Billet d'actualité ..............................................................................................
LE « SOCIAL » COUTE-T-IL TROP CHER ?
Tout dépend du choix au départ.
Si l’objectif est la rentabilité du capital, autrement dit le revenu maximum – dividendes – pour les actionnaires, alors la situation sociale de celles et ceux qui travaillent, sera soumise à des conditions restrictives : conditions de travail dégradées, instabilité de l’emploi, bas salaires … En effet, ces conditions sont considérées comme des coûts donc, logiquement – au regard des gains - soumises à réduction.
Si l’objectif est la satisfaction des besoins de la population, celle-ci n’est plus un coût, elle a un coût (ce qui est différent), le problème consiste simplement à ajuster les moyens économiques disponibles à l’atteinte de cet objectif.
Le problème, c’est que les politiciens et les gestionnaires du Capital ont réussi à convaincre le plus grand nombre que la norme économique et sociale était la rentabilisation du capital au détriment des la satisfaction des besoins de la population. C’est tout le sens du discours sur la rentabilité de l’entreprise qui consiste, non pas à satisfaire une demande, des besoins, mais à engranger le maximum de profit pour les actionnaires, notamment les fonds de pension ou autres gros investisseurs financiers et leur larbins que sont les grands patrons..
Notons que c’est au nom de ce principe que le service public est démantelé au profit d’un secteur privé toujours assoiffé de profits.
Cette situation est la conséquence d’une société divisée en classes sociales aux intérêts antagonistes – une minorité détenant les moyens de production, décidant de ce qui doit être produit, comment, où et pour qui, … le reste de la population n’étant que l’instrument de la réalisation de ses objectifs.
Tous les discours officiels sur la défense de l’emploi, les conditions de travail, les rémunérations, la qualité de la production (agricole comme industrielle), les retraites, ne sont que des mensonges… ou plutôt une adaptation masquée de l’immense majorité de la population et des structures de la production aux choix politiques qui visent à maintenir et gérer ce système.
Vivre en société et satisfaire les besoins d’une population a bien évidemment un coût, mais encore faut-il que ce coût soit directement lié aux conditions, aux exigences, d’une production ayant pour objectifs les besoins de cette population et non les intérêts d’une classe parasite qui spécule et engrange des profits exorbitants.
Encore faut-il que l’on pose le problème de cette façon, et non que l’on fasse une confiance aveugle – ce qui est le cas pour le plus grand nombre - à des politiciens, complices de cette classe, qui nous entraînent à des prises de positions aberrantes au regard de nos intérêts.
C’est cette classe parasite qui (nous) coûte cher,… pas le social !
6 mars 2013
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