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Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ...................................................................................................

 

LEGITIMITE DU POUVOIR / LEGITIMITE DE LA RUE

 

 

Nous avons vu – voir LE POUVOIR ET LA RUE - que Pouvoir et Rue, tout en étant complémentaires, s’excluaient. Cette situation paradoxale n’est pas sans poser un grave problème pour définir le caractère démocratique d’un système politique.

 

Dans la Rue il y a une multitude de personnes qui doivent vivre collectivement. Elles ont une dimension individuelle, mais aussi une dimension collective – « l’Homme est un animal social ». Le choix est fait, pour faire fonctionner cette collectivité, de procéder à la mise en place d’un Pouvoir représentatif. En soi la démarche est logique et en rien choquante.

 

La méthode, afin de procéder à cette représentation, consiste à demander à tout un chacun de désigner celle ou celui qu’il/elle souhaiterait avoir comme représentant, c’est l’élection. Ainsi le Pouvoir fonde sa légitimité sur la Rue,… qui, de ce fait, perd la sienne.

 

Le principe est simple et a l’air parfait… Pourtant la réalité est tout autre.

 

Qui peut affirmer aujourd’hui que le Pouvoir représente les intérêts des gens de la Rue ? Vu la situation actuelle, et passée, on peut en douter. Pourtant disent les démocrates convaincus, les représentants du peuple au Pouvoir, ont été nommés par les gens de la Rue ! Formellement c’est exact, mais la réalité du choix laisse à désirer. Le choix est limité, orienté, manipulé.

 

Le choix est orienté, manipulé et finalement limité par de véritables machines à truster le Pouvoir : les partis politiques qui, en soi, n’ont aucune légitimité. C’est pourtant eux qui confisquent cette légitimité en filtrant, désignant celles et ceux qui doivent passer par eux pour accéder au Pouvoir. Aucun citoyen Lambda n’a les moyens financiers et médiatiques d’accéder, seul, au Pouvoir.

 

Ainsi le glissement de la légitimité de la Rue à la légitimité du Pouvoir est complètement faussé.

 

S’est constitué peu à peu une véritable classe politique dont l’objectif principal est le Pouvoir. Cette classe bénéficie de privilèges et des moyens de se reproduire par les liens qu’elle tisse avec les milieux d’affaires et les médias. La pensée politique de la Rue est façonnée par elle,… c’est elle qui impose de fait les choix… qui n’en sont véritablement pas. La Rue n’a plus d’opinion, l’opinion publique n’est que le reflet de l’expression des partis politiques – via les médias.

 

Le discours sur la légitimité démocratique du Pouvoir sauve les apparences en invoquant les élections qui ne sont qu’une manière habile de confisquer au profit d’un petit nombre la légitimité de la Rue.

 

18 avril 2013

 

LEGITIMITE DU POUVOIR / LEGITIMITE DE LA RUE
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ................................................................................................

 

LE POUVOIR ET LA RUE

 

 

Il n’y a rien de plus démocratique, de populaire que la Rue… Espace social, toutes et tous y passent, s’y rencontrent, y vivent. Pourtant il existe un véritable divorce entre le Pouvoir et la Rue. Le Pouvoir a peur, a toujours eu peur, de la Rue. Dans un système qui se veut démocratique, qui ne peut donc trouver sa légitimité que dans la Rue, le Pouvoir fait tout pour aseptiser la Rue, faire en sorte qu’elle soit stérile. Issu d’elle, le Pouvoir en est la négation, en ce sens qu’une fois en place, il la nie.

 

Dire « le pouvoir est dans la Rue » est paradoxalement considéré comme une expression antidémocratique… en effet c’est le Pouvoir qui détient, via la Rue, le monopole de la démocratie.  

 

La Rue est devenue, en quelque sorte, la parente pauvre de la démocratie… le Pouvoir la supporte, admet son existence mais à une condition, qu’elle n’entrave pas son autorité car si le Pouvoir fonde sa légitimité sur la Rue, son existence fait perdre son autorité à celle-ci.

 

Le Pouvoir représente le pouvoir de la Rue diront les démocrates ! C’est par l’élection que le Pouvoir acquière le pouvoir et fonde sa légitimité. La Rue n’a plus rien à dire d’essentiel. Certes, elle peut s’exprimer – droit de manifester – mais en principe cette expression est politiquement caduque, sans valeur,… un simple défouloir. Pour le Pouvoir, céder à la Rue, c’est perdre son pouvoir,… et un peu de sa légitimité, puisque la Rue, d’une certaine manière, la récupérerait.

 

Dans les gigantesques manifestations contre la réforme des retraites de l’ère SARKOZY, le pouvoir a dit clairement qu’il ne cèderait pas, précisant que la politique ne se faisait pas dans la Rue … Logique  puisque la Rue n’a aucune légitimité et aucun pouvoir. La réforme est passée.

 

La loi sur le « Mariage pour tous », encore actuellement en discussion au Parlement, mobilise une partie de la population dans la Rue. Les manifestants demandent au Pouvoir « d’écouter le peuple »… ce qui est une aberration puisque nous venons de le voir, l’existence du Pouvoir fait que le peuple n’est plus dans la Rue. On peut mettre cela sur l’incompréhension, de la part de ces manifestants, des subtilités de notre système politique. Par contre, ce qui est surprenant c’est que des responsables politiques (UMP) chevronnés, qui manifestent eux aussi ont la même revendication : « Il faut que le Pouvoir écoute la Rue ». Les mêmes qui vilipendaient les manifestants troublions « anti réforme des retraites » qui faisaient pression sur le Pouvoir sarkozyste, font désormais pression, comme de vulgaires troublions sur le Pouvoir en place.

 

Etrange attitude de ces politiciens qui arrangent le système politique à leur convenance.

 

17 avril 2013

 

 

 

 

 

LE POUVOIR ET LA RUE
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

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SEMANTIQUE EN DANGER

 

 

Imaginez un instant que l’on décide d’appeler la République Française, « République Populaire et Démocratique de France ». A quelles réactions pouvons-nous nous attendre ? Probablement un tollé général ! Pourquoi donc ? On va nous accuser de vouloir faire ressembler la France, au Congo, à la Corée du Nord, à la Chine, voire à l’ancienne République Démocratique Allemande !

 

Autrement dit, les qualificatifs de « populaire » et de « démocratique » ont perdu tout sens, toute crédibilité,… de même que, dans la foulée, le terme de « république ». Or, tout le monde les utilise pour parler du Congo ou de la Corée du Nord, de la Chine ou de tout autre pays qui ne brille pas par son respect des Droits de l’Homme. Sous couvert de ces vocables, on peut donc faire tout et n’importe quoi,… et ils sont utilisés, par tous, y compris nous, dans la plus parfaite indifférence pour qualifier ce dont ils sont – en principe – l’exact opposé.

 

Ceci nous renvoie au sens de ces vocables que tout le monde utilise à tort et à travers au point qu’ils perdent toute signification. Ceci disqualifie une fois encore le discours politique, non plus à partir des faux-semblants et des promesses jamais tenues, mais dans les éléments même de sa construction, les mots qu’il utilise.

 

Quels repères désormais peut-on avoir, dans un discours politique, pour être sûr que ce qui est qualifié de « populaire » et de « démocratique » l’est vraiment ? Cette question, on ne se la pose jamais ! « La pratique politique, les institutions, l’État de Droit » vont répondre dans un ensemble touchant tous des démocrates ! Sommes-nous bien sûr que cela constitue des repères, des garanties ?

 

Bien sûr pour les pays où règne la dictature sanguinaire, quoiqu’on continue à les qualifier de « populaire » et « démocratique », on sait pertinemment que « l’emballage ne correspond pas au contenu ». Mais des dizaines de pays, qui se disent être des démocraties, n’ont souvent rien à envier aux précédents ; en Amérique Centrale par exemple, avec le soutien d’une « grande démocratie », les USA, en Afrique,…. Et l’Europe, notre vieille Europe, baignée de valeurs humanistes, qui sue sous le joug de la finance, de systèmes politiques verrouillées, d’instances communautaires bureaucratiques, où la pauvreté explose,… qui oserait dire que ce n’est pas la démocratie qui y règne et que le peuple y est souverain ?

 

République, populaire, démocratique sont des termes à géométrie variable, des sortes d’auberges espagnoles où chacun y trouve ce qu’il y amène.

 

Le discours politique, fondé sur ces illusions sémantiques, qui structure les consciences et verrouille l’avenir des peuples a beau jeu de faire croire à un présent radieux et à des lendemains qui forcément chanteront.

 

Finalement c’est tout à fait logique que l’expression « République populaire et démocratique » soit devenue quasiment une insulte !

 

15 avril 2013

 

 

SEMANTIQUE EN DANGER
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

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INFAMIE

 

 

Jérôme CAHUZAC au ban de la société après avoir fréquenté les bancs de l’Assemblée Nationale qui représente cette société. Il a fauté, triché, dissimulé et menti. Ce n’est pas bien, il le sait, tout le monde le sait ! Montré du doigt, vilipendé par ses collègues élus et par la presse, il fuit. Il est dissuadé par tous les bons esprits de la classe politique, de reprendre – ce dont il a le droit – sa place parmi les « représentants du peuple ».

 

Il n’y aurait donc qu’une brebis galeuse, un pestiféré, dans ce troupeau sain que serait la classe politique ? Le retour de celle-là empoisonnerait l’atmosphère de sérénité du Parlement ? On croit rêver !

 

Les élus de tous poils, députés et sénateurs, sans parler des députés au Parlement Européen font curieusement les « fines gueules » et jouent les vierges effarouchées. Pourtant, ils sont, moins délicats dans leurs fréquentations quand il s’agit de cohabiter dans l’Assemblée avec des personnages qui ont eu maille à partir avec la Justice. Des noms,… mais ils sont légions – voir la liste qui suit ce texte.

 

CAHUZAC n’est même pas encore passé par la case justice – contrairement à beaucoup d’autres parlementaires – qu’il est déjà condamné et exclu. Curieuse précipitation à l’égard d’un homme qui ne bénéficie pas des retenues que l’on réserve à d’autres tout aussi – sinon plus – coupables.

 

Que lui vaut cette indignité ?

 

Le mécanisme de la mise à l’index est intéressant à analyser. Oh rien de très nouveau !

 

A la fin de la 2e Guerre Mondiale, c’est un fait établi, les plus grands « chasseurs » de collabos et de tondeurs de femmes ont été ceux qui avaient le plus à se faire pardonner soit de leurs actions, soit de leur lâcheté. Ecraser l’autre pour se montrer en héros et/ou en « Monsieur Propre » est une démarche hélas classique.

 

Que dans ce Parlement, où grenouille une faune peu ragoûtante, de « repris de justice »(voir liste), sans parler de pratiques sordides que la morale condamne mais que la Justice tolère, il n’est donc pas surprenant que surgissent des justiciers en quête d’une douteuse virginité. Quant à celles et ceux qui n’ont pas eu à répondre de leurs actes devant la Justice, ils ont une sensibilité morale bien sélective en acceptant de fréquenter certains et en jetant d’autres aux orties…

 

Un tel comportement porte un nom : c’est une infamie.

 

Et ces gens se disent représentant du peuple, garants de valeurs morales ?

 

Si le peuple a les représentants qu’il mérite,… on peut véritablement douter de l’avenir.

 

12 avril 2013

INFAMIE

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“Wesh ma gueule !”

Rédigé par Nicolas Mignard

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