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Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

POURQUOI LES NEOFASCISTES S’EN PRENNENT-ILS À LA CULTURE ?

 

Dés que ces individus ont le pouvoir, ou une part de pouvoir, la culture est la première à en faire les frais.

Il y a deux choses que haïssent les néofascistes, ce sont d’une part, l’intelligence, celle qui permet de comprendre, d’autre part, la différence.

Le cri de José MILLAN ASTRAY Y TERREROS  en Octobre 1936 « A bas l’intelligence, vive la mort » à l’Université de Salamanque en Espagne raisonne dans tout le 20e siècle et trouve des échos dans tous les mouvements fascistes et nazis. On retrouve la même attitude chez Baldur VON SCHIRACH, chef des Jeunesses Hitlériennes : « Quand j’entends le mot culture je sors mon révolver ».  De manière générale tous les pouvoirs et mouvements totalitaires ont brimé la culture qui permet  l’expression de l’autre, de le comprendre, de l’accepter dans sa diversité.

La culture, au sens large, ne peut exister qu’en situation de liberté, sinon elle devient « officielle » et n’exprime que ce que le pouvoir qui l’autorise veut qu’elle puisse exprimer… autrement dit une idéologie fermée, sans ouverture sur autre chose que ce pourquoi elle est autorisée.

La culture libre (pléonasme) est dangereuse pour tout pouvoir qui a pour objectif d’enfermer la collectivité et l’individu dans des certitudes et des dogmes. La « culture » qui s’écarte des canons officiels ne peut donc être qu’une hérésie, bref une « sous-culture », voire une  « culture dégénérée ».

S’attaquer aux associations culturelles est donc tout à fait logique pour des néo-fascistes. Il y va de la survie de leur idéologie, donc de leur crédibilité « culturelle »… disons plutôt « idéologique ».

La suppression des subventions accordées aux associations culturelles permet de réorienter leurs budgets vers d’autres secteurs : essentiellement la sécurité, la répression et le financement des alliés « politiquement sûrs ». La suppression des subventions accélère la disparition de ces associations, limite la liberté d’expression, démontrant par là-même, du fait de leur inexistence, qu’elles n’avaient pas grand-chose à dire (CQFD). L’ «épuration»  des bibliothèques complète le tout. L’exil ou la clandestinité restent donc les seules solutions pour ces associations qui, se marginalisant, sont accusées de « cosmopolitisme » et d’associations étrangères à la collectivité (CQFD).

Le tissu social s’appauvrit, permettant toutes les démagogies – comme celle qui a fait accéder les néofascistes au pouvoir. L’autoritarisme devient la règle et les difficultés sociales sont mises sur le dos de boucs émissaires (juifs, arabes, roms, mal pensants, étrangers,…), justifiant le renforcement de la répression,… le cercle infernal est enclenché…

26 avril 2014

LES NEOFASCISTES ET LA CULTURE
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ALTERNANCE ET ALTERNATIVE

 

On assiste aujourd’hui à un curieux glissement sémantique dans la classe politique.

 

Jusqu’à aujourd’hui, il n’était question que de l’alternance. Alternance signifiant le passage de la Droite à la Gauche, et inversement. Il était entendu que ce mouvement de bascule était dans la « nature » du système politique qui est le nôtre et qu’ainsi, les citoyens/nes pouvaient exprimer leur opinion, leur désir de changement, dans un esprit parfaitement démocratique et républicain (sic).

 

Ce petit jeu de l’alternance, parfaitement stérile (il suffit de voir où nous en sommes aujourd’hui), permettait de faire patienter le bon peuple, jouer, pour les politiciens sur l’illusion du changement, et le tenir en haleine avec des promesses mirobolantes. Dans cette logique parfaitement conservatrice, ayant pour seul objectif de gérer le système marchand, s’est constituée une classe politique irresponsable, parasite et manipulatrice, absorbant toutes celles et tous ceux qui avaient la prétention affichée de « changer les choses » (c’est le cas des communistes et des écologistes).

 

Tout cela fonctionnait parfaitement sauf que,… les illusions n’ont qu’un temps ! La crise aidant, la mondialisation du capital et des marchés se généralisant, le nombre de délocalisations explosant, entraînant des drames humains, la paix sociale que pouvaient se payer les politiciens gestionnaires s’est réduite comme peau de chagrin. Nous arrivons à la fin d’un cycle, à un stade ou l’alternance ne fait plus illusion. Qui oserait, en effet, sérieusement aujourd’hui croire, ou faire croire, que par un retour de la Droite, on va rétablir la situation catastrophique dans laquelle nous sommes.

 

Ne voulant rien changer à une situation dont elle profite, la classe politique a donc trouvé un nouveau terme qui était jusqu’alors utilisé par celles et ceux qui veulent changer radicalement de système économique et politique : l’alternative.

 

L’alternative, qui avait une connotation gauchiste, subversive, est en passe d’intégrer la soupe sémantique des discours politiques mystificateurs. C’est ainsi que de vieux chevaux de retour, compromis jusqu’au cou dans toutes les politiques réactionnaires du passé, pour le moment au centre de l’échiquier politique, en manque de notoriété et d’électeurs profitent du désarroi actuel et de l’impasse politique pour lancer leur nouveau « concept ». Sans parler des néo fascistes qui s’engouffrent dans la brèche.

 

Au rythme de la dégradation politique actuelle et face au besoin urgent de trouver toujours de nouveaux termes pour tromper le citoyen, il va vite manquer de mots pour construire un discours politique.

 

On savait le discours politique mystificateur… il devient aujourd’hui inaudible. Est-ce grave ? Certainement pas. Bannissons le discours des professionnels de la politique et consacrons nous à des actions concrètes fondant de nouvelles solidarités et l’avenir, le nôtre, nous sera ouvert.

 

16 novembre 2013

ALTERNANCE ET ALTERNATIVE
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DE LA VIOLENCE POLITIQUE EN « DEMOCRATIE »

 

Les scènes de violences, de tueries qui ensanglantent l’Ukraine aujourd’hui choqueraient les « opinions démocratiques », lit-on dans la presse. C’est avoir une sacrée dose de naïveté que de croire que le règne de la violence dans l’Histoire serait terminé et que la paix civile règnerait peu à peu sur la planète.

 

Le « plus jamais ça », après un épisode dramatique, a toujours été démenti ; tant que règnera un système économique et politique inégalitaire, les sociétés ne seront pas à l’abri de ce que certains appellent, pudiquement, des dérapages.

 

Quand au moment de la chute de l’URSS, les propagandes officielles occidentales ont fait croire aux bons peuples que les républiques soviétiques entraient désormais dans une ère de liberté et d’égalité, de respect des droits de l’Homme, on a, en fait, assisté à une gigantesque manipulation idéologique. Le système capitaliste de l’occident n’a jamais été le garant de la paix, pas plus dans les pays occidentaux que dans les anciennes républiques du glacis soviétique… sans parler des anciennes colonies plus ou moins copies conformes des puissances coloniales.  Ceci ne réhabilite certes pas l’absurde système totalitaire « soviétique », mais n’absout pas non plus le système économique dominant actuel.

 

On voit, en Ukraine, ce que peut donner un système économique et politique à l’occidentale,… sans parler de la Russie de Poutine qui se classe dans la même catégorie. Le système politique, électoral de représentation du peuple, est capable de toutes les dérives, y compris les pires… Rappelez vous la République de Weimar dans les années 20-30 du siècle dernier.

 

Les conditions de l’exercice du pouvoir politique dans ce que l’on appelle aujourd’hui une démocratie, caractérisées par le rôle de l’argent, le poids des lobbys complices des partis politiques, le système médiatique, produisent un véritable système politique verrouillé, corrompu, au service des puissants, excluant les plus faibles… et le caractère universel du suffrage n’y change, on ne peut que le constater, finalement rien. Nous en avons des exemples dans tous les pays dit « démocratiques ». En Ukraine la coupe est pleine et c’est l’explosion ; en France elle ne l’est pas encore tout à fait, mais le niveau monte.

 

Cette dégradation progressive conjuguée à une mondialisation marchande qui réduit de plus en plus de citoyens à la misère ne peut qu’aboutir à la révolte ou à des solutions extrêmes. La montée du/des néo fascisme/s (formes ultimes de la violence politique) dans tous les pays européens en est la conséquence la plus grave et la plus spectaculaire. La violence n’est pas une exception dans l’Histoire, elle en est une des composantes ; la dégénérescence de l’Europe et de nos sociétés, malgré les discours lénifiants de nos politiciens, pourrait bien en être le prélude.

 

21 février 2014

 

 

DE LA VIOLENCE POLITIQUE EN "DEMOCRATIE"
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LES VERTS DE PLUS EN PLUS SOLITAIRES

 

 

Lorsque le nouveau paradigme a surgi et a réussi à s’imposer, quelques années après mai 68, il a été perçu par beaucoup de citoyens et de militants comme une bouffée d’air frais, s’intégrant parfaitement dans une critique globale du système capitaliste. L’analyse critique du système de production marchande s’enrichissait d’une nouvelle dimension qui allait prendre une place de plus en plus importante. Les études, constats et conclusions scientifiques faisaient de celle-ci quelque chose de sérieux, concret et non un fantasme post « soixante-huitard ».

 

Quand le sérieux des problèmes écologiques s’est imposé à toutes et tous, chaque organisation politique a essayé, avec pas mal de difficultés, de faire coïncider cette nouvelle question avec leurs programmes figés et prédigérés… dans un but purement électoraliste.

 

Le mouvement écologique, fractionné au début, privilégiant à juste titre la dimension politique s’est imposé de manière autonome. Il était porteur de nouveautés en matière de pratique politique, d’engagement personnel et collectif et d’une farouche volonté de rompre avec les pratiques politiciennes poussiéreuses et anti démocratiques des partis traditionnels. Leur faible représentativité nationale était compensée par l’importance des questions qu’ils soulevaient et étaient, de ce fait, pris au sérieux.

 

Ce mouvement, porteur d’espoir de changement, aussi bien dans les analyses que dans la pratique politique, a hélas dégénéré aussi vite qu’il était apparu. L’engouement pour ces questions et la place politique qui s’offrait, à celles et ceux qui en étaient les dirigeants, a conduit ces derniers à abandonner rapidement toutes les bonnes résolutions du départ et à se consacrer à faire carrière dans la politique de manière aussi scandaleuse et minable que leurs homologues des partis traditionnels.

 

Une bureaucratie politicienne, des clans se sont constitués et ont transformé l’écologie en un savoureux fromage susceptible d’offrir une promotion sociale sous les ors de la République à des personnes plus intéressées par leur carrière personnelles que par l’avenir de la planète (des noms ?).

 

C’est cette désastreuse situation que dénonce aujourd’hui Noël MAMERE et qu’il refuse, ce qui est tout à son honneur,  de cautionner plus longtemps. Cette dérive, on la constatait depuis longtemps,… aujourd’hui on en a une confirmation de l’intérieur même du parti.

 

Au crédit de ce mouvement et c’est la seule chose positive qui lui reste : le fait que certains de ses cadres soient capables de ruer dans les brancards et de dénoncer clairement la dérive du mouvement… chose rare dans les organisations politiques.

 

Mais qui peut désormais faire confiance aux « écologistes » ?

 

30 septembre 2013

VERTS SOLITAIRES
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FRONT REPUBLICAIN : LE MIRAGE

 

C’est une stratégie, ou plutôt une tactique entre ce qu’il est convenu d’appeler la Droite et la Gauche pour faire barrage, au moment d’une élection, au Front National.

 

Soyons clairs tout de suite : c’est une tactique purement défensive, une attitude « par défaut ». Le Front Républicain n’est porteur d’aucune stratégie, d’aucun programme…. C’est une « alliance » de circonstance, sans lendemain.

 

Or, au fur et à mesure de l’alternance au pouvoir et de l’incapacité des uns et des autres à résoudre les problèmes, la mondialisation marchande et la crise aggravant la situation, cette manœuvre devient de plus en plus nécessaire et a tendance à se généraliser. Ce Front Républicain qui était présenté comme une exception dans le processus électoral est en passe de devenir la règle. Pourquoi ?

 

Les marges de manœuvres sont de plus en plus réduites pour s’acheter, comme autrefois, la paix sociale. Le champ est donc libre pour toutes les démagogies mais aussi pour des stratégies de rupture. Or, des stratégies de rupture ne sont portées réellement par aucune organisation politique – sinon dans leurs discours, et encore ! Reste la démagogie ! Et là, le Front National, comme tous les mouvements néo-fascistes (voir l’Histoire du 20e siècle) est au top niveau. Balayant le champ des revendications, il les adopte toutes. Balayant le champ des peurs, il les évoque toutes. Il fleurit sur le fumier de la décadence politique et sociale, de la peur et de la rancœur.

 

Le Front Républicain c’est la cerise sur le gâteau pour l’extrême droite, qui non seulement, sur le long terme n’est pas tenable pour ceux qui l’utilisent, mais lui permet d’en rajouter une couche quant à la collusion des professionnels de la politique qui se succèdent au pouvoir sans jamais résoudre les problèmes.

 

Est-ce par une démarche purement défensive et conservatrice que l’on va stopper le danger que représente le Front National ? La réponse est évidemment NON ! Or aujourd’hui c’est la seule stratégie proposée par les partis politiques dominants.

 

Le Front National peut ainsi se payer le luxe, sans programme économique et social, à faire de la surenchère. Rien sur le temps et les conditions de travail, les retraites, la santé… Il est l’expression, en creux, des impuissances et des trahisons (pour la gauche) des partis politiques. Il construit un ersatz de programme avec les promesses faites par les autres, le tout saupoudré de haine et d’aigreur.

 

Le Front Républicain ne fait que reculer le moment où l’extrême droite obtiendra suffisamment de voix, de sièges pour jouer véritablement un rôle politique réel… et l’on sait ce que cela donne… Il sera alors trop tard. Tout le monde se renverra la responsabilité du désastre…. ça a déjà d’ailleurs commencé.

 

Tirer les leçons de l’Histoire dîtes-vous ?......

 

1er juillet 2013

 

FRONT REPUBLICAIN : LE MIRAGE
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SYNDICATS : LE SENS DES MOTS

 

Quand au tournant du 19e et du 20 e siècle, dans les pays industriels, les salariés, honteusement exploités par le capital, se sont donné les moyens de lutter contre les conditions de travail et de vie qui leur étaient faites,… ils ont créé les syndicats.

 

La forme originelle historiquement et politiquement la plus élaborée de cette organisation est incontestablement, en France, la Confédération Générale du Travail (CGT)… Les autres syndicats ne sont que de pâles copies…. sauf probablement SUD et la CNT !

 

Dans sa Charte de 1906, dans son article 2, elle déclare :

 

« La CGT groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat…  »

 

La formulation la plus approchante dans les actuels statuts est dans l’article 1 :

 

« Prenant en compte l’antagonisme fondamental et les conflits d’intérêts entre salariés et patronat, entre besoins et profits, elle combat l’exploitation capitaliste et toutes les formes d’exploitation du salariat ».

 

Notons que la formulation de l’article 2 de 1906 disparaît après les évènements de mai 68 ( ?).

 

Simple question de formulation diront certains !...Au regard de l’évolution de ce syndicat – mais aussi des autres – on peut douter qu’il s’agisse d’une simple question de sémantique syndicale.

 

L’expression « lutte pour la disparition du salariat et du patronat » est sans ambiguïté. Il s’agit d’un changement radical des rapports sociaux.

 

Par contre la nouvelle formulation « elle combat l’exploitation capitaliste et toutes les formes d’exploitation du salariat », a un tout autre sens que la précédente. En effet, elle est parfaitement compatible avec la pérennité d’un système d’exploitation que, certes, l’on combat, mais sans véritablement envisager son abolition.

 

L’horizon syndical s’est donc singulièrement réduit à une lutte perpétuelle pour améliorer les conditions des salariés.

 

Cet objectif est devenu la raison d’être des syndicats jusqu’à ces dernières années où l’objectif a encore changé : on ne se bat plus désormais pour améliorer les conditions de travail et de vie, mais pour éviter qu’elles ne se dégradent en permanence. On est loin du syndicalisme qui voulait changer le monde !

 

16 mars 2013

SYNDICATS : LE SENS DES MOTS
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PRIVILEGES, ACQUIS SOCIAUX OU CASTE PARASITE ?

Ca fait un moment que la calomnie traîne dans les allées du Pouvoir : il y aurait la France qui souffre et celle des privilégiés. Mais attention, dans l’idée des politiciens, les privilégiés ce ne sont pas eux, mais des salariés, des travailleurs qui bénéficient, généralement depuis la Libération de « statuts spéciaux », d’avantages qu’on leur a accordés, bref, d’acquis sociaux.

Quels sont ces avantages ? Stabilité de l’emploi, avantages en nature, retraites,… tout ce que légitimement tous les salariés ont toujours demandé et pour lesquels ils se sont battus.

Sont-ce des privilèges ? Il fut une époque, pas si lointaine, où ces avantages étaient considérés comme des avancées sociales pour les autres salariés et leur servaient d’exemples … ce n’était pas des privilèges, bien au contraire, mais des conquêtes sociales. On ne condamnait pas celles et ceux qui en bénéficiaient, on essayait de les imiter et d’arracher ces mêmes avantages au Capital, à l’Etat.

Le capitalisme se mondialisant, le rapport de force entre le Capital et le Travail tournant à l’avantage du premier,… les acquis sociaux sont devenus dans la bouche des patrons et des politiciens des privilèges scandaleux.

Alors qu’à une époque, pas si lointaine, on regardait vers le haut, on se battait pour améliorer ses conditions de travail, de vie,… aujourd’hui nous sommes en pleine régression. Les politiciens et les profiteurs du Capital font appel aux plus bas instincts – la jalousie en particulier - pour dénigrer ce que fut le progrès social, ce pour quoi les générations qui nous ont précédés se sont battues.

Au nom d’une vision complètement perverse de l’Egalité, le nivellement des conditions de travail, de protection sociale, de salaires, de congés, de retraites … se fait par le bas. On ne permet pas à celles et ceux qui sont le plus bas, de monter, mais au contraire on rabaisse les conditions de celles et ceux qui avaient conquis des avantages. On montre du doigt celles et ceux qui refusent d’abandonner ces avantages, on les culpabilise.

Ce « on » c’est bien entendu les gestionnaires du Capital et leurs complices politiciens… Ils sont d’ailleurs les seuls à ne pas s’appliquer à eux mêmes la leçon de morale qu’ils nous font…

Précarité de l’emploi, stress au travail, baisse des salaires, allongement de la durée de vie active, retraites misérables, explosion des inégalités sont en train de devenir la règle dans un monde qui regorge de richesses mais qui sont réparties de manière aberrante au profit d’une caste parasite.

27 février 2013

PRIVILEGES, ACQUIS SOCIAUX OU CLASSE PARASITE
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ESPOIR

 

 

Il y a toujours eu deux formes d’espoir : l’espoir actif et l’espoir passif.

 

L’espoir passif est fondé comme l’adjectif l’indique sur une attitude attentiste, elle-même fondée sur une croyance que « les choses vont se faire », que celles et ceux qui sont au pouvoir, aux responsabilités vont « trouver une solution » ; « il faut leur faire confiance, à eux et aux institutions ». Cet espoir est évidemment entretenu par les politiciens qui nous font croire que le système politique en place permet au peuple de choisir son avenir alors que manifestement tout est fait pour que rien ne change.

 

Ce sont ces mêmes adeptes de l’espoir passif qui, au bout de la déception et de l’impuissance citoyenne se rallient aux pires solutions, celles qui consistent à vouloir un Etat fort et un guide. Ce sont elles et eux qui constituent, même si au départ ils ne le souhaitent pas, le socle sur lequel s’installe le fascisme. L’extrême droite et notamment en France, le Front National, l’ont bien compris.

 

Celles et ceux qui disent que, dans l’Histoire, les choses se sont arrangées, que l’on a évolué, n’oublient qu’une seule chose,… c’est que les changement se sont fondés, non pas sur une attitude attentiste, un espoir passif, mais sur l’engagement de femmes et d’hommes qui ont matérialisé par l’action leurs espoirs, qui ont jeté les bases d’une société nouvelle.

 

L’espoir actif est fondé sur une conscience claire de la situation qui peut se résumer ainsi: le capitalisme ne fonctionne que pour une minorité qui s’est donné les moyens institutionnels d’empêcher tout changement économique et social.

 

Dés lors, l’engagement politique, et véritablement citoyen, consiste, à ne pas tomber dans le piège des promesses et de l’alternance au pouvoir des partis politiques traditionnels, mais à mettre en œuvre une véritable action alternative qui permette de reconstituer un nouveau tissu social fondé sur de nouvelles valeurs, de nouveaux échanges, une véritable solidarité.

 

L’espoir n’est alors plus une simple aspiration fumeuse, mais au contraire un puissant moteur pour l’action, une manière de s’autonomiser, de se regrouper, de s’entraider, de construire, d’explorer des horizons nouveaux dans le champ des relations sociales.

 

Ce n’est pas un hasard si, aujourd’hui, ces vieux réflexes coopératifs, autogestionnaires refont surface dans nos systèmes économiques décadents : des coopératives se créent, des circuits courts s’établissent,…

 

L’espoir ne peut pas nous être apporté par celles et ceux qui nous ont toujours trahis ; il doit être à la fois le moteur et le produit de notre propre engagement.

 

 

27 mars 2013

 

 

ESPOIR
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UN 1er MAI,… POUR QUOI FAIRE ?

 

 

Question politiquement sacrilège qui distille le doute !

 

« Défaitisme ! » diront certains, « la tradition !», diront d'autres, « montrer sa force ! », « montrer que l'on est là ! », « on se doit d'y être ! » !...

 

Rien de bien convaincant dans ces répliques. Pourquoi ? Parce qu'au fond de nous-mêmes, même si on a du mal à le reconnaître, il y a le doute ! Le doute que cette manifestation, cette « FETE DU TRAVAIL » soit une démonstration de force des travailleurs. Qu'à certaines époques, celles où les ouvriers représentaient une force sociale, où les mobilisations faisaient gagner des avantages sociaux,… oui, le 1er Mai avait un véritable sens social, politique, en plus d'être symbolique.

 

La force qu'exprimait le 1er Mai c'était, en ces temps, l'expression d'une force sociale qui, par ses mobilisations, ses luttes, parvenait, concrètement, dans les faits et dans le droit, à imposer au Capital des avantages pour celles et ceux qui créaient des richesses et qui exigeaient une plus juste répartition.

 

Depuis quelques années, le rapport des forces sociales a largement évolué,… et pas dans le sens des intérêts des travailleurs. Les marchés se sont mondialisés, l'Etat a bradé les services publics, a déréglementé, s'est désengagé, s'est soumis aux marchés financiers. Le marché de la force de travail s'est mondialisé d'où les délocalisations et la fonte de ce qui constituait l'élément essentiel du combat social : la classe ouvrière. Qui peut aujourd'hui parler du patronat, comme on en parlait autrefois ? Avec les fonds de pensions, les fonds spéculatifs, les Hedge Funds, les salariés qui combattent sont systématiquement vaincus  Des exemples récents ?

 

Les travailleurs n'ont même plus l'espoir de trouver une solution dans l'alternance que propose le système « démocratique » dans les vieux pays industriels. La social-démocratie et ses alliés, les écologistes, ont fait nettement le choix du libéralisme, et se plient donc à sa philosophie en épousant les lois et règles du système marchand.

 

L'extrême gauche anticapitaliste s'agite, produit des leaders, fait de la surenchère mais reste sur les vieux modèles politiques du changement politique et social.

 

Sans parler de l'extrême droite qui fleurit sur le fumier de la crise et qui attend patiemment que le fruit vénéneux de la marchandise soit à point.

 

« C'est la lutte finale,… » chantait-on, depuis des générations, dans les défilés du 1er Mai. Est-il encore de saison de le chanter aujourd'hui? Quand on en est réduit à promener des symboles, vides, dans les rues il ne s'agit plus de mobilisations sociales, mais de simples processions ! In cauda venenum !

 

1er Mai 2013

1er MAI... POUR QUOI FAIRE ?
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CE QUI SE JOUE A CHYPRE

 

La République de CHYPRE est un petit pays ( 610 000 Chypriotes grecs dont 211 000 sont des réfugiés venant du Nord occupé par la Turquie), au secteur bancaire hypertrophié grâce à une fiscalité de « paradis fiscal » doublé d’un puissant secteur touristique… les deux se complétant. Fer de lance de l’Union Européenne face à la Turquie, la République Chypriote est d’un intérêt politique stratégique pour l’Europe.

 

Mais ceci n’explique cependant pas la soudaine montée de tension économico financière sur ce petit pays.

 

La crise financière, et la rigueur économique afférente, frappant ce petit pays, il semblerait que les énormes réserves de devises (en $US) des banques provenant de Russie pour 31 milliards, 12 milliards à d’autres banques et 19 milliards aux entreprises et personnes privées (estimation de l’agence Moody’s) ait été un éléments déterminant dans la crainte d’un risque de défaut de paiement, c'est-à-dire l’incapacité d’honorer le remboursement de la dette.

 

« La crise  chypriote serait en grande partie le contrecoup de la restructuration  de la dette grecque. Autrement dit un effacement partiel de la dette  souveraine grecque risquait d'entraîner un risque de défaut banques chypriotes, hauteur de 10 milliards d'euros (un premier effet  domino de la crise au sein de la zone euro ?) ».François MORIN

 

La brutalité des autorités européennes, aurait été encouragée par le fait que les immenses fonds russes en dollars seraient d’origine « douteuse »,… ce qui sur un plan moral (sic) une ponction sur ces comptes en banques ne troubleraient guère les « consciences financières ».

 

Les choses se sont gâtées quand ont été mis dans le même plan ces fortunes en dollars et les comptes en banques des citoyens chypriotes… d’où le long moment d’hésitation des autorités obligées de faire la part des choses : limitation de la taxation à partir d’un certain niveau des comptes (100 000€). Ceci explique également les réactions des russes et britanniques qui se sont sentis – et même plus – piégés.

 

La situation s’est calmée – (voir Canard Enchaîné – 27 mars 2013) lorsque les autorités chypriotes, dans leur « grande sagesse » et en toute « opportunité » ont épargné deux banques très particulières :

 

  • la HELLENIC BANK – banque de l’église orthodoxe – principal actionnaire du premier producteur de bière- « ainsi soit-il » et  « à la bonne vôtre » !
  • la Vneshtorgbank (VTB) – banque à participations russes, mais qui en dépit des garanties offertes se refuse, malgré des sollicitations, à s’engager plus avant dans le système bancaire chypriote.

 

Si le risque de défaut de paiement a été évité, si les mesures financières impopulaires ont pu être atténuées, si les « intérêts étrangers » ont pu, en partie être épargnés,… il n’en reste pas moins que rien sur le fond, n’est réglé : la Laïki Bank, la deuxième banque de l'île est mise en faillite, le contrôle des flux de capitaux va étrangler en partie l’activité économique de l’île (entreprises et particuliers). L’importation des produits de première nécessité va souffrir de cette situation avec les risques de pénuries doublant les mesures d’austérité.

 

La sortie de l’Euro a été évitée,… mais à quel prix. L’avenir le dira !

 

31 mars 2013

 

CE QUI SE JOUE A CHYPRE
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COURT-CIRCUITONS !

 

Le mauvais temps du printemps a bon dos. Les conditions météorologiques seraient sensées expliquer le différentiel important, concernant les fruits et légumes, entre les prix à la production et les prix de marché. S’il est exact qu’il y a un retard et donc une relative rareté (encore que !) dus au ciel, il n’en demeure pas moins que ce problème est récurrent, tous les ans à la même époque et même pendant toute l’année. N’entendons nous pas les producteurs se plaindre – à juste titre - régulièrement des prix de marchés en inadéquation totale avec leurs coûts de production ? Les actions, régulières, « coup de poing » - des producteurs illustrent parfaitement la situation.

 

Ces actions, pour spectaculaires qu’elles sont n’en sont pas moins stériles… Une fois passé le coup de colère, la situation redevient comme avant.

 

Il y a pourtant une solution, certes pas globale, pas spectaculaire… la vente directe.

 

L’avantage de la vente directe c’est qu’elle contourne, court-circuite, les réseaux commerciaux traditionnels.

 

Il est cependant vrai que cette pratique ne touche pas l’ensemble des consommateurs. Mais il ne tient qu’à nous, citoyens, aussi bien producteurs que consommateurs d’en étendre le domaine. D’ailleurs les quelques opérations ventes directes organisées par certains producteurs – trop rarement – sont des succès.

 

Cette pratique se généralise peu à peu,… touche de plus en plus de consommateurs, intéresse de plus en plus de producteurs – les AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) par exemple. C’est tout un lien social qui se tisse, une démarche économique alternative, un système, encore embryonnaire, qui s’instaure.

 

Ce n’est pas spontanément, d’un coup de baguette magique, que l’on supprimera les circuits commerciaux – économiquement pervers - du système marchand. C’est à nous d’initier les nouvelles pratiques économiques et sociales, … nous, d’abord, les plus motivés, gagnant par la pratique de nouveaux participants, et cherchant à les étendre, petit à petit, à d’autres secteurs.

Ne rêvons pas,… si nous voulons un véritable changement, c’est à nous d’en prendre l’initiative. Ne faisons aucune confiance aux politiciens qui se contentent de gérer le système marchand tel qu’il est, en nous faisant des promesses jamais honorées.

 

Dire que notre avenir est entre nos mains signifie qu’il faut initier des pratiques alternatives, dans tous les domaines, en commençant par le plus facile.

 

Ne comptons que sur nous-mêmes.

 

20 août 2013

COURT-CIRCUITONS
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LA MARCHANDISE CONTRE LE PROGRES

 

 

En ce temps de vacances et d’envoi de cartes postales, prenons un simple exemple : le courrier. De tout temps, l’amélioration des conditions du courrier – sécurité, rapidité – a été perçue à juste titre comme un progrès. Tout a été fait pendant longtemps par l’Administration des Postes pour accélérer l’acheminement des lettres et colis, en particulier au cours de la deuxième moitié du 20e siècle afin de gagner la bataille du J+1 (une lettre distribuée le lendemain de son dépôt). La technologie a permis cette performance. On aurait pu imaginer avoir atteint définitivement ce but, celle-ci s’améliorant sans cesse.

 

L’article 1 du Code des postes et des communications électroniques est très clair sur ce point ; « Les envois prioritaires relevant du service universel postal sont distribués le jour ouvrable suivant le jour de leur dépôt »

 

Or il est de notoriété publique que ce n’est plus comme cela que ça se passe ! Dans de nombreux cas, cette règle n’est plus respectée…Négligence et réduction de moyens peuvent être évoquées,… mais il y a plus grave : devant cette situation régressive, on assiste à la  création de services beaucoup plus onéreux pour l’usager, qui devient alors un client, assurant, en principe ce service de j+1. Il y a là un véritable détournement de la contrainte de service public, doublé de la mise en place de services mercantiles, rapaces, souvent privés.

 

On peut bien sûr contester ce non respect de la règle, mais qui va entamer une procédure pour une lettre qui a 36 heures de retard ? L’administration compte sur cette situation pour, impunément grignoter ce qui reste du service public…

 

Il n’est question ici que de courrier… Appliquez la même logique aux médicaments, qui aujourd’hui, pour certains, se raréfient et l’on voit l’ampleur du désastre qui se profile. 80% des médicaments utilisés en France sont produits en Chine et en Inde – pourquoi ? devinez !

 

Appliquez la même logique aux transports ferroviaires, aux prothèses médicales, aux accouchements, … vous avez tout de suite sous vos yeux les effets de la marchandisation rampante qui est en train de détruire l’essence même du service public. Aujourd’hui, l’important n’est plus de satisfaire un besoin – souvent vital – mais de faire de l’argent dans la production de ce bien ou de ce service.

 

La marchandisation nous ramène non seulement à des conditions qui sont celles du 19e siècle, mais en plus annihile tout progrès. Le progrès n’est plus au service de l’humanité, mais au service du capital, des financiers qui en font l’instrument exclusif de leur enrichissement.

 

Et dire que l’on nous avait prédit le changement ! Le vrai changement il est à faire là, pas dans les discours !

 

15 août 2013

 

LA MARCHANDISE CONTRE LE PROGRES
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LE « SYNDICALISME NOUVEAU » EST ARRIVE

 

Ces derniers temps, le syndicalisme évolue à une vitesse vertigineuse.

 

«La lutte des classes, c'est du syndicalisme dépassé. Brûler des palettes, ça va un temps. Après il faut passer à autre chose.» Le secrétaire général de l'Union départementale 31 CFDT, Bruno Cagnat, a été très clair à l’occasion de ce 1er Mai 2013 qui est à marquer d’une pierre blanche – ou - jaune. Ce même responsable syndical oppose le syndicalisme « réformiste », le sien, à celui de la CGT qualifié de « conservateur »…. Que dire alors des syndicalistes qui trouvent la CGT « réformiste » ? On finit par ne plus savoir quel est le sens des mots !

 

L’arrivée au Pouvoir des socialistes/écologistes a, au moins, eu un avantage pour le capitalisme : casser de manière nette le syndicalisme. Bien sûr, la faille n’est pas nouvelle, mais elle prend aujourd’hui une autre dimension.

 

Crise + « Gauche » au pouvoir + ANI (Accord National Interprofessionnel) = mort du syndicalisme de combat.

 

Pour la CFDT, on ne se bat plus, on négocie. A quoi servirait-il de se battre puisque qu’il n’y a plus de « lutte de classes ». Autrement dit, il n’y a plus d’intérêts antagonistes entre « possesseurs du capital » et salariés. Tous ont les mêmes intérêts, il suffit de négocier – que dis-je - de discuter entre « gens de bonne volonté ».

 

La thèse, qui traînait depuis quelques temps, des « partenaires sociaux », c'est-à-dire d’entités à égalité d’intérêts et d’objectifs, est en passe d’être validée. L’Etat, étant considéré comme neutre, à la limite arbitre, ne fait qu’entériner les accords entre parties.

 

Que dire dans ces conditions du chômage, de l’exclusion, des retraites, salaires, conditions de travail, de la protection sociale ? Pas de panique… tout est prévu.

 

Pourquoi dès lors se mobiliser, manifester… il suffit de bons techniciens de dossiers, du côté syndical et du côté patronal pour que l’harmonie sociale se réalise. Le pouvoir de « Gauche », à la fois conscient des exigences de la mondialisation, des équilibres macro économiques et des aspirations populaires saura transcrire dans les lois les intérêts de toutes les parties.

 

Ce que madame Thatcher et Reagan ont imposé par la force, la social-démocratie déliquescente est en train de le réaliser en douceur. Et l’on s’étonne que le MEDEF applaudisse des deux mains !

 

Nous en arrivons petit à petit au seuil où seule l’explosion sociale pourra faire cesser cette hypocrisie. Et même à ce moment-là, certains s’en étonneront !

 

2 mai 2013

 

 

LE "SYNDICALISME NOUVEAU" EST ARRIVE
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DEBOUT LES MORTS !

 

Le peuple ! Quel manque de tact, de reconnaissance,… quelle ingratitude ! Beurk ! Tout est fait pour lui alléger la vie, lui permettre de consommer, l’amuser. Des moyens inouïs sont déployés depuis des décennies pour assurer sa santé, faire reculer les maladies, retarder le plus possible l’âge de la mort. L’espérance de vie n’a jamais autant cru dans nos pays de toute l’histoire de l’Humanité,… Et bien, en dépit de tout cela, le peuple ne pense qu’à en profiter. Il profite de ne pas être malade pour vivre plus longtemps…. Un vrai scandale ! Il trouve toujours qu’il a trop travaillé. Il veut profiter de l’allongement de la vie pour prendre du bon temps, faire ce qu’il lui plait ! Il a toujours revendiqué une réduction du temps de travail et s’il n’y avait pas des « experts » responsables, il continuerait à revendiquer !

 

Rejetant le sage précepte biblique : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front », il prend perfidement pour prétexte que le développement technologique permet d’accroître la productivité du travail, et donc permet de se passer toujours plus du travail humain. Voilà bien un raisonnement pervers et immoral qui donne un fondement scientifique à la fainéantise.

 

En donnant l’illusion d’être fourmi, le Peuple est en fait, au tréfonds de lui-même cigale. Son objectif n’est pas le travail,… mais le repos, l’oisiveté, la paresse.

 

Que dire de cette absurde idée de retraite, économiquement, philosophiquement et psychologiquement insupportable !

 

  • économiquement : c’est un poids sur les jeunes, les actifs qui ont autre chose à faire que d’entretenir des oisifs qui ont fait leur temps et ne sont plus productifs !...
  • philosophiquement : l’oisiveté détruit le sens de vie, elle est l’ennemie de l’activité productrice, source de toutes les jouissances ;
  • psychologiquement : perte des repères de ce qui a fait la vie active… d’où dépression, alcoolisme, suicide !....donc des coûts médicaux supplémentaires.

 

Les salariés ont, pendant des décennies, revendiqué la retraite. Ils l’ont obtenue par la violence, les mobilisations… Ils en veulent toujours plus… mais aujourd’hui le processus est rompu. D’un commun accord, Droite et Gauche portées alternativement au pouvoir par le Peuple, reviennent à des conceptions plus décentes. Notons que seuls les politiciens, ces héros du travail et du dévouement, souhaitent ne jamais prendre leur « retraite » !....

 

En regardant les statistiques économiques du siècle passé on prend conscience des pertes immenses provoquées par les millions de retraité-e-s qui ont vécu des années sans travail, de ce qu’ils auraient pu produire s’il avaient travaillé jusqu’à leur mort ! Leur mort, et, par la même, leur vie, auraient alors pris tout leur sens.

 

Si on le pouvait, on devrait les réveiller en leur criant : « Debout les morts… et au travail » ! ! ! !

 

14 mai 2013

 

DEBOUT LES MORTS
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SEMANTIQUE EN DANGER

 

 

Imaginez un instant que l’on décide d’appeler la République Française, « République Populaire et Démocratique de France ». A quelles réactions pouvons-nous nous attendre ? Probablement un tollé général ! Pourquoi donc ? On va nous accuser de vouloir faire ressembler la France, au Congo, à la Corée du Nord, à la Chine, voire à l’ancienne République Démocratique Allemande !

 

Autrement dit, les qualificatifs de « populaire » et de « démocratique » ont perdu tout sens, toute crédibilité,… de même que, dans la foulée, le terme de « république ». Or, tout le monde les utilise pour parler du Congo ou de la Corée du Nord, de la Chine ou de tout autre pays qui ne brille pas par son respect des Droits de l’Homme. Sous couvert de ces vocables, on peut donc faire tout et n’importe quoi,… et ils sont utilisés, par tous, y compris nous, dans la plus parfaite indifférence pour qualifier ce dont ils sont – en principe – l’exact opposé.

 

Ceci nous renvoie au sens de ces vocables que tout le monde utilise à tort et à travers au point qu’ils perdent toute signification. Ceci disqualifie une fois encore le discours politique, non plus à partir des faux-semblants et des promesses jamais tenues, mais dans les éléments même de sa construction, les mots qu’il utilise.

 

Quels repères désormais peut-on avoir, dans un discours politique, pour être sûr que ce qui est qualifié de « populaire » et de « démocratique » l’est vraiment ? Cette question, on ne se la pose jamais ! « La pratique politique, les institutions, l’État de Droit » vont répondre dans un ensemble touchant tous des démocrates ! Sommes-nous bien sûr que cela constitue des repères, des garanties ?

 

Bien sûr pour les pays où règne la dictature sanguinaire, quoiqu’on continue à les qualifier de « populaire » et « démocratique », on sait pertinemment que « l’emballage ne correspond pas au contenu ». Mais des dizaines de pays, qui se disent être des démocraties, n’ont souvent rien à envier aux précédents ; en Amérique Centrale par exemple, avec le soutien d’une « grande démocratie », les USA, en Afrique,…. Et l’Europe, notre vieille Europe, baignée de valeurs humanistes, qui sue sous le joug de la finance, de systèmes politiques verrouillées, d’instances communautaires bureaucratiques, où la pauvreté explose,… qui oserait dire que ce n’est pas la démocratie qui y règne et que le peuple y est souverain ?

 

République, populaire, démocratique sont des termes à géométrie variable, des sortes d’auberges espagnoles où chacun y trouve ce qu’il y amène.

 

Le discours politique, fondé sur ces illusions sémantiques, qui structure les consciences et verrouille l’avenir des peuples a beau jeu de faire croire à un présent radieux et à des lendemains qui forcément chanteront.

 

Finalement c’est tout à fait logique que l’expression « République populaire et démocratique » soit devenue quasiment une insulte !

 

15 avril 2013

 

 

SEMANTIQUE EN DANGER
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INFAMIE

 

 

Jérôme CAHUZAC au ban de la société après avoir fréquenté les bancs de l’Assemblée Nationale qui représente cette société. Il a fauté, triché, dissimulé et menti. Ce n’est pas bien, il le sait, tout le monde le sait ! Montré du doigt, vilipendé par ses collègues élus et par la presse, il fuit. Il est dissuadé par tous les bons esprits de la classe politique, de reprendre – ce dont il a le droit – sa place parmi les « représentants du peuple ».

 

Il n’y aurait donc qu’une brebis galeuse, un pestiféré, dans ce troupeau sain que serait la classe politique ? Le retour de celle-là empoisonnerait l’atmosphère de sérénité du Parlement ? On croit rêver !

 

Les élus de tous poils, députés et sénateurs, sans parler des députés au Parlement Européen font curieusement les « fines gueules » et jouent les vierges effarouchées. Pourtant, ils sont, moins délicats dans leurs fréquentations quand il s’agit de cohabiter dans l’Assemblée avec des personnages qui ont eu maille à partir avec la Justice. Des noms,… mais ils sont légions – voir la liste qui suit ce texte.

 

CAHUZAC n’est même pas encore passé par la case justice – contrairement à beaucoup d’autres parlementaires – qu’il est déjà condamné et exclu. Curieuse précipitation à l’égard d’un homme qui ne bénéficie pas des retenues que l’on réserve à d’autres tout aussi – sinon plus – coupables.

 

Que lui vaut cette indignité ?

 

Le mécanisme de la mise à l’index est intéressant à analyser. Oh rien de très nouveau !

 

A la fin de la 2e Guerre Mondiale, c’est un fait établi, les plus grands « chasseurs » de collabos et de tondeurs de femmes ont été ceux qui avaient le plus à se faire pardonner soit de leurs actions, soit de leur lâcheté. Ecraser l’autre pour se montrer en héros et/ou en « Monsieur Propre » est une démarche hélas classique.

 

Que dans ce Parlement, où grenouille une faune peu ragoûtante, de « repris de justice »(voir liste), sans parler de pratiques sordides que la morale condamne mais que la Justice tolère, il n’est donc pas surprenant que surgissent des justiciers en quête d’une douteuse virginité. Quant à celles et ceux qui n’ont pas eu à répondre de leurs actes devant la Justice, ils ont une sensibilité morale bien sélective en acceptant de fréquenter certains et en jetant d’autres aux orties…

 

Un tel comportement porte un nom : c’est une infamie.

 

Et ces gens se disent représentant du peuple, garants de valeurs morales ?

 

Si le peuple a les représentants qu’il mérite,… on peut véritablement douter de l’avenir.

 

12 avril 2013

INFAMIE
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LE TEMPS DES IMPOSTURES

 

 

Un spectre hante notre époque, celui de l’imposture. A vouloir absolument paraître au lieu, simplement, d’être, tout un chacun se fabrique un personnage. Plus on « pense être important » et « l’on se veut important » plus on joue ce jeu… Celle ou celui qui n’a pas cette exigence passe pour un plouc, quelqu’un qui ne vit pas avec son époque, sans ambition,… bref un être « normal » ou « anormal », c’est selon…

 

Cette dictature des apparences a raison de tout, y compris de ce qu’il y a de plus socialement et humainement sacré (même au sens laïque du terme) : le respect de l’autre. Que ce soit pour le fric, le cul ou la notoriété, cette catégorie d’individus qui se dit l’élite (sic), à différents degrés et suivant des schémas différents, transgresse, piétine, viole les lois écrites et non écrites de notre société. Toutes et tous invoquent les valeurs de la République pour les uns, les lois du Seigneur pour les autres pour servir de paravents à leur perversion et malhonnêteté.

 

Jusqu’au Grand Rabbin de France, grand humaniste et moralisateur qui doit confesser son plagiat et son mensonge à propos d’une agrégation de philo qu’il n’a jamais eu !

 

Jusqu’à l’extrême-droite, toujours prompte à exciter la colère du peuple, qui se retrouve prise le « doigt dans le pot de confiture » !

 

Toute société du spectacle a forcément ses coulisses, et ce qui se joue sur la scène n’est que le reflet flamboyant des trames sordides qui se jouent à l’abri des spectateurs. Le problème, pour tous ces délinquants de haut niveau, c’est que l’information, aujourd’hui, circule, se diffuse, est connue de toutes et tous… Ah le temps béni où les peuples ne savaient rien !

 

Extraordinaire époque où le mensonge n’arrive même plus à masquer les turpitudes de celles et ceux qui donnent des leçons de morale.

 

Dans une société où les valeurs se délitent au rythme de l’exclusion, du chômage et de la pauvreté, que dire à celles et ceux qui, sans pouvoir, sans emploi, sans avenir voient ces politiciens et gardiens des consciences se vautrer dans le délit et le mensonge ? Comment peut-on, au nom de valeurs systématiquement bafouées par ceux-là même qui devraient les incarner, proposer des modèles de morale et de vertus civiques ?

 

Ils ont belle mine les politiciens quand ils parlent des « cités » !

 

Comme on dit dans nos campagnes : « C’est la poule qui chante qui a fait l’œuf ». Le problème c’est que c’est toute la basse-cour politicienne qui chante et a une peur panique de « marcher sur des œufs ».

 

Et l’on s’étonne que tout cela finisse en omelette ?

 

10 avril 2013

 

LE TEMPS DES IMPOSTURES
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DU BALAI !

 

 

La période politique actuelle est en passe de réhabiliter ce vénérable instrument ménager si justement mis au rencart par l’aspirateur. Il nourrit toute sorte d’allégories politiques en vue de l’assainissement de notre système défaillant (c’est le moins que l’on puisse dire).

 

Maître balayeur, Jean Luc MELENCHON, grand prêtre du grand nettoyage, surfe avec délice et talent sur la vague de mécontentement qui sous sa houlette regroupe pêle-mêle, un PCF agonisant et dépendant électoralement du PS, des déçu-e-s de toutes sortes : social démocratie, écologie, des déçu-e-s du NPA qui essayent de survivre. Électoralement, tout ce bric-à-brac peut être payant, faire quelques élus, dont bien sûr les chefs de cette coalition… Or c’est là que le bât blesse !

 

Le grand tribun n’est pas – comme on dit dans le Sud-ouest – un « perdreau de l’année »… socialiste, sénateur, député européen, il n’a jamais, en fonction, dénoncé les scandales de la classe politique. Il se découvre aujourd’hui, lui et son équipe, Monsieur Propre et fait ses choux gras des scandales actuels. Mieux vaut tard que jamais, direz vous ; certes ! Et sa critique est juste…Mais comment ne pas se méfier d’une stratégie, une nouvelle fois, qui demande de faire confiance à des leaders qui vont nous « ouvrir les portes de l’avenir ». Bien sûr, il dit : « Prenez le Pouvoir ! » mais combien nous ont déjà fait le coup ? « Le peuple au pouvoir » se transforme toujours en « Faites nous confiance ! » Serons-nous encore une fois assez naïfs pour tomber dans le panneau.

 

La qualité de sa prestation à la tribune ne fait pas l’originalité de sa stratégie, encore moins la garantie démocratique de sa démarche. Le caporalisme qu’il déploie et les attitudes qui lui échappent, doivent nous mettre en garde : "Si tu es un militant, tu es discipliné !" (Fête de l’Huma septembre 2011).

 

On voit peu dans la démarche du Front de Gauche une volonté de s’appuyer sur des initiatives collectives alternatives. La « constituante » telle qu’elle est présentée peut facilement tourner en confiscation du pouvoir par une nouvelle bureaucratie. Ça c’est, hélas, déjà vu… Des exemples ?

 

Une véritable alternative ne passe certainement pas par la reproduction de schémas classiques où une équipe, aussi convaincante et séduisante soit-elle, dirige, propose et finalement occupe le nouveau pouvoir. Seule, la garantie de structures alternatives organisées à la base et fédérées garantit un véritable changement. Tout autre schéma est suspect de dérive bureaucratique.

 

Travailler avec le Front de Gauche ? Pourquoi pas ! Mais à une condition,… que les chefs s’engagent à ne prendre aucune responsabilité, aucun poste !...

 

Leur refus ou acceptation sera un test sur leurs véritables intentions.

 

 

7 avril 2013

DU BALAI
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L’IMPASSE

 

Sérieusement, qui peut encore croire que nous soyons sur la voie de la résolution des problèmes économiques qui se posent aujourd’hui en France,… et de manière plus générale en Europe et dans le monde.

 

Pour ne s’en tenir qu’à la France, l’arrivée du Parti Socialiste et de ses alliés au pouvoir montre, s’il en était encore besoin, qu’il n’y a fondamentalement aucun changement par rapport au pouvoir sarkozyste et qu’il n’y a aucune stratégie à long terme, bref aucune politique pour sortir de la situation actuelle. Le pouvoir en place se place dans la même problématique que le pouvoir précédent : dépendance à l’égard de l’Europe, dépendance à l’égard des marchés financiers, logique d’austérité pour … pour quoi d’ailleurs ?... Bref, une stricte continuité.

 

La classe politique, dans son ensemble est totalement décalée par rapport à la réalité économique et sociale. Elle vit en vase clos dans un isolement volontaire, seulement perturbé par ses querelles internes et les affaires sordides. Elle ne voit pas la tension sociale qui monte, l’extension de l’exclusion, une forme de désespérance qui s’aggrave.... Elle travaille sur des schémas économiques d’avenir complètement irréalistes : la croissance, la réduction de la dette, le chômage,… Plus rien n’est maîtrisé ! Sa seule « solution » : l’austérité.

 

L’extrême droite est à l’affût et prospère, comme à son habitude, sur le fumier de la crise. Sa démagogie trouve un terrain favorable dans l’incertitude et la morbidité ambiante. Jusqu’à quand sera-t-elle loin du pouvoir ?

 

La « gauche de la gauche », hormis un discours radical, n’offre en fait aucune alternative. Elle se dit prête au pouvoir,… mais pour quoi faire ? Le pire, pour le Front de Gauche, serait de se trouver en situation de pouvoir. On a eu un spécimen de ce genre de déclaration et de positionnement : le discours d’un Montebourg avant et  la faillite de sa stratégie après!

 

En France comme en Europe, c’est l’impasse. Accéder au pouvoir dans le cadre des institutions existantes, sans projet de dépassement des mécanismes du système dominant, c’est se mettre en situation de le gérer, autrement dit d’appliquer des mesures qui n’ont pas pour but de changer les rapports sociaux et agir dans l’intérêt général, mais répondre aux intérêts du capital… c’est exactement ce que font tous les Etats européens,…toutes tendances politiques confondues.

 

La stratégie de changement se décline d’une autre manière, en développant des actions nouvelles. Cette stratégie est absolument étrangère aux organisations politiques officielles. Cette stratégie apparaît et se développe dans les mouvements alternatifs en France, en Espagne (voit lien), en Grèce, en Argentine,…

 

Là est probablement la voie du vrai changement.

 

25 mars 2013

L'IMPASSE
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L’INANITE DES "VALEURS REPUBLICAINES"

Liberté– Egalité- Fraternité

 

Ne rêvons pas, ces valeurs, cette devise ne sont là que pour l’apparence. Il y a un monde entre le contenu philosophique de ces concepts et la réalité sociale.

 

Il y a autant de différences entre ces valeurs et la République qu’il y en a entre la morale religieuse et son église. La croyance, dans les deux cas, procède de la même problématique : un acte de foi en rupture avec la réalité historique.

 

Les principes républicains, les valeurs de la République n’ont pour ainsi dire jamais correspondu à la réalité du système capitaliste pas plus qu’aux systèmes politiques qui l’ont toujours garantie. Il y a donc une extraordinaire escroquerie – particulièrement prisée par les politiciens et idéologues officiels -  à se référer religieusement à des principes étrangers à la réalité sociale et à en faire les pseudo principes de leurs actions.

 

La force de ces valeurs n’est que purement symbolique,… elles sont le « saint sacrement » que l’on brandit lorsque l’on rend hommage à la République… elle-même coquille vide capable de toutes les exploitations et félonies (des exemples ?)

 

La Liberté, par exemple, peut se décliner de multiples manières,… de la meilleure et de la pire qui soit. Indépendamment de la définition des conditions économiques, politiques et sociales,… on peut faire dire tout et n’importe quoi à la Liberté.

 

L’Egalité, comme la Liberté est directement soumise aux conditions économiques et sociales du système dominant qui fait de l’inégalité un principe actif doublé d’une construction juridique qui ne donne que les apparences de son contraire.

 

Ne parlons même pas de la Fraternité.

 

Pourquoi l’inanité ? Parce que ces valeurs sont de faux signaux qui trompent les naïfs sur la réalité que leur imposent le système capitaliste et ses agents. La morale réelle – la seule qui compte - ne saurait se fonder sur des apparences chimériques – aussi évocatrices soient-elles - manipulées par les puissants pour asservir le plus grand nombre. Les pseudo humanistes idéologues et moralistes du système dominant se servent de ces valeurs pour faire croire à leurs bonnes intentions… Il suffit de les voir à l’œuvre pour comprendre leur jeu. Elles – ces valeurs - ne constituent un objectif qu’en tant qu’objectif de lutte contre un système économique et politique qui en est leur plus parfaite négation… En aucun cas elles ne sauraient le justifier !

 

Les valeurs de la République sont en fait des concepts morts, figés, sclérosés dans des rapports sociaux qui en sont la négation. Seules les luttes sociales, les mobilisations, les initiatives citoyennes peuvent leur redonner un sens.

 

L’indignation rassure les possédants,… la mobilisation seule les inquiète !

 

2 avril 2013

L'INANITE DES "VALEURS REPUBLICAINES"
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ALERTE À LA MARÉE NOIRE

 

Ça commence par quelques boulettes sur la plage, puis ce sont de véritables flaques qui polluent le sable, enfin c’est par vagues qu’elle surgit, au mépris des barrages flottants, dérisoires et des efforts des nettoyeurs armés de pelles et de seaux. Il est alors trop tard…

 

D’accord, la comparaison est osée, facile et un peu mécaniste… Pourtant  la dynamique ressemble à ça.

 

La surexcitation médiatique, suite à l’élection cantonale de Brignoles, si elle est d’une certaine manière dérisoire, vu la masse d’électeurs concernés (20 728 votants), n’en pose pas moins, en filigrane la question essentielle de la crédibilité des formations politiques traditionnelles et de la nécessaire alternative pour sortir de la situation économique et politique actuelle. La crise aggravant la situation politique.

 

Oui, Brignoles a valeur de test. Même s’il s’agit d’une « cantonale partielle dans un petit canton », la situation reproduit in vitro, aux regards d’enjeux nationaux, la problématique générale de la situation politique.

 

Oui, le Front National est en passe de réussir son opération de dédiabolisation. Non pas, parce qu’il change de nature, de valeurs, de référents historiques, mais parce que, face à l’incurie totale des partis politiques traditionnels, démagogie aidant, il apparaît comme une « possible alternance ».

 

Oui, de plus en plus de citoyens/nes déboussolé/es disent « : « Après tout pourquoi ne pas essayer le Front National ».  Habilement il donne l’impression d’avoir réponse à tout, de promettre tout,… Nous avons toutes et tous cru, à une époque de notre vie, au Père Noël !... En période de désarroi on arrive à se raccrocher à ce genre de chimère.

 

Oui, Brignoles consacre la faillite du dérisoire Front Républicain qui par la manière dont il est présenté et fonctionne, conforte le FN ainsi que celles et ceux qui sont tentés par lui : «  UMP-PS, tous les mêmes… la preuve ! ».

 

Oui, et la famille LE PEN l’a bien perçu, il existe aujourd’hui une « dynamique FN » qui lors des prochaines échéances électorales risque de faire « carton plein ».  

 

L’heure n’est plus à la simple dénonciation du FN – quoique toujours nécessaire – elle est aussi, et surtout, à l’abandon de ce qui est en train de lui offrir un strapontin vers le pouvoir : la légitimation d’organisations politiques qui, depuis des décennies, nous manipulent et nous mentent et sont impuissantes face à la crise.

 

Maintenir l’illusion d’une quelconque efficacité de celles et ceux qui se succèdent et profitent du pouvoir, à nos dépends, est le meilleur moyen de faire « monter le FN ». Refusons leur toute légitimité.

 

 

15 octobre 2013

ALERTE A LA MAREE NOIRE
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L’ENGRENAGE EUROPEEN

 

L’idée de la construction de l’Europe pour éviter les drames du passé est une idée assurément pertinente. Elle a très certainement habité l’esprit de celles et ceux qui, au lendemain de la 2e Guerre Mondiale se sont attelés à cette tâche.

 

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, au regard de ce qu’est devenue l’Europe, cette belle idée est en train de sécréter son contraire.

 

Le discours sur la paix, parfaitement audible pour les Européens de toutes générations s’est accompagné au fils des ans d’un discours lénifiant, dégoulinant de bonnes intentions, et surtout de pratiques politiques et économiques qui ont mis en place des structures économiques qui se sont révélées parfaitement contradictoires avec l’intérêt des peuples… Il suffit de voir la situation actuelle !

 

Ainsi, au nom d’une rationalité économique tout à fait relative, et contestable, représentant essentiellement les intérêts d’un capital avide d’espace au-delà des frontières nationales, s’est développé un capitalisme transnational qui a imposé, au détriment des intérêts des peuples, une répartition des aires d’activités économiques et des emplois nécessaire à la réalisation de ses profits. On a assisté – et on assiste – à un déchirement à grande échelle du tissu économique et social dans tous les états européens.     Ceci  a coïncidé –aggravant en cela la situation – avec une perte de contrôle des États, parfaitement assumée, et provoquée, par une classe politique, qui a dilué le concept même de citoyenneté dans les « eaux glacées » du calcul économique de la finance internationale.

 

Le « mieux disant économique et social » tant vanté par les politiciens de tout bord et les eurocrates, aboutit aujourd’hui à des situations quasiment insurrectionnelles dans plusieurs pays européens et une montée de la pression sociale dans les autres.

 

La pauvreté, l’exclusion, la perte généralisée des acquis sociaux, les scandales alimentaires, la dictature des lobbys,… sont les fruits de ces choix politiques

 

Le risque de dérive n’est que trop bien connu… Les peuples européens n’en ont que trop payé le prix fort au 20e siècle.

 

Pauvreté et exclusion sont le terreau sur lequel poussent les haines, le racisme : on se méfie des Roumains, des immigrés, on dénonce les Espagnols qui viennent prendre des marchés, on accuse les Allemands de protéger leurs intérêts,… La suspicion se généralise et, avec la crise, va inévitablement s’amplifier.

 

Les politiciens qui gèrent leurs intérêts immédiats, parfaitement complices des intérêts financiers qui gèrent, eux, à très court terme, leurs placements, n’ont que faire de cette situation.

 

Leur faire confiance et ne pas réagir nous fait courir le risque d’une dérive totalitaire toujours possible lorsque les peuples souhaitent « un Etat fort » ou un « dirigeant qui mette de l’ordre ». Sachons tirer les leçons du passé !

 

12 mars 2013

 

L'ENGRENAGE EUROPEEN
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ..........................................................................................

 

LE DIALOGUE,… MAIS QUEL DIALOGUE ?

 

 

Entre deux vagues de licenciements massifs et après des affrontements violents opposant les salariés marrons aux forces de répression, le Ministre du « Redressement Productif » (sic) en appelle sagement au dialogue et explique doctement, à celles et ceux qui ne peuvent plus se faire entendre de leur direction et vont se retrouver à la rue, que la priorité est au dialogue.

 

Ainsi, le Ministre du « Redressement productif » a appelé direction et syndicats de PSA à un « dialogue social exemplaire » pour arriver à « renégocier, reformater et réduire le plan social »

 

Mais que veut dire ce jargon ministériel ?

 

C’est très simple. Dit autrement le Ministre appelle à « discute entre partenaires sociaux pour servir d’exemple et faire patienter les salariés des autres entreprises dans le même cas » pour arriver à « continuer à discuter, poser le problème dans ses différentes dimensions pour en trouver, de préférence la bonne ( ?) et faire en sorte finalement que les salariés acceptent les licenciements ».

 

Et le même Ministre précise, dans le cas ou l’on ne l’aurait pas compris : « Le plan de redressement devra être strictement proportionné à la situation réelle du groupe pour limiter les conséquences négatives sur l'emploi»…

 

Ce qui veut dire en clair :

« Le plan de licenciement devra être justifié par la situation économique de l’entreprise et faire en sorte qu’il y ait le moins de licenciements possibles pour éviter l’explosion sociale »

 

Contrairement à l’illusion que donnent les contorsions sémantiques ministérielles et le discours apaisant… le Ministre du Redressement Productif ne maîtrise strictement rien, et s’en remet, d’une part à la direction de l’entreprise pour qu’elle « n’en fasse pas trop », et aux syndicats pour qu’ils fassent « passer la pilule » auprès des salariés.

Autrement dit, le soit disant dialogue est totalement artificiel,… pour une raison simple : il n’y a rien à négocier sur le fond, sinon, pour les salariés à accepter les choix économiques et stratégiques fait par la direction qui a, de toute manière, seule les cartes en mains.

Et l’on s’étonne après ça qu’il y ait des violences sociales, que les syndicats soient de plus en plus désavoués et débordés, que les salariés ne croient plus en rien ?

C’est le contraire qui serait étonnant. A force de prendre les gens pour des imbéciles, ça ne peut que très mal se terminer !

8 mars 2013

 

Voir aussi l'article qui suit : depuis presque dix ans, rien n'a vraiment changé, sinon une aggravation

 

LE DIALOGUE,... MAIS QUEL DIALOGUE ?
Publié par PM sur
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LA HAINE POUR STRATÉGIE

 

Suite aux événements de Trappes, on pouvait s’attendre à une réaction du Front National,… c’est chose faite et l’on n’est pas déçu !

 

«La seule loi en France est la loi française, et non la loi islamiste ou la loi des racailles» ; «il est plus que temps de taper du poing sur la table en organisant la reconquête par la loi et l'ordre de chaque mètre carré du territoire national» ; «les gouvernements doivent cesser de trembler devant les voyous et enfin faire preuve avec eux d'une intransigeance totale et d'une fermeté extrême»

 

Quel sens peuvent avoir de tels propos ? Analysons-les !

 

«La seule loi en France est la loi française, et non la loi islamiste ou la loi des racailles». Qui a dit le contraire ? Y a-t-il parmi le personnel politique quelqu’un qui aurait fait la moindre allusion au fait qu’il y aurait une autre loi en France que la loi française ? NON ! Alors pourquoi dire les choses de telle manière que l’on pourrait imaginer le contraire ? La loi est violée, soit, mais des lois sont violées tous les jours et il est curieux que le Front National ne s’intéresse qu’à certaines lois et pas aux autres.

 

«Il est plus que temps de taper du poing sur la table en organisant la reconquête par la loi et l'ordre de chaque mètre carré du territoire national».

Que veut dire « taper du poing sur la table ». Réagir, condamner ? N’y aurait-il aucune réaction de l’Etat au regard de la violation de la loi ? NON ! Alors pourquoi dire les choses de telle manière que l’on pourrait imaginer le contraire ?

 

« Reconquête », « chaque mètre du territoire national ». Le FN veut-il signifier que nous sommes en état d’occupation ? Il fait plus que le signifier, il l’affirme. Il montre du doigt une partie de la population, les musulmans qui seraient des éléments étrangers et des dangers pour notre société. Ça ne vous rappelle rien ce genre d’attitude ?

 

«Les gouvernements doivent cesser de trembler devant les voyous et enfin faire preuve avec eux d'une intransigeance totale et d'une fermeté extrême»

 

Est-ce à dire que les gouvernements « tremblent », « ont peur » ? Qu’est ce qui le montre ? Par contre, de tels propos suggèrent que « tous sont incapables et que seul le FN n’a pas peur et qu’il est prêt à agir. Mais comment ?

 

Que veut dire « intransigeance totale » et « fermeté extrême ». Le FN se garde bien de donner des détails ?

 

Il est aujourd’hui très clair que le Front National, comme toujours l’Extrême Droite dans l’Histoire, compte sur des affrontements alimentés par la haine pour aboutir au bord de la guerre civile, ce qui lui permettrait, lui, un parti fort, de « remettre tout en ordre ». Ne haussons pas les épaules devant une stratégie qui peut nous paraître absurde. Elle a montré son efficacité dans l’Histoire.

 

21 juillet 2013

 

LA HAINE POUR STRATEGIE
Publié par PM sur
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PAUVRETE, LA SPIRALE SANS FIN

 

 

Il y a cinq ans exactement, j’écrivais un article : « DOIT-ON AIDER LES PAUVRES ? » ? – voir le lien ci-dessous -Nous étions alors en décembre 2008, au début de la crise financière. Notons que la pauvreté n’a pas attendu la crise pour se développer, et entre 1985 et 2013 les politiciens, toutes couleurs confondues, ont eu largement le temps de développer tous leurs talents de gestionnaires et de nous prouver qu’ils n’avaient aucune intention de résoudre le problème des inégalités et des l’appauvrissement général.

 

En 1985-1986, les Restos du Cœur ont distribué 8,5 millions de repas.
En 1987-1988… 22 millions
En 1991-1992 ... 29 millions
En 1994-1995… 50 millions
En 1996-1997… 61 millions
En 2005-2006… 70 millions
En 2006-2007… 81,7 millions
En 2007-2008… 91 millions...

 

Je posais alors la question : Combien l’an prochain, et l’année suivante...

 

Nous avons aujourd’hui la réponse :

 

En 2008-2009… 100 millions
En 2009-2010… 105 millions
En 2010-2011… 110 millions...

En 2011-2012… 115 millions
 

La question de l’aide aux pauvres,… aussi provocatrice soit-elle, se pose et est réelle. Au niveau individuel, bien sûr cette aide à un sens, mais au niveau social, elle n’en a plus, ou, tout au moins, elle n’est qu’une manière de maintenir les pauvres dans la pauvreté, les faire patienter et faire en sorte que le système mortifère qui engendre cette pauvreté se pérennise.

 

En 2012-2013… 130 millions

 

Doit-on poser à nouveau la question : Combien l’an prochain, et l’année suivante ?...

 

Combien de temps cette sinistre comptabilité peut-elle durer ?

 

 

1er décembre 2013

 

PAUVRETE : LA SPIRALE SANS FIN

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