Billet d'actualité ....................................................................................................
L’INANITE DES "VALEURS REPUBLICAINES"
Liberté– Egalité- Fraternité
Ne rêvons pas, ces valeurs, cette devise ne sont là que pour l’apparence. Il y a un monde entre le contenu philosophique de ces concepts et la réalité sociale.
Il y a autant de différences entre ces valeurs et la République qu’il y en a entre la morale religieuse et son église. La croyance, dans les deux cas, procède de la même problématique : un acte de foi en rupture avec la réalité historique.
Les principes républicains, les valeurs de la République n’ont pour ainsi dire jamais correspondu à la réalité du système capitaliste pas plus qu’aux systèmes politiques qui l’ont toujours garantie. Il y a donc une extraordinaire escroquerie – particulièrement prisée par les politiciens et idéologues officiels - à se référer religieusement à des principes étrangers à la réalité sociale et à en faire les pseudo principes de leurs actions.
La force de ces valeurs n’est que purement symbolique,… elles sont le « saint sacrement » que l’on brandit lorsque l’on rend hommage à la République… elle-même coquille vide capable de toutes les exploitations et félonies (des exemples ?)
La Liberté, par exemple, peut se décliner de multiples manières,… de la meilleure et de la pire qui soit. Indépendamment de la définition des conditions économiques, politiques et sociales,… on peut faire dire tout et n’importe quoi à la Liberté.
L’Egalité, comme la Liberté est directement soumise aux conditions économiques et sociales du système dominant qui fait de l’inégalité un principe actif doublé d’une construction juridique qui ne donne que les apparences de son contraire.
Ne parlons même pas de la Fraternité.
Pourquoi l’inanité ? Parce que ces valeurs sont de faux signaux qui trompent les naïfs sur la réalité que leur imposent le système capitaliste et ses agents. La morale réelle – la seule qui compte - ne saurait se fonder sur des apparences chimériques – aussi évocatrices soient-elles - manipulées par les puissants pour asservir le plus grand nombre. Les pseudo humanistes idéologues et moralistes du système dominant se servent de ces valeurs pour faire croire à leurs bonnes intentions… Il suffit de les voir à l’œuvre pour comprendre leur jeu. Elles – ces valeurs - ne constituent un objectif qu’en tant qu’objectif de lutte contre un système économique et politique qui en est leur plus parfaite négation… En aucun cas elles ne sauraient le justifier !
Les valeurs de la République sont en fait des concepts morts, figés, sclérosés dans des rapports sociaux qui en sont la négation. Seules les luttes sociales, les mobilisations, les initiatives citoyennes peuvent leur redonner un sens.
L’indignation rassure les possédants,… la mobilisation seule les inquiète !
2 avril 2013

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LE FAUX HUMANISME DE LA MARCHANDISE
LE FAUX HUMANISME DE LA MARCHANDISE Le système marchand aurait un fondement humaniste. Il a pour le prouver le fait qu'il est issu culturellement et politiquement de la Révolution Française "mè...
http://fedetlib.overblog.com/le-faux-humanisme-de-la-marchandise
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CE QUI SE JOUE A CHYPRE
La République de CHYPRE est un petit pays ( 610 000 Chypriotes grecs dont 211 000 sont des réfugiés venant du Nord occupé par la Turquie), au secteur bancaire hypertrophié grâce à une fiscalité de « paradis fiscal » doublé d’un puissant secteur touristique… les deux se complétant. Fer de lance de l’Union Européenne face à la Turquie, la République Chypriote est d’un intérêt politique stratégique pour l’Europe.
Mais ceci n’explique cependant pas la soudaine montée de tension économico financière sur ce petit pays.
La crise financière, et la rigueur économique afférente, frappant ce petit pays, il semblerait que les énormes réserves de devises (en $US) des banques provenant de Russie pour 31 milliards, 12 milliards à d’autres banques et 19 milliards aux entreprises et personnes privées (estimation de l’agence Moody’s) ait été un éléments déterminant dans la crainte d’un risque de défaut de paiement, c'est-à-dire l’incapacité d’honorer le remboursement de la dette.
« La crise chypriote serait en grande partie le contrecoup de la restructuration de la dette grecque. Autrement dit un effacement partiel de la dette souveraine grecque risquait d'entraîner un risque de défaut banques chypriotes, hauteur de 10 milliards d'euros (un premier effet domino de la crise au sein de la zone euro ?) ».François MORIN
La brutalité des autorités européennes, aurait été encouragée par le fait que les immenses fonds russes en dollars seraient d’origine « douteuse »,… ce qui sur un plan moral (sic) une ponction sur ces comptes en banques ne troubleraient guère les « consciences financières ».
Les choses se sont gâtées quand ont été mis dans le même plan ces fortunes en dollars et les comptes en banques des citoyens chypriotes… d’où le long moment d’hésitation des autorités obligées de faire la part des choses : limitation de la taxation à partir d’un certain niveau des comptes (100 000€). Ceci explique également les réactions des russes et britanniques qui se sont sentis – et même plus – piégés.
La situation s’est calmée – (voir Canard Enchaîné – 27 mars 2013) lorsque les autorités chypriotes, dans leur « grande sagesse » et en toute « opportunité » ont épargné deux banques très particulières :
Si le risque de défaut de paiement a été évité, si les mesures financières impopulaires ont pu être atténuées, si les « intérêts étrangers » ont pu, en partie être épargnés,… il n’en reste pas moins que rien sur le fond, n’est réglé : la Laïki Bank, la deuxième banque de l'île est mise en faillite, le contrôle des flux de capitaux va étrangler en partie l’activité économique de l’île (entreprises et particuliers). L’importation des produits de première nécessité va souffrir de cette situation avec les risques de pénuries doublant les mesures d’austérité.
La sortie de l’Euro a été évitée,… mais à quel prix. L’avenir le dira !
31 mars 2013