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Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité .............................................................................................

 

UN 1er MAI,… POUR QUOI FAIRE ?

 

 

Question politiquement sacrilège qui distille le doute !

 

« Défaitisme ! » diront certains, « la tradition !», diront d'autres, « montrer sa force ! », « montrer que l'on est là ! », « on se doit d'y être ! » !...

 

Rien de bien convaincant dans ces répliques. Pourquoi ? Parce qu'au fond de nous-mêmes, même si on a du mal à le reconnaître, il y a le doute ! Le doute que cette manifestation, cette « FETE DU TRAVAIL » soit une démonstration de force des travailleurs. Qu'à certaines époques, celles où les ouvriers représentaient une force sociale, où les mobilisations faisaient gagner des avantages sociaux,… oui, le 1er Mai avait un véritable sens social, politique, en plus d'être symbolique.

 

La force qu'exprimait le 1er Mai c'était, en ces temps, l'expression d'une force sociale qui, par ses mobilisations, ses luttes, parvenait, concrètement, dans les faits et dans le droit, à imposer au Capital des avantages pour celles et ceux qui créaient des richesses et qui exigeaient une plus juste répartition.

 

Depuis quelques années, le rapport des forces sociales a largement évolué,… et pas dans le sens des intérêts des travailleurs. Les marchés se sont mondialisés, l'Etat a bradé les services publics, a déréglementé, s'est désengagé, s'est soumis aux marchés financiers. Le marché de la force de travail s'est mondialisé d'où les délocalisations et la fonte de ce qui constituait l'élément essentiel du combat social : la classe ouvrière. Qui peut aujourd'hui parler du patronat, comme on en parlait autrefois ? Avec les fonds de pensions, les fonds spéculatifs, les Hedge Funds, les salariés qui combattent sont systématiquement vaincus  Des exemples récents ?

 

Les travailleurs n'ont même plus l'espoir de trouver une solution dans l'alternance que propose le système « démocratique » dans les vieux pays industriels. La social-démocratie et ses alliés, les écologistes, ont fait nettement le choix du libéralisme, et se plient donc à sa philosophie en épousant les lois et règles du système marchand.

 

L'extrême gauche anticapitaliste s'agite, produit des leaders, fait de la surenchère mais reste sur les vieux modèles politiques du changement politique et social.

 

Sans parler de l'extrême droite qui fleurit sur le fumier de la crise et qui attend patiemment que le fruit vénéneux de la marchandise soit à point.

 

« C'est la lutte finale,… » chantait-on, depuis des générations, dans les défilés du 1er Mai. Est-il encore de saison de le chanter aujourd'hui? Quand on en est réduit à promener des symboles, vides, dans les rues il ne s'agit plus de mobilisations sociales, mais de simples processions ! In cauda venenum !

 

1er Mai 2013

1er MAI... POUR QUOI FAIRE ?
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité..............................................................................................

 

VIOLENCE DU POUVOIR, VIOLENCE DE LA RUE

 

 

Il y a en République, une violence légitime, celle du Pouvoir et une violence illégitime, celle de la Rue. Logique, puisque, nous l’avons vu – LEGITIMITE DU POUVOIR / LEGITIMITE DE LA RUE– la Rue n’a aucune légitimité dés lors qu’elle la cède au Pouvoir.

 

La violence du Pouvoir a donc pour objectif de garantir les intérêts de la Rue, puisque celle-ci n’a plus le pouvoir de le faire.

 

Quel sens a donc une violence s’exprimant dans la Rue Elle est forcément d’essence antidémocratique, antirépublicaine puisque seul le Pouvoir dispose de la violence et que lui seul est l’expression de la Rue. Autrement dit, des salariés licenciés, qui viennent demander des comptes au Pouvoir qui leur avait garanti leur emploi, ne peuvent s'exprimer et revendiquer que s’ils renoncent finalement à obtenir une explication, quand ils voient leur chemin barré par les forces de répression envoyées par ce même Pouvoir. Toute tentative de passer en force est illégitime.

 

Un tel rapport, exprimé par la violence, éclaire singulièrement la notion même de légitimité du Pouvoir.

 

Ainsi notre système politique, qui se dit démocratique, réalise le tour de force extraordinaire de tenir pour responsable, non pas le Pouvoir qui manipule, ment et dissimule, mais la Rue qui naïvement a fait confiance à ses représentants qui constituent le Pouvoir. La Rue est, au sens démocratique, dans... l’illégalité.

 

Le discours, l’attitude du Pouvoir, se fondent sur la confiance qu’en a la Rue, mais ils se fondent aussi sur l’impératif de sauvegarder un système économique, qui à défaut d’un autre, est accepté/supporté par la Rue. Le pouvoir de conviction, de communication, de persuasion du Pouvoir pour faire accepter ce système a incontestablement des limites.

 

L’illusion démocratique d’un Pouvoir fondée sur une telle conception ne tient que dans la mesure où les conditions qu’il impose à la Rue sont supportables par elle. La violence du Pouvoir s’opposant à celle de la Rue, dans des conditions où l’inacceptable est atteint : exclusion, pauvreté,…perd alors sa véritable légitimité aux yeux de celle-ci,… même s’il est légalement légitime. Le mécanisme de transfert de légitimité entre la Rue et le Pouvoir ne joue alors plus, la confiance est brisée, du moins du côté de la Rue. L’une et l’autre doivent prendre leurs responsabilités : la Rue en redéfinissant la problématique de la définition du pouvoir, le Pouvoir en tentant un coup de force pour conserver le pouvoir,…. montrant alors son véritable visage.

 

Si nous n’en sommes pas encore là,… on en approche !

 

28 avril 2013

 

VIOLENCE DU POUVOIR / VIOLENCE DE LA RUE
Publié par PM sur
Publié dans : #matiere a reflexion

RAPPORTS VILLE/CAMPAGNE,

DU STATU-QUO A… L’ALTERNATIVE

 

La situation de la campagne et par voie de conséquence celle de notre système d’alimentation, est devenue catastrophique et son avenir problématique. La configuration urbaine de notre société, en constante progression, aggrave les tares du système de production et de distribution alimentaire essentiellement fondé sur la recherche du profit et de la rentabilité.

 

La dégradation des prix et de la qualité alimentaires est aujourd’hui perceptible par de plus en plus de consommateurs. Sommes-nous à la veille d’une prise de conscience et d’un changement de comportement ?

 

 

L’INERTIE CITADINE

 

 

Les citadins ont pris l’habitude, commode comme toute habitude, de consommer tout et n’importe quoi. Pas seulement chez eux, où ils mangent de moins en moins souvent, mais dans les restaurants d’entreprises et les cantines scolaires et quand ils leur arrivent de manger chez eux, ce sont souvent des plats « tout préparés ».

 

La « mal bouffe » est devenue en quelque sorte la norme. Un temps, cette situation a été acceptée, au nom d’une conception absurde du « progrès », de l’ « abondance », voire de la mode, mais est devenue peu à peu suspecte aux yeux d’un plus grand nombre du fait des dérives, scandales et catastrophes sanitaires.

 

Les conditions de travail, le temps de transport, la répartition des tâches domestiques, la commodité des systèmes de distribution (hyper marchés, livraison à domicile,…) la non transmission des pratiques culinaires d’une génération à l’autre,… ont fini par faire accepter l’inacceptable et l’absurdité alimentaire.

 

La disparition progressive – sous la pression des promoteurs immobiliers et la passivité, parfois la complicité, des élus locaux - des zones maraîchères à la périphérie des villes, a mis les citadins devant le fait accompli et les a contraints à consommer des produits issus directement de l’agriculture industrielle et/ou de l’importation.

 

Le début de prise de conscience qui s’est fait jour il y a quelques années n’a pas, loin de là, changé les habitudes alimentaires des citadins.  

 

La ville modèle des situations qui se transforment en comportements transmis de générations en générations. Ceux-ci modèlent à leur tour une manière de vivre qui détermine à son tour les comportements. C’est dans la « faille », entre comportements inconscients et manière de vivre assumée que doit se glisser la conscience, cette faculté qui permet de prendre de la distance par rapport à la réalité, d’en faire la critique et d’en envisager le changement.

 

Le citadin a un énorme travail à faire sur lui-même,… encore faut-il que « la perche lui soit aussi tendue » par la campagne.

 

 

LA SOUMISSION DE LA CAMPAGNE

 

 

La campagne a fini par capituler – du moins jusqu’à aujourd’hui - devant les exigences de la ville. La ville devenant de génération en génération le principal débouché des campagnes, tout un système de collectes, de plus en plus complexe et sophistiqué, de ramassages, stockages, conditionnements, transports et distributions des denrées alimentaires s’est mis en place.

 

Si la campagne a préservé quelques espaces de vente directe producteurs-consommateurs pour les populations locales, de plus en plus réduites, elle a bien été obligée de s’adapter aux nouveaux systèmes de distribution.

 

Soumis aux diktats des intermédiaires, aux modes imposées par la publicité, à l’affairisme de la distribution de masse, les paysans n’ont pas eu le choix. Les conditions de la distribution ne leur appartenaient plus,… et ne leur appartiennent toujours pas.

 

Les conditions– quantités, « qualités », calibrages,… imposées par la grande distribution, ont entraîné les paysans dans des pratiques normatives incompatibles avec le respect de la diversité des productions (abandon de certaines espèces), et de la qualité des produits (utilisation de conservateurs).

 

La mondialisation des marchés les a obligé à revoir leurs conditions de production. Leurs coûts de production largement incompatibles avec les prix mondiaux, on assiste à une tendance des exploitations agricoles vers des conditions de production industrielles. Généralisation des élevages en batteries, recours massifs aux produits pharmaceutiques, cultures intensives, mécanisation à outrance, utilisation massive d’engrais et de pesticides, sont devenus des pratiques courantes. Ces nouvelles conditions ont transformé radicalement l’exploitation agricole.

 

Sur un plan économique cette évolution a exigé des conditions financières incompatibles avec la gestion traditionnelle des exploitations agricoles. Les investissements considérables ont fait rejoindre la campagne à l’industrie dans le système bancaire. L’agriculteur est ainsi devenu un « chef d’entreprise ». La politique des subventions pour certaines productions complète le tableau.

 

Ainsi, la campagne est devenue le « champ clos », si l’on ose dire, d’intérêts économiques et financiers, dont l’équilibre écologique et les intérêts des consommateurs, ont fait les frais.

 

Cette situation conduit inéluctablement à la catastrophe. Peut-on imaginer une alternative ?

 

 

QUELLE ALTERNATIVE?

 

Comme pour l’industrie et la finance le système paraît trop bien organisé pour être contesté et attaqué de front, et ce d’autant plus que les politiques sont là pour veiller à ce que rien ne change.

 

De la contestation purement verbale, on est passé depuis quelques années à des pratiques alternatives qui se veulent, sinon en rupture, du moins décalées avec le système dominant actuel.

 

Le « retour à la terre » vers la fin des années 60 et années 70, s’il n’a été qu’un feu de paille pour certains idéalistes rêveurs, qui ont finalement abandonné ce projet, a été une réalité solide pour d’autres qui « ont fait souche » dans une campagne en pleine désertification. L’installation n’a pas été facile pour ces « néo ruraux », mais leur obstination, courage, imagination, et aussi la compréhension des paysans sur place leur a permis de redonner vie à certaines contrées en perdition.

 

L’individualisme traditionnel des paysans a été souvent remplacé par ces nouveaux venus par un esprit de solidarité issu aussi bien des mouvements contestataires des années 60 que par les besoins impératifs de vie dans leur nouveau milieu. Ainsi l’esprit des coopératives, tel le Phénix renaquit de ses cendres encore timidement tièdes. Les manques de moyens initiaux et les impératifs imposés par les nouvelles normes ont pu trouver une solution dans ces structures que sont les CUMA (Coopératives d’Utilisation du Matériel Agricole) – structures déjà anciennes, qui ont vécu une nouvelle naissance.

 

Ces nouvelles structures, qui ont un mode de fonctionnement sensiblement différent dans sa conception et sa philosophie, de la grande exploitation individuelle, établissement aussi, souvent, des rapports nouveaux et directs avec les consommateurs des villes, soit par des contacts directs, soit par l’intermédiaires des marchés locaux ou déplacés dans les villes.

 

Les scandales sanitaires ont pour certains producteurs et consommateurs, incité à ne plus faire confiance aux circuits traditionnels de distribution, et avoir recours à ces formes de production et de distribution… De cette prise de conscience, sont nées plus récemment les AMAP (Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne). Ces structures proches des consommateurs court-circuitent les réseaux traditionnels de distribution et incitent à un autre rapport à la production agricole, et donc à la consommation.

 

 

 

Ainsi, timidement, localement, lentement, marginalement diront certains, la démarche qui fait prendre conscience de l’iniquité du système actuel commence à créer des formes de production, de distribution, de rapports producteurs/consommateurs qui laissent augurer de nouveaux rapports entre la ville et la campagne, entre producteurs et consommateurs.

 

Certes, du chemin reste à faire, mais à défaut d’attaquer le système dans sa globalité, on peut, et on doit, le pourrir de l’intérieur, dénaturer ses circuits, assécher ses capacités de nuisances, et montrer par là même qu’il n’y a pas d’utopie irréaliste dans les nouvelles pratiques, mais l’espoir d’un monde nouveau.

 

« Il est plus important de pratiquer et faire pratiquer de nouvelles relations producteurs/consommateurs » que de manifester avec banderoles, tracts et slogans à la porte des hypermarchés ».

 

                        Avril 2013                                                          Patrick MIGNARD

 

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