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DIALOGUE DANS L’AU-DELÀ
L’équipe de CHARLIE HEBDO, assassinée le 7 janvier 2015 par des fanatiques religieux arrive bras dessus bras dessous dans l’Au-delà.
La première personne qui les accueille semble parfaitement les connaître.
Rémi FRAISSE – « Mais qu’est ce que vous foutez ici ? »
CABU : « Ils nous ont tous eus ! »
Rémi FRAISSE : « Comment ça tous ? Ce sont les gendarmes mobiles, comme pour moi ? »
CHARB : « Non des fous de Dieu »
Rémi FRAISSE - « Mais, mais,… vous étiez sous protection,… »
CHARB - « Ouais, de la police, hi ! hi ! hi !... Tu parles d’une protection,… L’Etat préfère utiliser les flics pour garder les personnalités, les monuments officiels, les vieux policards rances, et leur faire faire des gardes débiles et des saluts devant les ministres… ».
Rémi FRAISSE – « Euh ! Ils ne servent pas qu’à ça, tu aurais vu à Sivens dans la nuit du 25 au 26 octobre. Moi qui croyais que police et gendarmerie servaient à protéger les citoyens ».
WOLINSKI – « Naïf, ils ne protègent pas, ils ont pour mission de maintenir l’ordre,… c’est tout à fait autre chose ».
TIGNOUS – « Tu sais que pour toi il y a eu de super mobilisations, mais il parait que pour nous c’est encore plus important »
Rémi FRAISSE – « Ah bon, parce que vous êtes plus nombreux ? »
MARIS – « Mais non gamin,… tu ne comprends pas comment ça fonctionne. Ton action heurtait des intérêts économiques, les pouvoirs de politiciens,…et puis c’est un gendarme qui t’a descendu, tu ne pouvais pas faire l’unanimité…Le pouvoir protège toujours ses gardes du corps… »
WOLINSKI – « …alors que nous, on a été tiré comme des lapins par des terroristes en salle de rédaction du journal… ce qui permet à tous les hypocrites qui nous ont toujours méprisés de verser une larme… Tiens-toi bien,… même le Front National voulait manifester en notre honneur. Beurk !... »
CHARB – « Quand je pense que le Pape prie pour nous,… je me tape le cul par terre ! ! ! »
WOLINSKI – « Bon, c’est pas tout ça,… d’après les conneries ânonnées par les tueurs il paraît que par ici il y aurait 70 vierges par mec… tu es au courant toi qui est là depuis un moment ?... »
Rémi FRAISSE – « Euh !... »
CHARB – « Ah Georges, tu ne vas pas commencer à nous emmerder avec ça,… tu as l’éternité pour les chercher ! »
La Belette
11 janvier 2015
NE TIREZ PAS SUR LES PILOTES !
Les pilotes d’Air France gagnent bien leur vie,… et même très bien ! Et alors ? Qui peut accuser une quelconque catégorie professionnelle de défendre ses intérêts, ses acquis ? Le scandale n’est pas le haut niveau de rémunération des pilotes mais le faible niveau des autres catégories professionnelles en galère.
En effet, que se joue-t-il dans ce conflit ? Une simple lutte, de la part des pilotes, pour défendre des privilèges ? C’est cela auquel voudraient faire croire direction d’Air France et Gouvernement. En fait le problème est plus complexe et dépasse largement le cadre d’une simple défense catégorielle.
La direction d’Air France, face à la concurrence acharnée dans le transport aérien, veut complètement transformer sa stratégie. Pour cela elle envisage de créer, parallèlement à une filiale de luxe, une filiale à « bas coûts » qui sous-paiera le personnel et transportera au rabais le bon peuple. Et pour cela, elle a une argument imparable : les autres font ainsi.
Les pilotes refusent que, dans cette nouvelle structure, certains d’entre eux soient moins payés pour un temps de travail plus long. Qui peut être contre ?
La direction d’Air France, épaulée par le Gouvernement n’hésite pas à avoir recours aux procédés les plus scandaleux et les plus vils pour contrer cette lutte. Ainsi, elle joue le reste du personnel, hôtesses, personnel au sol, bien moins payés, contre les pilotes. Elle a recours au chantage à la liquidation de l’entreprise pour casser cette grève.
Il n’y a en fait rien de très nouveau dans ce conflit qui illustre parfaitement à la fois les limites des luttes traditionnelles – la grève- et les conditions qui sont faites pour les salariés dans un monde économique entièrement libéralisé.
Ce contre quoi se battent les pilotes, dépasse largement leurs simples conditions catégorielles. Est-il irresponsable aujourd’hui de lutter pour préserver les acquis, pour refuser les conditions faites par le marché, pour refuser la régression sociale qui se généralise dans toutes les activités professionnelles ? Telle est la vraie question qui est posée aujourd’hui.
En refusant de poser cette question, éminemment politique et en ne cantonnant le problème qu’au simple niveau commercial et gestionnaire, la direction, et au-delà le gouvernement, entérinent le fait qu’aujourd’hui, tout espoir est perdu de construire une société dans laquelle primera l’intérêt humain. Le choix est fait de la prééminence des lois du marché.
Faut-il capituler face au capitalisme mondialisé ou lutter pour conserver des acquis chèrement conquis et défendre une éthique sociale ? Avant de jeter la pierre aux pilotes d’Air France, répondons à cette question.
29 septembre 2014
L’AVEU… GLEMENT
« L’extrême droite est aux portes du pouvoir »
Cette affirmation ne vient pas d’un quelconque militant en mal de sensations fortes, surexcité après un repas bien arrosé… Cette déclaration est du 1er Ministre de la France, d’un membre du parti au pouvoir depuis deux ans et demi. D’un membre d’un parti qui prônait le « changement c’est maintenant » et qui allait faire s’ « inverser la courbe du chômage »…
Cri de panique ? On est en droit de se le demander, car le constat est grave. Pourtant les conclusions qu’en tire l’auteur de cette phrase n’ont pas l’air de l’inciter à faire quoi que ce soit… En effet il en tire la surprenante conclusion qu’il ne faut rien changer et continuer l’action politique en cours ( ?). Autrement dit, non seulement il reconnaît que tout a échoué jusqu’à présent, aussi bien à Droite qu’à Gauche – l’aveu est de taille quoique tout à fait honnête – mais en plus, il est persuadé qu’en continuant ainsi on va s’en sortir ! ! ! Il doit y avoir un nom pour ce genre d’obsession ! ! !
L’hypothèse n’est désormais plus taboue, même dans les hautes sphères du pouvoir officiel. Le schéma, un classique dans l’Histoire, d’une arrivée de l’extrême droite au pouvoir de manière légale, est en train de se (re)dessiner.
Désormais on sait à quoi s’en tenir.
Des partis de pouvoir impuissants à dépasser la crise économique, sociale et politique ne laissent aucun espoir quant à un éventuel changement.
Un centre mou (pléonasme) qui ne peut faire qu’un absurde et dérisoire jeu de bascule.
Une gauche de la gauche divisée (avec un PCF plus qu’ambigu dans ses alliances) et un projet un peu magique : une 6e République ( ?).
Une extrême gauche (parlons seulement du NPA) qui attend que la rue réagisse… et si elle réagit,… alors ? On fait quoi ?...
Le Front National, sans programme, fédérateur des craintes, des haines et des ambitions de certains a une autoroute toute tracée vers le pouvoir.
La question n’est plus de savoir, aujourd’hui, si nous allons dans le mur, mais quelle est son épaisseur, si nous ne réagissons pas, … c’est d’elle que dépendra notre avenir.
10 septembre 2014
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manifeste pour une alternative - fedetlib.overblog.com
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Au dessus de tout soupçon…
Examinons bien, et sans a priori, les déclarations sur BFM-TV, et reprises par le journal 20 minutes, le 2 août 2014, de René-Georges Querry, ancien commissaire de police.
«C’est un fonctionnaire irréprochable, un excellent fonctionnaire de police….Je pense qu’il a fait ce que l’on appelle souvent dans la police un "délit de connerie". Parce qu’il faut vraiment être complètement abruti pour espérer soustraire 50 kg de cocaïne de la brigade des stups, pour ensuite aller la négocier avec je ne sais trop qui. Franchement, on a plus affaire à un imbécile qu’à un véritable ripou ou un voyou intelligent».
Si les mots ont un sens cela veut dire que, dans la Police, on peut-être, à la fois, un « fonctionnaire irréprochable, un excellent fonctionnaire de police » et un« abruti complet » doublé d’un « imbécile ».
Imaginez un instant qu’un pékin quelconque, comme vous ou moi, tienne ce genre de propos… les Syndicats de policiers nous auraient traîné devant les tribunaux pour « atteinte à l’Honneur de la Police ». Jugement à l’emporte pièce, diffamation,... aurait hurlé, à l’unisson, la famille poulaga.
Pourtant il faut bien se rendre à l’évidence,… apparemment parole d’expert, tout au moins de collègue. « Brebis galeuse » nous dira-t-on !... Peut-être,… encore que l’institution n’a jamais reconnu la gale,… au contraire d’après les déclarations sus mentionnées, le personnage était parfaitement sain et respectable.
J’imagine avec terreur le comportement de policiers – statistiquement il doit bien y en avoir – qui ne sont ni « excellents », ni « irréprochables ».
Le regretté Coluche, dans un de ses sketchs disait : « Quand je suis entouré de flics, je commence à flipper » ! ! ! Parole de sage !
3 août 2014
SNCF : POURQUOI LE GOUVERNEMENT MENT ?
Sans avoir le détail de la réforme que propose le Gouvernement – qui est à l’origine de la grève actuelle – on peut sans erreur affirmer que le GOUVERNEMENT MENT aux cheminots et aux utilisateurs.
Pourquoi ? Pour une raison simple : la réforme qu’il préconise n’a qu’un seul et unique objectif : faire entrer les chemins de fer français dans la logique libérale en les ouvrant à la concurrence.
Quand le gouvernement parle de préserver le service public, de garantir la qualité des transports, IL MENT car l’objectif, non avoué, mais inscrit dans la politique européenne en matière de transport, est de liquider de fait le service public.
Quand le gouvernement dit aux cheminots qu’il sauvegardera les emplois et les avantages sociaux, IL MENT, car l’objectif est justement – dans le cadre de cette même politique – de rentabiliser la force de travail, la précariser, en la réduisant au maximum…
Depuis des décennies, les gouvernements, de Droite comme de Gauche, n’ont eu de cesse de démanteler le service public des chemins de fer pour finalement le privatiser… La SNCF était une entreprise qui fonctionnait à la satisfaction générale, structurait l’économie du pays, correspondait aux besoins de la population… c’était un service public.
Dans le système capitaliste dans lequel nous vivons, une entreprise ne doit pas avoir pour fonction de satisfaire les consommateurs et les salariés qu’elle emploie… une entreprise a pour objectif de valoriser le capital qu’on y investit.
Avant 1997, la SNCF était Une et Indivisible, comme la République ; la « réforme » d’alors crée deux entités, la SNCF et Réseau Ferré de France,… uniquement pour des raisons financières… Cette partition n’a non seulement pas réglé les problèmes financiers, mais a rendu ingérable l’ensemble (accidents, dysfonctionnements multiples,…).
Pourquoi cette réforme aussi bien assumée par la Droite que par la Gauche ?
Pour préparer l’ouverture à la concurrence, porte ouverte à la partition et à la privatisation du chemin de fer (voir l’exemple – catastrophique – des chemins de fer anglais). Le gouvernement tient un double discours : il fait croire à une réunification de la SNCF ; en fait, il maintient la partition mais la coiffe par une holding qui gère l’ensemble… avec toujours pour objectif l’ouverture dans un premier temps à la concurrence, quitte, par la suite, à démanteler l’ensemble en petites entreprises privées.
Les cheminots ont-ils raison de s’opposer à cette réforme ?
Oui, absolument et ce pour deux raisons : ils se battent pour la défense d’acquis sociaux. Quels salariés responsables pourraient leur reprocher ? Ils défendent la notion de service public qui est aujourd’hui menacée.
Les propositions du gouvernement peuvent – elles être sérieuses ?
En aucun cas, et ce pour une raison simple : il est tenu par les décisions de la politique économique européenne d’ouverture de tous les services publics à la concurrence,… donc à leur disparition. Le gouvernement ne peut rien céder, juste différer les décisions et encore a-t-il une date butoir : 2022.
Le gouvernement ne peut compter que sur la division syndicale et la capitulation (encore une fois) des syndicats qui vont organiser la débâcle.
Le gouvernement compte également – comme chaque fois – sur une exaspération de l’opinion publique à qui on jette en pâture les soit-disant « cheminots privilégiés ».
La SNCF est-elle seule dans ce cas. ?
Non, ce sont tous les services publics qui sont aujourd’hui menacés, non seulement par l’Europe libérale mais aussi dans le Grand Marché Transatlantique (TAFTA) qui est en cours de négociation entre l’Europe et les USA.
Le combat pour la défense de tous les services publics est un impératif social et politique incontournable pour notre avenir et celui de celles et ceux qui nous succèderont. Pensez à la société que nous allons leur léguer !
14 juin 2012
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ACQUIS SOCIAUX : RIEN N'EST JAMAIS ACQUIS
ACQUIS SOCIAUX : RIEN N'EST JAMAIS ACQUIS ! Le 15 mars 1944 le Conseil National de la Résistance adoptait un programme militaire, économique et social. Ces deux derniers volets allaient constitue...
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LE SERVICE PUBLIC A L'EPREUVE DU MARCHE
LE SERVICE PUBLIC A L'EPREUVE DU MARCHE Le service public " fond ", aujourd'hui, " comme neige au soleil ". Attaqué de toutes parts par les gestionnaires du système marchand, il est en passe de ...
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POUR MEMOIRE…
En mars 1976 en Argentine, sous la direction de Jorge Rafael Videla, Commandant en chef de l'armée argentine, s’installe au pouvoir une véritable bande d’assassins qui a un projet politique : « Processus de réorganisation national » ; il s’agit en fait de l’instauration d’une dictature sauvage. De 1976 à 1983, aux yeux du monde entier ce ne seront en Argentine que meurtres, massacres, disparitions, tortures, rapts d’enfants,…. Bref ce que l’Histoire retiendra sous l’intitulé de « sale guerre » (en espagnol guerra sucia).
Tout le monde savait, mais bien peu dénonçaient... Les USA, premiers intéressés, collaboraient, mais aussi les États européens, et la France (Patrie des Droits de l’Homme - sic) vendait du matériel militaire à la junte.
En 1978, la Junte au pouvoir “hérite” de la Coupe Mondiale de Football. Une aubaine dont elle va se servir, à l’image des Jeux Olympiques de Berlin en 1936 utilisés, à des fins de propagande, par Hitler.
Question: Peut-on / doit-on jouer au foot dans un pays où un État élimine, torture ses opposants poltiques? Eternelle question entre la morale et l’argent. Les dirigeants mondiaux du foot, eux, n’ont pas hésité,... l’appel des bénéfices escomptés était trop fort.
Une campagne de dénonciation “Pas de foot entre les camps de concentration” et d’appel au boycott était lancée par diverses organisations... La Droite au pouvoir, qui avait dés 1973 collaboré avec la dictature chilienne, faisait ls sourde oreille. La Gauche, qui n’était pas encore au pouvoir en France, pouvait sans crainte dénoncer...
Le Front National, encore très jeune (1972), faisait ses premiers pas, guidé par ceux qui lui avaient donné naissance. La direction – bureau politique - du parti était alors composée de Pierre Bousquet qui fut volontaire dans la légion SS Charlemagne, Victor Barthélémy, fidèle du collaborateur Jacques Doriot, et François Brigneau qui s’était engagé dans la Milice de Darnand, tout ce beau monde entouré de nostalgiques de l’OAS et de catholiques intégristes.
La proximité idéologique entre la junte militaire et les membres du Front National au pedigree éloquent explique l’empressement du FN à soutenir l’évènement. C’est donc sans état d’âme, en faisant un grand Cocorico, que le Front National dissociant habilement sport et politique, soutenait la manifestation. Parallèlement à celles et ceux qui condamnaient l’opération-promotion de la junte argentine (voir affiche d’appel au boycott), le Front National sortait sa propre affiche…
12 juin 2014
COMMEMORATION
Mais que commémore-t-on au juste quand on commémore ?
Une commémoration c’est un peu comme un repas qui suit des obsèques,… on honore celle ou celui qui est parti/e mais autour de la table on doit supporter des personnages que l’on n’aurait pas du tout envie de voir et fréquenter. Et pourtant on peut difficilement faire autrement… et cela est d’autant plus vexant que finalement c’est pour les vivants que l’on commémore les morts… et l’on se voit mal – encore que… - faire le tri entre celles et ceux que l’on accepte à la cérémonie.
Une commémoration est forcément un lieu d’intense hypocrisie. Non seulement on ne peut pas y dire ce que l’on pense – des présents – mais il faut en plus supporter la présence d’individus dont on n’est pas du tout sûr qu’ils soient en adéquation avec les hommes et les valeurs que l’on évoque. Leur présence est tout à fait fortuite et ne tient qu’à leur place officielle qu’ils utilisent impunément pour capter une partie, sinon la totalité, de ce que l’on honore. Ils espèrent perfidement que la noble cause qu’ils évoquent, avec des trémolos dans la voix, laisse quelques traces positives sur la misère politique qu’ils incarnent.
Il y a là un véritable détournement de notoriété et souvent je ne peux m’empêcher de penser : « Mais que fout-il dans une telle manifestation avec les idées et les pratiques qui sont les siennes ? », « Que penseraient celles et ceux qu’il a la prétention d’honorer s’ils le voyaient ainsi parler d’eux ? ». Le cérémonial officiel de la commémoration dans son désir de faire bien n’est que le cache sexe de l’hypocrisie de notre société.
Ainsi, une fonction officielle donne, à certains/nes, le droit de salir des valeurs pour lesquelles des femmes et des hommes ont donné leur vie, exactement comme des élus/es qui, au nom du suffrage universel, se permettent de se comporter comme des malfrats (des noms ?).
Ne nous méprenons cependant pas,… le devoir de mémoire est nécessaire et sain dans toute société, il fait partie de sa construction, nous ne pouvons pas en faire l’économie. Le souvenir du caractère exemplaire d’actions et de luttes justes doit être entretenu, diffusé rappelé, mais n’oublions pas que, comme tout, dans notre société, il peut être détourné, confisqué par des individus peu recommandables et mis au service de finalités qui lui sont totalement étrangères.
Honorer des morts et la cause qu’ils ont défendue peut se faire autrement qu’en la compagnie d’hypocrites endimanchés.
C’est pour cela que j’évite le plus possible les enterrements et surtout les commémorations !….
5 juin 2014
RATIONALITE ECONOMIQUE ET
LOGIQUE POLITIQUE
En France, comme dans d’autres pays européens, on arrive cette fois au bout d’une logique, celle qui ne permet plus à la politique, politicienne, de compenser les contradictions sociales engendrées par l’économique.
Tant que les conditions de valorisation du capital – qui est le principe fondamental du système dans lequel nous sommes – permettait à la Droite et à la Gauche alternativement – et apparemment contradictoirement – de satisfaire aux conditions de cette valorisation en garantissant la paix sociale,… tout allait bien ou presque. Le système capitaliste pouvait fonctionner avec une marge de manœuvre politique qui était assurée par les contorsions gestionnaires et médiatiques des politiciens au pouvoir… car tout en étant les garants du système, ils donnaient des gages aux salariés pour assurer la paix sociale.
Le glissement progressif du Parti Socialiste vers un social libéralisme désormais assumé par lui, sonne le glas de ce que l’on pourrait attendre de sa part, c'est-à-dire une politique économique « de gauche » (défense et extension des services publics, des acquis sociaux, relance par la consommation, taxation du capital,…). Les choix faits par lui sont clairs et sans ambiguïté… le peu de sérieux de ses « alliés » (les écologistes), rend encore plus incertain un éventuel retournement de situation…De plus, ce qu‘il a sur sa gauche est loin de convaincre et de rassurer.
Aujourd’hui les choses sont claires… il n’y a pas de différence entre le modèle économique de gestion de la Droite et celui de la Gauche. Les coquetteries idéologiques qui trouvent une différence entre les deux se fondent sur des considérations totalement obsolètes, issues d’une période révolue. Pour la France comme pour tous les pays de l’Union Européenne, la dimension européenne limite de plus les marges de manœuvre d’une politique nationale.
On est donc au pied du mur, ou dans une impasse. Les schémas classiques politiciens d’autrefois ne jouent plus. Cà, le Front National le sait et en joue avec virtuosité. Bien sûr, son programme économique ou ce qui en tient lieu, n’est qu’illusion… il promet tout et n’importe quoi… espérant le réflexe : « Les autres ont échoué, essayons-le ! »…. Et ça peut marcher si l’on continue à entretenir l’illusion d’une « alternance Droite/Gauche salvatrice ».
Le Capital ayant besoin de stabilité politique, une fois que le vieux schéma politique de l’alternance ne marchera plus et que l’agitation sociale règnera, il lui faudra trouver une solution « stabilisante »… et on sait ce que c’est : un état fort. Le Front National est bien sûr la roue de secours du système une fois épuisées toutes les solutions politiques classiques. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, dans la plupart des pays européens en crise, le néofascisme progresse.
L’heure ne sera plus alors aux tergiversations stériles avec des politiciens incapables ! Il faudra peut-être alors commencer à s’occuper sérieusement du politique !
1er mai 2014
POURQUOI LES NEOFASCISTES S’EN PRENNENT-ILS À LA CULTURE ?
Dés que ces individus ont le pouvoir, ou une part de pouvoir, la culture est la première à en faire les frais.
Il y a deux choses que haïssent les néofascistes, ce sont d’une part, l’intelligence, celle qui permet de comprendre, d’autre part, la différence.
Le cri de José MILLAN ASTRAY Y TERREROS en Octobre 1936 « A bas l’intelligence, vive la mort » à l’Université de Salamanque en Espagne raisonne dans tout le 20e siècle et trouve des échos dans tous les mouvements fascistes et nazis. On retrouve la même attitude chez Baldur VON SCHIRACH, chef des Jeunesses Hitlériennes : « Quand j’entends le mot culture je sors mon révolver ». De manière générale tous les pouvoirs et mouvements totalitaires ont brimé la culture qui permet l’expression de l’autre, de le comprendre, de l’accepter dans sa diversité.
La culture, au sens large, ne peut exister qu’en situation de liberté, sinon elle devient « officielle » et n’exprime que ce que le pouvoir qui l’autorise veut qu’elle puisse exprimer… autrement dit une idéologie fermée, sans ouverture sur autre chose que ce pourquoi elle est autorisée.
La culture libre (pléonasme) est dangereuse pour tout pouvoir qui a pour objectif d’enfermer la collectivité et l’individu dans des certitudes et des dogmes. La « culture » qui s’écarte des canons officiels ne peut donc être qu’une hérésie, bref une « sous-culture », voire une « culture dégénérée ».
S’attaquer aux associations culturelles est donc tout à fait logique pour des néo-fascistes. Il y va de la survie de leur idéologie, donc de leur crédibilité « culturelle »… disons plutôt « idéologique ».
La suppression des subventions accordées aux associations culturelles permet de réorienter leurs budgets vers d’autres secteurs : essentiellement la sécurité, la répression et le financement des alliés « politiquement sûrs ». La suppression des subventions accélère la disparition de ces associations, limite la liberté d’expression, démontrant par là-même, du fait de leur inexistence, qu’elles n’avaient pas grand-chose à dire (CQFD). L’ «épuration» des bibliothèques complète le tout. L’exil ou la clandestinité restent donc les seules solutions pour ces associations qui, se marginalisant, sont accusées de « cosmopolitisme » et d’associations étrangères à la collectivité (CQFD).
Le tissu social s’appauvrit, permettant toutes les démagogies – comme celle qui a fait accéder les néofascistes au pouvoir. L’autoritarisme devient la règle et les difficultés sociales sont mises sur le dos de boucs émissaires (juifs, arabes, roms, mal pensants, étrangers,…), justifiant le renforcement de la répression,… le cercle infernal est enclenché…
26 avril 2014
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LIBERALISME ET/OU NEO FASCISME ?
Libéralisme et/ou néo fascisme ? Il ne s’agit pas ici de « crier au loup » et de déterrer hâtivement de vieilles peurs qui pourraient couvrir une ...