérieur du système est commencé... Celles et ceux qui vont en faire les frais sont celles et ceux qui n’ont que leur force de travail pour vivre. Celles et ceux qui ne peuvent compter que sur leur emploi pour vivre, celles et ceux qui ont fait confiance aux fonds de pensions pour leur retraite, celles et ceux qui régulièrement font confiance aux politiciens démagogues qui n’on qu’un seul objectif : gérer le système marchand.

Patrick MIGNARD
8 novembre 2008

 

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 LA CRISE, MAIS LA CRISE DE QUI ? (2/3)

 « LE DÉCLENCHEMENT »

Nous avons vu comment la cupidité institutionnalisée – au nom d’une conception aberrante de la Liberté (celle du renard dans le poulailler) et à fortiori de l’Egalité (tous sont égaux mais certains le sont plus que d’autres) - érigée en système économique et social – le système marchand – a créé toutes les conditions d’un krach, dans la sphère financière.

Ce krach nous est présenté comme un simple incident technique, plus ou moins provoqué par des irresponsables, évacuant dans cette explication vaseuse la question essentielle, celle de la finalité de ce système : s’enrichir à tout prix.

LA RUPTURE…

D’où peut-elle venir ?

On n’a que l’embarras du choix… le moindre incident provoquant une perte de confiance peut déclencher la panique générale et le blocage du système.

La rupture peut-être locale (risque local), due à des risques pris trop importants dans un secteur limité– Baring, Société Générale – et, tout en étant révélatrice de la fragilité de la construction, ne pas déclencher une panique générale.

La rupture (risque général) peut déclencher une panique générale lorsque une multitudes d’établissements financiers sont touchés. C’est le cas des subprimes américaines qui sont une forme de risque ; placement de contrats immobiliers auprès de personnes potentiellement insolvables. La titrisation de ces contrats (créances douteuses) et leur circulation dans l’ensemble du monde financier a cassé la confiance réciproque des acteurs et instauré la méfiance généralisée.

C’est cette méfiance généralisée qui a déclenché la « crise » actuelle… Tous les établissements financiers se sont « fermés comme des huîtres » pour éviter la contagion. La couverture des risques, opérations particulièrement juteuses s’est transformée en véritable piège pour les établissements d’assurances spécialisés dans cette activité.

Les rapports entre banques se sont taris et les crédits accordés entre eux, mais aussi aux entreprises et particuliers.

La peur réciproque a verrouillé – temporairement - le système.

Il est vrai qu’une telle situation perturbe les opérations de spéculation qui sont essentiellement, nous l’avons vu, fondées sur le risque et sa gestion. Accroître les incertitudes dans les transactions c’est compliquer les opérations.

Il est vrai aussi que stopper, pour ces mêmes raisons, des opérations de ventes à découvert et de couverture de risque, c’est acculer certains traders à jouer « cartes sur tables » , ce qui peut-être délicat quand, comme nous l’avons vu, ces « cartes » sont fictives… par exemple des « options », et toute demande intempestive de compte à des traders, risque, et même plus que risque, de prendre ces spéculateurs « la main dans le pot de confiture »…. Autrement dit, ils ne peuvent ni rendre leurs emprunts, ni se couvrir.

Enfin, et là est la grande crainte des politiciens-gestionnaires du système, c’est que toute cette « cuisine financière » peu ragoûtante, se répercute dans la sphère de l’ « économie réelle ».

Comment ? Mais en particulier par l’intermédiaire du système bancaire qui a pour fonction d’alimenter en crédit les entreprises. Si celui-ci, pour les déjà raisons évoquées, se bloque, c’est toute la chaîne du financement de l’économie réelle qui se grippe… avec les conséquences que l’on peut imaginer sur la production, le chiffre d’affaire, l’emploi, la consommation….

Les politiciens sont, contrairement aux simples gestionnaires et profiteurs de ce système obligés de gérer les conséquences sociales et politiques du fonctionnement de la finance. Ils ne trouvent rien à redire à la spéculation dont ils sont les représentants au pouvoir politique et profitent, mais ils ne peuvent pas risquer une dérive sociale et politique…. D’où les discours apaisants et démagogiques qui passent d’autant mieux que la plupart ne comprennent rien à la situation et aux mécanismes en œuvre, que les informations sont, soit incompréhensibles, soit tronquées.

…MAIS PAS POUR TOUT LE MONDE

Il y a un principe qui ne nous est, bien évidemment, jamais présenté c’est : quand certains perdent, d’autres gagnent. Par exemple un effondrement des titres, qui peu à peu remontent, s’explique par le fait qu’au plus bas, des acheteurs interviennent massivement (à bas prix), engrangent des porte feuilles de titres considérables (ce qui le fait remonter) qu’ils vont ensuite vendre quand ils auront remonté (ce qui va le faire rebaisser)… faisant au passage de juteuses plus values boursières.

De cela, personne ne parle. On préfère nous montrer une situation ou « tout le monde perd »… rassurant le « petit épargnant » qui voit en cela qu’il est comme les « grands » … qui perdent aussi… et le « petit » se sent entraîné dans une « solidarité » qui fait le jeu du pouvoir politique (« nous sommes tous dans le même bateau ! », « il faut être tous solidaires ! », «  union nationale ! » etc…) pour renforcer la mystification et surtout justifier les mesures drastiques et impopulaires qui seront prises ultérieurement.

Ainsi la « crise » au cours de laquelle, mais chut il ne faut pas le dire, se sont faites des fortunes colossales, apparaît comme une « drame » collectif du à la fois à la fatalité et aux pratiques obscures de spéculateurs que l’on a curieusement laissé faire jusqu’à aujourd’hui.

Les « patrons » aux parachutes dorés trop voyants sont vilipendés et mis au pilori alors qu’ils ne sont que la partie visible du mécanisme spéculatif sur lequel se fonde le système dans son ensemble… mais cette « condamnation » a l’avantage de calmer le « bon peuple » quoi voit ses « bons bergers » punir les « vilains profiteurs ». La morale est sauve ( ?)

LES VRAIS COMPTES SE PAIENT AILLEURS

L’économie réelle, dont il n’est absolument pas question dans la sphère financière finie par être touchée… A trop manipuler des créances douteuses, on l’a vu, le système bancaire devient frileux et stoppe ses financements mettant en difficulté de nombreuses entreprises. Les projets d’investissements sont stoppés, ce qui touche les entreprises qui produisent ces équipements, la production ralentie, les parts de marchés se perdent, les licenciements se multiplient, les revenus baissent, le pouvoir d’achat diminue encore plus vite, la consommation ralentie, d’où les marchés, dont les chiffres d’affaires des entreprises,…. Le mécanisme est enclenché.

Le choc dans l’économie réelle est cependant « salutaire »,… mais cela personne ne le dit, ni les politiciens, ni leurs « experts ». Pourquoi ?

Parce qu’il permet de procéder à un « dégraissage » massif et sélectif des milieux de la production les moins rentables, les plus fragiles. C’est à ce moment que l’on voit les disparitions d’entreprises, permettant les concentrations,… élimination des « petits », renforcement des « gros », que l’on peut justifier les licenciements massifs, les délocalisations, les mesures drastiques d’aggravation des conditions de travail, la déréglementation du travail, de « dégraissement » de l’appareil d’Etat – éducation nationale, santé, services publics, augmentation d’impôts… Enfin, cerise sur le gâteau, les politiciens peuvent faire « passer à la trappe » toutes leurs promesses.

La crise a bon dos !

On voit donc que la crise, loin d’être un dysfonctionnement malencontreux du système est au contraire la logique de ce système poussé à ses dernières extrémités et dont la pensée libérale est l’expression idéologique.

L’État se doit, en tant que garant du système, de mettre un terme à un processus qui risquerait à terme de finir sur une crise sociale et politique. C’est donc tout à fait logiquement qu’il intervient à ce stade.

Patrick MIGNARD
  1er novembre 2008

Prochain article : « LA CRISE, MAIS LA CRISE DE QUI ? - Le dénouement »

 

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