LE SENS DE L’HONNEUR
Contre sens et exercice de style
Cette navrante affaire de la gifle infligée par un « en-saignant » à un gamin sans défense laisse un goût amer dans la bouche de tout citoyen qui aspire à une jeunesse à « l’esprit sain/ saint dans un corps sain »… Et qui est plus compétent pour atteindre cet objectif que le corps de Gendarmerie ? Corps d’élite s’il en est au passé sans tâche et à l’attitude irréprochable pendant les heures sombres de notre Histoire, heures durant lesquelles il s’est éternellement et littéralement couvert de gloire.
Que le père, de ce que je n’hésite pas de qualifier de souffre douleur, martyre expiatoire d’un corps d’« en-saignants » décadent, paresseux et surpayé, soit poursuivi de la vindicte misérable de ceux-ci, sinon officiellement, du moins dans leurs propos clandestins et subversifs, ne peut que grandir ce corps d’élite et rabaisser au plus profond de l’abjection les profanateurs et liquidateurs de nos valeurs.
Comment oser affirmer, comme le font certains, que ce jeune, martyrisé et humilié dans son école avait eu une éducation défaillante ? C’est faire outrage à sa famille et plus particulièrement à son père, gendarme, à la Gendarmerie et au-delà à l’ensemble de la Nation. Ainsi l’anti France n’hésite pas / plus, au travers de nos institutions d’élite à traîner dans la boue de leur médiocrité ce qui fait l’Honneur de notre éducation civique et morale.
La réaction du père de la victime est un acte qui l’honore. Ceint et fier de son uniforme, a défaut d’avoir pu stopper le bras du coupable, il a su, dans un élan tout militaire et dans un milieu manifestement hostile, faire entendre la voix de la raison et de l’honneur et livrer au bras de la justice le délinquant.
Le laxisme de nos mœurs et l’égarement de ce qui faisait la fierté de nos autorités d’antan ont permis au délinquant d’échapper à une prompte justice et gageons, hélas, que la peine qui lui sera infligé sera ridiculement petite au regard du crime moral commis.
Que cet acte héroïque fasse rendre gorge à celles et ceux qui, abusant de la faiblesse de notre jeunesse, se laissent emporter par des actes coupables et traumatisants.
Que notre jeunesse reprenne confiance et sache exprimer toute sa vitalité qui constitue l’avenir de notre pays. Il y a encore dans ce pays des hommes courageux et intègres qui se sont donné pour mission de la protéger et de l’assister dans le dur apprentissage de la vie.
Patrick MIGNARD
6 Février 2008
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