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Articles avec #billet d'actualite catégorie

Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

LES VERTS DE PLUS EN PLUS SOLITAIRES

 

 

Lorsque le nouveau paradigme a surgi et a réussi à s’imposer, quelques années après mai 68, il a été perçu par beaucoup de citoyens et de militants comme une bouffée d’air frais, s’intégrant parfaitement dans une critique globale du système capitaliste. L’analyse critique du système de production marchande s’enrichissait d’une nouvelle dimension qui allait prendre une place de plus en plus importante. Les études, constats et conclusions scientifiques faisaient de celle-ci quelque chose de sérieux, concret et non un fantasme post « soixante-huitard ».

 

Quand le sérieux des problèmes écologiques s’est imposé à toutes et tous, chaque organisation politique a essayé, avec pas mal de difficultés, de faire coïncider cette nouvelle question avec leurs programmes figés et prédigérés… dans un but purement électoraliste.

 

Le mouvement écologique, fractionné au début, privilégiant à juste titre la dimension politique s’est imposé de manière autonome. Il était porteur de nouveautés en matière de pratique politique, d’engagement personnel et collectif et d’une farouche volonté de rompre avec les pratiques politiciennes poussiéreuses et anti démocratiques des partis traditionnels. Leur faible représentativité nationale était compensée par l’importance des questions qu’ils soulevaient et étaient, de ce fait, pris au sérieux.

 

Ce mouvement, porteur d’espoir de changement, aussi bien dans les analyses que dans la pratique politique, a hélas dégénéré aussi vite qu’il était apparu. L’engouement pour ces questions et la place politique qui s’offrait, à celles et ceux qui en étaient les dirigeants, a conduit ces derniers à abandonner rapidement toutes les bonnes résolutions du départ et à se consacrer à faire carrière dans la politique de manière aussi scandaleuse et minable que leurs homologues des partis traditionnels.

 

Une bureaucratie politicienne, des clans se sont constitués et ont transformé l’écologie en un savoureux fromage susceptible d’offrir une promotion sociale sous les ors de la République à des personnes plus intéressées par leur carrière personnelles que par l’avenir de la planète (des noms ?).

 

C’est cette désastreuse situation que dénonce aujourd’hui Noël MAMERE et qu’il refuse, ce qui est tout à son honneur,  de cautionner plus longtemps. Cette dérive, on la constatait depuis longtemps,… aujourd’hui on en a une confirmation de l’intérieur même du parti.

 

Au crédit de ce mouvement et c’est la seule chose positive qui lui reste : le fait que certains de ses cadres soient capables de ruer dans les brancards et de dénoncer clairement la dérive du mouvement… chose rare dans les organisations politiques.

 

Mais qui peut désormais faire confiance aux « écologistes » ?

 

30 septembre 2013

VERTS SOLITAIRES
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

EXISTE-T-IL UN PROBLEME ROM ?

 

La réponse est bien évidemment non !

 

Imaginons un instant que l’on réponde oui !... Quelle en est la signification ? Simplement qu’il existe, chez les Roms, une spécificité qui rend cette population incompatible avec le reste de l’humanité.

 

Quelle serait la nature de cette spécificité ? Pour répondre, nous n’avons pas trop le choix. En effet, vu sa globalité puisque touchant l’ensemble d’une population, elle ne peut-être que de nature biologique, congénitale, génétique. Autrement dit, les Roms seraient une population particulière qui génétiquement serait orientée vers le crime, le délit, le vol, la rapine et serait fondamentalement asociale. De là à en conclure qu’il s’agit d’une race particulière, voire d’une sous humanité dont il faut se méfier et qu’il faut exclure, il n’y a qu’un pas qui, à une autre époque a été franchi, pour les Roms, les Tziganes, les homosexuels et les Juifs.

 

Dire aujourd’hui qu’il y a un « problème Rom » correspond à une autre époque à dire qu’il y avait une « question Juive ».

 

On sait où mène ce genre de conception.

 

Il est aujourd’hui dramatique et terriblement dangereux que le discours politicien, par des raccourcis aussi aberrants que scandaleux, en arrive à accréditer la thèse de l’existence d’un « problème Rom ». Dés lors, tous les dérapages sont possibles, et l’on sait par expérience, qu’en période de crise, de désarroi de l’opinion publique et d’impuissance des politiciens à répondre positivement aux aspirations de celle-ci, les processus qui peuvent s’enclencher, même s’ils sont insignifiants au départ, peuvent aboutir à des catastrophes.

 

Le Front National – sans véritable programme politique, économique et social - qui surfe gaillardement sur tous les soubresauts et désillusions provoqués par la crise,  pas du tout gêné par l’utilisation d’arguments irrationnels, jette de l’huile sur le feu et oriente l’opinion publique sur une voie chaotique et sans issue. Sa démagogie, qui a besoin de boucs émissaires, n’a qu’un seul objectif : le pouvoir.

 

Les autres partis politiques, bien incapables de résoudre les véritables problèmes qui sont sociaux et d’intégration, se laissent entraîner dans cette logique dangereuse. La proximité des échéances électorales ne peut que relancer les surenchères démagogiques et les dérapages…

 

Nous savons par expérience historique qu’il y a une ligne rouge à ne pas franchir… Soyons vigilants.

 

 

24 septembre 2013

EXISTE-T-IL UN  PROBLEME ROM ?
Publié par PM sur
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COURT-CIRCUITONS !

Le mauvais temps du printemps a bon dos. Les conditions météorologiques seraient sensées expliquer le différentiel important, concernant les fruits et légumes, entre les prix à la production et les prix de marché. S’il est exact qu’il y a un retard et donc une relative rareté (encore que !) dus au ciel, il n’en demeure pas moins que ce problème est récurrent, tous les ans à la même époque et même pendant toute l’année. N’entendons nous pas les producteurs se plaindre – à juste titre - régulièrement des prix de marchés en inadéquation totale avec leurs coûts de production ? Les actions, régulières, « coup de poing » - des producteurs illustrent parfaitement la situation.

 

Ces actions, pour spectaculaires qu’elles sont n’en sont pas moins stériles… Une fois passé le coup de colère, la situation redevient comme avant.

 

Il y a pourtant une solution, certes pas globale, pas spectaculaire… la vente directe.

 

L’avantage de la vente directe c’est qu’elle contourne, court-circuite, les réseaux commerciaux traditionnels.

 

Il est cependant vrai que cette pratique ne touche pas l’ensemble des consommateurs. Mais il ne tient qu’à nous, citoyens, aussi bien producteurs que consommateurs d’en étendre le domaine. D’ailleurs les quelques opérations ventes directes organisées par certains producteurs – trop rarement – sont des succès.

 

Cette pratique se généralise peu à peu,… touche de plus en plus de consommateurs, intéresse de plus en plus de producteurs – les AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) par exemple. C’est tout un lien social qui se tisse, une démarche économique alternative, un système, encore embryonnaire, qui s’instaure.

 

Ce n’est pas spontanément, d’un coup de baguette magique, que l’on supprimera les circuits commerciaux – économiquement pervers - du système marchand. C’est à nous d’initier les nouvelles pratiques économiques et sociales, … nous, d’abord, les plus motivés, gagnant par la pratique de nouveaux participants, et cherchant à les étendre, petit à petit, à d’autres secteurs.

Ne rêvons pas,… si nous voulons un véritable changement, c’est à nous d’en prendre l’initiative. Ne faisons aucune confiance aux politiciens qui se contentent de gérer le système marchand tel qu’il est, en nous faisant des promesses jamais honorées.

 

Dire que notre avenir est entre nos mains signifie qu’il faut initier des pratiques alternatives, dans tous les domaines, en commençant par le plus facile.

 

Ne comptons que sur nous-mêmes.

20 août 2013

COURT-CIRCUITONS
Publié par PM sur
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LA MARCHANDISE CONTRE LE PROGRES

 

 

En ce temps de vacances et d’envoi de cartes postales, prenons un simple exemple : le courrier. De tout temps, l’amélioration des conditions du courrier – sécurité, rapidité – a été perçue à juste titre comme un progrès. Tout a été fait pendant longtemps par l’Administration des Postes pour accélérer l’acheminement des lettres et colis, en particulier au cours de la deuxième moitié du 20e siècle afin de gagner la bataille du J+1 (une lettre distribuée le lendemain de son dépôt). La technologie a permis cette performance. On aurait pu imaginer avoir atteint définitivement ce but, celle-ci s’améliorant sans cesse.

 

L’article 1 du Code des postes et des communications électroniques est très clair sur ce point ; « Les envois prioritaires relevant du service universel postal sont distribués le jour ouvrable suivant le jour de leur dépôt »

 

Or il est de notoriété publique que ce n’est plus comme cela que ça se passe ! Dans de nombreux cas, cette règle n’est plus respectée…Négligence et réduction de moyens peuvent être évoquées,… mais il y a plus grave : devant cette situation régressive, on assiste à la  création de services beaucoup plus onéreux pour l’usager, qui devient alors un client, assurant, en principe ce service de j+1. Il y a là un véritable détournement de la contrainte de service public, doublé de la mise en place de services mercantiles, rapaces, souvent privés.

 

On peut bien sûr contester ce non respect de la règle, mais qui va entamer une procédure pour une lettre qui a 36 heures de retard ? L’administration compte sur cette situation pour, impunément grignoter ce qui reste du service public…

 

Il n’est question ici que de courrier… Appliquez la même logique aux médicaments, qui aujourd’hui, pour certains, se raréfient et l’on voit l’ampleur du désastre qui se profile. 80% des médicaments utilisés en France sont produits en Chine et en Inde – pourquoi ? devinez !

 

Appliquez la même logique aux transports ferroviaires, aux prothèses médicales, aux accouchements, … vous avez tout de suite sous vos yeux les effets de la marchandisation rampante qui est en train de détruire l’essence même du service public. Aujourd’hui, l’important n’est plus de satisfaire un besoin – souvent vital – mais de faire de l’argent dans la production de ce bien ou de ce service.

 

La marchandisation nous ramène non seulement à des conditions qui sont celles du 19e siècle, mais en plus annihile tout progrès. Le progrès n’est plus au service de l’humanité, mais au service du capital, des financiers qui en font l’instrument exclusif de leur enrichissement.

 

Et dire que l’on nous avait prédit le changement ! Le vrai changement il est à faire là, pas dans les discours !

 

15 août 2013

 

LA MARCHANDISE CONTRE LE PROGRES
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CONTRAT ZERO-HEURE

 

Avec la crise, la mondialisation du capital, la trahison de la social-démocratie, la décadence des syndicats, on avait cru avoir atteint le point ultime de la dégradation du rapport salarial,… on avait tort… le patronat anglais, toujours en avance dans ce domaine, a fait beaucoup mieux en matière de cynisme : les « zéro hours contracts » (contrats zero-heure).

 

Le principe est fort simple : un contrat est signé, mais il est en grande partie vide. L’employeur n’est pas obligé d’offrir un travail régulier, de même que l’employé n’est pas obligé de travailler aux heures proposées. On peut difficilement faire mieux en matière d’escroquerie contractuelle. Mais alors, allez vous logiquement dire : pourquoi signer un tel contrat ? Là est toute l’astuce.

 

Un tel contrat laisse une liberté totale à l’employeur : il a à disposition des salariés vis-à-vis desquels il n’a aucun engagement, aucune obligation.

La soi-disante liberté du salarié n’est qu’un paravent : a-t-on déjà vu la masse des salariés, surtout en période de crise, faire la « fine bouche » sur un travail qu’on lui propose, même si celui-ci est plus que précaire et aléatoire ? Ce « contrat » instaure ce que le patronat rêve depuis toujours : une flexibilité intégrale de la force de travail.

 

Flexibilité intégrale, chantage permanent envers le salarié, pas de salaire minimum, plus d’heures supplémentaires et taux de chômage artificiellement réduit… Que peut demander de plus le patronat ?

Ce type de contrat est en pleine expansion outre Manche et dépasse aujourd’hui le million. Pour les salariés, plus d’avenir professionnel, plus de stabilité… C’est l’instauration de la précarité généralisée. Imaginez un seul instant ce que sera la retraite de ces salariés, dans 30, 40, 50 ans !

Jusqu’à présent les salariés avaient le couteau sur la gorge, désormais on commence à leur trancher !

 

Un tel dispositif est mieux que l’esclavage ou le servage, en effet il a l’avantage de maintenir l’illusion de la relation contractuelle entre deux volontés libres – l’employeur et l’employé. Il est en passe de devenir la relation de travail idéale – pour le Capital - dans une société dite démocratique. Le salarié garde toujours le droit d’élire celles et ceux qui couvrent par leur pratique politique ceux qui mettent en place de tels dispositifs,… et les entérinent en droit. Les apparences démocratiques sont sauves et les intérêts du Capital protégés.

 

C’est peut-être à ce dispositif que pense le Président de la République quand il parle d’inversion de la courbe du chômage. Le Changement aurait alors un drôle de goût !

10 août 2013

CONTRAT "ZERO-HEURE"
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LAÏCITE : LA LONGUE MARCHE

 

 

Des centaines de jeunes algériens se réunissent et mangent sur la place publique au milieu de la journée, en plein Ramadan.

 

Ils ont raison !... Il faut les soutenir, les encourager, populariser leur action !

 

Ils ont été attaqués, et insultés par des fanatiques religieux ou simplement par des pratiquants musulmans.

 

Cette action n’est pas neutre. Les autorités algériennes parlent de provocation… ben voyons ! Refuser le diktat religieux est un premier signe de prise de conscience et de révolte…de refus. C’est le refus d’une éducation fondée sur l’intolérance et la soumission. C’est le premier pas vers la liberté de conscience qui est à la base de tout progrès et de tout changement. Le Pouvoir algérien a raison d’avoir peur d’un tel mouvement, et sa réaction fait tomber le masque.

 

Ces jeunes se situent dans la longue tradition de celles et ceux, qui, à toutes les époques et dans tous les pays se sont battus contre l’intolérance et l’obscurantisme (*).

 

Si la liberté religieuse est une des libertés garanties par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, en aucun cas cette dernière ne donne le droit à la religion de s’imposer à autrui.

 

Toutes les religions, à un quelconque moment donné de leur histoire, ont été intolérantes et répressives. Il a toujours fallu lutter, non contre leur contenu, mais contre le système intolérant et de coercition qu’elles mettaient en place pour soumettre les autres, leur imposer une vision du monde (généralement fausse) et des interdits publics et privés.

 

La lutte contre l’intolérance religieuse fait partie intégrante – et en bonne place – du combat pour la liberté et le changement.

 

A une époque, la nôtre, où l’islam dans ses composantes et pratiques les plus sectaires, représente un danger pour la société (comme le furent les autres religions à une autre époque), il est urgent de soutenir celles et ceux qui veulent aboutir à une société dans laquelle sera reconnue la liberté de conscience.

 

Leur combat est le nôtre, celui de la Laïcité !

 

 

(*) Par exemple, le Chevalier de La Barre  qui eut la tête tranchée pour ne pas s’être décoiffé au passage d’une procession religieuse en France en 1765. Son corps fut ensuite jeté aux flammes ainsi que le « Dictionnaire philosophique » de Voltaire qu’on avait trouvé dans sa bibliothèque.

 

7 août 2013

LAÏCITE : LA LONGUE MARCHE
LAÏCITE : LA LONGUE MARCHE
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E FRUCTU ARBOR COGNOSCITUR

 

Il paraît, ses membres et ses fidèles s’en plaignent suffisamment, que l’Église Catholique Apostolique et Romaine serait une des institutions, sinon l’institution, la plus critiquée et la plus brocardée. C’est ma foi, si j’ose dire, vrai ! Il faut cependant reconnaitre, à la décharge de celles et ceux qui se livrent à ce genre de critique, que l’objet de leurs calembours leur facilite grandement la tâche. Notons que la critique ne porte pas sur le fondement de la foi, celui-ci étant parfaitement respectable et tout à fait personnel. Par contre  le « comportement du personnel » – comme on dirait d’une entreprise - ne manque pas d’attirer l’attention.

Les dernières déclarations pontificales, quoique se voulant d’une modernité ravageuse, ne font qu’approfondir le trouble des uns, l’hilarité des autres et, il faut le dire, la lassitude aidant, l’indifférence du plus grand nombre.

 

On apprend de la bouche du représentant de Dieu, qu’il y aurait au Vatican, un «lobby gay qui existe vraiment» ! Exactement, « un courant de corruption » dixit le Pape. Ciel, si j’ose encore dire ! Des gays, passe encore… Encore que… le vœu de chasteté n’existerait-il plus ? Mais un lobby, autrement dit un groupe de pression (forcément amicale ou amoureuse), ça c’est une information ! A une autre époque les bûchers auraient été déjà en préchauffage.

 

«Dans la Curie, il y a des gens saints, vraiment, mais il y a aussi un courant de corruption». On s’interroge encore sur le véritable terme employé : « sains » ou « saints » ? Vu la qualité du personnage qui tient de tels propos, le sens donné à ces deux homonymes n’est pas sans conséquences ni significations.

 

La presse italienne va plus loin en disant que ce «lobby»  serait au Vatican à la fois un groupe de pression et victime de chantage de prélats. Pour une institution voulant représenter Dieu sur la Terre, ça fait beaucoup !

L’hypothèse est de plus en plus évoquée d’un Benoît XVI qui découvrant « horrifié » cette réalité, et ne sachant comment y faire face, aurait décidé de démissionner ( ?).

 

L’Eglise Catholique, si dominante autrefois, et qui a fait à peu près toutes les erreurs – scientifiques, morales, politiques – arque boutée sur un dogme difficilement compatible avec la société humaine, ne peut qu’offrir le spectacle désolant de la bêtise et de l’intolérance. Elle n’en a certes pas le monopole, mais encore faudrait-il qu’elle fasse preuve de modestie en matière de « détention de la Vérité ».

 

Il faut reconnaître qu’aucune autre institution religieuse de ce niveau n’est capable d’étaler autant ses vices (vices au regard de son propre dogme),… ce qui ne veut pas dire que les autres n’en ont pas.

 

Etre petite souris dans les confessionnaux du Vatican doit être une expérience savoureuse.

2 Août 2013

 

FIAT LUX
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LA HAINE POUR STRATÉGIE

 

Suite aux événements de Trappes, on pouvait s’attendre à une réaction du Front National,… c’est chose faite et l’on n’est pas déçu !

 

«La seule loi en France est la loi française, et non la loi islamiste ou la loi des racailles» ; «il est plus que temps de taper du poing sur la table en organisant la reconquête par la loi et l'ordre de chaque mètre carré du territoire national» ; «les gouvernements doivent cesser de trembler devant les voyous et enfin faire preuve avec eux d'une intransigeance totale et d'une fermeté extrême»

 

Quel sens peuvent avoir de tels propos ? Analysons-les !

 

«La seule loi en France est la loi française, et non la loi islamiste ou la loi des racailles». Qui a dit le contraire ? Y a-t-il parmi le personnel politique quelqu’un qui aurait fait la moindre allusion au fait qu’il y aurait une autre loi en France que la loi française ? NON ! Alors pourquoi dire les choses de telle manière que l’on pourrait imaginer le contraire ? La loi est violée, soit, mais des lois sont violées tous les jours et il est curieux que le Front National ne s’intéresse qu’à certaines lois et pas aux autres.

 

«Il est plus que temps de taper du poing sur la table en organisant la reconquête par la loi et l'ordre de chaque mètre carré du territoire national».

Que veut dire « taper du poing sur la table ». Réagir, condamner ? N’y aurait-il aucune réaction de l’Etat au regard de la violation de la loi ? NON ! Alors pourquoi dire les choses de telle manière que l’on pourrait imaginer le contraire ?

 

« Reconquête », « chaque mètre du territoire national ». Le FN veut-il signifier que nous sommes en état d’occupation ? Il fait plus que le signifier, il l’affirme. Il montre du doigt une partie de la population, les musulmans qui seraient des éléments étrangers et des dangers pour notre société. Ça ne vous rappelle rien ce genre d’attitude ?

 

«Les gouvernements doivent cesser de trembler devant les voyous et enfin faire preuve avec eux d'une intransigeance totale et d'une fermeté extrême»

 

Est-ce à dire que les gouvernements « tremblent », « ont peur » ? Qu’est ce qui le montre ? Par contre, de tels propos suggèrent que « tous sont incapables et que seul le FN n’a pas peur et qu’il est prêt à agir. Mais comment ?

 

Que veut dire « intransigeance totale » et « fermeté extrême ». Le FN se garde bien de donner des détails ?

 

Il est aujourd’hui très clair que le Front National, comme toujours l’Extrême Droite dans l’Histoire, compte sur des affrontements alimentés par la haine pour aboutir au bord de la guerre civile, ce qui lui permettrait, lui, un parti fort, de « remettre tout en ordre ». Ne haussons pas les épaules devant une stratégie qui peut nous paraître absurde. Elle a montré son efficacité dans l’Histoire.

 

21 juillet 2013

 

LA HAINE POUR STRATEGIE
Publié par PM sur
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PROMOTION BRELOQUE

 

Le Sage dit : « Le pire n’est pas de la recevoir mais de la mériter ». Quoique le propos soit un brin provocateur, il reflète de manière pertinente certains aspects intéressants du sujet.

 

Les motivations sont multiples et quoiqu’il n’y ait pas de statistiques, à la lumière des nominations et des propos tenus, on peut faire quelques hypothèses :

 

Côté de ceux qui l’attribuent il y a incontestablement un côté « cadeau » teinté de clientélisme… On est toujours redevable de celui ou celle par qui on l’a obtenue.

 

Côté de ceux qui reçoivent, c’est plus diversifié.

 

Il y a la grande masse des benêts qui ont besoin, pour pleinement exister socialement, de breloques, d’honneur et de reconnaissance officielle… et qui vivraient mal (les malheureux !) de ne pas la recevoir et l’arborer.

 

Il y a celles et ceux qui ne demandent rien et qui l’ont automatiquement : les politiciens et la haute administration. … ce qui ne veut pas dire que parmi eux certains ne salivent pas avant de l’avoir, et que certains sont loin de l’éthique officielle, théorique, requise pour l’obtenir.

 

Il y a ceux – probablement une minorité – qui l’acceptent car, dans leurs activités, sociales ou professionnelles elle peut représenter un plus.

 

Cette dernière catégorie est la plus saine, car elle donne au moins, et ce clairement, une valeur, une utilité concrète à la chose.

 

Quand on sait que les déboires judiciaires, et autres indignités, devraient en principe interdire de la porter, on imagine un peu le nombre d’individus peu recommandables qui sont décorés. Inutiles de citer des noms, ils sont dans tous les journaux.

 

Elle est largement attribuée à des personnages aussi importants, pour le devenir de l’humanité, que chanteurs, sportifs, acteurs de cinéma, journalistes,… bref des gens sans qui notre existence n’aurait aucun sens.

 

Par contre on peut la refuser pendant des années à des personnages qui ont risqué leur vie dans la Résistance… Exemple : André SHMER – résistant à 16 ans, membre du  bataillon "Liberté carmagnole" de la MOI-FTP. Il voudrait être décoré, mais a toujours été refusé. Quand on lui demande ce que serait pour lui cette décoration, il répond : « Ce serait une reconnaissance de la République envers un gars comme moi qui n’était rien, un pauvre gars,… ».  Voilà une excellente raison pour la lui refuser !

 

Mais la Légion d’Honneur mérite-t-elle un tel personnage ?

 

14 juillet 2013

Publié par PM sur
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LE FRIC, LE  POUVOIR, LE CUL

 

Apparemment tout marche par trois. Après la Sainte-Trinité,… « Liberté-Égalité-Fraternité », « Travail-Famille-Patrie », « Un empire, un Peuple, un Guide », la démocratie libérale avancée, aujourd’hui, pourrait se résumer à : « Le Fric, le Pouvoir, le Cul ».

 

Depuis ce début d’été les médias nous en abreuvent. Les meilleurs représentants dans ces trois catégories n’arrêtent pas de « causer » dans les étranges lucarnes. Tous, des vieux chevaux de retour, des marionnettes qui ont occupé nos écrans pendant des mois, affublés de casseroles qui auraient depuis longtemps envoyé le moindre citoyen Lambda en prison…

 

D’abord le Milliardaire Défraîchi, qui ne fait plus la distinction entre une pièce de théâtre et la vraie vie mais, qui sait de quel côté est son portefeuille et qui nous fait son numéro permanent,… toujours le même : victime d’un complot.

 

Ensuite, le Petit Parvenu, qui a claqué la porte du pouvoir pour mieux la rouvrir et qui  profite d’une fraude, dont il est l’auteur, pour jouer la victime.

 

Enfin le Vieux Beau pris, si l’on ose dire la «  main dans le sac » (remplacer les mots par les bons) est celui qui a le moins de chose à se reprocher… on a le droit de faire de son cul ce que l’on veut… Mais son histoire est croustillante et donc médiatique.

 

Tous ces sinistres acteurs qui n’ont rien à dire, nous sont servis en spectacle par des médias qui ne trouvent plus dans un Tour de France de drogués, les moyens d’amuser le bon peuple en train de faire ses valises pour le soleil. Ils se sont rendu-compte, finalement, que si la Liberté, l’Egalité et la Fraternité ne faisaient plus rêver le peuple, les politiciens les ayant tellement assassinées que par contre, le Fric, le Pouvoir et le Cul, eux, y arrivaient encore.

 

L’alchimie de ces trois éléments fait encore recette : Le Pouvoir donne facilement accès au Cul… de préférence de luxe, de même que montrer son Cul (réellement ou symboliquement) donne accès au pouvoir… demandez aux politiciens/nes. Le Fric, lui, fait la synthèse. C’est le dénominateur commun des deux autres dans une économie de marché ou comme diraient doctement les mathématiciens, le plus petit commun multiple.

 

Exciter le bon peuple en présentant ces spécimens de la décadence de notre société marchande c’est la possibilité, à moindre coût de lui faire oublier la crise, le chômage, la perte de son pouvoir d’achat et le massacre à grande échelle des acquis sociaux.

 

Quand il n’y aura plus de pain, il restera au moins les jeux.

 

 

14 juillet 2013

 

SAINTE TRINITE - SPECIAL 14 JUILLET

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“Wesh ma gueule !”

Rédigé par Nicolas Mignard

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