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Articles avec #billet d'actualite catégorie

Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ..........................................................................................

 

L’ENGRENAGE EUROPEEN

 

L’idée de la construction de l’Europe pour éviter les drames du passé est une idée assurément pertinente. Elle a très certainement habité l’esprit de celles et ceux qui, au lendemain de la 2e Guerre Mondiale se sont attelés à cette tâche.

 

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, au regard de ce qu’est devenue l’Europe, cette belle idée est en train de sécréter son contraire.

 

Le discours sur la paix, parfaitement audible pour les Européens de toutes générations s’est accompagné au fils des ans d’un discours lénifiant, dégoulinant de bonnes intentions, et surtout de pratiques politiques et économiques qui ont mis en place des structures économiques qui se sont révélées parfaitement contradictoires avec l’intérêt des peuples… Il suffit de voir la situation actuelle !

 

Ainsi, au nom d’une rationalité économique tout à fait relative, et contestable, représentant essentiellement les intérêts d’un capital avide d’espace au-delà des frontières nationales, s’est développé un capitalisme transnational qui a imposé, au détriment des intérêts des peuples, une répartition des aires d’activités économiques et des emplois nécessaire à la réalisation de ses profits. On a assisté – et on assiste – à un déchirement à grande échelle du tissu économique et social dans tous les états européens.     Ceci  a coïncidé –aggravant en cela la situation – avec une perte de contrôle des États, parfaitement assumée, et provoquée, par une classe politique, qui a dilué le concept même de citoyenneté dans les « eaux glacées » du calcul économique de la finance internationale.

 

Le « mieux disant économique et social » tant vanté par les politiciens de tout bord et les eurocrates, aboutit aujourd’hui à des situations quasiment insurrectionnelles dans plusieurs pays européens et une montée de la pression sociale dans les autres.

 

La pauvreté, l’exclusion, la perte généralisée des acquis sociaux, les scandales alimentaires, la dictature des lobbys,… sont les fruits de ces choix politiques

 

Le risque de dérive n’est que trop bien connu… Les peuples européens n’en ont que trop payé le prix fort au 20e siècle.

 

Pauvreté et exclusion sont le terreau sur lequel poussent les haines, le racisme : on se méfie des Roumains, des immigrés, on dénonce les Espagnols qui viennent prendre des marchés, on accuse les Allemands de protéger leurs intérêts,… La suspicion se généralise et, avec la crise, va inévitablement s’amplifier.

 

Les politiciens qui gèrent leurs intérêts immédiats, parfaitement complices des intérêts financiers qui gèrent, eux, à très court terme, leurs placements, n’ont que faire de cette situation.

 

Leur faire confiance et ne pas réagir nous fait courir le risque d’une dérive totalitaire toujours possible lorsque les peuples souhaitent « un Etat fort » ou un « dirigeant qui mette de l’ordre ». Sachons tirer les leçons du passé !

 

12 mars 2013

 

L'ENGRENAGE EUROPEEN
Publié par PM sur
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Billet d'actualité ..........................................................................................

 

LE DIALOGUE,… MAIS QUEL DIALOGUE ?

 

 

Entre deux vagues de licenciements massifs et après des affrontements violents opposant les salariés marrons aux forces de répression, le Ministre du « Redressement Productif » (sic) en appelle sagement au dialogue et explique doctement, à celles et ceux qui ne peuvent plus se faire entendre de leur direction et vont se retrouver à la rue, que la priorité est au dialogue.

 

Ainsi, le Ministre du « Redressement productif » a appelé direction et syndicats de PSA à un « dialogue social exemplaire » pour arriver à « renégocier, reformater et réduire le plan social »

 

Mais que veut dire ce jargon ministériel ?

 

C’est très simple. Dit autrement le Ministre appelle à « discute entre partenaires sociaux pour servir d’exemple et faire patienter les salariés des autres entreprises dans le même cas » pour arriver à « continuer à discuter, poser le problème dans ses différentes dimensions pour en trouver, de préférence la bonne ( ?) et faire en sorte finalement que les salariés acceptent les licenciements ».

 

Et le même Ministre précise, dans le cas ou l’on ne l’aurait pas compris : « Le plan de redressement devra être strictement proportionné à la situation réelle du groupe pour limiter les conséquences négatives sur l'emploi»…

 

Ce qui veut dire en clair :

« Le plan de licenciement devra être justifié par la situation économique de l’entreprise et faire en sorte qu’il y ait le moins de licenciements possibles pour éviter l’explosion sociale »

 

Contrairement à l’illusion que donnent les contorsions sémantiques ministérielles et le discours apaisant… le Ministre du Redressement Productif ne maîtrise strictement rien, et s’en remet, d’une part à la direction de l’entreprise pour qu’elle « n’en fasse pas trop », et aux syndicats pour qu’ils fassent « passer la pilule » auprès des salariés.

Autrement dit, le soit disant dialogue est totalement artificiel,… pour une raison simple : il n’y a rien à négocier sur le fond, sinon, pour les salariés à accepter les choix économiques et stratégiques fait par la direction qui a, de toute manière, seule les cartes en mains.

Et l’on s’étonne après ça qu’il y ait des violences sociales, que les syndicats soient de plus en plus désavoués et débordés, que les salariés ne croient plus en rien ?

C’est le contraire qui serait étonnant. A force de prendre les gens pour des imbéciles, ça ne peut que très mal se terminer !

8 mars 2013

 

Voir aussi l'article qui suit : depuis presque dix ans, rien n'a vraiment changé, sinon une aggravation

 

LE DIALOGUE,... MAIS QUEL DIALOGUE ?
Publié par PM sur
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Billet d'actualité ..............................................................................................

 

LE « SOCIAL » COUTE-T-IL TROP CHER ?

 

Tout dépend du choix au départ.

 

Si l’objectif est la rentabilité du capital, autrement dit le revenu maximum – dividendes – pour les actionnaires, alors la situation sociale de celles et ceux qui travaillent, sera soumise à des conditions restrictives : conditions de travail dégradées, instabilité de l’emploi, bas salaires … En effet, ces conditions sont considérées comme des coûts donc, logiquement – au regard des gains - soumises à réduction.

 

Si l’objectif est la satisfaction des besoins de la population, celle-ci n’est plus un coût, elle a un coût (ce qui est différent), le problème consiste simplement à ajuster les moyens économiques disponibles à l’atteinte de cet objectif.

 

Le problème, c’est que les politiciens et les gestionnaires du Capital ont réussi à convaincre le plus grand nombre que la norme économique et sociale était la rentabilisation du capital au détriment des la satisfaction des besoins de la population. C’est tout le sens du discours sur la rentabilité de l’entreprise qui consiste, non pas à satisfaire une demande, des besoins, mais à engranger le maximum de profit pour les actionnaires, notamment les fonds de pension ou autres gros investisseurs financiers et leur larbins que sont les grands patrons..

 

Notons que c’est au nom de ce principe que le service public est démantelé au profit d’un secteur privé toujours assoiffé de profits.

 

Cette situation est la conséquence d’une société divisée en classes sociales aux intérêts antagonistes – une minorité détenant les moyens de production, décidant de ce qui doit être produit, comment, où et pour qui, … le reste de la population n’étant que l’instrument de la réalisation de ses objectifs.

 

Tous les discours officiels sur la défense de l’emploi, les conditions de travail, les rémunérations, la qualité de la production (agricole comme industrielle), les retraites, ne sont que des mensonges… ou plutôt une adaptation masquée de l’immense majorité de la population et des structures de la production aux choix politiques qui visent à maintenir et gérer ce système.

 

Vivre en société et satisfaire les besoins d’une population a bien évidemment un coût, mais encore faut-il que ce coût soit directement lié aux conditions, aux exigences, d’une production ayant pour objectifs les besoins de cette population et non les intérêts d’une classe parasite qui spécule et engrange des profits exorbitants.

 

Encore faut-il que l’on pose le problème de cette façon, et non que l’on fasse une confiance aveugle – ce qui est le cas pour le plus grand nombre - à des politiciens, complices de cette classe, qui nous entraînent à des prises de positions aberrantes au regard de nos intérêts.

 

C’est cette classe parasite qui (nous) coûte cher,… pas le social !

 

6 mars 2013

 

LE SOCIAL COUTE-T-IL TROP CHER ?
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Billet d'actualité ..................................................................

 

CUMULARDS

 

Dans toute autre profession, le cumul d’activités, avec rémunération à la clef, est généralement mal vu. Une telle pratique jette la suspicion sur le sérieux mis à remplir les différentes fonctions, sans parler de la place occupée et qui pourrait l’être par un/une autre.

 

Les politiciens eux, n’ont pas ce genre de craintes et de scrupules. Au-delà de la férocité qu’ils déploient pour gagner leur place, ils essayent d’en avoir le plus possible… et une fois en place, ils n’en bougent plus, ou du moins essayent !

 

Bien sûr, le discours officiel – sans rire - raconte que cette activité, la fonction politique, est fondée sur le «  don que l’on fait de sa personne à l’intérêt général »…et que, au dire des intéressés, ce n’est même pas une profession. On peut d’ailleurs se demander pourquoi ils gagnent, sur un seul mandat, jusqu’à cinq fois le SMIC, et plus… sans parler des privilèges collatéraux (transports, protection sociale, retraites,…).

 

Alors que dans la plupart des professions, on vit difficilement la charge de travail correspondant à un emploi,… les élus/es en exercent deux parfois trois et même quatre… Ou bien se sont des surhommes/femmes ou bien ils ne foutent pas grand-chose !

 

Bien sûr, à les entendre, ils sont surchargés de travail, toujours en déplacements, écrasés par les dossiers,… sauf celui concernant leur statut… top secret.

 

Pourtant à la seule évocation d’une loi sur le « non cumul des mandats »,… alors que toute autre profession serait enthousiaste,… eux rechignent, refusent, reculent le débat et la décision, font la sourde oreille…accusent celles et ceux qui font ces propositions d’être des « populistes », « anti démocrates »… Ben voyons !

 

La réforme viserait à ce qu’un mandat de député ou de sénateur devienne incompatible avec les fonctions de maire (y compris de maire d’arrondissement à Paris, Lyon, Marseille), de président de conseil général ou régional ou d’un groupement de communes (communauté urbaine, etc.). L’incompatibilité concernerait toute fonction exécutive (adjoint au maire...). Mais à leurs yeux, de telles dispositions seraient une atteinte à leurs fonctions et pour tout dire,… à la démocratie ! Rien que ça !

 

Il serait intéressant de savoir si, la rémunération du mandat principal était alignée sur le salaire médian, soit 1644 euros/mois (ce qui serait justice), autant de candidats se précipiteraient pour occuper ces postes, de même si les autres fonctions, en plus de la principale, n’étaient pas rémunérées (ce qui serait logique). De telles conditions leur permettraient de savoir ce que c’est que de vivre comme le peuple, qu’ils sont censés représenter… et de réfléchir avant de prendre des décisions dont ils ne mesurent jamais, à leur niveau, la portée.

4 mars 2013

 

CUMULARDS
CUMULARDS
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Billet d'actualité ..................................................................................

 

L’INSÉCURITÉ JURIDIQUE

Le concept fait fureur dans le milieu patronal. Voilà-t-il pas que le bon fonctionnement de l’entreprise est/serait menacé par les décisions des tribunaux ! En effet, aussi bien en matière de licenciements que de conditions de travail, de statut d’embauche,… les tribunaux mettent leur nez dans les affaires des entreprises.

 

Est-ce vraiment nouveau comme attitude ? Non ! Les tribunaux, comme c’est leur rôle, ont toujours eu à traiter des affaires juridiques concernant les rapports employeurs-employés. Feraient-ils aujourd’hui un zèle particulier qui ferait s’alarmer le patronat ? Pas plus qu’avant ! Ils font simplement leur travail.

 

Alors que se passe-t-il ? Une chose fort simple : la mondialisation du capital a durci les conditions de fonctionnement des entreprises ce qui a inévitablement entraîné un changement qualitatif des rapports employeurs/employés.

 

Le recours au harcèlement des salariés, aux statuts précaires, au sous-paiement des salariés, aux licenciements massifs … sont devenus des pratiques courantes ; pratiques incitées par les nouvelles conditions de production et de concurrence, pratiques tout à fait courantes, pour ne pas dire normales, dans les nouveaux pays industriels qui sont directement concurrents de nos industries.

 

Le patronat des « vieux pays industriels », qui avait dû négocier avec les salariés la mise en place d’une législation du travail qui protégeait ceux-ci se trouve aujourd’hui « handicapé » par une législation qu’il trouve inadaptée. La chose est aggravée par l’évolution du rapport de forces salariés/employeurs favorable à ces derniers, les salariés étant contraints aujourd’hui à faire appel aux tribunaux pour défendre leurs intérêts.

 

Y a-t-il véritablement inadaptation de la législation au regard des intérêts économiques des entreprises ? C’est une évidence du point de vue patronal. Une révision de cette législation, à la baisse, en termes de droit des salariés, leur permettrait de se rapprocher de leurs concurrentes chinoises, tunisiennes et roumaines…

 

Côté salariés, ce serait évidemment une catastrophe.

 

On comprend dès lors l’énergie déployée par le MEDEF pour conclure l’accord national interprofessionnel (Ani) « pour un nouveau modèle économique et social». Signé le 11 janvier dernier par le MEDEF, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC, il va servir de base à la future loi sur l’emploi, actuellement en préparation.

 

Si la « Gauche » cautionne ça,… et elle va le faire,… ce sera autant de moins à faire pour la Droite quand elle va revenir au Pouvoir.

 

Ils savent se partager le travail… C’est ça l’alternance !

 

3 mars 2013

 

 

INSECURITE JURIDIQUE
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Billet d'actualité ......................................................................................

LES FAUX-CULS

Il y a quand même quelque chose d’ahurissant dans le déferlement d’hommages à l’occasion de la disparition de Stéphane HESSEL. Cet homme, ce progressiste, résistant, défenseur des principes économiques et sociaux du Conseil National de la Résistance (CNR), ce pourfendeur des inégalités sociales et du gouffre dans lequel nous précipite le système politique et économique actuel,… trouve des admirateurs parmi cette classe politique qui gère ce système. ( ?)

Ils ne manquent pas d’air celles et ceux qui, au Gouvernement aujourd’hui disent se reconnaître dans la philosophie de Stéphane HESSEL, ceux là mêmes qui ont manipulé et violé la décision populaire de refuser le Traité Constitutionnel Européen en 2005 et se sont prêtés, avec la Droite à son passage en force parlementaire en 2008 (Traité de Lisbonne)… dont on voit les dégâts aujourd’hui partout en Europe.

Ils n’ont aucune honte celles et ceux qui, au Gouvernement  aujourd’hui disent être en accord avec la pensée de Stéphane HESSEL, ceux là même qui sont en train de revenir sur tous leurs engagements électoraux en matière économique et sociale, qui mènent la même politique de rigueur que la Droite : accroissement de l’exclusion, développement des inégalités, liquidation des services publics, effondrement du système de protection sociale, privatisations, liquidation du système de retraites.

Tous ces faux-culs sont en train de détruire ce qui constituait le fondement même de la pensée politique, économique et sociale du CNR.

Il est de bon ton de verser des larmes de crocodiles sur un personnage qui force le respect. Ça permet, du moins on l’espère de s’approprier à bon compte une partie de sa notoriété et de la sympathie qu’il inspire.

Le spectacle de l’émotion officielle et des déclarations larmoyantes masque, du moins on l’espère, l’ignominie du double discours.

Celles et ceux qui se prêtent à cette répugnante pratique n’ont aucun respect, ni pour celui qui vient de disparaître et qui est instrumentalisé, ni bien sûr pour celles et ceux pour qui le spectacle est organisé.

Le comble du ridicule et de l’abjection serait l’organisation de funérailles nationales, car soyons sérieux… ce genre de spectacle n’est pas fait pour le défunt,… et pour cause, mais pour mettre en valeur, celles et ceux qui veulent se montrer dans la lumière rayonnante du personnage qu’ils sont en train de trahir.

Ces faux-culs n’ont pas peur de l’INDIGNATION chère à Stéphane HESSEL,… on peut –être indigné et soumis. Ce dont ils ont peur c’est de la REVOLTE, de l’action qui au-delà de l’indignation change la donne économique et sociale.

1er mars 2013

LES FAUX CULS
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Billet d'actualité .......................................................................................

LE DOUTE

Disons le sans détour : les dernières élections italiennes ne peuvent que faire douter de la démocratie.

Si la démocratie c’est la répétition des erreurs, la nomination sans cesse renouvelée des exploiteurs et escrocs au Pouvoir,… il y a de quoi douter. Or c’est bien de cela dont il est question en Italie, après la Grèce, et même l’Espagne. Pour notre part, en France, les élections, nous pouvons en être sûrs, vont reconduire les mêmes personnages à la tête de l’État, des régions et des villes.

Je sais que dire ça, oser se l’avouer et l’avouer publiquement c’est s’attirer la réprobation du plus grand nombre. Se faire taxer d’anti démocrate, d’élitiste, de populiste, et autres sympathiques qualificatifs… et pourtant !

Doit-on aboyer avec la meute ? Ou rester silencieux avec les résignés ?

Qu’un personnage comme Berlusconi trouve encore des centaines de milliers de « citoyens » pour lui faire confiance a de quoi ébranler les convictions du démocrate le plus convaincu sur le sérieux et le sens de la vox populi.

Le système dit « démocratique » tel qu’il est pratiqué aujourd’hui dans les « démocraties » a-t-il un sens ? Le décalage total entre les aspirations populaires et le résultat et conséquences de la consultation populaire montre qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas, qui est aberrant,… ou alors au contraire il est une machine au service d’un système pervers.

Tout semble fait pour que la consultation populaire donne exactement le contraire de ce que sont les aspirations populaires. Ce système ne fonctionne plus ou plutôt fonctionne parfaitement bien pour que la démocratie, sous une apparence « démocratique » soit complètement court-circuitée afin de faire en sorte que rien ne change, que tout se reproduise avec l’ « assentiment » du peuple.

On nous a ancrés dans les têtes que « le changement ne peut se faire que par la voie légale »,Et si la voie légale n’était faite que pour que le changement soit impossible ? J’exagère ? En êtes vous bien sûr au fond de vous-même,… quand vous vous interrogez sur ce que vous voyez de la vie politique ? Quand vous osez vous poser des questions que vous n’oserez pas vous poser en public ?

Tant qu’on a pu jouer sur des ressorts économiques qui permettaient de « sauver la face » et « reproduire des conditions de vie acceptables »,… la comédie politique faisait partie d’un large consensus. Aujourd’hui ces marges de manœuvres n’existent plus,… et l’on fait comme si…

Jusqu’à quand ?

28 février 2013

 

LE DOUTE
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Billet d'actualité ....................................................................................

PRIVILEGES, ACQUIS SOCIAUX OU CASTE PARASITE ?

Ca fait un moment que la calomnie traîne dans les allées du Pouvoir : il y aurait la France qui souffre et celle des privilégiés. Mais attention, dans l’idée des politiciens, les privilégiés ce ne sont pas eux, mais des salariés, des travailleurs qui bénéficient, généralement depuis la Libération de « statuts spéciaux », d’avantages qu’on leur a accordés, bref, d’acquis sociaux.

Quels sont ces avantages ? Stabilité de l’emploi, avantages en nature, retraites,… tout ce que légitimement tous les salariés ont toujours demandé et pour lesquels ils se sont battus.

Sont-ce des privilèges ? Il fut une époque, pas si lointaine, où ces avantages étaient considérés comme des avancées sociales pour les autres salariés et leur servaient d’exemples … ce n’était pas des privilèges, bien au contraire, mais des conquêtes sociales. On ne condamnait pas celles et ceux qui en bénéficiaient, on essayait de les imiter et d’arracher ces mêmes avantages au Capital, à l’Etat.

Le capitalisme se mondialisant, le rapport de force entre le Capital et le Travail tournant à l’avantage du premier,… les acquis sociaux sont devenus dans la bouche des patrons et des politiciens des privilèges scandaleux.

Alors qu’à une époque, pas si lointaine, on regardait vers le haut, on se battait pour améliorer ses conditions de travail, de vie,… aujourd’hui nous sommes en pleine régression. Les politiciens et les profiteurs du Capital font appel aux plus bas instincts – la jalousie en particulier - pour dénigrer ce que fut le progrès social, ce pour quoi les générations qui nous ont précédés se sont battues.

Au nom d’une vision complètement perverse de l’Egalité, le nivellement des conditions de travail, de protection sociale, de salaires, de congés, de retraites … se fait par le bas. On ne permet pas à celles et ceux qui sont le plus bas, de monter, mais au contraire on rabaisse les conditions de celles et ceux qui avaient conquis des avantages. On montre du doigt celles et ceux qui refusent d’abandonner ces avantages, on les culpabilise.

Ce « on » c’est bien entendu les gestionnaires du Capital et leurs complices politiciens… Ils sont d’ailleurs les seuls à ne pas s’appliquer à eux mêmes la leçon de morale qu’ils nous font…

Précarité de l’emploi, stress au travail, baisse des salaires, allongement de la durée de vie active, retraites misérables, explosion des inégalités sont en train de devenir la règle dans un monde qui regorge de richesses mais qui sont réparties de manière aberrante au profit d’une caste parasite.

27 février 2013

PRIVILEGES, ACQUIS SOCIAUX OU CLASSE PARASITE
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LA NAUSEE

Est-ce avant, ou après, l’esprit de révolte que l’on ressent cette sensation ?... Je ne sais pas,… mais c’est la sensation dominante qui me saisit à l’écoute, à la lecture des informations qui émanent des médias. Certes, ils sont complices, consentants du spectacle qui leur apporte audience et donc revenus (publicitaires)… Mais les faits sont là.

Pas un jour sans scandale, sans révélation scabreuse sur les pratiques d’une classe politique – et de ses satellites « parisiano-mondains » -  qui ne se contentent pas simplement d’être parasites, mais étalent au grand jour leurs pratiques répugnantes à base de magouilles de pouvoir, d’incompétence notoire, de faux semblant, de népotisme, de favoritisme, de coucheries plus ou moins consenties et étalées au grand jour, de cumuls de fonction, de fausses déclarations,…

Bardée de privilèges et aux revenus consistants, cette classe explique doctement au bon peuple – à nous - qu’il faut qu’il se serre la ceinture au nom de l’intérêt supérieur du pays, et d’équilibres économiques qu’il est incapable de comprendre.

Le « mensonge à degrés » – qui consiste à affirmer péremptoirement puis, peu à peu, à faire marche arrière – est devenu une pratique classique de l’exercice du pouvoir – de Droite comme de Gauche. L’enfumage et le roulage dans la farine (animale), au sens propre comme au sens figuré, devient le summum de la pratique politique dans ce que l’on continue d’appeler une démocratie.

Sur ce tas d’ordures, chevauche, comme un coq (qui se veut gaulois) sur un tas de fumier, un Front National qui joue à la fois les « vierges effarouchées » et la « girouette politique » mais qui à l’abri des regards chausse ses bottes pour écraser ce qui va nous rester de libertés et d’acquis sociaux,… et tout ça au nom de la France !

Déjà, comme les hyènes qui flairent la viande en décomposition, les politiciens de tous poils s’apprêtent à s’entredévorer en vue des prochaines élections municipales – pourtant dans plusieurs mois. Coups fourrés, crocs en jambes, propos diffamatoires,… fleurissent … et l’on nous fait croire que c’est le jeu normal de la démocratie qui s’exprime.

Des vrais problèmes qui se posent : emploi, exclusion, niveau de vie, santé, retraite, environnement… ils n’en ont rien à foutre. Ce qui les intéresse ce sont les places dans les assemblées et les privilèges qui leur sont attachés, leur éventuelle accession aux moquettes des palais de la République.

Quand un patron n’a plus besoin de vous en tant que salariés il vous laisse tomber comme une vieille chaussette… tout le monde sait ça. Le politicien n’a besoin de vous que le jour des élections,… après vous ne le voyez plus ! Et ça on ne le voit pas ! La preuve on les reconduit toujours au pouvoir !

La nausée !

22 février 2013

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PROFESSION DE FOI D’UN PATRON…

"…Titan va acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins de un euro l'heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin. Vous pouvez garder les soi-disant ouvriers. Titan n'est pas intéressé par l'usine d'Amiens-Nord. »…

C'’est, entre autres « amabilités » ce qu’a dit Mr.Taylor Jr  le PDG du groupe américain Titan dans une lettre au ministre du «  redressement productif » Arnault Montebourg.

 

Ça aurait pu être Monsieur Sylvestre des « Guignols de l’Info »,… mais cette fois c’est un vrai patron qui cause comme ça !

On peut se contenter d’un haussement d’épaule à la lecture d’une telle déclaration. On aurait tort… Ce discours est plein d’enseignements. Il dit en substance :

-qu’il n’a rien à foutre des ouvriers français,…

-qu’il n’a rien à foutre des syndicats,

-qu’il n’a rien à foutre du Gouvernement

-que tout ce dont il a besoin, il l’a ailleurs et moins cher.

 

Ce discours vaut une longue conférence d’experts sur la mondialisation. Tout est dit en quatre phrases. Le représentant syndical visé a répondu à ce Monsieur, dans la foulée et à la télévision, que « les salariés français l’emmerdent » … Voilà au moins les deux parties d’accord !

 

Que va répondre le Gouvernement ?

-soit, il reste poli et passe pour un imbécile (même pas heureux),

-soit, il est impoli,… ce qui est impensable,

-soit, il s’offusque et passe pour une « vierge effarouchée »

-soit, il ne dit rien,… c’est ce qu’il a de mieux à faire.

 

Le problème avec Mr.Taylor Jr, c’est que même s’il exagère dans son outrance, il a raison dans son analyse… La mondialisation marchande fonctionne effectivement comme cela,… et pas comme le souhaiterait Monsieur Montebourg qui se berce d’illusions et berce celles et ceux qu’il cajole.

 

Quelle conclusion peut-on en tirer et que ne tireront ni les syndicats, ni les politiciens (de Droite comme de Gauche), ni le Gouvernement ?

 

Toutes les vieilles méthodes de concertation, négociations, compromis, entre « partenaires sociaux » sont aujourd’hui obsolètes.

 

Il va falloir inventer une autre stratégie politique et économique.

 

20 février 2013

 

Voir aussi : http://fedetlib.overblog.com/salariat-une-re-decouverte-douloureuse

PROFESSION DE FOI D'UN PATRON...

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Rédigé par Nicolas Mignard

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