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Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ..................................................................

 

CUMULARDS

 

Dans toute autre profession, le cumul d’activités, avec rémunération à la clef, est généralement mal vu. Une telle pratique jette la suspicion sur le sérieux mis à remplir les différentes fonctions, sans parler de la place occupée et qui pourrait l’être par un/une autre.

 

Les politiciens eux, n’ont pas ce genre de craintes et de scrupules. Au-delà de la férocité qu’ils déploient pour gagner leur place, ils essayent d’en avoir le plus possible… et une fois en place, ils n’en bougent plus, ou du moins essayent !

 

Bien sûr, le discours officiel – sans rire - raconte que cette activité, la fonction politique, est fondée sur le «  don que l’on fait de sa personne à l’intérêt général »…et que, au dire des intéressés, ce n’est même pas une profession. On peut d’ailleurs se demander pourquoi ils gagnent, sur un seul mandat, jusqu’à cinq fois le SMIC, et plus… sans parler des privilèges collatéraux (transports, protection sociale, retraites,…).

 

Alors que dans la plupart des professions, on vit difficilement la charge de travail correspondant à un emploi,… les élus/es en exercent deux parfois trois et même quatre… Ou bien se sont des surhommes/femmes ou bien ils ne foutent pas grand-chose !

 

Bien sûr, à les entendre, ils sont surchargés de travail, toujours en déplacements, écrasés par les dossiers,… sauf celui concernant leur statut… top secret.

 

Pourtant à la seule évocation d’une loi sur le « non cumul des mandats »,… alors que toute autre profession serait enthousiaste,… eux rechignent, refusent, reculent le débat et la décision, font la sourde oreille…accusent celles et ceux qui font ces propositions d’être des « populistes », « anti démocrates »… Ben voyons !

 

La réforme viserait à ce qu’un mandat de député ou de sénateur devienne incompatible avec les fonctions de maire (y compris de maire d’arrondissement à Paris, Lyon, Marseille), de président de conseil général ou régional ou d’un groupement de communes (communauté urbaine, etc.). L’incompatibilité concernerait toute fonction exécutive (adjoint au maire...). Mais à leurs yeux, de telles dispositions seraient une atteinte à leurs fonctions et pour tout dire,… à la démocratie ! Rien que ça !

 

Il serait intéressant de savoir si, la rémunération du mandat principal était alignée sur le salaire médian, soit 1644 euros/mois (ce qui serait justice), autant de candidats se précipiteraient pour occuper ces postes, de même si les autres fonctions, en plus de la principale, n’étaient pas rémunérées (ce qui serait logique). De telles conditions leur permettraient de savoir ce que c’est que de vivre comme le peuple, qu’ils sont censés représenter… et de réfléchir avant de prendre des décisions dont ils ne mesurent jamais, à leur niveau, la portée.

4 mars 2013

 

CUMULARDS
CUMULARDS
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ..................................................................................

 

L’INSÉCURITÉ JURIDIQUE

Le concept fait fureur dans le milieu patronal. Voilà-t-il pas que le bon fonctionnement de l’entreprise est/serait menacé par les décisions des tribunaux ! En effet, aussi bien en matière de licenciements que de conditions de travail, de statut d’embauche,… les tribunaux mettent leur nez dans les affaires des entreprises.

 

Est-ce vraiment nouveau comme attitude ? Non ! Les tribunaux, comme c’est leur rôle, ont toujours eu à traiter des affaires juridiques concernant les rapports employeurs-employés. Feraient-ils aujourd’hui un zèle particulier qui ferait s’alarmer le patronat ? Pas plus qu’avant ! Ils font simplement leur travail.

 

Alors que se passe-t-il ? Une chose fort simple : la mondialisation du capital a durci les conditions de fonctionnement des entreprises ce qui a inévitablement entraîné un changement qualitatif des rapports employeurs/employés.

 

Le recours au harcèlement des salariés, aux statuts précaires, au sous-paiement des salariés, aux licenciements massifs … sont devenus des pratiques courantes ; pratiques incitées par les nouvelles conditions de production et de concurrence, pratiques tout à fait courantes, pour ne pas dire normales, dans les nouveaux pays industriels qui sont directement concurrents de nos industries.

 

Le patronat des « vieux pays industriels », qui avait dû négocier avec les salariés la mise en place d’une législation du travail qui protégeait ceux-ci se trouve aujourd’hui « handicapé » par une législation qu’il trouve inadaptée. La chose est aggravée par l’évolution du rapport de forces salariés/employeurs favorable à ces derniers, les salariés étant contraints aujourd’hui à faire appel aux tribunaux pour défendre leurs intérêts.

 

Y a-t-il véritablement inadaptation de la législation au regard des intérêts économiques des entreprises ? C’est une évidence du point de vue patronal. Une révision de cette législation, à la baisse, en termes de droit des salariés, leur permettrait de se rapprocher de leurs concurrentes chinoises, tunisiennes et roumaines…

 

Côté salariés, ce serait évidemment une catastrophe.

 

On comprend dès lors l’énergie déployée par le MEDEF pour conclure l’accord national interprofessionnel (Ani) « pour un nouveau modèle économique et social». Signé le 11 janvier dernier par le MEDEF, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC, il va servir de base à la future loi sur l’emploi, actuellement en préparation.

 

Si la « Gauche » cautionne ça,… et elle va le faire,… ce sera autant de moins à faire pour la Droite quand elle va revenir au Pouvoir.

 

Ils savent se partager le travail… C’est ça l’alternance !

 

3 mars 2013

 

 

INSECURITE JURIDIQUE
Publié par PM sur
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Billet d'actualité ......................................................................................

LES FAUX-CULS

Il y a quand même quelque chose d’ahurissant dans le déferlement d’hommages à l’occasion de la disparition de Stéphane HESSEL. Cet homme, ce progressiste, résistant, défenseur des principes économiques et sociaux du Conseil National de la Résistance (CNR), ce pourfendeur des inégalités sociales et du gouffre dans lequel nous précipite le système politique et économique actuel,… trouve des admirateurs parmi cette classe politique qui gère ce système. ( ?)

Ils ne manquent pas d’air celles et ceux qui, au Gouvernement aujourd’hui disent se reconnaître dans la philosophie de Stéphane HESSEL, ceux là mêmes qui ont manipulé et violé la décision populaire de refuser le Traité Constitutionnel Européen en 2005 et se sont prêtés, avec la Droite à son passage en force parlementaire en 2008 (Traité de Lisbonne)… dont on voit les dégâts aujourd’hui partout en Europe.

Ils n’ont aucune honte celles et ceux qui, au Gouvernement  aujourd’hui disent être en accord avec la pensée de Stéphane HESSEL, ceux là même qui sont en train de revenir sur tous leurs engagements électoraux en matière économique et sociale, qui mènent la même politique de rigueur que la Droite : accroissement de l’exclusion, développement des inégalités, liquidation des services publics, effondrement du système de protection sociale, privatisations, liquidation du système de retraites.

Tous ces faux-culs sont en train de détruire ce qui constituait le fondement même de la pensée politique, économique et sociale du CNR.

Il est de bon ton de verser des larmes de crocodiles sur un personnage qui force le respect. Ça permet, du moins on l’espère de s’approprier à bon compte une partie de sa notoriété et de la sympathie qu’il inspire.

Le spectacle de l’émotion officielle et des déclarations larmoyantes masque, du moins on l’espère, l’ignominie du double discours.

Celles et ceux qui se prêtent à cette répugnante pratique n’ont aucun respect, ni pour celui qui vient de disparaître et qui est instrumentalisé, ni bien sûr pour celles et ceux pour qui le spectacle est organisé.

Le comble du ridicule et de l’abjection serait l’organisation de funérailles nationales, car soyons sérieux… ce genre de spectacle n’est pas fait pour le défunt,… et pour cause, mais pour mettre en valeur, celles et ceux qui veulent se montrer dans la lumière rayonnante du personnage qu’ils sont en train de trahir.

Ces faux-culs n’ont pas peur de l’INDIGNATION chère à Stéphane HESSEL,… on peut –être indigné et soumis. Ce dont ils ont peur c’est de la REVOLTE, de l’action qui au-delà de l’indignation change la donne économique et sociale.

1er mars 2013

LES FAUX CULS

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“Wesh ma gueule !”

Rédigé par Nicolas Mignard

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