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Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

PROMOTION BRELOQUE

 

Le Sage dit : « Le pire n’est pas de la recevoir mais de la mériter ». Quoique le propos soit un brin provocateur, il reflète de manière pertinente certains aspects intéressants du sujet.

 

Les motivations sont multiples et quoiqu’il n’y ait pas de statistiques, à la lumière des nominations et des propos tenus, on peut faire quelques hypothèses :

 

Côté de ceux qui l’attribuent il y a incontestablement un côté « cadeau » teinté de clientélisme… On est toujours redevable de celui ou celle par qui on l’a obtenue.

 

Côté de ceux qui reçoivent, c’est plus diversifié.

 

Il y a la grande masse des benêts qui ont besoin, pour pleinement exister socialement, de breloques, d’honneur et de reconnaissance officielle… et qui vivraient mal (les malheureux !) de ne pas la recevoir et l’arborer.

 

Il y a celles et ceux qui ne demandent rien et qui l’ont automatiquement : les politiciens et la haute administration. … ce qui ne veut pas dire que parmi eux certains ne salivent pas avant de l’avoir, et que certains sont loin de l’éthique officielle, théorique, requise pour l’obtenir.

 

Il y a ceux – probablement une minorité – qui l’acceptent car, dans leurs activités, sociales ou professionnelles elle peut représenter un plus.

 

Cette dernière catégorie est la plus saine, car elle donne au moins, et ce clairement, une valeur, une utilité concrète à la chose.

 

Quand on sait que les déboires judiciaires, et autres indignités, devraient en principe interdire de la porter, on imagine un peu le nombre d’individus peu recommandables qui sont décorés. Inutiles de citer des noms, ils sont dans tous les journaux.

 

Elle est largement attribuée à des personnages aussi importants, pour le devenir de l’humanité, que chanteurs, sportifs, acteurs de cinéma, journalistes,… bref des gens sans qui notre existence n’aurait aucun sens.

 

Par contre on peut la refuser pendant des années à des personnages qui ont risqué leur vie dans la Résistance… Exemple : André SHMER – résistant à 16 ans, membre du  bataillon "Liberté carmagnole" de la MOI-FTP. Il voudrait être décoré, mais a toujours été refusé. Quand on lui demande ce que serait pour lui cette décoration, il répond : « Ce serait une reconnaissance de la République envers un gars comme moi qui n’était rien, un pauvre gars,… ».  Voilà une excellente raison pour la lui refuser !

 

Mais la Légion d’Honneur mérite-t-elle un tel personnage ?

 

14 juillet 2013

Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

LE FRIC, LE  POUVOIR, LE CUL

 

Apparemment tout marche par trois. Après la Sainte-Trinité,… « Liberté-Égalité-Fraternité », « Travail-Famille-Patrie », « Un empire, un Peuple, un Guide », la démocratie libérale avancée, aujourd’hui, pourrait se résumer à : « Le Fric, le Pouvoir, le Cul ».

 

Depuis ce début d’été les médias nous en abreuvent. Les meilleurs représentants dans ces trois catégories n’arrêtent pas de « causer » dans les étranges lucarnes. Tous, des vieux chevaux de retour, des marionnettes qui ont occupé nos écrans pendant des mois, affublés de casseroles qui auraient depuis longtemps envoyé le moindre citoyen Lambda en prison…

 

D’abord le Milliardaire Défraîchi, qui ne fait plus la distinction entre une pièce de théâtre et la vraie vie mais, qui sait de quel côté est son portefeuille et qui nous fait son numéro permanent,… toujours le même : victime d’un complot.

 

Ensuite, le Petit Parvenu, qui a claqué la porte du pouvoir pour mieux la rouvrir et qui  profite d’une fraude, dont il est l’auteur, pour jouer la victime.

 

Enfin le Vieux Beau pris, si l’on ose dire la «  main dans le sac » (remplacer les mots par les bons) est celui qui a le moins de chose à se reprocher… on a le droit de faire de son cul ce que l’on veut… Mais son histoire est croustillante et donc médiatique.

 

Tous ces sinistres acteurs qui n’ont rien à dire, nous sont servis en spectacle par des médias qui ne trouvent plus dans un Tour de France de drogués, les moyens d’amuser le bon peuple en train de faire ses valises pour le soleil. Ils se sont rendu-compte, finalement, que si la Liberté, l’Egalité et la Fraternité ne faisaient plus rêver le peuple, les politiciens les ayant tellement assassinées que par contre, le Fric, le Pouvoir et le Cul, eux, y arrivaient encore.

 

L’alchimie de ces trois éléments fait encore recette : Le Pouvoir donne facilement accès au Cul… de préférence de luxe, de même que montrer son Cul (réellement ou symboliquement) donne accès au pouvoir… demandez aux politiciens/nes. Le Fric, lui, fait la synthèse. C’est le dénominateur commun des deux autres dans une économie de marché ou comme diraient doctement les mathématiciens, le plus petit commun multiple.

 

Exciter le bon peuple en présentant ces spécimens de la décadence de notre société marchande c’est la possibilité, à moindre coût de lui faire oublier la crise, le chômage, la perte de son pouvoir d’achat et le massacre à grande échelle des acquis sociaux.

 

Quand il n’y aura plus de pain, il restera au moins les jeux.

 

 

14 juillet 2013

 

SAINTE TRINITE - SPECIAL 14 JUILLET
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

MEPRIS SOUVERAIN

 

Après l’invalidation de ses comptes de campagne électorale, Nicolas SARKOZY de NAGY BOCSA a fait une déclaration surprenante :

 

 "Respecter les institutions, ce n'est pas en accepter toutes les décisions"

 

Cette déclaration qui mérite toute notre attention s’est perdue dans les polémiques politiciennes, entre les « hurlements au complot » des partisans dépités de l’ancien Président et un PS qui joue les notables effarouchés, droits dans leurs bottes.

 

A y regarder de prés, cette phrase est d’un grand enseignement concernant le sens des institutions politiques, françaises et la considération des politiciens à leur égard.

 

Qu’un membre de droit d’une institution – le Conseil Constitutionnel – dont, soit dit en passant la majorité est de la même couleur politique que lui, de surcroît ancien Président de la République, donc garant des institutions, de leur fonctionnement et de leurs décisions, déclare que l’on peut ne pas respecter ces dernières, laisse songeur.

 

Imaginons un petit instant un citoyen lambda, vous ou moi, qui dise cela et appelle à ne pas respecter les décisions des institutions de la République : Justice, Administration, Gouvernement,… Qu’elle sera la réaction des autorités ? Assurément une condamnation de ces propos et un qualificatif d’antidémocrate et antirépublicain.

 

Pourtant nous avons là, en direct, et sans faux semblant, un ancien Président de la République qui affiche sa défiance et son mépris pour les institutions dont il a été le gardien pendant cinq ans et qui désire rempiler en 2017.

 

On aurait pu  imaginer un lamentable dérapage verbal, un lapsus,… suivi de plates excuses de la part du fautif. Même pas ; non seulement il persiste et signe mais prend la tête de son parti politique qui a assuré pendant des années le pouvoir, pour enfoncer le clou et crier au complot.

 

La fraude avérée et condamnée par une législation dont il était le principal concepteur, l’auteur de cette infamie politique en profite même pour revenir sur sa parole de fin d’élection présidentielle : l’abandon de la vie politique.

 

Fraude délibérée, non respect des institutions,… ça fait vraiment beaucoup pour quelqu’un qui, sans rire, a également déclaré :

 

« Le jour où je reprendrai la parole ce sera pour parler aux Français de la France »

 

Qu’en connaît-il de la France, et des Français, dans sa retraite dorée ?

 

10 juillet 2013

 

 

 

 

MEPRIS SOUVERAIN

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Rédigé par Nicolas Mignard

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