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Articles avec #billet d'actualite catégorie

Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité .......................................................................................

 

L’ATTENTE

Il y a deux attitudes qui nous détruisent peu à peu et nous conduisent à la catastrophe c’est :

  • ils trouveront bien « une solution »,
  • avec le temps ça finira bien, comme chaque fois, par s’arranger.

Le drame c’est que ce sont des attitudes qui se veulent pleine de sagesse et de bon sens. Elles expriment en fait un attentisme anti-citoyen… qui frise l’inconscience et fait le lit au défaitisme sous toutes ses formes. Le 20e siècle devrait nous servir de leçon !

Ne nous méprenons cependant pas, cette attitude est le pur produit d’un « républicanisme » primaire qui nous a fait croire, et continue à nous faire croire, au travers de l’École, de la vie et des discours politiques que nous avons atteint un sommet dans l’organisation économique, politique et morale et que les institutions de la République sont à même de répondre à toutes les questions et de résoudre tous les conflits.

En dehors de la désignation de nos représentants, il n’y a donc rien à faire d’autre que d’attendre.

Les politiciens nous exhortent en disant : Mobilisez vous ! Agissez !... Mais ça veut dire concrètement quoi ?

Posons le problème autrement : que peut faire un citoyen en dehors d’attendre ?

On lui demande simplement de bosser, s’il a du boulot, et de payer… en dehors de ça il « ferme sa gueule » et ne se déplace que pour aller voter. Toute autre attitude est qualifiée d’antirépublicaine, antidémocratique,… et s’il gueule un peu fort il se fait qualifier de terroriste. Même les manifestations ne servent plus à rien !

Le dialogue ? OK,… mais à condition qu’il ne change pas les positions de départ du pouvoir, qu’il respecte les principes du système, qu’il fasse comme s’il pensait que les choses allaient changer ! Le changement c’est toujours maintenant !

 

Toute autre attitude reçoit sa sanction :

  • si l’on se révolte, on nous réprime,
  • si l’on se suicide on nous plaint
  • si l’on ferme sa gueule et que l’on vote et l’on paye, on est considéré comme un bon citoyen.

ATTENDRE,… mais attendre quoi au juste ?

19 février 2013

 

 

 

L'ATTENTE
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité .................................................................................................

EN TOUTE LIBERTE

Cet engouement général et soudain pour la traçabilité, la réglementation a quelque chose de surprenant dans ce monde de liberté de circulation des marchandises, des capitaux et des hommes. Un peu de viande de cheval là où il ne devait y avoir que du bœuf et l’opinion publique s’enflamme… Encore heureux qu’il ne se soit pas agi de porc, voire de cuisses de grenouilles.

Pendant des années, les politiciens, bureaucrates européens, économistes distingués et experts en bonheur universel, nous ont doctement expliqué que le marché, ses lois, ses mécanismes régulateurs, ses facultés à rationaliser les coûts, à écraser les prix et à satisfaire l’intérêt général, ne saurait donner le maximum de satisfaction s’il était entravé par le moindre contrôle.

Et puis, mais tout le monde sait ça : la liberté d’entreprendre, la liberté de produire, la liberté de s’enrichir ont pour fondement essentiel un humanisme dont le marché est l’expression universelle et tangible. Même les « interventionnistes », « sociaux démocrates « et « progressistes » de tous poils se sont convertis à la nouvelle religion.

L’Europe, cette sacro sainte Europe qui devait nous ouvrir des lendemains qui chantent, Haut Lieu de la déréglementation généralisée, de la liquidation des services publics (au nom de la liberté et de l’efficacité), … Voilà-t-il pas que cette Europe apparaît comme un vrai panier de crabes où se constituent de véritables mafias privées, tolérées, de fait par des Etats qui ont depuis longtemps fait le choix de ne plus s’intéresser à des choses aussi inessentielles que la santé publique et les conditions de production de l’alimentation des populations.

Bien sûr, les bureaucraties en place n’hésiteront pas à harceler les petits producteurs pour un robinet mal placé ou une demande d’autorisation mal formulée,… mais les grandes entreprises de l’agro alimentaire sont à l’abri de ces mesquineries,… elles sont les « mères nourricières » du bon peuple et les clefs de voûte d’un système garanti par les puissants qui nous gouvernent… elles agissent en toute impunité jusqu’à la catastrophe et le scandale.

Alors, et alors seulement, tout ce petit monde d’aigrefins, d’empoisonneurs, de politiciens, tombe des nues, s’interroge, « découvre que… », en attendant que ça passe, oublié par l’actualité, remplacé par le Pape, le football ou un quelconque scandale mondain !....

Au nom de la liberté, la spéculation (voir le rôle des traders dans l’ « affaire des lasagnes »), avec la bénédiction de toutes les instances internationales (Commission Européenne, OMC, FMI), structure l’architecture des réseaux qui conduisent toutes les saloperies industrielles dans nos assiettes.

Le peuple a peur des assiettes vides,… on les lui remplit. Faudrait pas, tout de même, qu’il se montre trop exigeant sur la qualité de la marchandise.

16 février 2013

EN TOUTE LIBERTE
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ...................................................................................................

LA PEUR

Parlons clairement et sans faux semblants : ce n’est pas dans les sables du désert malien, ni dans les draps de lits des couples hétéro/homo que s’accumule la matière qui tôt ou tard va constituer l’ingrédient de l’explosion sociale. Sans dévaloriser ces deux évènements, qui ont chacun leur importance,… l’essentiel n’est pourtant, actuellement, pas là. Ils constituent, il est vrai, pour le Pouvoir en place un paravent, un dérivatif qui ne saurait gommer l’essentiel : la crise sociale avec son cortège de licenciements, d’exclusions, d’inégalités, de drames et de réformes scélérates en préparation (retraites, droit du travail,…).

Le pouvoir sait cela,… et à juste titre s’inquiète. Un conseiller du Président, qui ne donne pas son nom, ne déclare-t-il pas à propos de la dégradation de la situation sociale : « Tous les ingrédients sont réunis pour que ce soit violent ». Il a raison. Il sait, mieux que tout autre, que l’explosion sociale, c’est comme les tremblements du terre : la question n’est pas de savoir s’il y en aura un, ça c’est une certitude,… mais quand ?

Cette certitude est fondée sur deux choses distinctes mais finalement liées :

  • Les contradictions qui minent notre système ont des conséquences de plus en plus graves… des milliers d’emplois ont été perdus et des milliers d’emplois sont menacés… d’où exclusion, pauvreté, aigreur, révolte ;

  • Le pouvoir n’a aucune solution pour enrayer le processus en cours, pas de politique économique claire, contraintes internationales,… et les syndicats sont impuissants.

Il ne reste plus au pouvoir qu’à rassurer. Or l’agitation médiatico-sympathique du ministre du « redressement productif »(?) commence à s’essouffler. Les résultats sont loin des espérances. Et l’impatience monte chez les actuelles et futures victimes.

L’illusion ne va pas éternellement durer. Il suffira d’un déclic, peut-être mineur, pour que s’enflamme la conscience collective et que se révoltent celles et ceux que l’on a si longtemps grugés par des promesses et des faux-semblants.

Tout est, alors, possible ; le meilleur, mais aussi le pire !

On risque de revivre des expériences du passé qui se perdent dans les mémoires… la répression du mouvement social par les « socialistes ». Ca c’est déjà produit, rien ne dit que ça ne se reproduise pas. Revoyez vos livres d’Histoire.

Les menaces du ministre du l’Intérieur à l‘égard du mouvement social, ne sont pas un hasard. Il sent que le point critique approche,… et après avoir essayé de rassurer, le pouvoir veut faire peur pour éviter la révolte et être obligé de commettre l’irréparable : l’écrasement du mouvement social.

J’exagère ?... On verra bien ! Pour le moment, je prends date !

14 février 2013

 

LA PEUR
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ........................................................................................

BOUFFE ET TAIS TOI !

L’affaire des « lasagnes » à la « viande de bœuf pur cheval » montre une chose que nous savons depuis longtemps : on nous fait bouffer n’importe quoi. Même si, dans ce cas, il n’y aurait aucun risque sanitaire – encore que !- la preuve est, une fois encore, faite que tout est possible… En matière de rentabilité et de spéculation sur l’alimentaire, le pire n’est jamais loin. Des exemples ?

Il est vrai que nous sommes, en partie, conditionnés et soumis à une alimentation industrialisée, ne serait-ce que par notre manière de vivre, de travailler. Notre mode de consommation n’est pas « autonome », nous sommes piégés par nos conditions de vie. Cependant, une marge de liberté nous reste, que nous ne saisissons pas, par commodité, paresse, laisser-faire… Changer nos habitudes exige quelques petits efforts et de l’imagination…

Qui peut faire confiance aujourd’hui en une Europe libérale, où règne une déréglementation initiée par les eurocrates, exclusivement propice aux affaires et où les politiciens (les élus) ne découvrent les catastrophes qu’une fois qu’elles se sont produites ? Nous n’avons aujourd’hui aucune garantie sur la qualité de notre alimentation. Les chaînes de production sont en fait incontrôlables et celles de distribution soumises à la spéculation et aux lois du marché (voir le rôle des traders et de la spéculation sur les marchés de l’alimentation !)

Y a-t-il une/des/ solution/s ? Oui ! Pas globale/s bien sûr,… Mais nous avons des marges d’action.

Sous quelles formes ? La production, les marchés de proximité, les circuits courts.

Il nous faut impérativement nous obliger à avoir, au maximum, recours à ces circuits… ça demande de l’initiative, de l’organisation avec les voisins, de l’attention sur ce qui se passe autour de nous. Les producteurs locaux, mis en grande difficulté par la production industrielle, résistent,… si nous ne les soutenons pas, ils vont disparaître et après eux ce sera le champ libre pour les empoisonneurs industriels.

Il n’y a aucun snobisme à avoir recours à la production locale, contrairement à ce que clament les empoisonneurs. Y avoir recours va les aider à se développer, à prospérer, à faire baisser les prix… les circuits vont se perfectionner, se stabiliser et finalement correspondre à nos besoins et à ceux des générations qui nous suivront.

La vie moderne nous a isolés, individualisés, atomisés ? Nous sommes pieds et poings liés par la publicité et les circuits de la grande distribution.  Notre libération ne se fera pas en un seul coup, mais nous pouvons dès à présent nous donner les moyens de fonctionner autrement sur des produits essentiels et de première nécessité. Des Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne et des Coopératives d’Utilisation du Matériel Agricole existent partout et sont prêtes à la vente directe.

Il y va à terme de notre santé, de celles de nos enfants et de nos petits enfants !......

11 février 2013

BOUFFE ET TAIS TOI !
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Billet d'actualite .................................................................................................

 

ETRANGER ET DROIT DE VOTE

Déjà qu’ils mangent notre pain, respirent notre air, boivent notre eau, parfois épousent nos femmes… il ne manquerait plus que les étrangers aient le droit de vote ! Ce droit de vote qui nous donne notre identité de citoyen (et on en est fier Monsieur !) et pour lequel « des gens sont morts » (nos ancêtres, pas les leurs, Monsieur !).

Passe qu’ils bossent (il ne manquerait plus qu’ils ne foutent rien), qu’ils paient leurs impôts (non mais !...)….

Bon OK, ce sont des êtres humains (on n’est pas raciste), mais ils ne sont pas comme nous,… sinon ils seraient Français (CQFD)…Or, ils sont étrangers !... Ca se voit du premier coup d’œil puisqu’ils ne sont pas comme nous. C’est vrai aussi qu’il y a des Français qui leur ressemblent,… mais enfin ce n’est pas pareil,… ils sont Français eux,… encore qu’il faille vérifier leur identité… On ne sait jamais !

Et puis, si ces étrangers votent, que vont-ils voter ? Allez savoir,… puisqu’ils ne sont pas Français !... Un Français vote pour la France,… mais un étranger ?,… il serait bien capable de voter pour l’étranger,… enfin presque, ou peut-être,… ils sont capables de tout ! Et puis le bureau de vote c’est le seul lieu aujourd’hui où l’on ne rencontre pas d’étrangers !... Logique, puisqu’ils n’ont pas le droit de vote ! … On se sent entre Français ! Encore qu’il y en a, on dirait des étrangers !...

Et puis, depuis le temps qu’on vote (entre Français), on est toujours dans la merde,… imaginez un peu si les étrangers votent aussi,… on sera encore plus dans la merde. Pourquoi ? Euh… parce qu’ils vont voter comme nous ! On ne voit d’ailleurs pas comment ils pourraient voter autrement ! Donc, votant comme nous, ils vont nous mettre encore plus dans la merde, ou du moins pas nous en sortir !… Déjà qu’on n’a pas besoin d’eux pour y être !

Et puis,… veulent-ils vraiment voter ? Faudrait leur demander, faire une consultation, leur demander de s’exprimer,… Mais ce n’est pas possible d’organiser une consultation, un vote, puisqu’ils n’ont pas le droit de vote ! C’est à nous de décider,… mais peut-on décider pour des étrangers… Ce serait s’immiscer dans leurs affaires. Encore faudrait-il qu’ils nous donnent le droit de voter pour savoir si on leur accorde ce droit.

Plaisanterie à part !.....

Quand je pense qu’il y a quarante cinq ans nous défilions dans la rue en hurlant « ELECTIONS PIEGE A CONS »… on est vraiment tombé dans le piège !... Et on voudrait y entraîner les étrangers ?

Bah !... Finalement on peut leur donner ce droit de vote,… ça prouvera au moins qu’ils sont aussi incapables que nous à changer cette société … et réciproquement !

Ils sont étrangers mais pas plus différents que nous ! C’est aussi ça l’Egalité !

Il y a plus à craindre de « l’impuissance des urnes » que du vote des étrangers.

 

10 février 2013

ETRANGER ET DROIT DE VOTE
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Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ..............................................................................................

 

LA PAUVRETE EN EUROPE CA N’EXISTE PAS !

Quand COLUCHE en 1986 avait lancé l’idée d’utiliser les surplus agricoles européens pour aider les pauvres, l’idée pourtant évidente, n’avait pas effleuré les politiciens de l’époque. Sa grande gueule et sa ténacité avait eu raison des lourdeurs et pudeurs bureaucratiques… et cette idée simple avait pu se concrétiser.

La mesure était évidemment conjoncturelle,… l’Europe ne pouvant aller que vers l’abondance, la croissance et le bien-être général !...

Le problème c’est que la pauvreté s’est depuis étendue en Europe, que celle-ci a intégré des pays encore plus pauvres et que… les surplus agricoles ont en grande partie disparus.

Disparus ? Comment ça ? Les fameux surplus n’étaient que le résultat du délire productiviste qui a régné en Europe depuis la fin de la guerre et ont perturbé pendant des années les marchés agricoles européens. Mais les technocrates européens ont su jouer de la logique des marchés pour « rationaliser » les productions et faire en sorte que s’ajuste l’offre des productions à la demande… le tout dans un contexte de réorganisation des productions entre les pays. Donc plus, ou presque plus, de stocks.

Reste la pauvreté qui elle a augmenté. Il a fallu remplacer les stocks – des valeurs d’usages bien concrètes – par de l’argent, D’où sortir cet argent ? Des budgets bien sûr ! Mais qui va payer ? Bonne question ! Les pays qui n’aident pas leurs pauvres (Allemagne, Grande Bretagne) rechignent, les pays qui les aident et ont peur de l’explosion sociale (Italie, Espagne, France, Roumanie) réclament.

L’aide sociale est-elle une vocation européenne ou doit-elle être seulement nationale ? Bonne question !

Devinez la réponse donnée par les uns et les autres.

Le fondement de ce qu’est l’Europe donne une réponse claire : le grand marché européen ne connaît pas la pauvreté il ne connaît que la « demande non solvable »…Nuance ! Ce qui est une manière élégante et technocratique de dire que la pauvreté, économiquement, n’existe pas. Le social serait une affaire intérieure des Etats… Que chacun assume et se débrouille.

Finalement ce qui domine en Europe aujourd’hui ce sont les intérêts nationaux sur les intérêts communautaires, les intérêts des riches au détriment des pauvres… Les seuls qui tirent leur épingle du jeu ce sont les marchés et en particulier les marchés financiers internationaux.

L’internationalisme n’est décidément plus ce qu’il a été,… à une certaine époque.

 

9 février 2013

 

 

 

 

 

LA PAUVRETE EN EUROPE CA N'EXISTE PAS
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Billet d'actualité ..........................................................................................

VIOLENCE ET DEMOCRATIE

A John DAVID (25 ans) jeune intérimaire belge d’Arcelor Mittal qui vient de perdre un œil, victime des forces de répression françaises à Strasbourg.

La dernière saillie, accompagnée d’un martial coup de menton du Ministre de l’Intérieur,  est un avertissement sans frais aux ouvriers révoltés par leurs conditions d’exclusion.

"Il n'y a pas de place, dans une démocratie comme la notre, pour la violence, et je lance évidemment un avertissement, la police, elle fait son travail".

Comment traiter la révolte de salariés qui voient leur vie saccagée par les intérêts du capital, par la spéculation financière, par les intérêts privés au détriment des intérêts collectifs ? C’est à cette question que Monsieur le Ministre de l’Intérieur devrait répondre.

En guise réponse il ne fait que des menaces. La révolte des salariés est irrémédiablement ramenée au niveau de la simple délinquance.

Les salariés, et pas qu’eux, voient bien que toutes ces diatribes officielles, déclarations, propositions, rencontres, promesses, commissions, réceptions de délégations, négociations, chartes,… ne servent strictement à rien.

La première des violences n’est telle pas cette inégalité qui règne  « dans une démocratie comme la notre », cette répartition scandaleuse des richesses, ce pouvoir quasi absolu des marchés, de la spéculation, cette incurie mensongère d’une classe politique qui nous trompe à chaque élection ?

Ne répondons pas tout de suite à cette question… Mais d’abord posons nous là, politiquement, socialement, collectivement.

Dire comme le dit Monsieur le Ministre de l’Intérieur que « la Police fait son travail », n’est ni une garantie de démocratie, pas plus qu’une garantie de lutte pour plus d’égalité sociale. La Police, sous tous les régimes, même les pires, a toujours «  fait son travail ». Des mercenaires payés par un pouvoir pour maintenir un ordre injuste devraient d’abord se poser des questions sur le sens de leur action. La Police peut, dans ce cas, se réclamer difficilement du service public.

L’Histoire nous montre que partout et à toutes les époques, quelle que soit le régime en place la violence des opprimés a été provoquée par la violence exercée par les possédants… Il ne faudrait pas inverser le raisonnement sous prétexte que, comme le dit Monsieur le Ministre de l’Intérieur, on serait « dans une démocratie comme la notre »… Car derrière les mots, les belles phrases, il y a la réalité sociale et c’est elle qui détermine l’avenir,… pas les discours officiels.

8 février 2013

Voir aussi :

http://fedetlib.overblog.com/vers-une-societe-policiere

http://fedetlib.overblog.com/la-revolte...-et-apres

http://fedetlib.overblog.com/l%E2%80%99inexorable-criminalisation-du-mouvement-social

 

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Billet d'actualité ................................................................................................

LE NON CHANGEMENT

Consciencieusement mis sous le coude avant et pendant la campagne électorale de la présidentielle,… le flux des liquidations d’entreprises et son corollaire, le gonflement du chômage, se transforment peu à peu en tsunami. Pas un jour qui ne connaisse un nouveau cas.

On assiste au spectacle surréaliste de futurs chômeurs tabassés, devant leur entreprise qui ferme, par des policiers commandés par les politiques qu’ils ont eux-mêmes mis au pouvoir ( ?).

Le Parti Socialiste, et ses satellites savaient, en accédant au pouvoir que, pas plus que la Droite, ils n’auraient la moindre solution pour résoudre le problème de la désindustrialisation et du déchirement du lien social… Et les citoyens qui ont voté pour lui, on fait, comme d’habitude, « comme si… ». Le discours sur le « changement c’est maintenant » a, une fois, encore marché.

« On n’avait pas d’autres choix » direz-vous, « Il fallait bien voter pour quelqu’un qui promettait le changement ». Mais tous les hommes/femmes politiques promettent, toujours et partout, le changement… et l’on sait ce que cela signifie. Le vrai problème c’est qu’aujourd’hui, dans un système qui se dit démocratique on n’a effectivement « plus le choix »,… sinon de se soumettre à ce qui existe et qui nous conduit à la catastrophe.

Un gouvernement sans programme, sans stratégie économique, faisant exclusivement confiance à la loi des marchés il aurait été étonnant que le changement s’amorce.

La non citoyenneté aujourd’hui est la règle, autrement dit l’irresponsabilité individuelle et collective. Le citoyen «vote-puis-ferme-ta-gueule » n’a aucune emprise sur son avenir confisqué par une classe politique qui n’est intéressée que par ses privilèges de pouvoir… il suffit de voir les politiciens en action. Des exemples ? Des noms ?

Les acquis sociaux (services publics, santé, retraites, protection sociale) véritables trésors humains et sociaux de notre héritage légué par les générations qui nous ont précédés, sont passés à la moulinette de la privatisation, de la rentabilité, des lois des marchés, de la finance internationale. Ils disparaissent peu à peu.

                                                               °

Rien n’est fondamentalement différent, comparé à l’époque sarkozyste : les riches sont de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres, les prix augmentent, les aides diminuent,…  Mais c’est vrai il y a le « mariage pour tous », ce changement, mené rondement, a un avantage inestimable : il ne coûte rien et ne remet absolument pas en question le principe marchand de la répartition des richesses. Alors là, on n’a pas hésité une seconde !

Finalement le personnel politique a changé… c’est le seul vrai changement qu’il y ait eu.

7 février 2013

Voir aussi :

http://fedetlib.overblog.com/la-gauche-ne-fait-plus,-et-ne-fera-plus-le-printemps-%281%29

http://fedetlib.overblog.com/la-gauche-ne-fait-plus,-et-ne-fera-plus-le-printemps-%282%29

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Billet d'actualité ...............................................................................................

SANTE ET RENTABILITE

Que la situation des structures hospitalières en France soit catastrophique est un truisme. Depuis des années, la sonnette d’alarme est tirée par les praticiens les plus conscients, les syndicats hospitaliers, les associations d’usagers. Des drames illustrent régulièrement cette situation. Et rien n’est fait… au contraire, la situation s’aggrave. Pourquoi ?

La décision à la base de cette situation n’est ni médicale, ni technique. Les compétences existent, les technologies sont au point.

Non,… la décision est essentiellement politique.

Le système de santé, comme tous les systèmes dans notre société, n’a plus essentiellement pour objet la personne qu’il est censé servir et pour lequel il a été créé. L’objectif est la rentabilité. Tout est soumis à cet impératif. Dans le privé pour être compétitif et prendre des parts de marché aux concurrents… et rémunérer les actionnaires, dans le public pour alléger les budgets, faire des économies et participer à l’ « équilibre» des finances publiques.

La santé proprement dite ne vient qu’au second rang des préoccupations.

Bien sûr, en cas de drame, les personnels sont en première ligne face aux victimes et aux médias avides de sensations. Ils ne sont en fait que les otages d’un système imposé par les politiques qui, précisons-le, sont là par la volonté du peuple, c'est-à-dire des usagers qui se plaignent de cette situation ( ?).

Que les dirigeants politiques, administratifs ou du système judiciaire ouvrent une, deux, trois enquêtes : administrative, judiciaire, médicale,… cela ne changera évidemment rien, non seulement au drame qui se produit, mais aussi à l’organisation du système de santé.

Depuis des années, la politique malthusienne des numerus clausus en matière de formation des médecins, les restructurations/concentrations des structures hospitalières, le développement du privé au détriment du service public hospitalier, aboutissent inéluctablement à ce que nous assistons aujourd’hui : de «regrettables accidents» comment disent si bien les responsables politiques.

Bien sûr, en cherchant bien, on pourra débusquer un bouc émissaire, un lampiste qui fera office de coupable expiatoire au regard d’une opinion publique conjoncturellement inquiète. Puis l’on passera à autre chose…

Dormez braves gens, et faites de beaux rêves !….

 

5 février 2013

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Billet d'actualité ..........................................................................................

DILEMME

Haro sur la CGT jugée trop gourmande par le MEDEF, l’Etat et même certains syndicats. En effet, dans le cas de GOODYEAR, elle a obstinément refusé les accords de réorganisation de la production et les suppressions d’emplois que proposait la direction de l’entreprise pour maintenir l’activité du site.

Cette attitude jugée jusqu’auboutiste et dogmatique par les accusateurs en dit long sur la situation actuelle des syndicats.

L’époque n’est plus où les syndicats, dans un rapport de forces favorables, discutaient en toute transparence avec une direction sur des questions de salaires, de conditions de travail et d’emploi. Le vent de la mondialisation se fait sentir et le rapport des forces s’est inversé. Le marché est mondial et en particulier celui du marché de la force de travail. Le capital se mondialise et on peut trouver ailleurs qu’en France une force de travail aussi compétente et à bon marché.

Le chantage – car c’est bien de cela dont il s’agit- est simple : vous acceptez de nouvelles conditions de salaires, de travail et d’emploi ou l’on ferme le site.

De deux choses l’une : soit on accepte ce chantage, et l’on accepte définitivement les conditions du Capital, soit on refuse le chantage.

Dans les deux cas c’est la catastrophe pour les salariés :

  • dans le premier cas, la catastrophe est à long terme : le Capital sera de plus en plus exigeant, la situation des salariés se dégradera peu à peu,… au point que finalement l’entreprise disparaîtra ;
  • dans le deuxième cas la catastrophe est à court terme : l’entreprise est immédiatement liquidée.

Qu’elle attitude prendre ?

  • pour les politiques, la première solution est la meilleure : ils sauvent les apparences et jouent sur le temps (discours de Montebourg),
  • pour les syndicats : soit c’est la première solution pour « sauver, temporairement, les meubles », soit le refus du chantage… dans les deux cas ils sont perdants,
  • la direction, elle, s’en fout ; elle liquide l’entreprise, récupère le capital et/ou s’installe ailleurs.

La CGT a-t-elle tord par son attitude ? Oui, s’il s’agit de sauver les apparences,… non, s’il s’agit de poser le vrai problème.

Le problème c’est que les syndicats, même la CGT, ne sont pas en mesure de dépasser la problématique de la remise en question du système marchand.

 

 

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“Wesh ma gueule !”

Rédigé par Nicolas Mignard

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