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Articles avec #billet d'actualite catégorie

Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ..............................................................................................

 

« AFFAIRE STAVISKY » / « AFFAIRE CAHUZAC »

 

Bien sûr, il est toujours hasardeux de faire des parallèles historiques, les circonstances et le contexte ne sont jamais identiques. Pourtant l’affaire CAHUZAC évoque indubitablement cette affaire qui date de janvier 1934. En effet des similitudes existent et, si l’Histoire doit nous servir d’exemple et de référence, ce n’est pas en juxtaposant les évènements, mais en essayant d’en tirer des enseignements.

 

Trois facteurs sont à retenir dans les deux cas :

 

Une affaire de corruption impliquant des hommes de pouvoir, dans un contexte où celui qui fait la tête d’affiche n’est pourtant pas seul. Ce n’est pas la faute d’un seul, c’est tout un système politique qui se délite… Hier la 3e République finissante, aujourd’hui la 5e République à bout de souffle.  Comme dit La Fontaine : « Tous n’en mourraient pas mais tous étaient atteints ». Tous les partis politiques de pouvoir sont concernés, tous, sans exception, au travers d’affaires plus ou moins sordides, connues mais aussi au travers d’affaires peu connues de corruption plus ou moins passive ; exemple : les magouilles financières au Parlement Européen qui profitent à tous, ou du moins tous se gardent bien de dénoncer quelque affaire que ce soit.

 

Une classe politique largement privilégiée, au fonctionnement plus ou moins secret, qui organise la vie de millions de citoyens qui doivent se serrer la ceinture. Une classe politique qui fait des promesses dont elle sait qu’elle ne les tiendra pas, classe politique qui scie la branche sur laquelle elle est assise et s’étonne qu’elle cède.

 

L’affaire CAHUZAC n’est que la goutte qui fait déborder le vase largement rempli par tous les politiciens.

 

Une extrême droite, toute aussi corrompue que celles et ceux qu’elle cloue au pilori. Qui profite des avantages du système qu’elle dénonce mais qui voudrait avoir l’intégralité du gâteau. N’apportant aucune solution, elle joue comme à son accoutumée sur les peurs, les fantasmes et les haines, tenant un discours opportuniste où tout et son contraire sont proposés.

 

Cette extrême droite sert d’épouvantail aux politiciens en place pour effrayer les populations tenant le discours suivant : « Si vous ne nous soutenez pas, c’est le Grand Méchant Loup qui vous mangera ».

 

Le citoyen est pris entre deux feux : une classe politique déliquescente et une extrême droite aux dents longues et aux projets inquiétants.

 

En 1934, la sortie de crise, passagère il est vrai, a été le Front Populaire. Aujourd’hui nous sommes coincés… la « Gauche » est au pouvoir !

 

Il va nous falloir trouver une autre solution !

 

4 avril 2013

 

AFFAIRES
Publié par PM sur
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Billet d'actualité ....................................................................................................

 

L’INANITE DES "VALEURS REPUBLICAINES"

Liberté– Egalité- Fraternité

 

Ne rêvons pas, ces valeurs, cette devise ne sont là que pour l’apparence. Il y a un monde entre le contenu philosophique de ces concepts et la réalité sociale.

 

Il y a autant de différences entre ces valeurs et la République qu’il y en a entre la morale religieuse et son église. La croyance, dans les deux cas, procède de la même problématique : un acte de foi en rupture avec la réalité historique.

 

Les principes républicains, les valeurs de la République n’ont pour ainsi dire jamais correspondu à la réalité du système capitaliste pas plus qu’aux systèmes politiques qui l’ont toujours garantie. Il y a donc une extraordinaire escroquerie – particulièrement prisée par les politiciens et idéologues officiels -  à se référer religieusement à des principes étrangers à la réalité sociale et à en faire les pseudo principes de leurs actions.

 

La force de ces valeurs n’est que purement symbolique,… elles sont le « saint sacrement » que l’on brandit lorsque l’on rend hommage à la République… elle-même coquille vide capable de toutes les exploitations et félonies (des exemples ?)

 

La Liberté, par exemple, peut se décliner de multiples manières,… de la meilleure et de la pire qui soit. Indépendamment de la définition des conditions économiques, politiques et sociales,… on peut faire dire tout et n’importe quoi à la Liberté.

 

L’Egalité, comme la Liberté est directement soumise aux conditions économiques et sociales du système dominant qui fait de l’inégalité un principe actif doublé d’une construction juridique qui ne donne que les apparences de son contraire.

 

Ne parlons même pas de la Fraternité.

 

Pourquoi l’inanité ? Parce que ces valeurs sont de faux signaux qui trompent les naïfs sur la réalité que leur imposent le système capitaliste et ses agents. La morale réelle – la seule qui compte - ne saurait se fonder sur des apparences chimériques – aussi évocatrices soient-elles - manipulées par les puissants pour asservir le plus grand nombre. Les pseudo humanistes idéologues et moralistes du système dominant se servent de ces valeurs pour faire croire à leurs bonnes intentions… Il suffit de les voir à l’œuvre pour comprendre leur jeu. Elles – ces valeurs - ne constituent un objectif qu’en tant qu’objectif de lutte contre un système économique et politique qui en est leur plus parfaite négation… En aucun cas elles ne sauraient le justifier !

 

Les valeurs de la République sont en fait des concepts morts, figés, sclérosés dans des rapports sociaux qui en sont la négation. Seules les luttes sociales, les mobilisations, les initiatives citoyennes peuvent leur redonner un sens.

 

L’indignation rassure les possédants,… la mobilisation seule les inquiète !

 

2 avril 2013

L'INANITE DES "VALEURS REPUBLICAINES"
Publié par PM sur
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Billet d'actualité ..............................................................................................

 

CE QUI SE JOUE A CHYPRE

 

La République de CHYPRE est un petit pays ( 610 000 Chypriotes grecs dont 211 000 sont des réfugiés venant du Nord occupé par la Turquie), au secteur bancaire hypertrophié grâce à une fiscalité de « paradis fiscal » doublé d’un puissant secteur touristique… les deux se complétant. Fer de lance de l’Union Européenne face à la Turquie, la République Chypriote est d’un intérêt politique stratégique pour l’Europe.

 

Mais ceci n’explique cependant pas la soudaine montée de tension économico financière sur ce petit pays.

 

La crise financière, et la rigueur économique afférente, frappant ce petit pays, il semblerait que les énormes réserves de devises (en $US) des banques provenant de Russie pour 31 milliards, 12 milliards à d’autres banques et 19 milliards aux entreprises et personnes privées (estimation de l’agence Moody’s) ait été un éléments déterminant dans la crainte d’un risque de défaut de paiement, c'est-à-dire l’incapacité d’honorer le remboursement de la dette.

 

« La crise  chypriote serait en grande partie le contrecoup de la restructuration  de la dette grecque. Autrement dit un effacement partiel de la dette  souveraine grecque risquait d'entraîner un risque de défaut banques chypriotes, hauteur de 10 milliards d'euros (un premier effet  domino de la crise au sein de la zone euro ?) ».François MORIN

 

La brutalité des autorités européennes, aurait été encouragée par le fait que les immenses fonds russes en dollars seraient d’origine « douteuse »,… ce qui sur un plan moral (sic) une ponction sur ces comptes en banques ne troubleraient guère les « consciences financières ».

 

Les choses se sont gâtées quand ont été mis dans le même plan ces fortunes en dollars et les comptes en banques des citoyens chypriotes… d’où le long moment d’hésitation des autorités obligées de faire la part des choses : limitation de la taxation à partir d’un certain niveau des comptes (100 000€). Ceci explique également les réactions des russes et britanniques qui se sont sentis – et même plus – piégés.

 

La situation s’est calmée – (voir Canard Enchaîné – 27 mars 2013) lorsque les autorités chypriotes, dans leur « grande sagesse » et en toute « opportunité » ont épargné deux banques très particulières :

 

  • la HELLENIC BANK – banque de l’église orthodoxe – principal actionnaire du premier producteur de bière- « ainsi soit-il » et  « à la bonne vôtre » !
  • la Vneshtorgbank (VTB) – banque à participations russes, mais qui en dépit des garanties offertes se refuse, malgré des sollicitations, à s’engager plus avant dans le système bancaire chypriote.

 

Si le risque de défaut de paiement a été évité, si les mesures financières impopulaires ont pu être atténuées, si les « intérêts étrangers » ont pu, en partie être épargnés,… il n’en reste pas moins que rien sur le fond, n’est réglé : la Laïki Bank, la deuxième banque de l'île est mise en faillite, le contrôle des flux de capitaux va étrangler en partie l’activité économique de l’île (entreprises et particuliers). L’importation des produits de première nécessité va souffrir de cette situation avec les risques de pénuries doublant les mesures d’austérité.

 

La sortie de l’Euro a été évitée,… mais à quel prix. L’avenir le dira !

 

31 mars 2013

 

CE QUI SE JOUE A CHYPRE
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Billet d'actualité .................................................................................................

 

L’EMPLOI ET LA CROISSANCE

 

. "Ma priorité, c’est l’emploi ; mon cap, c’est la croissance"

 

C’est, à mes yeux, la phrase-clef de la longue intervention télévisée de F.HOLLANDE. Non pas qu’elle énonce quelque chose de nouveau – la Droite est dans la même problématique - mais elle recèle toute l’étendue du dilemme impossible de tout gestionnaire de ce système économique.

 

L’emploi est la priorité parce qu’il constitue dans le système du salariat la condition indispensable pour créer et maintenir le tissu social, autrement dit la paix sociale. Tous les politiciens qui veulent durer au pouvoir (ce qui est leur unique objectif), le savent et, de ce point de vue, ont raison.

 

La croissance, dans ce système est effectivement la clef de l’emploi, mais en est aussi la conséquence… Sauf que le problème est : « qui dit croissance dit production ». En soit la production ne serait pas – techniquement - un problème,… mais dans ce système la production n’a de sens que si elle trouve un marché pour s’écouler. Or, qui dit marché dit compétitivité, donc rentabilité, donc maîtrise des coûts,… et dans ces coûts il y a les conditions sociales de la production : le salaire, les conditions de production (temps, rythme) et la protection sociale.

 

Relancer la croissance c’est donc, actuellement, se donner les moyens d’accroître la productivité, d’abaisser les coûts … et donc de fragiliser l’emploi (faciliter les licenciements, limiter les salaires et la protection sociale).

 

Est-ce possible ? Oui, l’Angleterre et l’Allemagne l’on fait, au prix d’une dégradation des conditions sociales de la production… leurs indicateurs économiques sont satisfaisants (croissance, exportations), leurs indicateurs sociaux catastrophiques (salaires, précarité des emplois, protection sociale, retraites).

 

Rappelons pour bien comprendre que l’emploi n’est pas un droit, mais seulement une condition dictée par les lois du capitalisme dont le premier objectif est la valorisation du capital, c'est-à-dire la rémunération des actionnaires (dividendes). L’emploi, donc la distribution des salaires, n’est qu’un effet collatéral des nécessités de la production capitaliste.

 

Ceci explique la farouche volonté du MEDEF de vouloir détruire la législation du travail, le salaire minimum et tout ce qui se rattache aux conquêtes sociales des salariés. Ceci explique également la capitulation des syndicats qui, pour sauver les apparences de la combattivité, sacrifient la critique fondamentale qu’il faudrait faire de ce système mortifère et anti social.

 

Les « socialistes » et leurs alliés, les « pseudo-écologistes » sont pris dans ce piège et en tant que gestionnaires ne pourront que céder aux exigences du capital.

 

Inverser la courbe du chômage ne pourra se faire qu’à ce prix.

 

30 mars 2013

 

 

L'EMPLOI ET LA CROISSANCE
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Billet d'actualité ..............................................................................................

 

ESPOIR

 

 

Il y a toujours eu deux formes d’espoir : l’espoir actif et l’espoir passif.

 

L’espoir passif est fondé comme l’adjectif l’indique sur une attitude attentiste, elle-même fondée sur une croyance que « les choses vont se faire », que celles et ceux qui sont au pouvoir, aux responsabilités vont « trouver une solution » ; « il faut leur faire confiance, à eux et aux institutions ». Cet espoir est évidemment entretenu par les politiciens qui nous font croire que le système politique en place permet au peuple de choisir son avenir alors que manifestement tout est fait pour que rien ne change.

 

Ce sont ces mêmes adeptes de l’espoir passif qui, au bout de la déception et de l’impuissance citoyenne se rallient aux pires solutions, celles qui consistent à vouloir un Etat fort et un guide. Ce sont elles et eux qui constituent, même si au départ ils ne le souhaitent pas, le socle sur lequel s’installe le fascisme. L’extrême droite et notamment en France, le Front National, l’ont bien compris.

 

Celles et ceux qui disent que, dans l’Histoire, les choses se sont arrangées, que l’on a évolué, n’oublient qu’une seule chose,… c’est que les changement se sont fondés, non pas sur une attitude attentiste, un espoir passif, mais sur l’engagement de femmes et d’hommes qui ont matérialisé par l’action leurs espoirs, qui ont jeté les bases d’une société nouvelle.

 

L’espoir actif est fondé sur une conscience claire de la situation qui peut se résumer ainsi: le capitalisme ne fonctionne que pour une minorité qui s’est donné les moyens institutionnels d’empêcher tout changement économique et social.

 

Dés lors, l’engagement politique, et véritablement citoyen, consiste, à ne pas tomber dans le piège des promesses et de l’alternance au pouvoir des partis politiques traditionnels, mais à mettre en œuvre une véritable action alternative qui permette de reconstituer un nouveau tissu social fondé sur de nouvelles valeurs, de nouveaux échanges, une véritable solidarité.

 

L’espoir n’est alors plus une simple aspiration fumeuse, mais au contraire un puissant moteur pour l’action, une manière de s’autonomiser, de se regrouper, de s’entraider, de construire, d’explorer des horizons nouveaux dans le champ des relations sociales.

 

Ce n’est pas un hasard si, aujourd’hui, ces vieux réflexes coopératifs, autogestionnaires refont surface dans nos systèmes économiques décadents : des coopératives se créent, des circuits courts s’établissent,…

 

L’espoir ne peut pas nous être apporté par celles et ceux qui nous ont toujours trahis ; il doit être à la fois le moteur et le produit de notre propre engagement.

 

 

27 mars 2013

 

 

ESPOIR
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Billet d'actualité ................................................................................................

 

L’IMPASSE

 

Sérieusement, qui peut encore croire que nous soyons sur la voie de la résolution des problèmes économiques qui se posent aujourd’hui en France,… et de manière plus générale en Europe et dans le monde.

 

Pour ne s’en tenir qu’à la France, l’arrivée du Parti Socialiste et de ses alliés au pouvoir montre, s’il en était encore besoin, qu’il n’y a fondamentalement aucun changement par rapport au pouvoir sarkozyste et qu’il n’y a aucune stratégie à long terme, bref aucune politique pour sortir de la situation actuelle. Le pouvoir en place se place dans la même problématique que le pouvoir précédent : dépendance à l’égard de l’Europe, dépendance à l’égard des marchés financiers, logique d’austérité pour … pour quoi d’ailleurs ?... Bref, une stricte continuité.

 

La classe politique, dans son ensemble est totalement décalée par rapport à la réalité économique et sociale. Elle vit en vase clos dans un isolement volontaire, seulement perturbé par ses querelles internes et les affaires sordides. Elle ne voit pas la tension sociale qui monte, l’extension de l’exclusion, une forme de désespérance qui s’aggrave.... Elle travaille sur des schémas économiques d’avenir complètement irréalistes : la croissance, la réduction de la dette, le chômage,… Plus rien n’est maîtrisé ! Sa seule « solution » : l’austérité.

 

L’extrême droite est à l’affût et prospère, comme à son habitude, sur le fumier de la crise. Sa démagogie trouve un terrain favorable dans l’incertitude et la morbidité ambiante. Jusqu’à quand sera-t-elle loin du pouvoir ?

 

La « gauche de la gauche », hormis un discours radical, n’offre en fait aucune alternative. Elle se dit prête au pouvoir,… mais pour quoi faire ? Le pire, pour le Front de Gauche, serait de se trouver en situation de pouvoir. On a eu un spécimen de ce genre de déclaration et de positionnement : le discours d’un Montebourg avant et  la faillite de sa stratégie après!

 

En France comme en Europe, c’est l’impasse. Accéder au pouvoir dans le cadre des institutions existantes, sans projet de dépassement des mécanismes du système dominant, c’est se mettre en situation de le gérer, autrement dit d’appliquer des mesures qui n’ont pas pour but de changer les rapports sociaux et agir dans l’intérêt général, mais répondre aux intérêts du capital… c’est exactement ce que font tous les Etats européens,…toutes tendances politiques confondues.

 

La stratégie de changement se décline d’une autre manière, en développant des actions nouvelles. Cette stratégie est absolument étrangère aux organisations politiques officielles. Cette stratégie apparaît et se développe dans les mouvements alternatifs en France, en Espagne (voit lien), en Grèce, en Argentine,…

 

Là est probablement la voie du vrai changement.

 

25 mars 2013

L'IMPASSE
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Billet d'actualité .............................................................................................

 

SALARIAT ET VOLONTARIAT

 

 

Le volontariat, que l’on verrait plus dans les domaines du militantisme associatif, est en train de faire une percée spectaculaire dans un domaine qui parait lui être parfaitement étranger, voire hostile, le salariat.

 

Le volontariat, basé sur l’engagement gratuit – en particulier au sens financier du terme – n’a rien à voir avec le salariat, fondé lui sur un engagement professionnel contre rémunération, le salaire. Pourtant, ils coexistent de plus en plus.

 

Comment deux concepts aussi éloignés de l’activité peuvent-ils se rencontrer et coexister dans notre société tellement dominée par la marchandise et la finance ?

 

La réponse peut se résumer à : le salariat est en crise. La mondialisation marchande, et en particulier la mondialisation du marché de la force de travail a pour conséquence, dans les vieux pays industriels – dont la France – la perte de millions d’emplois et la mise en difficulté de plus en plus d’entreprises. Bien sûr, les sans-emplois ne deviennent pas massivement des volontaires… on ne gagne pas sa vie avec des remerciements. Mais c’est au sein de l’entreprise qu’apparaît le volontariat.

 

Comment ? C’est très simple, en expliquant aux salariés encore en poste que s’ils ne font pas un effort, l’entreprise risque de mettre, à terme, la clef sous la porte, ou, risque de perdre des clients. Et cet effort se résume à : il faut faire plus avec moins de moyens, autrement dit, travailler gratuitement où, en principe, on est payé. Rallonger la durée de la journée de travail, réduire les congés, faire une croix sur la RTT, accepter une baisse de salaire… Tout ça pour le « bien de l’entreprise » assimilé au « bien des salariés ». Bien sûr, « on n’est pas forcé », mais entre « gens responsables » on se comprend…il peut y avoir d’«amicales pressions »… bref, on fait acte volontaire. Et les syndicats peu à peu acceptent !....

 

C’est une forme de soumission volontaire qui, en d’autres temps, était le corollaire du paternalisme.

 

Evidemment, rien n’est dit clairement et surtout rien n’est écrit et c’est ce qui fait, à la fois, la force de ce nouveau comportement de l’entreprise et les difficultés d’en faire une salutaire critique.

 

L’Accord National Interprofessionnel essaie de mettre en place cette pratique, mais instituée, elle peut être officiellement contestée alors que c’est tellement plus simple, et moins conflictuel, d’avoir des gens consentants.

 

Le capitalisme arrive peu à peu à ses fins : acceptation volontaire des conditions de travail adaptées à ses objectifs, des gens qui triment, d’autres qui cherchent du boulot et les actionnaires qui s’en mettent plein les poches.

 

Elle n’est pas belle la vie ?

 

22 mars 2013

 

 

SALARIAT ET VOLONTARIAT
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CHYPRE : LE FAUX DEPART

Le rejet par le parlement chypriote du projet de loi sur la taxation des dépôts bancaires est instructif à différents égards.

Notons, d’abord, que ce projet était le fruit d’une concertation entre les ministres des finances de l’Euro-groupe et conditionnait une aide financière de 10 milliards pour Chypre. Ce n’était donc pas une simple mesure prise hâtivement par un gouvernement.

Le choix de taxer l’épargne était une innovation plus ou moins reconnue par le ministre chypriote des Finances, Michalis Sarris, qui précisait, il y a quelques jours, que « les mesures prises ont permis d'éviter des coupes dans les salaires et les pensions ». Le choix était donc mûrement réfléchi.

La réaction de la population, une fois encore spoliée dans ce nouveau plan d’austérité new look, ne s’est pas fait attendre… Scénario classique désormais en Europe mais qui généralement ne sert pas trop à grand-chose.

Par contre, la « qualité » de véritable paradis fiscal de Chypre, a déclenché des réactions tout à fait nouvelles. La Russie, dont les milliardaires inondent les banques de l’île par leurs placements, a très mal vu un tel plan qui portait atteinte aux intérêts de ses ressortissants les plus riches. De même la Grande Bretagne voyait d’un mauvais œil la « spoliation » de ses riches expatriés dans l’île.

Le peuple, va encore ! Mais la colère des puissants, faut faire attention !

La décision du parlement arrange apparemment tout le monde, sauf qu’elle ne règle rien du tout du problème initial.

Si le peuple chypriote croit que c’est sa colère qui a fait céder ses dirigeants,… il se trompe ! Par contre le poids des grandes puissances concernées a été probablement beaucoup plus efficace… surtout quand il fut brièvement décidé de ne taxer que les comptes supérieurs à 100.000 euros.

On ne peut s’empêcher de penser qu’il y avait là une extraordinaire occasion de porter un coup sinon fatal, du moins sérieux, à ce que sont les paradis fiscaux. Ce n’est peut-être pas un hasard si les dirigeants européens l’ont laissé discrètement passer.

Demeure cette idée de taxer l’épargne… c’était une innovation. Parions qu’elle n’est pas tombée aux oubliettes et que nous la verrons ressortir dans un autre pays européen.

Restons sur nos gardes !

20 mars 2013

CHYPRE : LE FAUX DEPART
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SYNDICATS : LE SENS DES MOTS

 

Quand au tournant du 19e et du 20 e siècle, dans les pays industriels, les salariés, honteusement exploités par le capital, se sont donné les moyens de lutter contre les conditions de travail et de vie qui leur étaient faites,… ils ont créé les syndicats.

 

La forme originelle historiquement et politiquement la plus élaborée de cette organisation est incontestablement, en France, la Confédération Générale du Travail (CGT)… Les autres syndicats ne sont que de pâles copies…. sauf probablement SUD et la CNT !

 

Dans sa Charte de 1906, dans son article 2, elle déclare :

 

« La CGT groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat…  »

 

La formulation la plus approchante dans les actuels statuts est dans l’article 1 :

 

« Prenant en compte l’antagonisme fondamental et les conflits d’intérêts entre salariés et patronat, entre besoins et profits, elle combat l’exploitation capitaliste et toutes les formes d’exploitation du salariat ».

 

Notons que la formulation de l’article 2 de 1906 disparaît après les évènements de mai 68 ( ?).

 

Simple question de formulation diront certains !...Au regard de l’évolution de ce syndicat – mais aussi des autres – on peut douter qu’il s’agisse d’une simple question de sémantique syndicale.

 

L’expression « lutte pour la disparition du salariat et du patronat » est sans ambiguïté. Il s’agit d’un changement radical des rapports sociaux.

 

Par contre la nouvelle formulation « elle combat l’exploitation capitaliste et toutes les formes d’exploitation du salariat », a un tout autre sens que la précédente. En effet, elle est parfaitement compatible avec la pérennité d’un système d’exploitation que, certes, l’on combat, mais sans véritablement envisager son abolition.

 

L’horizon syndical s’est donc singulièrement réduit à une lutte perpétuelle pour améliorer les conditions des salariés.

 

Cet objectif est devenu la raison d’être des syndicats jusqu’à ces dernières années où l’objectif a encore changé : on ne se bat plus désormais pour améliorer les conditions de travail et de vie, mais pour éviter qu’elles ne se dégradent en permanence. On est loin du syndicalisme qui voulait changer le monde !

 

16 mars 2013

SYNDICATS : LE SENS DES MOTS
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RETRAITES… ON REMET CA !

 

On nous fait venir le sujet de loin,… mais petit à petit on y vient. On ne dit pas les choses directement. On fait des contours et des virages autour du sujet… on tourne autour du pot. On se veut informatif et pédagogue. On attend du citoyen qu’il soit d’accord avant qu’il ne connaisse la réelle teneur de la question évoquée. On laisse fuir dans les médias quelques informations, quelques statistiques. Et puis… on fini par lâcher le morceau : il faut réformer le système des retraites !

 

« On », ce sont les politiciens, le MEDEF, mais aussi, moins démonstrativement, les syndicats de salariés qui savent qu’ils finiront bien par avaler de nouvelles couleuvres.

 

Tout ce beau monde savait, et sait, que le capitalisme est incompatible avec le système des retraites par répartition et l’allongement de la durée de la vie. En effet, les surplus de productivité  dégagés ne servent ni aux salaires, ni à la protection sociale, ni aux retraites, mais à enrichir les propriétaires du capital,… les actionnaires. Or, il n’est pas question pour les gestionnaires du système de toucher à ses principes de répartition des richesses… d’où l’indécente gymnastique financière à laquelle ils se livrent et la rigueur à laquelle ils nous soumettent.

 

Derrière un discours, de Droite comme de Gauche, parfaitement lénifiant, parlant de réforme juste, efficace et durable des retraites,… ils nous ressortent les sempiternelles trois solutions :

 

1. Repousser encore l'âge de départ à la retraite.

2. Augmenter le montant des cotisations.

3. Baisser ou geler les pensions.

 

Toutes ces mesures sont évidemment impopulaires mais nous sont présentées, par la Droite comme par la Gauche, comme les seules possibles.

 

L’adoption d’une de ces options, ou leur combinaison va être fonction du degré de résistance des salariés – résistance faible on l’a vu les années précédentes.

 

Le MEDEF va faire le forcing pour sauvegarder les intérêts du système en faisant un chantage à la « compétitivité » et aux risques de licenciements et délocalisations.

 

La troisième option présente l’avantage de s’attaquer à des personnes âgées à la résistance très faible et aux moyens de pression quasi inexistants.

 

La nouvelle réforme ne règlera rien (comme les précédentes), sauvegardera les privilèges du capital, accroîtra les inégalités et généralisera la précarité.

 

Tant que ne sera pas mis sur le tapis la question de la répartition des richesses, source de toutes les inégalités,… rien ne sera réglé.

 

RETRAITES

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“Wesh ma gueule !”

Rédigé par Nicolas Mignard

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