FANTASMES PRESIDENTIELS
Sans remonter à Louis-Napoléon Bonaparte (président de la 2e République), De Gaulle se prenait pour la France, Pompidou pour le Peuple, Giscard pour un descendant de Louis XV, Mitterrand pour un homme de Gauche, Chirac pour une fine braguette, Sarkozy pour le sauveur du monde,… Hollande pour celui qui va inverser la courbe du chômage.
Mais quelle mouche a donc piqué Hollande pour croire à un truc pareil ? Il n’y a que lui qui y croit,… ou alors il sait faire semblant !
La réponse est apparemment simple et peut se résumer à : « après la pluie vient le beau temps ! »… Je m’explique.
En bon étudiant de l’ENA (promotion Voltaire), il a suivi consciencieusement les cours d’économie – quand il n’était pas distrait par Ségolène - ; il a retenu ce que l’on appelle en économie la « théorie des cycles ». Sans entrer dans les détails, cette théorie explique, en gros, qu’après une période de récession, de chômage, la tendance se retourne et s’amorce une remontée (expansion, emploi etc.), à la suite de quoi, s’amorce un nouveau cycle et ainsi de suite. Il existe différents types de cycles, en fonction de leur durée,… on n’a que l’embarras du choix.
Un étudiant indiscipliné comme moi ne croit absolument pas à cette vision mécaniste de l’économie, mais un étudiant de l’ENA, forcément sérieux y croit ! Surtout quand il devient Président de la République.
Il est cependant vrai qu’autrefois (19e et 20e siècles), dans un monde dominé par les grands pays industriels, où les marchés financiers ne faisaient pas la loi, et où les Etats avaient des politiques économiques et la maîtrise monétaire, on pouvait imaginer un retournement de tendance. Mais, même-là, ça avait des limites, les guerres étant un moyen encore plus radical de remettre les « pendules à l’heure ».
Mais aujourd’hui, avec la mondialisation, l’absence de politiques économiques et monétaires, notamment en Europe, la dictature de la finance internationale, l’ouverture des marchés et en particulier celui de la force de travail, la redistribution des cartes de la production au niveau mondial,… croire à une maîtrise du chômage est une erreur économique et une faute politique. Même l’Allemagne qui fait saliver les économistes officiels n’arrive à réduire le chômage qu’en détruisant les conditions d’emplois, de travail, de rémunérations des salariés, en détruisant les protections sociales.
Il est vrai que si l’on arrive à payer des salariés 1€ de l’heure comme dans certains cas en Allemagne, en forçant les chômeurs à travailler,… on va réduire le chômage.
Il est exact aussi que dans l’Empire Romain, les esclaves n’ont jamais connu le chômage ! Un dernier mot : Voltaire n’est pour rien dans le délire de François Hollande !
4 juin 2013

Commenter cet article