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Publié par PM sur
Publié dans : #matiere a reflexion

QUI VEUT NOYER SON CHIEN…

Ce texte est une mise au point définitive, je ne reviendrai plus sur ce point, j’ai autre chose à faire de plus important, à propos de certains commentaires concernant le double article « DE LA LCR… AU NPA »

Appartenir à une organisation c’est un peu entrer en religion. De la libre détermination qui me fait faire la démarche, je suis peu à peu amené à prendre des positions qui ne sont plus réellement les miennes mais qui sont celle d’un « intellectuel collectif » relativement difficile à déterminer et souvent animé par des pratiques bureaucratiques quoiqu’on en dise. C’est ce qui explique que nombre de militant-es ont plutôt l’air de « cruches » ou de « perroquets » quand ils participent à une discussion.

Ce genre d’attitude ne prête pas à conséquence et incite plus à la compassion et à la gêne qu’à une réprobation.

Pourtant, tous les militants ne sont pas ainsi. L’engagement, la conviction, la certitude d’avoir raison, parfois le désir de faire son « trou » dans l’organisation (mais oui, j’ai vu ça !) amène à des pratiques nettement plus contestables.

Toutes les organisations politiques ont produit ce genre de dérives. Certaines, comme les partis totalitaires sont allées jusqu’à la calomnie publique, voire au meurtre.

La certitude de défendre sa vérité (ou celle de l’organisation) entraîne l’exclusion absolue de la vérité de l’autre, même si celle-ci n’est pas plus sûre que celle là... Et la tentation est grande d’utiliser tous les moyens, même les plus crapuleux, pour discréditer cet autre quand on est à bout d’argument.

Ainsi le parti communiste qui s’est arrogé le monopole du « communisme » traitait, et continue, toute personne avec lui d’« anticommunisme » qui se déclinait rapidement en petit bourgeois, réactionnaire, voire flic… ; sans parler des pratiques de « guerre psychologique » et de déstabilisations Ce genre de pratique a encore de beaux restes dans certaines pratiques d’organisations.

Pour en revenir à l’objet de cet article qui dépasse d’ailleurs mon cas personnel on s’en rendra compte dans les mois à venir, il m’a été reproché à plusieurs reprises, sur ce site, de « vouloir régler des comptes personnels avec la LCR » à laquelle j’ai appartenu il y a plus de trente ans ( trente et un exactement).

Ai-je une seule fois, et je prends à témoins les lecteurs/trices de ce site dans tous mes écrits, et mêmes dans mes livres, fait allusion à un quelconque problème personnel avec cette organisation ? Bien évidemment non ! Il n’y en a d’ailleurs jamais eu. Quand je l’ai quitté tout s’est fait « proprement » aussi bien de mon côté, que du côté de l’organisation.

Pourtant aujourd’hui, on enfonce le clou et l’on veut absolument démolir mon argumentation, sur les aberrations et dérives potentielles de cette organisation, en l’abaissant au niveau d’une simple rancœur de vieux militant qui ne trouverait plus sa place.

Le procédé est tout simplement débile et abject…. Digne des heures les plus sombres du stalinisme et des pratiques des partis communistes. Et il l’est d’autant plus que son auteur se cache courageusement derrière un pseudonyme… et fait des allusions comme s’il « savait quelque chose ». Ou bien il se dévoile et il dit clairement ce dont il en est… ou bien, il se tait.

Il est bien évident que je me refuse de dialoguer sur des affabulations d’individus anonymes. Mon argumentation se fonde, non seulement sur une pratique militante de quarante années, mais aussi sur des écrits, articles et livres que certains feraient mieux de lire plutôt que de raconter n’importe quoi.

Je ne demande certes pas que l’on partage mes opinions et comprends parfaitement que l’on puisse être en désaccord avec moi. Je comprends même qu’en manque d’idées et d’inspiration on consulte en permanence de vieux grimoires dans lesquels on tente de trouver la « pierre philosophale »… mais je n’accepte pas que le ragot remplace l’argumentation.

Mon cas personnel est évidemment dérisoire au regard de ce qui se joue actuellement, mais il est à n’en pas douter révélateur de pratiques, de réflexes, d’attitudes qui se développent dans une organisation politique, le NPA, qui n’hésite pas/plus à se présenter comme l’unique alternative au système politique actuel… même s’il s’en défend au nom d’une « tolérance démocratique ».

La précédente expérience de tentative de dialogue avec les militants du NPA - voir l’article « LES LENDEMAINS QUI CHANTENT » - qui m’a valu essentiellement sarcasmes et insultes en dit long sur ce qui est en train de se développer comme pratiques derrière le sourire médiatique du « facteur de Neuilly ».

Certes, et j’en connais, tous les militants ne sont pas sur ce modèle caricatural, mais un mauvais pli est entrain de se prendre. Gare aux dérives à venir.

 17 octobre 2008                                                                            Patrick MIGNARD

Voir aussi l’article : « MISÈRE DE LA CONDITION MILITANTE »

 

 

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