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Publié par PM sur
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Publié dans : #dessins d'actualite
POLE EMPLOI
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Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ..............................................................................................

 

SYNDICATS : LE SENS DES MOTS

 

Quand au tournant du 19e et du 20 e siècle, dans les pays industriels, les salariés, honteusement exploités par le capital, se sont donné les moyens de lutter contre les conditions de travail et de vie qui leur étaient faites,… ils ont créé les syndicats.

 

La forme originelle historiquement et politiquement la plus élaborée de cette organisation est incontestablement, en France, la Confédération Générale du Travail (CGT)… Les autres syndicats ne sont que de pâles copies…. sauf probablement SUD et la CNT !

 

Dans sa Charte de 1906, dans son article 2, elle déclare :

 

« La CGT groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat…  »

 

La formulation la plus approchante dans les actuels statuts est dans l’article 1 :

 

« Prenant en compte l’antagonisme fondamental et les conflits d’intérêts entre salariés et patronat, entre besoins et profits, elle combat l’exploitation capitaliste et toutes les formes d’exploitation du salariat ».

 

Notons que la formulation de l’article 2 de 1906 disparaît après les évènements de mai 68 ( ?).

 

Simple question de formulation diront certains !...Au regard de l’évolution de ce syndicat – mais aussi des autres – on peut douter qu’il s’agisse d’une simple question de sémantique syndicale.

 

L’expression « lutte pour la disparition du salariat et du patronat » est sans ambiguïté. Il s’agit d’un changement radical des rapports sociaux.

 

Par contre la nouvelle formulation « elle combat l’exploitation capitaliste et toutes les formes d’exploitation du salariat », a un tout autre sens que la précédente. En effet, elle est parfaitement compatible avec la pérennité d’un système d’exploitation que, certes, l’on combat, mais sans véritablement envisager son abolition.

 

L’horizon syndical s’est donc singulièrement réduit à une lutte perpétuelle pour améliorer les conditions des salariés.

 

Cet objectif est devenu la raison d’être des syndicats jusqu’à ces dernières années où l’objectif a encore changé : on ne se bat plus désormais pour améliorer les conditions de travail et de vie, mais pour éviter qu’elles ne se dégradent en permanence. On est loin du syndicalisme qui voulait changer le monde !

 

16 mars 2013

SYNDICATS : LE SENS DES MOTS
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RETRAITES… ON REMET CA !

 

On nous fait venir le sujet de loin,… mais petit à petit on y vient. On ne dit pas les choses directement. On fait des contours et des virages autour du sujet… on tourne autour du pot. On se veut informatif et pédagogue. On attend du citoyen qu’il soit d’accord avant qu’il ne connaisse la réelle teneur de la question évoquée. On laisse fuir dans les médias quelques informations, quelques statistiques. Et puis… on fini par lâcher le morceau : il faut réformer le système des retraites !

 

« On », ce sont les politiciens, le MEDEF, mais aussi, moins démonstrativement, les syndicats de salariés qui savent qu’ils finiront bien par avaler de nouvelles couleuvres.

 

Tout ce beau monde savait, et sait, que le capitalisme est incompatible avec le système des retraites par répartition et l’allongement de la durée de la vie. En effet, les surplus de productivité  dégagés ne servent ni aux salaires, ni à la protection sociale, ni aux retraites, mais à enrichir les propriétaires du capital,… les actionnaires. Or, il n’est pas question pour les gestionnaires du système de toucher à ses principes de répartition des richesses… d’où l’indécente gymnastique financière à laquelle ils se livrent et la rigueur à laquelle ils nous soumettent.

 

Derrière un discours, de Droite comme de Gauche, parfaitement lénifiant, parlant de réforme juste, efficace et durable des retraites,… ils nous ressortent les sempiternelles trois solutions :

 

1. Repousser encore l'âge de départ à la retraite.

2. Augmenter le montant des cotisations.

3. Baisser ou geler les pensions.

 

Toutes ces mesures sont évidemment impopulaires mais nous sont présentées, par la Droite comme par la Gauche, comme les seules possibles.

 

L’adoption d’une de ces options, ou leur combinaison va être fonction du degré de résistance des salariés – résistance faible on l’a vu les années précédentes.

 

Le MEDEF va faire le forcing pour sauvegarder les intérêts du système en faisant un chantage à la « compétitivité » et aux risques de licenciements et délocalisations.

 

La troisième option présente l’avantage de s’attaquer à des personnes âgées à la résistance très faible et aux moyens de pression quasi inexistants.

 

La nouvelle réforme ne règlera rien (comme les précédentes), sauvegardera les privilèges du capital, accroîtra les inégalités et généralisera la précarité.

 

Tant que ne sera pas mis sur le tapis la question de la répartition des richesses, source de toutes les inégalités,… rien ne sera réglé.

 

RETRAITES
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SCANDALE A DIJON
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Billet d'actualité ..........................................................................................

 

L’ENGRENAGE EUROPEEN

 

L’idée de la construction de l’Europe pour éviter les drames du passé est une idée assurément pertinente. Elle a très certainement habité l’esprit de celles et ceux qui, au lendemain de la 2e Guerre Mondiale se sont attelés à cette tâche.

 

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, au regard de ce qu’est devenue l’Europe, cette belle idée est en train de sécréter son contraire.

 

Le discours sur la paix, parfaitement audible pour les Européens de toutes générations s’est accompagné au fils des ans d’un discours lénifiant, dégoulinant de bonnes intentions, et surtout de pratiques politiques et économiques qui ont mis en place des structures économiques qui se sont révélées parfaitement contradictoires avec l’intérêt des peuples… Il suffit de voir la situation actuelle !

 

Ainsi, au nom d’une rationalité économique tout à fait relative, et contestable, représentant essentiellement les intérêts d’un capital avide d’espace au-delà des frontières nationales, s’est développé un capitalisme transnational qui a imposé, au détriment des intérêts des peuples, une répartition des aires d’activités économiques et des emplois nécessaire à la réalisation de ses profits. On a assisté – et on assiste – à un déchirement à grande échelle du tissu économique et social dans tous les états européens.     Ceci  a coïncidé –aggravant en cela la situation – avec une perte de contrôle des États, parfaitement assumée, et provoquée, par une classe politique, qui a dilué le concept même de citoyenneté dans les « eaux glacées » du calcul économique de la finance internationale.

 

Le « mieux disant économique et social » tant vanté par les politiciens de tout bord et les eurocrates, aboutit aujourd’hui à des situations quasiment insurrectionnelles dans plusieurs pays européens et une montée de la pression sociale dans les autres.

 

La pauvreté, l’exclusion, la perte généralisée des acquis sociaux, les scandales alimentaires, la dictature des lobbys,… sont les fruits de ces choix politiques

 

Le risque de dérive n’est que trop bien connu… Les peuples européens n’en ont que trop payé le prix fort au 20e siècle.

 

Pauvreté et exclusion sont le terreau sur lequel poussent les haines, le racisme : on se méfie des Roumains, des immigrés, on dénonce les Espagnols qui viennent prendre des marchés, on accuse les Allemands de protéger leurs intérêts,… La suspicion se généralise et, avec la crise, va inévitablement s’amplifier.

 

Les politiciens qui gèrent leurs intérêts immédiats, parfaitement complices des intérêts financiers qui gèrent, eux, à très court terme, leurs placements, n’ont que faire de cette situation.

 

Leur faire confiance et ne pas réagir nous fait courir le risque d’une dérive totalitaire toujours possible lorsque les peuples souhaitent « un Etat fort » ou un « dirigeant qui mette de l’ordre ». Sachons tirer les leçons du passé !

 

12 mars 2013

 

L'ENGRENAGE EUROPEEN

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Rédigé par Nicolas Mignard

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