Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Articles avec #billet d'actualite catégorie

Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité..............................................................................................

 

VIOLENCE DU POUVOIR, VIOLENCE DE LA RUE

 

 

Il y a en République, une violence légitime, celle du Pouvoir et une violence illégitime, celle de la Rue. Logique, puisque, nous l’avons vu – LEGITIMITE DU POUVOIR / LEGITIMITE DE LA RUE– la Rue n’a aucune légitimité dés lors qu’elle la cède au Pouvoir.

 

La violence du Pouvoir a donc pour objectif de garantir les intérêts de la Rue, puisque celle-ci n’a plus le pouvoir de le faire.

 

Quel sens a donc une violence s’exprimant dans la Rue Elle est forcément d’essence antidémocratique, antirépublicaine puisque seul le Pouvoir dispose de la violence et que lui seul est l’expression de la Rue. Autrement dit, des salariés licenciés, qui viennent demander des comptes au Pouvoir qui leur avait garanti leur emploi, ne peuvent s'exprimer et revendiquer que s’ils renoncent finalement à obtenir une explication, quand ils voient leur chemin barré par les forces de répression envoyées par ce même Pouvoir. Toute tentative de passer en force est illégitime.

 

Un tel rapport, exprimé par la violence, éclaire singulièrement la notion même de légitimité du Pouvoir.

 

Ainsi notre système politique, qui se dit démocratique, réalise le tour de force extraordinaire de tenir pour responsable, non pas le Pouvoir qui manipule, ment et dissimule, mais la Rue qui naïvement a fait confiance à ses représentants qui constituent le Pouvoir. La Rue est, au sens démocratique, dans... l’illégalité.

 

Le discours, l’attitude du Pouvoir, se fondent sur la confiance qu’en a la Rue, mais ils se fondent aussi sur l’impératif de sauvegarder un système économique, qui à défaut d’un autre, est accepté/supporté par la Rue. Le pouvoir de conviction, de communication, de persuasion du Pouvoir pour faire accepter ce système a incontestablement des limites.

 

L’illusion démocratique d’un Pouvoir fondée sur une telle conception ne tient que dans la mesure où les conditions qu’il impose à la Rue sont supportables par elle. La violence du Pouvoir s’opposant à celle de la Rue, dans des conditions où l’inacceptable est atteint : exclusion, pauvreté,…perd alors sa véritable légitimité aux yeux de celle-ci,… même s’il est légalement légitime. Le mécanisme de transfert de légitimité entre la Rue et le Pouvoir ne joue alors plus, la confiance est brisée, du moins du côté de la Rue. L’une et l’autre doivent prendre leurs responsabilités : la Rue en redéfinissant la problématique de la définition du pouvoir, le Pouvoir en tentant un coup de force pour conserver le pouvoir,…. montrant alors son véritable visage.

 

Si nous n’en sommes pas encore là,… on en approche !

 

28 avril 2013

 

VIOLENCE DU POUVOIR / VIOLENCE DE LA RUE
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ...................................................................................................

 

LEGITIMITE DU POUVOIR / LEGITIMITE DE LA RUE

 

 

Nous avons vu – voir LE POUVOIR ET LA RUE - que Pouvoir et Rue, tout en étant complémentaires, s’excluaient. Cette situation paradoxale n’est pas sans poser un grave problème pour définir le caractère démocratique d’un système politique.

 

Dans la Rue il y a une multitude de personnes qui doivent vivre collectivement. Elles ont une dimension individuelle, mais aussi une dimension collective – « l’Homme est un animal social ». Le choix est fait, pour faire fonctionner cette collectivité, de procéder à la mise en place d’un Pouvoir représentatif. En soi la démarche est logique et en rien choquante.

 

La méthode, afin de procéder à cette représentation, consiste à demander à tout un chacun de désigner celle ou celui qu’il/elle souhaiterait avoir comme représentant, c’est l’élection. Ainsi le Pouvoir fonde sa légitimité sur la Rue,… qui, de ce fait, perd la sienne.

 

Le principe est simple et a l’air parfait… Pourtant la réalité est tout autre.

 

Qui peut affirmer aujourd’hui que le Pouvoir représente les intérêts des gens de la Rue ? Vu la situation actuelle, et passée, on peut en douter. Pourtant disent les démocrates convaincus, les représentants du peuple au Pouvoir, ont été nommés par les gens de la Rue ! Formellement c’est exact, mais la réalité du choix laisse à désirer. Le choix est limité, orienté, manipulé.

 

Le choix est orienté, manipulé et finalement limité par de véritables machines à truster le Pouvoir : les partis politiques qui, en soi, n’ont aucune légitimité. C’est pourtant eux qui confisquent cette légitimité en filtrant, désignant celles et ceux qui doivent passer par eux pour accéder au Pouvoir. Aucun citoyen Lambda n’a les moyens financiers et médiatiques d’accéder, seul, au Pouvoir.

 

Ainsi le glissement de la légitimité de la Rue à la légitimité du Pouvoir est complètement faussé.

 

S’est constitué peu à peu une véritable classe politique dont l’objectif principal est le Pouvoir. Cette classe bénéficie de privilèges et des moyens de se reproduire par les liens qu’elle tisse avec les milieux d’affaires et les médias. La pensée politique de la Rue est façonnée par elle,… c’est elle qui impose de fait les choix… qui n’en sont véritablement pas. La Rue n’a plus d’opinion, l’opinion publique n’est que le reflet de l’expression des partis politiques – via les médias.

 

Le discours sur la légitimité démocratique du Pouvoir sauve les apparences en invoquant les élections qui ne sont qu’une manière habile de confisquer au profit d’un petit nombre la légitimité de la Rue.

 

18 avril 2013

 

LEGITIMITE DU POUVOIR / LEGITIMITE DE LA RUE
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ................................................................................................

 

LE POUVOIR ET LA RUE

 

 

Il n’y a rien de plus démocratique, de populaire que la Rue… Espace social, toutes et tous y passent, s’y rencontrent, y vivent. Pourtant il existe un véritable divorce entre le Pouvoir et la Rue. Le Pouvoir a peur, a toujours eu peur, de la Rue. Dans un système qui se veut démocratique, qui ne peut donc trouver sa légitimité que dans la Rue, le Pouvoir fait tout pour aseptiser la Rue, faire en sorte qu’elle soit stérile. Issu d’elle, le Pouvoir en est la négation, en ce sens qu’une fois en place, il la nie.

 

Dire « le pouvoir est dans la Rue » est paradoxalement considéré comme une expression antidémocratique… en effet c’est le Pouvoir qui détient, via la Rue, le monopole de la démocratie.  

 

La Rue est devenue, en quelque sorte, la parente pauvre de la démocratie… le Pouvoir la supporte, admet son existence mais à une condition, qu’elle n’entrave pas son autorité car si le Pouvoir fonde sa légitimité sur la Rue, son existence fait perdre son autorité à celle-ci.

 

Le Pouvoir représente le pouvoir de la Rue diront les démocrates ! C’est par l’élection que le Pouvoir acquière le pouvoir et fonde sa légitimité. La Rue n’a plus rien à dire d’essentiel. Certes, elle peut s’exprimer – droit de manifester – mais en principe cette expression est politiquement caduque, sans valeur,… un simple défouloir. Pour le Pouvoir, céder à la Rue, c’est perdre son pouvoir,… et un peu de sa légitimité, puisque la Rue, d’une certaine manière, la récupérerait.

 

Dans les gigantesques manifestations contre la réforme des retraites de l’ère SARKOZY, le pouvoir a dit clairement qu’il ne cèderait pas, précisant que la politique ne se faisait pas dans la Rue … Logique  puisque la Rue n’a aucune légitimité et aucun pouvoir. La réforme est passée.

 

La loi sur le « Mariage pour tous », encore actuellement en discussion au Parlement, mobilise une partie de la population dans la Rue. Les manifestants demandent au Pouvoir « d’écouter le peuple »… ce qui est une aberration puisque nous venons de le voir, l’existence du Pouvoir fait que le peuple n’est plus dans la Rue. On peut mettre cela sur l’incompréhension, de la part de ces manifestants, des subtilités de notre système politique. Par contre, ce qui est surprenant c’est que des responsables politiques (UMP) chevronnés, qui manifestent eux aussi ont la même revendication : « Il faut que le Pouvoir écoute la Rue ». Les mêmes qui vilipendaient les manifestants troublions « anti réforme des retraites » qui faisaient pression sur le Pouvoir sarkozyste, font désormais pression, comme de vulgaires troublions sur le Pouvoir en place.

 

Etrange attitude de ces politiciens qui arrangent le système politique à leur convenance.

 

17 avril 2013

 

 

 

 

 

LE POUVOIR ET LA RUE
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ....................................................................................................

 

SEMANTIQUE EN DANGER

 

 

Imaginez un instant que l’on décide d’appeler la République Française, « République Populaire et Démocratique de France ». A quelles réactions pouvons-nous nous attendre ? Probablement un tollé général ! Pourquoi donc ? On va nous accuser de vouloir faire ressembler la France, au Congo, à la Corée du Nord, à la Chine, voire à l’ancienne République Démocratique Allemande !

 

Autrement dit, les qualificatifs de « populaire » et de « démocratique » ont perdu tout sens, toute crédibilité,… de même que, dans la foulée, le terme de « république ». Or, tout le monde les utilise pour parler du Congo ou de la Corée du Nord, de la Chine ou de tout autre pays qui ne brille pas par son respect des Droits de l’Homme. Sous couvert de ces vocables, on peut donc faire tout et n’importe quoi,… et ils sont utilisés, par tous, y compris nous, dans la plus parfaite indifférence pour qualifier ce dont ils sont – en principe – l’exact opposé.

 

Ceci nous renvoie au sens de ces vocables que tout le monde utilise à tort et à travers au point qu’ils perdent toute signification. Ceci disqualifie une fois encore le discours politique, non plus à partir des faux-semblants et des promesses jamais tenues, mais dans les éléments même de sa construction, les mots qu’il utilise.

 

Quels repères désormais peut-on avoir, dans un discours politique, pour être sûr que ce qui est qualifié de « populaire » et de « démocratique » l’est vraiment ? Cette question, on ne se la pose jamais ! « La pratique politique, les institutions, l’État de Droit » vont répondre dans un ensemble touchant tous des démocrates ! Sommes-nous bien sûr que cela constitue des repères, des garanties ?

 

Bien sûr pour les pays où règne la dictature sanguinaire, quoiqu’on continue à les qualifier de « populaire » et « démocratique », on sait pertinemment que « l’emballage ne correspond pas au contenu ». Mais des dizaines de pays, qui se disent être des démocraties, n’ont souvent rien à envier aux précédents ; en Amérique Centrale par exemple, avec le soutien d’une « grande démocratie », les USA, en Afrique,…. Et l’Europe, notre vieille Europe, baignée de valeurs humanistes, qui sue sous le joug de la finance, de systèmes politiques verrouillées, d’instances communautaires bureaucratiques, où la pauvreté explose,… qui oserait dire que ce n’est pas la démocratie qui y règne et que le peuple y est souverain ?

 

République, populaire, démocratique sont des termes à géométrie variable, des sortes d’auberges espagnoles où chacun y trouve ce qu’il y amène.

 

Le discours politique, fondé sur ces illusions sémantiques, qui structure les consciences et verrouille l’avenir des peuples a beau jeu de faire croire à un présent radieux et à des lendemains qui forcément chanteront.

 

Finalement c’est tout à fait logique que l’expression « République populaire et démocratique » soit devenue quasiment une insulte !

 

15 avril 2013

 

 

SEMANTIQUE EN DANGER
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ...................................................................................................

 

INFAMIE

 

 

Jérôme CAHUZAC au ban de la société après avoir fréquenté les bancs de l’Assemblée Nationale qui représente cette société. Il a fauté, triché, dissimulé et menti. Ce n’est pas bien, il le sait, tout le monde le sait ! Montré du doigt, vilipendé par ses collègues élus et par la presse, il fuit. Il est dissuadé par tous les bons esprits de la classe politique, de reprendre – ce dont il a le droit – sa place parmi les « représentants du peuple ».

 

Il n’y aurait donc qu’une brebis galeuse, un pestiféré, dans ce troupeau sain que serait la classe politique ? Le retour de celle-là empoisonnerait l’atmosphère de sérénité du Parlement ? On croit rêver !

 

Les élus de tous poils, députés et sénateurs, sans parler des députés au Parlement Européen font curieusement les « fines gueules » et jouent les vierges effarouchées. Pourtant, ils sont, moins délicats dans leurs fréquentations quand il s’agit de cohabiter dans l’Assemblée avec des personnages qui ont eu maille à partir avec la Justice. Des noms,… mais ils sont légions – voir la liste qui suit ce texte.

 

CAHUZAC n’est même pas encore passé par la case justice – contrairement à beaucoup d’autres parlementaires – qu’il est déjà condamné et exclu. Curieuse précipitation à l’égard d’un homme qui ne bénéficie pas des retenues que l’on réserve à d’autres tout aussi – sinon plus – coupables.

 

Que lui vaut cette indignité ?

 

Le mécanisme de la mise à l’index est intéressant à analyser. Oh rien de très nouveau !

 

A la fin de la 2e Guerre Mondiale, c’est un fait établi, les plus grands « chasseurs » de collabos et de tondeurs de femmes ont été ceux qui avaient le plus à se faire pardonner soit de leurs actions, soit de leur lâcheté. Ecraser l’autre pour se montrer en héros et/ou en « Monsieur Propre » est une démarche hélas classique.

 

Que dans ce Parlement, où grenouille une faune peu ragoûtante, de « repris de justice »(voir liste), sans parler de pratiques sordides que la morale condamne mais que la Justice tolère, il n’est donc pas surprenant que surgissent des justiciers en quête d’une douteuse virginité. Quant à celles et ceux qui n’ont pas eu à répondre de leurs actes devant la Justice, ils ont une sensibilité morale bien sélective en acceptant de fréquenter certains et en jetant d’autres aux orties…

 

Un tel comportement porte un nom : c’est une infamie.

 

Et ces gens se disent représentant du peuple, garants de valeurs morales ?

 

Si le peuple a les représentants qu’il mérite,… on peut véritablement douter de l’avenir.

 

12 avril 2013

INFAMIE
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Privatisons ses obsèques

Ken Loach

 

 

C'était une combattante et son ennemi était la classe ouvrière britannique. Ses victoires, elle les a obtenues grâce à l'aide des figures politiquement corrompues du Parti travailliste et de nombreux syndicats.

 

C'est à cause des politiques mises en place par elle que nous sommes aujourd'hui dans cette situation. D'autres Premiers ministres ont suivi son exemple, notamment Tony Blair. Elle a tiré les ficelles, il fut sa marionnette.

 

Souvenez-vous qu'elle a qualifié Mandela de terroriste et qu'elle a pris le thé avec Pinochet, ce tortionnaire et assassin.

 

Comment lui rendre hommage ? En privatisant ses obsèques. Faisons jouer la concurrence et allons au moins offrant. C'est ce qu'elle aurait voulu.

 

PRIVATISONS SES OBSEQUES
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ................................................................................................

 

LE TEMPS DES IMPOSTURES

 

 

Un spectre hante notre époque, celui de l’imposture. A vouloir absolument paraître au lieu, simplement, d’être, tout un chacun se fabrique un personnage. Plus on « pense être important » et « l’on se veut important » plus on joue ce jeu… Celle ou celui qui n’a pas cette exigence passe pour un plouc, quelqu’un qui ne vit pas avec son époque, sans ambition,… bref un être « normal » ou « anormal », c’est selon…

 

Cette dictature des apparences a raison de tout, y compris de ce qu’il y a de plus socialement et humainement sacré (même au sens laïque du terme) : le respect de l’autre. Que ce soit pour le fric, le cul ou la notoriété, cette catégorie d’individus qui se dit l’élite (sic), à différents degrés et suivant des schémas différents, transgresse, piétine, viole les lois écrites et non écrites de notre société. Toutes et tous invoquent les valeurs de la République pour les uns, les lois du Seigneur pour les autres pour servir de paravents à leur perversion et malhonnêteté.

 

Jusqu’au Grand Rabbin de France, grand humaniste et moralisateur qui doit confesser son plagiat et son mensonge à propos d’une agrégation de philo qu’il n’a jamais eu !

 

Jusqu’à l’extrême-droite, toujours prompte à exciter la colère du peuple, qui se retrouve prise le « doigt dans le pot de confiture » !

 

Toute société du spectacle a forcément ses coulisses, et ce qui se joue sur la scène n’est que le reflet flamboyant des trames sordides qui se jouent à l’abri des spectateurs. Le problème, pour tous ces délinquants de haut niveau, c’est que l’information, aujourd’hui, circule, se diffuse, est connue de toutes et tous… Ah le temps béni où les peuples ne savaient rien !

 

Extraordinaire époque où le mensonge n’arrive même plus à masquer les turpitudes de celles et ceux qui donnent des leçons de morale.

 

Dans une société où les valeurs se délitent au rythme de l’exclusion, du chômage et de la pauvreté, que dire à celles et ceux qui, sans pouvoir, sans emploi, sans avenir voient ces politiciens et gardiens des consciences se vautrer dans le délit et le mensonge ? Comment peut-on, au nom de valeurs systématiquement bafouées par ceux-là même qui devraient les incarner, proposer des modèles de morale et de vertus civiques ?

 

Ils ont belle mine les politiciens quand ils parlent des « cités » !

 

Comme on dit dans nos campagnes : « C’est la poule qui chante qui a fait l’œuf ». Le problème c’est que c’est toute la basse-cour politicienne qui chante et a une peur panique de « marcher sur des œufs ».

 

Et l’on s’étonne que tout cela finisse en omelette ?

 

10 avril 2013

 

LE TEMPS DES IMPOSTURES
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ..............................................................................................

 

MISERE

 

Comment ne pas être sensible à cette cohorte de miséreux qui commence à s’ébranler, qui font la queue dans les médias pour étaler au grand jour et sous les yeux du peuple leur pitoyable misère matérielle.

 

L’affaire CAHUZAC aura eu au moins l’avantage de montrer comment les élus de la République vivent dans la simplicité et même pour certains dans la précarité. On n’a pas encore vu celles et ceux qui, élu-e-s du peuple, fréquentent les Resto du Cœur ou quelques squats, mais dans les jours prochains on peut imaginer y avoir droit. La porte-parole du Gouvernement actuel a même déclaré être en location… c’est dire !

 

La trouille au ventre d’être pris pour des privilégiés et des profiteurs, la classe politique, en ordre dispersé, la corde au cou, ou presque, se rend sur la place publique, les mains tendues et le visage blême pour demander au bon peuple une absolution.

 

Les livres de comptes sont ouverts, les patrimoines étalés, les voitures présentées, tout juste si le bulletin médical n’est pas donné en prime.

 

Après le spectacle de la richesse et de l’arrogance, après la violence des affrontements politiques, voici le temps et le spectacle de l’humilité.

 

Il faut dire que les sondages évaluant l’opinion du bon peuple sur la classe politique a de quoi inquiéter celles et ceux qui ont l’outrecuidance imbécile de s’auto-qualifier d’élite ( ?)

 

Bien sûr, le bon peuple est prié de croire ces nouveaux pauvres et de prendre –si j’ose dire – pour « argent comptant » leurs déclarations spontanées. Comment peut-on mettre en doute des déclarations aussi sincères quand on voit l’efficacité de la méthode employée dans le cas du gouvernement actuel : chaque Ministre avait signé un engagement certifiant la véracité de ses déclarations.

 

Aucun élu n’a cependant encore déclaré ses revenus mensuels, directs ou indirects, ni même les avantages en nature (logement, voitures de fonction avec chauffeur, tarifs préférentiels divers, indemnités variées et cumulées, rémunérations après le départ de la fonction, bons de voyages, retraites)… sûrement des détails négligeables, des broutilles !

 

Pour illustrer ce billet, terminons par un cas très intéressant, celui de l’ancien président de la République, Jacques CHIRAC qui, à Paris, est un véritable SDF. En effet, il squatte, « provisoirement », depuis 2007 un appartement minuscule de 396 m2 au 3 quai Voltaire (quartier pauvre de la capitale) appartenant à un autre pauvre, Ayman Hariri, fils de l’ancien Premier ministre libanais Rafik Hariri. On comprend qu’avec pas moins de 30 000 € par mois, lui et sa femme (membre depuis avril 2010 du Conseil d'administration du groupe LVMH ) sont le symbole de l’abnégation et de l’humilité de la classe politique de notre pays.

 

Arrêtons de harceler ces pauvres qui ne nous veulent que du bien !

 

9 avril 2013

MISERE
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ................................................................................................

 

DU BALAI !

 

 

La période politique actuelle est en passe de réhabiliter ce vénérable instrument ménager si justement mis au rencart par l’aspirateur. Il nourrit toute sorte d’allégories politiques en vue de l’assainissement de notre système défaillant (c’est le moins que l’on puisse dire).

 

Maître balayeur, Jean Luc MELENCHON, grand prêtre du grand nettoyage, surfe avec délice et talent sur la vague de mécontentement qui sous sa houlette regroupe pêle-mêle, un PCF agonisant et dépendant électoralement du PS, des déçu-e-s de toutes sortes : social démocratie, écologie, des déçu-e-s du NPA qui essayent de survivre. Électoralement, tout ce bric-à-brac peut être payant, faire quelques élus, dont bien sûr les chefs de cette coalition… Or c’est là que le bât blesse !

 

Le grand tribun n’est pas – comme on dit dans le Sud-ouest – un « perdreau de l’année »… socialiste, sénateur, député européen, il n’a jamais, en fonction, dénoncé les scandales de la classe politique. Il se découvre aujourd’hui, lui et son équipe, Monsieur Propre et fait ses choux gras des scandales actuels. Mieux vaut tard que jamais, direz vous ; certes ! Et sa critique est juste…Mais comment ne pas se méfier d’une stratégie, une nouvelle fois, qui demande de faire confiance à des leaders qui vont nous « ouvrir les portes de l’avenir ». Bien sûr, il dit : « Prenez le Pouvoir ! » mais combien nous ont déjà fait le coup ? « Le peuple au pouvoir » se transforme toujours en « Faites nous confiance ! » Serons-nous encore une fois assez naïfs pour tomber dans le panneau.

 

La qualité de sa prestation à la tribune ne fait pas l’originalité de sa stratégie, encore moins la garantie démocratique de sa démarche. Le caporalisme qu’il déploie et les attitudes qui lui échappent, doivent nous mettre en garde : "Si tu es un militant, tu es discipliné !" (Fête de l’Huma septembre 2011).

 

On voit peu dans la démarche du Front de Gauche une volonté de s’appuyer sur des initiatives collectives alternatives. La « constituante » telle qu’elle est présentée peut facilement tourner en confiscation du pouvoir par une nouvelle bureaucratie. Ça c’est, hélas, déjà vu… Des exemples ?

 

Une véritable alternative ne passe certainement pas par la reproduction de schémas classiques où une équipe, aussi convaincante et séduisante soit-elle, dirige, propose et finalement occupe le nouveau pouvoir. Seule, la garantie de structures alternatives organisées à la base et fédérées garantit un véritable changement. Tout autre schéma est suspect de dérive bureaucratique.

 

Travailler avec le Front de Gauche ? Pourquoi pas ! Mais à une condition,… que les chefs s’engagent à ne prendre aucune responsabilité, aucun poste !...

 

Leur refus ou acceptation sera un test sur leurs véritables intentions.

 

 

7 avril 2013

DU BALAI
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ...................................................................................................

 

« LACHETE CITOYENNE »

 

Oxymore ? Oui, apparemment ! Le terme est excessif ? Peut-être, mais cessons de nous voiler la face !

 

L’Histoire n’est pas faite que d’actes héroïques, même si ce sont eux que retiennent généralement les livres d’Histoire. L’Histoire est faite aussi de grandes et petites lâchetés, individuelles et collectives… qui ont fait des millions de victimes.

 

La passivité du peuple, son attitude lymphatique, voire son indifférence, peuvent être, et sont perçues comme une qualité dans les moments de calme et de stabilité,… cela s’appelle la paix sociale. La même attitude, dans un moment de crise s’apparente à de la lâcheté et à de la trahison par rapports aux idéaux dont il se réclame. Faut-il citer des exemples ?

 

Aujourd’hui nous sommes en crise profonde, à la croisée des chemins, dans une situation où les acquis des générations qui nous ont précédés sont progressivement liquidés,… par des individus que nous avons-nous même mis au pouvoir… Et l’on a le toupet de gueuler ! Mais c’est contre nous que nous devons gueuler !

 

Face à ce qui devient une catastrophe globale –économique, sociale, politique, morale, écologique – quelle attitude a le peuple ? Rien.… Il fait ce que ce leur réclame ceux qui sont en train de le spolier ( ?). Si demain il y a de nouvelles élections, dans le « moins pire des cas », il reconduira les mêmes ( ?), dans le pire il mettra l’extrême droite au pouvoir… pour se plaindre ensuite des évènements qui ne tarderont pas à se produire.

 

La classe politique joue sur cette lâcheté, s’en alimente, la flatte en faisant croire que c’est une « attitude citoyenne et responsable ». Cette attitude permet de garder le statut quo et fait en sorte que rien ne change, que les uns succèdent aux autres et réciproquement, pour le grand bénéfice de leurs intérêts… bref, l’alternance.

 

Les organisations politiques, engluées dans la défense de leurs intérêts, accrochées à des idéologies obsolètes, menées par des leaders qui veulent leur part du gâteau, prêtes à tout pour accéder au pouvoir (FN), n’offrent aujourd’hui aucune perspective.

 

Faire preuve de courage aujourd’hui c’est :

Refuser clairement à tous ces politiciens la légitimité qu’ils réclament. Les ignorer.

S’organiser en structures alternatives en créant un rapport de force avec le système économique dominant, comme certaines et certains commencent à le faire.

 

Toute autre voie est une voie de soumission.

 

6 avril 2013

 

 

"LACHETE CITOYENNE"

Pourquoi ce site ?

fedetlib.overblog.com

“Wesh ma gueule !”

Rédigé par Nicolas Mignard

Pourquoi ce site ?

Articles récents

Archives

Hébergé par Overblog