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Articles avec #billet d'actualite catégorie

Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

MEPRIS SOUVERAIN

 

Après l’invalidation de ses comptes de campagne électorale, Nicolas SARKOZY de NAGY BOCSA a fait une déclaration surprenante :

 

 "Respecter les institutions, ce n'est pas en accepter toutes les décisions"

 

Cette déclaration qui mérite toute notre attention s’est perdue dans les polémiques politiciennes, entre les « hurlements au complot » des partisans dépités de l’ancien Président et un PS qui joue les notables effarouchés, droits dans leurs bottes.

 

A y regarder de prés, cette phrase est d’un grand enseignement concernant le sens des institutions politiques, françaises et la considération des politiciens à leur égard.

 

Qu’un membre de droit d’une institution – le Conseil Constitutionnel – dont, soit dit en passant la majorité est de la même couleur politique que lui, de surcroît ancien Président de la République, donc garant des institutions, de leur fonctionnement et de leurs décisions, déclare que l’on peut ne pas respecter ces dernières, laisse songeur.

 

Imaginons un petit instant un citoyen lambda, vous ou moi, qui dise cela et appelle à ne pas respecter les décisions des institutions de la République : Justice, Administration, Gouvernement,… Qu’elle sera la réaction des autorités ? Assurément une condamnation de ces propos et un qualificatif d’antidémocrate et antirépublicain.

 

Pourtant nous avons là, en direct, et sans faux semblant, un ancien Président de la République qui affiche sa défiance et son mépris pour les institutions dont il a été le gardien pendant cinq ans et qui désire rempiler en 2017.

 

On aurait pu  imaginer un lamentable dérapage verbal, un lapsus,… suivi de plates excuses de la part du fautif. Même pas ; non seulement il persiste et signe mais prend la tête de son parti politique qui a assuré pendant des années le pouvoir, pour enfoncer le clou et crier au complot.

 

La fraude avérée et condamnée par une législation dont il était le principal concepteur, l’auteur de cette infamie politique en profite même pour revenir sur sa parole de fin d’élection présidentielle : l’abandon de la vie politique.

 

Fraude délibérée, non respect des institutions,… ça fait vraiment beaucoup pour quelqu’un qui, sans rire, a également déclaré :

 

« Le jour où je reprendrai la parole ce sera pour parler aux Français de la France »

 

Qu’en connaît-il de la France, et des Français, dans sa retraite dorée ?

 

10 juillet 2013

 

 

 

 

MEPRIS SOUVERAIN
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L’EXEMPLE EGYPTIEN

 

 

A bien écouter les manifestants égyptiens de la place Tahrir, opposés à leur Président Morsi, ils exigent son départ parce qu’il « n’a pas tenu ses promesses ».

 

On croit rêver : il y aurait donc sur cette planète, un peuple qui exigerait que les promesses de ses dirigeants soient tenues, au risque de les chasser comme des malpropres ? Mais où va-t-on ? Si l’on applique cette règle de manière générale, il n’y a plus un seul dirigeant sur la planète,… si on la généralise à l’ensemble de la classe politique, celle-ci disparaît. 

 

Certes, la situation égyptienne est complexe, comme d’ailleurs toutes les situations politiques, mais elle a le mérite de poser une question fondamentale, transversale dans l’espace et le temps politique : quel sens peut-on donner à ce que l’on appelle la légitimité ?

 

Le président Morsi était, au sens formel du terme, parfaitement légitime. Il s’est d’ailleurs revendiqué – à juste titre – de cette qualité. Pourtant cette qualité ne l’a pas protégé de la destitution. D’où, l’autre question, corollaire de la précédente : Existe-t-il une légitimité qui puisse contrer la précédente ? Ou, dit autrement : la contestation d’une personne légitime est-elle illégitime ?

 

Les adversaires et tombeurs de Morsi ne se sont d’ailleurs pas gênés pour donner des exemples historiques de dictateurs ayant accédé légalement au pouvoir – donc légitimes – et qui se sont avérés être des individus peu fréquentables et dangereux.

 

Ce problème de légitimité pose, et pour tous les peuples et toutes les époques, la question fondamentale de la nomination populaire des dirigeants… autrement dit de l’exercice de la démocratie. Toutes les expériences nous montrent – et l’Egypte nous le rappelle – que le système électoral classique – tant vanté, et pour cause, par les politiciens, est lourd de dérives, de manipulations et d’issues tragiques.

 

L’expression électorale populaire n’est-elle donc pas pure ? Elle est en fait le produit de manipulation venant de groupes – les partis – qui l’utilisent à des fins d’accession au pouvoir en vue de satisfaire des intérêts claniques. Le résultat ne peut-être que faussé et dans la plupart des cas ne correspond absolument pas aux aspirations populaires… Des exemples ?

 

Toute la morale officielle civique veut nous faire croire qu’il en est ainsi et qu’il ne peut pas en être autrement… et que toute remise en question de cette procédure boiteuse et piégée est anti-démocratique.

 

L’expérience actuelle égyptienne met le doigt sur cette question que se gardent bien de relever les politiciens. C’est pourtant un des aspects les plus intéressants de ces évènements.

 

 

7 juillet 2013

L'EXEMPLE EGYPTIEN
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LE TALISMAN ET L’INFAME

 

Il était une fois…

 

… dans un pays lointain et à une époque non moins lointaine, vivait un peuple dont la partie la plus pauvre ne faisait que croître malgré la production de richesses. Les princes qui se succédaient au pouvoir assuraient, malgré les promesses, de moins en moins le bien-être de leur peuple. Des confréries charitables s’attelaient à la difficile tâche d’apporter une aide aux plus déshérités. Elles avaient reçu l’aide providentielle d’un bon génie qui leur confia un talisman en leur disant : « Utilisez-le comme bon vous semble en faveur de celles et ceux qui n’ont plus ni à manger, ni à boire ».

 

Le talisman fit des miracles… Attirant les aides, les bonnes grâces du reste de la population, de plus en plus de pauvres pouvaient ainsi se nourrir, eux et leurs familles.

 

La situation empirant, le talisman devint socialement indispensable. Malheureusement, quelque temps après sa bonne action, le bon génie mourut accidentellement en traversant imprudemment une rivière dont il était persuadé que les eaux s’écarteraient à son passage. Toutes et tous le pleurèrent.

 

Les années passèrent…

 

Un jour…

 

… surgit de nulle part – la légende veut qu’il sortit des Enfers – un mauvais génie, inconnu de tous, proclama, haut et fort, sur la place publique que le talisman lui appartenait. Il exigea qu’on le lui restitue. Poussant l’infamie jusqu’au bout, il exigea, même, devant la Justice, qu’une partie de la richesse acquise grâce au talisman lui soit restituée, sachant que par son geste il condamnait les pauvres à plus de pauvreté. Le bon génie disparu n’était plus là pour défendre leur cause !

 

L’histoire ne dit pas ce qu’il est advenu du talisman. Une légende du pays, rapportée dans un vieux grimoire, raconte que le mauvais génie mourut dans de grandes souffrances avec sur le front l’insigne de l’infamie. Mais qui peut croire une telle légende ?

 

Chronique rapportée par Merlin l’Emmerdeur

 

Cette chronique des anciens temps peut nous paraître, avec le recul, bien exagérée dans son outrance. Après des siècles d’obscurantisme politique et social nous sommes à l’abri d’une telle situation, le système démocratique qui est le nôtre, garantit aujourd’hui à toutes et tous assistance et prospérité.

                                                              ___

 

Certains esprits chagrins et/ou provocateurs voudraient donner foi à cette légende, et voir dans ce récit une histoire de notre époque. Bien sûr, ce conte n’est qu’une fiction. Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou décédées serait un pur hasard. Prétendre le contraire serait de la malveillance.

 

3 juillet 2013

 

 

CONTE MEDIEVAL
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FRONT REPUBLICAIN : LE MIRAGE

 

C’est une stratégie, ou plutôt une tactique entre ce qu’il est convenu d’appeler la Droite et la Gauche pour faire barrage, au moment d’une élection, au Front National.

 

Soyons clairs tout de suite : c’est une tactique purement défensive, une attitude « par défaut ». Le Front Républicain n’est porteur d’aucune stratégie, d’aucun programme…. C’est une « alliance » de circonstance, sans lendemain.

 

Or, au fur et à mesure de l’alternance au pouvoir et de l’incapacité des uns et des autres à résoudre les problèmes, la mondialisation marchande et la crise aggravant la situation, cette manœuvre devient de plus en plus nécessaire et a tendance à se généraliser. Ce Front Républicain qui était présenté comme une exception dans le processus électoral est en passe de devenir la règle. Pourquoi ?

 

Les marges de manœuvres sont de plus en plus réduites pour s’acheter, comme autrefois, la paix sociale. Le champ est donc libre pour toutes les démagogies mais aussi pour des stratégies de rupture. Or, des stratégies de rupture ne sont portées réellement par aucune organisation politique – sinon dans leurs discours, et encore ! Reste la démagogie ! Et là, le Front National, comme tous les mouvements néo-fascistes (voir l’Histoire du 20e siècle) est au top niveau. Balayant le champ des revendications, il les adopte toutes. Balayant le champ des peurs, il les évoque toutes. Il fleurit sur le fumier de la décadence politique et sociale, de la peur et de la rancœur.

 

Le Front Républicain c’est la cerise sur le gâteau pour l’extrême droite, qui non seulement, sur le long terme n’est pas tenable pour ceux qui l’utilisent, mais lui permet d’en rajouter une couche quant à la collusion des professionnels de la politique qui se succèdent au pouvoir sans jamais résoudre les problèmes.

 

Est-ce par une démarche purement défensive et conservatrice que l’on va stopper le danger que représente le Front National ? La réponse est évidemment NON ! Or aujourd’hui c’est la seule stratégie proposée par les partis politiques dominants.

 

Le Front National peut ainsi se payer le luxe, sans programme économique et social, à faire de la surenchère. Rien sur le temps et les conditions de travail, les retraites, la santé… Il est l’expression, en creux, des impuissances et des trahisons (pour la gauche) des partis politiques. Il construit un ersatz de programme avec les promesses faites par les autres, le tout saupoudré de haine et d’aigreur.

 

Le Front Républicain ne fait que reculer le moment où l’extrême droite obtiendra suffisamment de voix, de sièges pour jouer véritablement un rôle politique réel… et l’on sait ce que cela donne… Il sera alors trop tard. Tout le monde se renverra la responsabilité du désastre…. ça a déjà d’ailleurs commencé.

 

Tirer les leçons de l’Histoire dîtes-vous ?......

 

1er juillet 2013

 

FRONT REPUBLICAIN : LE MIRAGE
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PEUPLE INGRAT

 

Le Brésil, sa Samba, son Carnaval, son football, sa classe politique « progressiste », la patrie de Lula, le syndicaliste parvenu au pouvoir, son taux de croissance,… bref son avenir envié par tous !

 

Et voilà que ce peuple comblé, respirant la joie de vivre, l’exemple même du bonheur dans ce monde cruel, descend dans la rue comme de vulgaires syndicalistes européens contestant les bienfaits des délocalisations et de la mondialisation. Ce peuple pacifique qui aime tant la fête et le football affronte une police qui n’était là que pour assurer son bonheur. Et pire que tout, il proteste, conteste, dénonce les frais engagés pour satisfaire ses désirs : les infrastructures sportives en vue du Mondial de football de 2014.

 

Bon OK, c’est vrai que les touristes venant pour cet évènement occupent les meilleurs hôtels, fréquentent les meilleurs restaurants, ont les meilleures places dans les stades… mais en retour, ils apportent des dollars et des euros, et créent des emplois ! Il faut bien s’occuper d’eux, les transporter, les nourrir, nettoyer leurs chambres, désinfecteur leurs WC, vider leurs poubelles, on peut aussi mendier quelques pourboires,… et même profiter de quelques services que la morale réprouve mais la police tolère… Bref un véritable el dorado pour le peuple.

 

Alors que tout le monde sait que le peuple brésilien ne vit que pour le football – voir les reportages depuis des années – mais aussi pour le Carnaval, ne voit-on pas des gens qui aujourd’hui revendiquent des choses impensables, insensées, comme le logement, l’éducation, la santé ! On pensait que des choses pareilles ne pouvaient exister que dans des pays décadents comme la France, l’Espagne, l’Italie,… mais pas de la part d’un pays en plein « boom économique » cité en exemple par les « experts » du Fond Monétaire International.

 

Décidemment tout se perd. Mais dans quel monde vivons-nous ?

 

Ces valeurs sûres que sont la croissance économique, le charisme des leaders politiques, l’amour du sport, l’exotisme sont une fois encore en train de s’écrouler comme elles l’ont fait en Egypte, en Tunisie, en Turquie.

 

Décidemment les peuples ne comprennent rien.

 

Tous ces pays exotiques, paradis touristiques sentant bon le soleil et le farniente sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis. Leurs peuples ignorants ne comprennent pas qu’ils vivent dans des pays qui sentent bon les vacances.

 

Et pour nous qui avons le sens des réalités se pose alors la vraie question :

 

Où partir cet été pour être tranquille ?

 

25 juin 2013

 

 

 

 

PEUPLE INGRAT
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SYRIE : LE CLAIR /OBSCUR

 

Souvenez-vous : 1936-37-38…l’Espagne

 

La pièce est d’un grand classique : unité de temps, unité de lieu, unité d’action.

 

Sur la scène, deux camps irréductibles, une lutte à mort, deux conceptions totalement incompatibles entre un fascisme avoué et des principes républicains, entre les défenseurs de l’oligarchie terrienne et ceux qui voulaient un changement social radical. Une lutte atroce où tous les coups étaient permis ;

 

Dans la salle, en spectateurs, les puissances européennes et quelques autres : les unes, les Etats fascistes prenant ouvertement et concrètement partie pour les fascistes (logique direz-vous !), les autres, les soutiens des républicains qui, soit par lâcheté, compromission ou stratégie politique, les soutiennent plus ou moins. Ceux-ci sont divisés, voire en conflits les uns avec les autres. Certains d’entre eux, soutenus par les soviétiques, sont un danger potentiel pour certains Etats favorables aux républicains, mais aussi pour des factions de la République.

 

Bref, le carnage se déroule aux yeux de tous, avec la détermination farouche des uns, les hésitations et les craintes des autres. La suite, on la connait !......

 

Il est vrai qu’il n’y a pas deux situations identiques dans l’Histoire, mais il y a des logiques, des comportements, des dynamiques qui sont identiques. C’est au nom, et en vertu, de la similitude de ces logiques que l’on doit pouvoir tirer des leçons de l’Histoire, sinon, ce travail est impossible et le travail de mémoire, inutile.

 

Revenons maintenant à la « pièce » qui se joue actuellement en Syrie. Bien sûr l’époque est différente, les acteurs sont différents, les enjeux, diplomatiques, politiques mais pas éthiques, le sont aussi. Peut-on affirmer, qu’au nom de ces différences, les logiques ne se ressemblent pas ?

 

Il est clair qu’on laisse un assassin continuer à exterminer son peuple avec le soutien d’un autre assassin – le bourreau de la Tchétchénie - mais reconnu et respecté, lui !

 

Il est clair que, dans le pays, l’opposition à l’assassin est divisée, voire hétérogène et peut même représenter à certains égards un risque de dérive dangereuse.

 

Il est clair que le soutien du « bourreau » à son protégé est connu de tous et que lui-même le revendique, dénonçant au passage tout soutien au camp adverse, ce qui est le comble du cynisme.

 

Il est, une fois encore, clair que rien ne sera fait pour arrêter le massacre.

 

On se gargarise officiellement  d’Histoire et de devoir de mémoire,… mais, au juste, ça sert à quoi ?

 

23 juin 2013

 

 

SYRIE
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L’AVEU

 

Dix députés se prononcent pour l’abolition de leurs privilèges.

 

Ah bon !... les députés auraient des privilèges ? Qui l’aurait cru ? A entendre les Républicains sérieux, les démocrates authentiques, les farouches défenseurs des valeurs de la Révolution Française et de la République,… c’était non seulement faux, mais de surcroît, un sujet absolument tabou. Les privilèges avaient été abolis dans la nuit du 4 août 1789,… un point c’est tout. Circulez, il n’y a rien à voir !

 

Toute personne qui dénonçait les « privilèges de la classe politique » était – du moins jusqu’à présent, et je sais de quoi je parle – traité de démagogue, populiste, poujadiste, voire anti démocrate…. Dans le pire des cas, complice de l’extrême droite qui pourtant n’a qu’un seul objectif, accéder elle-même à ces privilèges.

Et « voilà-t-il pas » que dix députés sur 577 (ce n’est pas beaucoup d’autant plus que  les Sénateurs, sur la question, sont bouche cousue) dévoilent le pot au roses. Attendons avec impatience la réaction des grands démocrates qui n’avaient rien vu.

Mais enfin c’est désormais établi : les députés – et ils ne sont pas les seuls – sont des privilégiés. Ceux-là mêmes qui prêchent l’austérité, l’économie, le serrage de ceinture,… ont des privilèges ! Et fort curieusement ils ne s’en rendent compte seulement qu’aujourd’hui après en avoir grandement profité ! Mais quelle mouche les a piqués ? Cette mouche, elle porte un nom : la peur, la trouille, la pétoche.

Devant le discrédit de la classe politique dont personne n’ignore plus aujourd’hui, non seulement l’impuissance, mais la collusion avec les puissants de l’économie et de la finance, mais aussi les « privilèges » qu’ils reconnaissent enfin,… il est temps de donner le change. L’abstention progresse et avec elle l’écroulement de leur légitimité.

Notons que cette séance d’autocritique publique n’est pas du goût de tous. Les vieux crabes – voir le Président de l’Assemblée Nationale – craignent pour leur place. Faudrait quand même ne pas tuer la poule aux œufs d’or !

Qu’en sera-t-il de cette initiative ? Les paris sont ouverts !

Après un bonne période de dramatisation, d’auto-flagellation médiatisée, comme pour la loi sur les cumuls et sur la transparence, dans le pire des cas, on passera à autre chose, dans le meilleur, un texte sortira qui sera vidé de son contenu par les « privilégiés ».

Peuple, continue à espérer et surtout n’oublie pas d’aller voter, tu ne sers qu’à ça !

20 juin 2013

 

L'AVEU
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LA RANCON DE LA MEDIOCRITE

La lettre d’allégeance de l’ancienne Ministre de l’économie, actuelle Présidente du FMI, adressée à celui qu’elle considère comme son mentor a de quoi laisser perplexe. Qu’une femme intelligente, libre, autonome – indépendamment de ses convictions politiques et économiques - puisse s’abaisser à ce genre de soumission me plonge dans un abîme d’interrogations sur les rapports humains. J’aurais compris, à la rigueur, et en faisant un effort d’imagination, une telle lettre, prise au premier degré – donc hors contexte politique - de la part de cette femme, adressée à son prédécesseur à Washington… mais à l’ancien Président de la République c’est surprenant !

Le personnage en question, n’a en effet rien qui en fait un être d’exception, méritant autant de louanges et de servilité. Il n’a jamais écrit un texte un tant soit peu novateur sur le/la politique, l’Histoire, l’avenir de l’Humanité. Il n’a absolument pas – il n’est pas le seul – amélioré les conditions de vie du peuple, ni jamais pris des mesures allant dans ce sens. En dehors d’une agitation permanente donnant l’illusion de l’activité, il a fait preuve d’une vitalité que l’on ne peut observer que chez un sportif en excès de dopage.

Bref, il est le prototype du politicien arriviste, qui s’est empêtré lamentablement dans sa stratégie ridicule et mortifère lors des dernières élections présidentielles, se confiant à un « penseur » néo fasciste. Qui a déclaré comme son alter ego dans le monde du « show bise » (Ah que c’est moi !) qu’il mettait fin à sa carrière pour ensuite envisager de la reprendre. Qui a joué sur les élucubrations de ses aventures amoureuses pour s’attirer des électeurs/trices, au point même de procréer dans les Palais de la République (une première en France). Qui a rempli de ses photos, davantage les pages des journaux « pipeules », que les revues de Science Politique.

Il ne faut tout de même pas oublier qu’il a fait quelques déclarations qui resteront dans l’Histoire :

« L’Homme n’est pas une marchandise comme les autres… » Saint Etienne 9 novembre 2006

"Je veux, si je suis élu Président de la République, que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid »Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006

"Les paradis fiscaux, c'est fini !" septembre 2009

Que des groupies, hommes et femmes de sa Cour s’empressent à lui tresser des lauriers, on peut le comprendre,… mais Madame Lagarde !  A ça non, ma Chère, ceci est parfaitement incompréhensible ! Je dirais même choquant !

18 juin 2013

 

LA RANCON DE LA MEDIOCRITE
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LA FAUTE À VOLTAIRE ?

 

« Je crois que nous ne nous entendons pas sur l’article du peuple, que vous croyez digne d’être instruit. J’entends par peuple la populace, qui n’a que ses bras pour vivre. Je doute que cet ordre de citoyens ait jamais le temps ni la capacité de s’instruire; ils mourraient de faim avant de devenir philosophes. Il me paraît essentiel qu’il y ait des gueux ignorants. Si vous faisiez valoir comme moi une terre, et si vous aviez des charrues, vous seriez bien de mon avis. Ce n’est pas le manœuvre qu’il faut instruire, c’est le bon bourgeois, c’est l’habitant des villes; [...] Quand la populace se mêle de raisonner, tout est perdu. » : Lettre à M. Damillaville » (1er avril 1766), dans Œuvres de Voltaire, Voltaire, éd. Lefèvre, 1828, t. 69, p. 131

« A l’égard du peuple, il sera toujours sot et barbare [...]. Ce sont des bœufs auxquels il faut un joug, un aiguillon et du foin » : Lettre à M. Tabareau » (A Ferney, 3 février 1769), dans Œuvres de Voltaire, Voltaire, éd. Delagrave, 1885, t. 69, p. 428

« Il est à propos que le peuple soit guidé, et non pas qu’il soit instruit; il n’est pas digne de l’être » : Lettre à M. d’Amilaville » (19 mars 1766), dans Œuvres de Voltaire, Voltaire, éd. Hachette, 1862, t. 31, p. 164

On ne lit jamais assez les personnages que l’on admire ! Ces surprenantes citations, qui manifestement ne sont en aucun cas des dérapages accidentels, n’amenuisent en rien le combat qu’a mené Voltaire contre l’intolérance, illustrée par l’immortelle Affaire Calas. Pourtant il y a de quoi être troublé, mais on peut trouver des explications, sinon des justifications, par les caractéristiques d’une époque bien différente de la nôtre.

A la lecture de ces édifiantes citations on ne peut pas ne pas songer à la promotion Voltaire (1980) de l’Ecole Nationale d’Administration dont sont issus l’actuel Président de la République et bon nombre de celles et ceux qui, avec lui, dirigent les affaires de l’Etat.

Voltaire était partisan d’une Monarchie éclairée avec un monarque soucieux du bonheur de son peuple, en opposition à celle « de droit divin », … Peut-être la conception d’un monarque promettant le changement, mais sans rien brusquer à tel point qu’une fois sur le trône, il n’en parle plus. Pour les « bœufs », on aura supprimé le joug et l’aiguillon – encore que - et laissé le foin… dont ils se satisfont, du moins jusqu’à aujourd’hui. 

Ca ne vous rappelle rien ?

15 juin 2013

LA FAUTE A VOLTAIRE
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HOMMAGE FETIDE

On savait depuis longtemps que les politiciens sont encore plus grands, morts que vivants. La classe politique dans son ensemble sait rendre hommage à ses pairs, ceux-là mêmes avec qui elle a partagé les privilèges du pouvoir et la joie malsaine d’avoir grugé le bon peuple. Cet hommage, surtout quand le disparu n’est pas trop âgé, augure d’une place supplémentaire dans les palais de la République reluquée par les prétendants qui se bousculent aux portes.

Ces hommages déversés par les édiles, qui se croient des « élites »( ?), pour hypocrites qu’ils soient, sont passés dans la coutume et ne surprennent plus l’opinion publique qui, si elle n’est pas indifférente à ces débordements de sentimentalisme sirupeux, n’est pas dupe de la complicité de ceux qui les expriment.

Pourtant, la disparition de Pierre MAUROIS, donne une autre dimension à cette hypocrisie. Qui a dit en effet :

"Il a fait partie de ces authentiques hommes de gauche dont la conscience sociale n’a jamais été feinte. On ne peut que saluer aujourd’hui un engagement réel et sincère pour la défense des travailleurs français",

"Homme des 39 heures, de la retraite à 60 ans, des nationalisations dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie et le secteur bancaire, Pierre Mauroy n’était pas soumis à l’ultralibéralisme et à la financiarisation à outrance"

"Une profonde et salutaire estime de la notion d’Etat"

"Si les désaccords politiques étaient évidents et nombreux tant au niveau national que local, notamment sur l’Europe et l’immigration, il convient de saluer l’opiniâtreté et le courage de l’ancien Premier ministre" ?

Un militant PS ? PC ? FDG ? NPA ? LO ? UMP ? UDI ?... Vous n’y êtes pas du tout ! C’est Steeve Briois, secrétaire général du Front National 

Pour un parti qui n’a de cesse de dénoncer le « système », et ses partis, de clouer au pilori les politiciens au pouvoir, ou qui y ont été,… un tel hommage laisse songeur.

S’agit-il d’un moment d’absence ou d’un sursaut de sentimentalisme ? Certainement pas !… Tout juste la déclaration d’un « second couteau » qui, tout en évitant à la cheftaine de se ridiculiser, en rajoute une couche pour accélérer la dédiabolisation du FN et le présenter comme un parti respectable ( ?). Mesure nécessaire surtout après la mise à mort d’un militant anti fasciste par les petits cousins du FN.

Dans cette surenchère démagogique et écoeurante il est étonnant que le FN ne soit pas allé jusqu’à demander des « obsèques nationales ».

Peut-être pour les prochains dont nous tairons les noms !

11 juin 2013

 

HOMMAGE FETIDE

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“Wesh ma gueule !”

Rédigé par Nicolas Mignard

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