Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Articles avec #billet d'actualite catégorie

Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

L’ESPRIT DE MUNICH

 

C’est en faisant preuve d’une solide myopie politique que le « Président » de l’UMP, suite à l’exécution, le 5 juin, par des fascistes du jeune militant antifasciste, a déclaré avec un aplomb glacial : « …les groupes extrémistes de droite comme de gauche sont un vrai danger…». Mais de qui et de quoi parle ce personnage ?

 

Met-il sur le même plan les fascistes et les antifascistes ? Car c’est bien de cela dont il s’agit selon lui ! Autrement dit celles et ceux qui diffusent une idéologie totalitaire, d’exclusion, de haine, ne valent pas mieux, aux dires de ce monsieur, que celles et ceux qui combattent pour des idéaux de liberté, d’égalité, de solidarité et de fraternité ?

 

Mais au nom de quel «  idéal politique » peut-on exprimer une telle monstruosité dont l’Histoire du 20e siècle a montré vers quel abîme elle menait ?

 

Lors de la dernière élection présidentielle, ce monsieur n’a rien trouvé à redire, concernant son candidat préféré, qui avait choisi, comme directeur de conscience, un idéologue de la mouvance fasciste.

 

S’agit-il d’une crainte d’affrontements, d’une peur face au fascisme ? Même pas ! La peur n’est pas un sentiment, un comportement méprisable,… elle peut être même, parfois, facteur de prudence.

 

La raison est beaucoup plus sordide, mesquine, minable, vile : par simple calcul politicien. Apparaître auprès de ses électeurs et militants comme un homme « pondéré » et « responsable » et engranger les voix des pleutres et des craintifs.

 

Imaginez un peu ce type de comportement face à une montée du fascisme… dont personne ne peut dire qu’elle est définitivement écartée !

 

Gestionnaires d’un système qui nous conduit à la catastrophe, ces partis font le lit du fascisme (ultime étape pour le capitalisme de sauver ses intérêts). Ils sont bien incapables d’adopter une attitude politique efficace face à ce danger. Le 20e siècle nous donne l’exemple de ces eunuques politiques, frileux, « modérés » qui se sont couchés devant le danger qui allait plonger le monde dans l’innommable. Certes, les conditions historiques sont toujours différentes, mais la crise du capitalisme, aux mécanismes identiques et même plus graves qu’autrefois, fait émerger des prémisses inquiétantes, des forces qui ont montré de quoi elles étaient capables.

 

Ce monsieur est trop jeune pour avoir vécu – personnellement et physiquement – les drames auxquels conduit son attitude politique… et si, dès les années trente ne s’étaient pas engagés, au péril de leur vie des antifascistes, il y a fort à parier qu’il ne serait pas là aujourd’hui pour nous accabler de ses énormités.

8 juin 2013

L'ESPRIT DE MUNICH
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

MORTELLE ACTUALITE

 

Les faits : En pleine montée de l’extrême droite en France et en Europe, un militant anti fasciste (18 ans) est battu à mort par des néo nazis en plein Paris le 5 juin 2013.

 

Imaginons la suite….

 

Concert de protestations des bonnes âmes politiques… Même le Front National précise qu’il condamne et n’y est pour rien (précision inutile…  qui aurait pu penser une chose pareille ?).

 

Pression sur la police pour retrouver les auteurs de ce crime.

 

Auteurs « présumés » retrouvés. Ils n’y sont pour rien, ils étaient ailleurs. Garde à vue,… ils passent aux aveux : ils y étaient mais n’ont rien fait !

 

Enquête : témoignages flous, comme les images de vidéo surveillance.

 

Autopsie de la victime … seule certitude, elle est morte. Coups, chute ? faut voir !

 

Utilisation d’un « coup poing américain »- 2 cas de figure :

            . on le retrouve : il n’appartient évidemment à personne ;

            . on ne le retrouve pas : il n’a donc jamais existé.

 

Mise en examen des suspects : « Coups et blessures ayant entraîné la mort ».

 

L’expertise / contre expertise :  personne ne peut  dire qui a donné  les coups et s’ils  ont entraîné la mort… Peut-être la chute sur un plot ?

 

Enterrement de la victime : foule, discours, communiqués, reportages radio, télé.

 

Les mois passent… l’enquête se poursuit. Requalification des faits : «  Coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

 

Le procès – Les témoins ont peur de témoigner.

 

Plaidoirie de la défense : les auteurs : enfance difficile, parents séparés, mauvaises fréquentations, erreur de jeunesse. Ils ont été provoqués par la victime. Simple bousculade. Mort entraînée par la chute.

 

Jugement : 2 ans donc 1 avec sursis. Les auteurs retrouvent la liberté au bout de 2 mois de prison, en tenant compte de la préventive.

 

On les retrouve quelque temps plus tard, militants discrets, au Front National.

 

Société apaisée, les prochaines élections (mars) peuvent se dérouler dans la sérénité.

 

Le groupuscule néo nazi a été dissout et s’est reconstitué le lendemain sous un autre nom.

 

5 juin 2014 : dépôt de gerbes et discours sur le lieu du drame.

 

Circulez il n’y a plus rien à voir!

 

6 juin 2013

 

 

MORTELLE ACTUALITE
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

FANTASMES PRESIDENTIELS

 

Sans remonter à Louis-Napoléon Bonaparte (président de la 2e République), De Gaulle se prenait pour la France, Pompidou pour le Peuple, Giscard pour un descendant de Louis XV, Mitterrand pour un homme de Gauche, Chirac pour une fine braguette, Sarkozy pour le sauveur du monde,… Hollande pour celui qui va inverser la courbe du chômage.

 

Mais quelle mouche a donc piqué Hollande pour croire à un truc pareil ? Il n’y a que lui qui y croit,… ou alors il sait faire semblant !

 

La réponse est apparemment simple et peut se résumer à : « après la pluie vient le beau temps ! »… Je m’explique.

 

En bon étudiant de l’ENA (promotion Voltaire), il a suivi consciencieusement les cours d’économie – quand il n’était pas distrait par Ségolène - ; il a retenu ce que l’on appelle en économie la « théorie des cycles ». Sans entrer dans les détails, cette théorie explique, en gros, qu’après une période de récession, de chômage, la tendance se retourne et s’amorce une remontée (expansion, emploi etc.), à la suite de quoi, s’amorce un nouveau cycle et ainsi de suite. Il existe différents types de cycles, en fonction de leur durée,… on n’a que l’embarras du choix.

 

Un étudiant indiscipliné comme moi ne croit absolument pas à cette vision mécaniste de l’économie, mais un étudiant de l’ENA, forcément sérieux y croit ! Surtout quand il devient Président de la République.

 

Il est cependant vrai qu’autrefois (19e et 20e siècles), dans un monde dominé par les grands pays industriels, où les marchés financiers ne faisaient pas la loi, et où les Etats avaient des politiques économiques et la maîtrise monétaire, on pouvait imaginer un retournement de tendance. Mais, même-là, ça avait des limites, les guerres étant un moyen encore plus radical de remettre les « pendules à l’heure ».

 

Mais aujourd’hui, avec la mondialisation, l’absence de politiques économiques et monétaires, notamment en Europe, la dictature de la finance internationale, l’ouverture des marchés et en particulier celui de la force de travail, la redistribution des cartes de la production au niveau mondial,… croire à une maîtrise du chômage est une erreur économique et une faute politique. Même l’Allemagne qui fait saliver les économistes officiels n’arrive à réduire le chômage qu’en détruisant les conditions d’emplois, de travail, de rémunérations des salariés, en détruisant les protections sociales.

 

Il est vrai que si l’on arrive à payer des salariés 1€ de l’heure comme dans certains cas en Allemagne, en forçant les chômeurs à travailler,… on va réduire le chômage.

 

Il est exact aussi que dans l’Empire Romain, les esclaves n’ont jamais connu le chômage ! Un dernier mot : Voltaire n’est pour rien dans le délire de François Hollande !

 

 

4 juin 2013

 

FANTASMES PRESIDENTIELS
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

LA PENTE GLISSANTE

 

Des milliers d’heures passées en préparation de manifestations, de kilomètres en voitures, trains, avions, des centaines de cortèges, des interventions radiophoniques et télévisées... et ils/elles promettent que ce n’est pas fini !

 

Aujourd’hui donc, en France,… et seulement en France (il suffit de voir comment cela s’est passé dans les autres pays qui ont adopté la même loi), une partie de la population est capable de se mobiliser à propos d’une loi, qui ne coûte rien, qui accorde des droits aux uns et n’en enlève pas aux autres… une loi qui va tellement dans l’évolution des mœurs que même, nombre de politiques, qui n’y sont pas favorables, reconnaissent que dans l’avenir, on ne l’abolira pas.  

 

Ce qu’il y a de plus étrange, c’est qu’aux dires même de ces manifestants, la priorité n’était/n’est pas une loi sur le « mariage pour tous », mais des mesures sur l’emploi. On peut dans une certaine mesure comprendre cela,… mais alors pourquoi, tous ces manifestants, qui pour la plupart affirme descendre dans la rue pour la première fois, ne les voit-on jamais, depuis des années manifester avec nous contre le chômage, l’atteinte aux droits des salariés, la répression patronale, les retraites, la défense du système de santé,… ?

 

A-t-on vu ces mêmes foules se mobiliser lors de l’imposture de la classe politique qui est passée outre au résultat du référendum (29 mai 2005) sur le Traité Constitutionnel Européen… pour nous imposer une Europe libérale (dont on voit les dégâts aujourd’hui), ce qui est un exemple autrement plus grave, plus antidémocratique qu’une loi prévue et régulièrement votée par le Parlement ?

 

Il y a aujourd’hui, manifestement, socialement, une perte généralisée du sens des priorités politiques. La crise qui nous frappe, comme toutes les crises, fait perdre les repères essentiels, ceux qui permettent d’agir efficacement.

 

Que le pouvoir socialo-écologiste, actuellement en place, ait profité de ce délire homophobe et « anti mariage pour tous », pour faire passer des mesures autrement plus scandaleuses – comme l’ANI (Accord National Interprofessionnel) - en toute discrétion, il n’y a qu’un pas pour le croire. Le spectacle affligeant que nous a offert la droite conservatrice et néo-fasciste a détourné l’attention de l’opinion publique de questions essentielles à propos desquelles aucune mobilisation ne s’est organisée.

 

La faillite des syndicats, la veulerie des politiques, la crise qui s’aggrave, la désespérance qui monte, laissent le champ libre à toutes les dérives et à une extrême droite qui, comme par le passé, creuse son nid.

 

L’extrême droite est minoritaire ! Il ne faut pas crier au loup ! Oui, certes, mais le NSDAP (parti nazi)  l’a été aussi, minoritaire, en son temps !

 

 

28 mai 2013

 

LA PENTE GLISSANTE
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

LANGUE AU CHAT

 

« Il est interdit de parler patois et de cracher par terre »

 

C’était il y a tout juste deux, voire trois générations. Cette consigne trônait dans les salles de classe de la République, au dessus du tableau,… et gare à celles et ceux qui ne la respectaient pas !

 

La République, dans son souci égalitaire et unificateur procédait ainsi à l’éradication des langues régionales accusées de tous les maux, instruments, à ses yeux, du particularisme et de la division. Le français devenait la langue officielle de la république à l’exclusion de toutes les autres.

 

Les rares défenseurs des langues régionales – occitans, catalans, basques, bretons,… étaient considérés – et le sont encore aujourd’hui par beaucoup - dans le meilleur des cas comme de doux passéistes, dans le pire comme de dangereux autonomistes, ennemis de la République, notre mère à tous.

 

L’ethnocide linguistique accomplit, la République forte de sa cause a intronisé le français et a organisé sa défense à travers le monde.

 

Les années passant, les échanges internationaux se généralisant, les marchés se développant, ne vit-on pas, petit à petit, sournoisement se généraliser la pratique de l’anglais, soutenu par deux grandes nations marchandes, l’Angleterre et les Etats-Unis ! Aujourd’hui, un peu comme les échanges commerciaux internationaux se font en dollars, les conversations et les contrats se font en anglais. L’anglais est en passe de supplanter toutes les autres langues. Celle ou celui qui veut embrasser une carrière internationale dans le monde des affaires doit obligatoirement maîtriser l’anglais.

 

Les échanges universitaires se font aussi en anglais et les universités, facilitant de plus en plus les échanges d’étudiants, sont amenées à prévoir des cours en anglais.

 

Il est étrange, aujourd’hui, que certains s’offusquent de ce développement de l’anglais et de son empiètement sur les autres langues. Comment peut-on être pour l’éradication des langues régionales dans son pays, au nom des échanges et de l’unité nationale, et contre la domination d’une langue à l’échelle internationale, favorisant les échanges et l’unité des peuples ? Etrange attitude qui consiste à faire deux poids-deux mesures. Le français deviendrait langue secondaire, voire disparaîtrait au profit de l’anglais ? Mais le français n’a-t-il pas agi exactement de la même manière avec ce qu’il appelait de manière méprisante les patois ?

 

Au nom de quoi le français doit-il être défendu ? Au nom de ce qu’il a lui même commis ?

 

Demain, le français, un patois ?

 

«  Spitting and French speaking forbidden »

 

23 mai 2013

LANGUE AU CHAT
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

DEBOUT LES MORTS !

 

Le peuple ! Quel manque de tact, de reconnaissance,… quelle ingratitude ! Beurk ! Tout est fait pour lui alléger la vie, lui permettre de consommer, l’amuser. Des moyens inouïs sont déployés depuis des décennies pour assurer sa santé, faire reculer les maladies, retarder le plus possible l’âge de la mort. L’espérance de vie n’a jamais autant cru dans nos pays de toute l’histoire de l’Humanité,… Et bien, en dépit de tout cela, le peuple ne pense qu’à en profiter. Il profite de ne pas être malade pour vivre plus longtemps…. Un vrai scandale ! Il trouve toujours qu’il a trop travaillé. Il veut profiter de l’allongement de la vie pour prendre du bon temps, faire ce qu’il lui plait ! Il a toujours revendiqué une réduction du temps de travail et s’il n’y avait pas des « experts » responsables, il continuerait à revendiquer !

 

Rejetant le sage précepte biblique : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front », il prend perfidement pour prétexte que le développement technologique permet d’accroître la productivité du travail, et donc permet de se passer toujours plus du travail humain. Voilà bien un raisonnement pervers et immoral qui donne un fondement scientifique à la fainéantise.

 

En donnant l’illusion d’être fourmi, le Peuple est en fait, au tréfonds de lui-même cigale. Son objectif n’est pas le travail,… mais le repos, l’oisiveté, la paresse.

 

Que dire de cette absurde idée de retraite, économiquement, philosophiquement et psychologiquement insupportable !

 

  • économiquement : c’est un poids sur les jeunes, les actifs qui ont autre chose à faire que d’entretenir des oisifs qui ont fait leur temps et ne sont plus productifs !...
  • philosophiquement : l’oisiveté détruit le sens de vie, elle est l’ennemie de l’activité productrice, source de toutes les jouissances ;
  • psychologiquement : perte des repères de ce qui a fait la vie active… d’où dépression, alcoolisme, suicide !....donc des coûts médicaux supplémentaires.

 

Les salariés ont, pendant des décennies, revendiqué la retraite. Ils l’ont obtenue par la violence, les mobilisations… Ils en veulent toujours plus… mais aujourd’hui le processus est rompu. D’un commun accord, Droite et Gauche portées alternativement au pouvoir par le Peuple, reviennent à des conceptions plus décentes. Notons que seuls les politiciens, ces héros du travail et du dévouement, souhaitent ne jamais prendre leur « retraite » !....

 

En regardant les statistiques économiques du siècle passé on prend conscience des pertes immenses provoquées par les millions de retraité-e-s qui ont vécu des années sans travail, de ce qu’ils auraient pu produire s’il avaient travaillé jusqu’à leur mort ! Leur mort, et, par la même, leur vie, auraient alors pris tout leur sens.

 

Si on le pouvait, on devrait les réveiller en leur criant : « Debout les morts… et au travail » ! ! ! !

 

14 mai 2013

 

DEBOUT LES MORTS
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Bulletin d'actualité ........................................................................................

 

CONFIANCE ET SUSPICION

 

Qui peut aujourd’hui être certain que les aliments qu’il mange sont sains ? Les médicaments qu’il prend ne l’empoisonnent pas à petit feu ? Que l’appareil ménager qu’il utilise fonctionnera un maximum et pourra être réparé ? Que le train qu’il prend arrivera à l’heure ? Que les dons qu’il fait à une association humanitaire sont utilisés à bon escient ?…Que les promesses que lui fait celle ou celui qu’il élit, seront tenues ?

 

Se poser ces questions dans tous les actes de sa vie risque de la rendre anxiogène, stressante et impossible,… mais ne pas se les poser c’est s’exposer à de multiples désagréments, voire des accidents.

 

On assiste aujourd’hui à une perte généralisée de la confiance. Pourquoi ? Il y a une raison essentielle qui, aujourd’hui, est à la base de ce qui constitue notre société.

 

Le rapport à l’argent a écrasé/perverti tout ce qui constituait la relation sociale, et par là, les rapports humains : le rapport au travail s’est modifié dans le sens de l’hégémonie du gain au détriment du respect de son propre ouvrage et, au-delà, de celle ou celui pour qui l’effectue… Pour se donner l’illusion d’une relation éthique dans le rapport marchand, on a inventé le rapport qualité/prix qui, s’il peut représenter une garantie relative dans certains cas, ne règle absolument pas le problème de fond.

 

En effet, cette fausse confiance s’appuie sur une aggravation des conditions de production, de travail et d’exploitation des ressources naturelles. Le gigantisme des processus de production et la complexité des moyens de distribution, qui nous sont présentés comme inéluctables, « justifient » toutes ces dérives.

 

Etait-ce différent autrefois ?  Oui ! Sans tomber dans la nostalgie du passé – qui avait ses propres tares -  le capitalisme d’autrefois, quoique dur, était contrôlable, combattable, dans une certaine mesure aménageable (acquis sociaux)… il avait également une puissance de « destruction » nettement inférieure à celle qu’il a aujourd’hui. C’est cette nostalgie qui nous anime aujourd’hui au travers de nos revendications et qui nous bloque dans nos actions.

 

La mondialisation marchande, c'est-à-dire l’extension à l’échelle mondiale du Capital, a fait exploser nos repères – ceux qui avaient été produits par la phase antérieure du capitalisme. Il a, en effet, générer des institutions – nationales, l’Etat libéral au service de la mondialisation marchande, et internationales (FMI, Banque mondiale, OMC) qui nous sont présentées comme essentielles, bien adaptées, voire naturelles ( ?)… et sources de progrès (pour qui ?)… rendant, par là-même, obsolètes nos armes de contestation et nos modèles de luttes.

 

Notre suspicion à l’égard de ce qu’est devenu le Capital, des perspectives qu’il nous offre et de ses représentants – affairistes et politiciens – n’est que l’expression de notre incapacité à imaginer et faire vivre des structures qui préserveraient l’essence morale et éthique des rapports humains auxquels la majorité aspire.

 

Commençons par prendre conscience de cela ! 

 

6 mai 2013

 

  

 

 

CONFIANCE ET SUSPICION
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ...............................................................................................

 

LE « SYNDICALISME NOUVEAU » EST ARRIVE

 

Ces derniers temps, le syndicalisme évolue à une vitesse vertigineuse.

 

«La lutte des classes, c'est du syndicalisme dépassé. Brûler des palettes, ça va un temps. Après il faut passer à autre chose.» Le secrétaire général de l'Union départementale 31 CFDT, Bruno Cagnat, a été très clair à l’occasion de ce 1er Mai 2013 qui est à marquer d’une pierre blanche – ou - jaune. Ce même responsable syndical oppose le syndicalisme « réformiste », le sien, à celui de la CGT qualifié de « conservateur »…. Que dire alors des syndicalistes qui trouvent la CGT « réformiste » ? On finit par ne plus savoir quel est le sens des mots !

 

L’arrivée au Pouvoir des socialistes/écologistes a, au moins, eu un avantage pour le capitalisme : casser de manière nette le syndicalisme. Bien sûr, la faille n’est pas nouvelle, mais elle prend aujourd’hui une autre dimension.

 

Crise + « Gauche » au pouvoir + ANI (Accord National Interprofessionnel) = mort du syndicalisme de combat.

 

Pour la CFDT, on ne se bat plus, on négocie. A quoi servirait-il de se battre puisque qu’il n’y a plus de « lutte de classes ». Autrement dit, il n’y a plus d’intérêts antagonistes entre « possesseurs du capital » et salariés. Tous ont les mêmes intérêts, il suffit de négocier – que dis-je - de discuter entre « gens de bonne volonté ».

 

La thèse, qui traînait depuis quelques temps, des « partenaires sociaux », c'est-à-dire d’entités à égalité d’intérêts et d’objectifs, est en passe d’être validée. L’Etat, étant considéré comme neutre, à la limite arbitre, ne fait qu’entériner les accords entre parties.

 

Que dire dans ces conditions du chômage, de l’exclusion, des retraites, salaires, conditions de travail, de la protection sociale ? Pas de panique… tout est prévu.

 

Pourquoi dès lors se mobiliser, manifester… il suffit de bons techniciens de dossiers, du côté syndical et du côté patronal pour que l’harmonie sociale se réalise. Le pouvoir de « Gauche », à la fois conscient des exigences de la mondialisation, des équilibres macro économiques et des aspirations populaires saura transcrire dans les lois les intérêts de toutes les parties.

 

Ce que madame Thatcher et Reagan ont imposé par la force, la social-démocratie déliquescente est en train de le réaliser en douceur. Et l’on s’étonne que le MEDEF applaudisse des deux mains !

 

Nous en arrivons petit à petit au seuil où seule l’explosion sociale pourra faire cesser cette hypocrisie. Et même à ce moment-là, certains s’en étonneront !

 

2 mai 2013

 

 

LE "SYNDICALISME NOUVEAU" EST ARRIVE
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité .............................................................................................

 

UN 1er MAI,… POUR QUOI FAIRE ?

 

 

Question politiquement sacrilège qui distille le doute !

 

« Défaitisme ! » diront certains, « la tradition !», diront d'autres, « montrer sa force ! », « montrer que l'on est là ! », « on se doit d'y être ! » !...

 

Rien de bien convaincant dans ces répliques. Pourquoi ? Parce qu'au fond de nous-mêmes, même si on a du mal à le reconnaître, il y a le doute ! Le doute que cette manifestation, cette « FETE DU TRAVAIL » soit une démonstration de force des travailleurs. Qu'à certaines époques, celles où les ouvriers représentaient une force sociale, où les mobilisations faisaient gagner des avantages sociaux,… oui, le 1er Mai avait un véritable sens social, politique, en plus d'être symbolique.

 

La force qu'exprimait le 1er Mai c'était, en ces temps, l'expression d'une force sociale qui, par ses mobilisations, ses luttes, parvenait, concrètement, dans les faits et dans le droit, à imposer au Capital des avantages pour celles et ceux qui créaient des richesses et qui exigeaient une plus juste répartition.

 

Depuis quelques années, le rapport des forces sociales a largement évolué,… et pas dans le sens des intérêts des travailleurs. Les marchés se sont mondialisés, l'Etat a bradé les services publics, a déréglementé, s'est désengagé, s'est soumis aux marchés financiers. Le marché de la force de travail s'est mondialisé d'où les délocalisations et la fonte de ce qui constituait l'élément essentiel du combat social : la classe ouvrière. Qui peut aujourd'hui parler du patronat, comme on en parlait autrefois ? Avec les fonds de pensions, les fonds spéculatifs, les Hedge Funds, les salariés qui combattent sont systématiquement vaincus  Des exemples récents ?

 

Les travailleurs n'ont même plus l'espoir de trouver une solution dans l'alternance que propose le système « démocratique » dans les vieux pays industriels. La social-démocratie et ses alliés, les écologistes, ont fait nettement le choix du libéralisme, et se plient donc à sa philosophie en épousant les lois et règles du système marchand.

 

L'extrême gauche anticapitaliste s'agite, produit des leaders, fait de la surenchère mais reste sur les vieux modèles politiques du changement politique et social.

 

Sans parler de l'extrême droite qui fleurit sur le fumier de la crise et qui attend patiemment que le fruit vénéneux de la marchandise soit à point.

 

« C'est la lutte finale,… » chantait-on, depuis des générations, dans les défilés du 1er Mai. Est-il encore de saison de le chanter aujourd'hui? Quand on en est réduit à promener des symboles, vides, dans les rues il ne s'agit plus de mobilisations sociales, mais de simples processions ! In cauda venenum !

 

1er Mai 2013

1er MAI... POUR QUOI FAIRE ?

Pourquoi ce site ?

fedetlib.overblog.com

“Wesh ma gueule !”

Rédigé par Nicolas Mignard

Pourquoi ce site ?

Articles récents

Archives

Hébergé par Overblog