Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Articles avec #billet d'actualite catégorie

Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

POURQUOI LE VOTE BLANC AUJOURD’HUI ?

 

Le Parlement a adopté définitivement mercredi 12 février 2014 une proposition de loi centriste visant à faire reconnaître le vote blanc.

 

Eternellement insatisfait des propositions et pratiques d’une classe politique dont je me méfie, j’ai longtemps pensé que la reconnaissance du vote blanc serait un progrès. Je n’en suis plus sûr aujourd’hui !

 

Deux raisons expliquent ce scepticisme :

 

  • la reconnaissance du vote blanc ne changera fondamentalement rien, ni aux pratiques politiques, ni aux résultats des élections… S’il est une reconnaissance tout à fait symbolique de la défiance par rapport aux politiciens, il n’en sera aucunement une quelconque sanction ;
  • la reconnaissance officielle du vote blanc coïncide étrangement avec une montée régulière de l’abstention

 

C’est cette seconde raison qui est troublante. Y a-t-il un lien entre les niveaux considérables atteints par l’abstention et la reconnaissance du vote blanc. Au premier abord on pourrait croire qu’il s’agit d’institutionnaliser, dans le cadre du processus électoral, le mécontentement. Soit ! Mais alors quelle signification a une telle reconnaissance ? Fondamentalement aucune. Alors pourquoi ?

 

Le niveau d’abstention aux élections n’est peut-être pas étranger à cette reconnaissance. Tant que l’abstention était considérée comme une pratique de « citoyens irresponsables » et de « pêcheurs à la ligne », elle ne faisait pas peur aux politiciens,… ils s’en accommodaient. Or, depuis quelques années l’abstention change de nature. Il est clair aux yeux de tous qu’elle est une attitude politique, celle du refus des promesses et pratiques de la classe politique.  L’abstention n’est plus un phénomène marginal, mais une composante de la vie politique. L’abstention apparaît aujourd’hui au système électoral dit démocratique, ce qu’est l’exil pour les systèmes totalitaires.

 

Il est évident qu’une telle situation est inacceptable pour les politiciens  qui ont besoin d’une légitimité pour exister. Le calcul des pourcentages qui ne se fait que sur les bulletins effectivement déposés dans les urnes est en passe de devenir obsolète. L’abstention est leur négation. Il leur faut donc enrayer cette logique mortifère pour eux.  

 

Autrement dit, soyons clair : la reconnaissance du vote blanc est une manière de piéger les abstentionnistes pour leur faire retrouver, de manière détournée, le chemin des urnes. Tomberons-nous dans ce nouveau piège ?

 

 

22  Avril 2014

VOTE BLANC
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

LA REVOLTE SILENCIEUSE

 

Ca y est, c’est parti, on l’attendait bruyante, violente,… pourtant, elle ne fait pas de bruit, certains diront qu’elle est sournoise, impalpable,… Elle est bien là, la révolte des exclus, des déçus, de celles et ceux, toujours plus nombreux/ses qui ne croient plus aux discours mensongers des politiciens, aux promesses de cette classe parasite qui n’agit que dans l’intérêt d’un système dont elle tire profits et privilèges.

 

Les discours moralisants, moralisateurs, faussement citoyens, ne marchent plus ou du moins, de moins en moins… l’illusion n’a que trop duré. A défaut de manifester, de casser et de brûler, on refuse de participer à ce qui fait finalement la force de ce système, l’illusion de démocratie qu’il distille : le vote.

 

On ne peut plus dire que l’abstention est le monopole des « pêcheurs à la ligne », elle est aujourd’hui une véritable expression politique qui signifie une chose très claire : ras-le-bol de ce système faussement démocratique qui nous conduit à la catastrophe dont la montée du néofascisme est l’expression politique la plus dangereuse… Et l’on sait depuis les années trente du siècle dernier que l’on ne combat pas ce fascisme en reconduisant au pouvoir des politiciens incapables et manipulateurs.

 

Cette révolte est beaucoup plus grave pour la classe politique que les manifestations folkloriques et pétitions stériles dont elle se moque royalement… il y va désormais de la crédibilité, de la légitimité de celles et ceux qui nous « mènent en bateau » depuis des décennies.

 

Bien sûr, le courant néo fasciste est un danger et les politiciens au pouvoir l’utilisent comme repoussoir et instrument de culpabilisation du citoyen pour l’amener à voter pour eux. Ils oublient simplement de dire que, d’une part, l’existence de ce courant est la conséquence de leurs politiques et que, d’autre part, le soi-disant front républicain ressuscité au moment des élections est, à terme, un dérisoire barrage pour l’endiguer.

 

Désormais la légitimité des élus/es est gravement entamée… Les pourcentages obtenus, s’ils sont toujours calculés sur le nombre de votants – et non des inscrits, (comme par hasard) - ne peuvent désormais plus cacher le fossé toujours plus grand entre celles et ceux qui continuent à croire en la comédie électorale et celles et ceux qui tournent les talons aux discours et promesses.

 

Cette révolte, comme toute révolte, n’est pas immédiatement porteuse d’un avenir, d’un projet,… elle n’est qu’un signe, le symptôme d’un dysfonctionnement grave de notre démocratie. L’avenir ne passe plus par la confiance que l’on peut mettre en une classe politique qui a failli… Prenons garde de ne pas mettre nos espoirs dans la démagogie de celles et ceux qui voudraient prendre sa place… et qui tout en le dénonçant, sont tout de même un pur produit de ce système.

 

Amplifions cette révolte lors des prochains scrutins.

 

 31 mars 2014

LA REVOLTE SILENCIEUSE
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

GRATUITE ET POLLUTION

 

On vit vraiment une époque formidable !

 

Les politiciens qui n’hésitent pas à se qualifier d’ « élite de la nation », sont en train de découvrir l’eau chaude ( ?)… A force de faire n’importe quoi, l’air devient irrespirable.

 

La situation anticyclonique, sur le plan météorologique, crée les conditions parfaites à un accroissement du taux de pollution au point de devenir un vrai problème de santé publique. Ce n’est pas nouveau, tout le monde le sait, depuis longtemps, partout, sur l’ensemble de la planète… mais ici, on le découvre,… un peu tard.

 

Dans la précipitation on prend des mesures curieuses. Non seulement on réduit la vitesse des automobiles, dont on sait que ça ne règle évidemment pas la question de fond, on instaure – provisoirement - la circulation alternée,  et on déclare les transports en commun gratuits. Tiens ! Gratuité des transports ? Une véritable hérésie dans une économie de marché ! C’est un peu comme si l’on autorisait les pauvres à aller se servir gratuitement dans les supermarchés. Mais attention ! Gratuité des transports, juste le temps de la période de pollution ! Une fois le vent revenu,… il faudra à nouveau payer jusqu’au prochain pic de pollution. Du grand n’importe quoi !

 

Le problème de la pollution urbaine est récurrent et ne peut que s’aggraver. Tout le monde le sait. Mais que fait-on, au niveau des décideurs pour prévenir les situations ? Rien, ou pratiquement rien ! Pourquoi ?

 

Non par méconnaissance du problème, mais par opportunisme à l’égard d’un système d’organisation sociale qui se moque totalement de la préservation de l’environnement. L’industrie automobile qui a été la grande pourvoyeuse de croissance et d’emplois a toujours été privilégiée et par voie de conséquence, les transports en commun sont devenus les parents pauvres des villes, soumis aux exigences de la rentabilité. Instaurer la gratuité, c’est bien, mais la mesure aurait dû, depuis des années, être consubstantielle à la création même des transports en commun. Cela aurait eu pour effet de créer les conditions sociales d’un comportement différent dans les déplacements urbains. Aujourd’hui, s’attendre, par la gratuité, à un changement rapide et radical des comportements est une illusion trompeuse.  

 

La solution ? Elle est très simple dans sa formulation et très compliquée dans sa réalisation. Il faut repenser intégralement le mode de fonctionnement de notre société.

 

Utopie diront certains ! Peut-être,… mais à défaut de la réaliser, on va en crever !

 

18 mars 2014

GRATUITE ET POLLUTION
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

ELECTIONS MUNICIPALES : L’ILLUSION DU CHOIX

 

Laissons de côté les petites communes où l’enjeu politique/politicien a peu de sens. On y vote généralement sans référence à un courant/parti politique ; il n’y a souvent qu’une liste, on connaît personnellement les candidats qui sont plus des « référents sociaux » que des leaders politiques. Le vote a un sens. Son seul aspect négatif est la participation des maires à l’élection des membres d’une institution parasite : le Sénat.

Dans les grandes villes et les villes moyennes, c’est une autre musique que l’on entend. Là, les intérêts politiques et surtout politiciens règnent en maîtres. Les projets locaux passent par la moulinette de la démagogie politique. Les rapports de forces sont des rapports de forces bureaucratiques au sein des partis, des combines, des ententes, des renvois d’ascenseur et autres coups de poignard dans le dos. Des exemples ?

Les pouvoirs dans les grandes/moyennes villes sont des fromages (des exemples ?),  des tremplins pour les ambitions personnelles (des noms ?). Les candidatures sont, en grande partie, gérées par les appareils parisiens des partis politiques (des noms), d’où la pratique, souvent utilisée, des parachutages (des noms ?).

Le choix dans ces villes est purement formel ; il se réduit aux exigences du bipartisme qui s’installe peu à peu. Et ce n’est pas la présence d’un courant néofasciste, à l’affût et tapi dans le fumier de la crise économique et sociale, prêt à toutes les démagogies, qui ouvre des perspectives… au contraire. Quoique faisant l’objet de manipulation de la part des deux grands partis monopolistes, jouant le rôle d’élément de stratégie de déstabilisation à l’égard de l’adversaire, il sert jusqu’à présent de repoussoir et renforce l’hégémonie des deux partis dans ce que l’on appelle hypocritement un pacte républicain.

La multiplicité des « petites listes » donne l’impression d’une généreuse démocratie, mais ce n’est en fait qu’un leurre… tout finit par se réduire au seul choix entre la « gauche » et la « « droite »… A ce petit jeu, à terme, comme nous l’a montré le 20e siècle il n’y aura qu’un seul « gagnant », le néofascisme.

On a tout à  perdre à cautionner cette logique !  

14 mars 2014

 

ELECTIONS MUNICIPALES : L'ILLUSION DU CHOIX
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

DE LA VIOLENCE POLITIQUE EN « DEMOCRATIE »

 

Les scènes de violences, de tueries qui ensanglantent l’Ukraine aujourd’hui choqueraient les « opinions démocratiques », lit-on dans la presse. C’est avoir une sacrée dose de naïveté que de croire que le règne de la violence dans l’Histoire serait terminé et que la paix civile règnerait peu à peu sur la planète.

 

Le « plus jamais ça », après un épisode dramatique, a toujours été démenti ; tant que règnera un système économique et politique inégalitaire, les sociétés ne seront pas à l’abri de ce que certains appellent, pudiquement, des dérapages.

 

Quand au moment de la chute de l’URSS, les propagandes officielles occidentales ont fait croire aux bons peuples que les républiques soviétiques entraient désormais dans une ère de liberté et d’égalité, de respect des droits de l’Homme, on a, en fait, assisté à une gigantesque manipulation idéologique. Le système capitaliste de l’occident n’a jamais été le garant de la paix, pas plus dans les pays occidentaux que dans les anciennes républiques du glacis soviétique… sans parler des anciennes colonies plus ou moins copies conformes des puissances coloniales.  Ceci ne réhabilite certes pas l’absurde système totalitaire « soviétique », mais n’absout pas non plus le système économique dominant actuel.

 

On voit, en Ukraine, ce que peut donner un système économique et politique à l’occidentale,… sans parler de la Russie de Poutine qui se classe dans la même catégorie. Le système politique, électoral de représentation du peuple, est capable de toutes les dérives, y compris les pires… Rappelez vous la République de Weimar dans les années 20-30 du siècle dernier.

 

Les conditions de l’exercice du pouvoir politique dans ce que l’on appelle aujourd’hui une démocratie, caractérisées par le rôle de l’argent, le poids des lobbys complices des partis politiques, le système médiatique, produisent un véritable système politique verrouillé, corrompu, au service des puissants, excluant les plus faibles… et le caractère universel du suffrage n’y change, on ne peut que le constater, finalement rien. Nous en avons des exemples dans tous les pays dit « démocratiques ». En Ukraine la coupe est pleine et c’est l’explosion ; en France elle ne l’est pas encore tout à fait, mais le niveau monte.

 

Cette dégradation progressive conjuguée à une mondialisation marchande qui réduit de plus en plus de citoyens à la misère ne peut qu’aboutir à la révolte ou à des solutions extrêmes. La montée du/des néo fascisme/s (formes ultimes de la violence politique) dans tous les pays européens en est la conséquence la plus grave et la plus spectaculaire. La violence n’est pas une exception dans l’Histoire, elle en est une des composantes ; la dégénérescence de l’Europe et de nos sociétés, malgré les discours lénifiants de nos politiciens, pourrait bien en être le prélude.

 

21 février 2014

 

 

DE LA VIOLENCE POLITIQUE EN "DEMOCRATIE"
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

VIEUX C’EST MIEUX

 

Dans un pays, dans une économie,… et pas seulement en France où l’on est de plus en plus incapable de procurer un emploi – donc un moyen d’existence – aux jeunes, la situation de vieux apparaît, dans une certaine mesure comme quelque chose d’enviable.

 

On ne dit plus vieux, on dit seniors. Quand on connaît le poids des mots, aujourd’hui, on apprécie tout de suite la nuance. Pourtant les jeunes, toujours irrévérencieux, ne disent pas à propos des parents, « mes seniors », mais toujours « mes vieux »…. Ils ont tort. En effet les jeunes, pas tous mais beaucoup, devraient ménager leurs géniteurs ou assimilés. Avoir des parents encore vivants avec une bonne retraite et « bon pied, bon œil », est actuellement une situation très enviable, une roue de secours dans l’océan de l’exclusion et de la pauvreté.

 

Ce modèle social français, que beaucoup en Europe et dans le monde nous envient, et que de sombres politiciens, fidèles serviteurs du système (des noms ?), essaient de détruire, est une béquille inestimable pour une partie de la jeunesse en manque d’avenir. La société actuelle, incapable d’assurer un avenir à ses jeunes les renvoie sur l’avenir que la société d’alors, il y a plus d’un demi siècle, assurait pour celles et ceux qui allaient devenir des vieux.

 

Ce qui tient debout aujourd’hui – et pour combien de temps ?- dans la tempête qui, peu à peu, emporte dans le chaos social et financier, les jeunes générations, ce sont les acquis du Conseil National de la Résistance…. Et en particulier les retraites.

 

Perfidement, le système actuel perçoit et considère les retraités comme un marché et des consommateurs potentiels… ils le sont certes, mais là aussi, pour combien de temps ? Ce pilier – le système par répartition des retraites - est en train de tomber comme tous les autres : services publics, protection sociale,….

 

Avec le temps celles et ceux qui ont de bonnes retraites, disparaissent,… Les nouveaux retraités – ceux qui auront la chance d’avoir la retraite - sont promis à l’indigence et la pauvreté. Les « vieux-pauvres » se multiplient de plus en plus…

 

Cette embellie pour le troisième âge n’aura en effet qu’un temps. Le système scie la branche sur laquelle il est assis et qui lui donne encore un peu de sens. Il vit sur l’inertie d’un modèle social plus que cinquantenaire qui garantit encore – et pas pour longtemps – un niveau de vie acceptable pour une frange de ses vieux. Une fois ceux-ci disparus, ce sera le grand recul… un capitalisme sauvage, style 19e siècle.

 

Paradoxe d’un système économique qui, en bout de course, fait de l’automne de la vie, sa vitrine la plus présentable.

 

14 Janvier 2014

 

VIEUX C'EST MIEUX
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

INVERSION ET OBSTINATION

 

Il y a du pathétique dans cette affaire de la courbe du chômage. Qu’un homme, quel qu’il soit, et à fortiori si c’est un personnage public et doué d’une culture économique incontestable, s’obstine à nier une évidence, interroge plus sur la psychologie du personnage que sur le véritable objet de la question.


Le pari sur le chômage est perdu, du moins dans le temps imparti au Gouvernement. Les deux raisons qui permettent d’être aussi affirmatif sont :


-    Une croissance économique atone et qui n’est pas prête de repartir
-    Une politique de l’emploi fondé sur la création artificielle d’emplois aidés.


Tout le monde sait, ainsi que le Président de la République et le Gouvernement, que ces deux conditions condamnent, en l’état actuel de l’économie française, le pronostic d’inversion.
La promesse date de plusieurs mois…exactement depuis décembre 2012. Toutes les allusions au problème du chômage par le Président de la République n’ont fait que confirmer la tenue du pari,… et par là même l’enfoncer dans une situation intenable et absurde, à l’égard de l’opinion publique. Il a de ce fait nourri les illusions de celles et ceux qui croyaient qu’il avait les moyens de changer les choses et a ouvert une autoroute à des oppositions (droite dite « républicaine », néo fascistes en voie de « dédiabolisation » et gauche dite « vraie ») qui ont conforté, par là même, leur fonds de commerce contestataire.


Le président de la République a fait de cette courbe une affaire personnelle. Il a tort. Non seulement parce qu’il ne pouvait pas gagner ce pari,… à moins de croire à un renversement total, à court terme, de la tendance économique mondiale, autrement dit à un miracle, mais aussi et surtout, parce qu’il n’a pas, ni lui, ni tout autre, le pouvoir de créer les conditions économiques de la relance de la croissance indispensable à la création d’emplois dans un système capitaliste fortement libéralisé. Les critiques formulées par les oppositions, l’enfoncent moins qu’elles ne soulignent leurs discours démagogiques.


Il a promis et n’a pu ensuite osé se renier… alors qu’il suffisait de dire les faits. Les dégâts, en terme de perte de crédibilité, auraient été moindres.


Cette affaire soulève tout de même la question du pouvoir politique et de ses limites. Nous avons assisté, et assistons, à une obstination dans l’erreur qui finit de décrédibiliser le pouvoir.


A être complaisant avec les contraintes imposées par le capitalisme, on en devient l’instrument… C’est toute la trajectoire de la Gauche depuis un siècle. On ne peut alors construire son image que sur des faux-semblants, des promesses, qui alimentent à la fois la démagogie des autres forces politiques et désespèrent les citoyens qui voient les limites d’un Etat et imaginent – à tort – que, beaucoup plus fort, il règlerait leurs problèmes.


9 janvier 2013

 

INVERSION ET OBSTINATION
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

DIEUDONNE, LA MALDONNE

 

Il y a quand même quelque chose de surprenant, pour ne pas dire de surréaliste dans cette affaire DIEUDONNE… quelque chose qu’au travers des innombrables articles et commentaires réalisés dans les médias, on n’évoque jamais… pourtant, on ne peut pas dire que personne n’y a pensé… ça crève les yeux !

 

Qu’un personnage soit antisémite, ce n’est hélas, même aujourd’hui, pas exceptionnel. Ce qui l’est plus c’est qu’il fasse de cette dérive morale, métier – et quel métier, celui de « comique », (du moins le prétend-il).

 

Que l’on se commette avec des personnages troubles, à la haine raciste à fleur de peau, que l’on fasse des calembours plus que scandaleux à propos d’événements qui font tâche dans l’Histoire, l’exemple en a été donné par des politiciens qui siègent en toute impunité sur les bancs du Parlement Européen,… et seront à nouveau candidats lors des prochaines échéances électorales… et certainement élus !

 

Mais il y a encore plus surprenant !

 

Devant probablement figurer au Panthéon de DIEUDONNE en raison de son « œuvre », Reinhardt HEYDRICH, principal pourvoyeur de la Shoah, tellement appréciée par l’ « humoriste », malgré ses origines, en partie, juives, avait eu la « chance » d’avoir l’apparence « aryenne ». Ce trait de nature lui permettait de considérer comme des sous-hommes celles et ceux qui ne correspondaient pas aux canons anthropométriques de la « race des seigneurs ». Etaient sous-hommes, dans son esprit et celui de ses semblables, les juifs, les slaves, les tsiganes,… Que dire alors des Noirs et assimilés ? Pour réponse je ne peux qu’évoquer les actualités allemandes et leur manière de présenter les soldats de l’armée française d’origine africaine… des sauvages, voire des cannibales.

 

Tout cela pour dire que Monsieur DIEUDONNE, dans son délire raciste, ne manque pas d’inconséquence. Aux yeux de ceux qu’il prend comme exemple pour leur intention de vouloir débarrasser le monde des Juifs, il est fort probable que vu son origine, la couleur de sa peau, il aurait été envoyé, dans le meilleur des cas dans un zoo, dans le pire devant un peloton d’exécution,… voire dans une chambre à gaz…avec les juifs qu’il condamne ! … et ce sont des gens comme nous, scandalisés par ses dérives actuelles, qui seraient intervenus pour dénoncer la situation qui lui aurait été faite et lui éviter – dans la mesure du possible – une issue fatale.

 

L’attitude de DIEUDONNE n’est pas simplement scandaleuse – avec du scandale on peut faire du fric et ça, il l’a tout de suite compris…- elle est surtout affligeante. Demain ou après-demain, peut-être, se mordra-t-il les doigts d’avoir joué au plus malin lorsque les racistes, les néo-fascistes au pouvoir lui demanderont des comptes, non sur ce qu’il pense, mais sur ce qu’il est.

 

1er janvier 2014

DIEUDONNE, LA MALDONNE
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

RIEN N’EST JAMAIS ACQUIS….

 

 

Ce qui vient d’arriver en Espagne à propos de la loi sur l’avortement ne peut surprendre que les naïfs. Ce recul historique sur des droits chèrement acquis n’est qu’un épisode du fonctionnement de ce que l’on appelle improprement une « démocratie ».

 

Ce que l’on appelle un fonctionnement démocratique n’est qu’un lent va et vient des rapports de forces entre classes sociales. Le mythe démocratique, largement entretenu par les véritables détenteurs du pouvoir, les classes possédantes, est de faire croire que ce qui a été acquis par la lutte l’est définitivement… endormant le bon peuple dans une torpeur qui lui fait abandonner sa vigilance et son désir de défendre ses acquis.

 

Le culte de la loi est une véritable escroquerie. La loi n’est que la formalisation, à un moment donné, d’un droit accordé sous la pression ou à la suite d’une lutte. Dés que cette pression, ou la menace de la lutte, s’estompe,… le droit est remis en question.

 

Or, justement, le mythe démocratique – et tout le discours pseudo républicain qui le fonde, l’entoure et moralement le justifie - permet d’entretenir cette illusion de l’acquis définitif. C’est la fonction essentielle des politiciens d’entretenir parmi le bon peuple cette illusion. Dès que celui-ci baisse les bras ou tourne le dos,… les droits disparaissent.

 

Qui aurait osé imaginer il y a seulement vingt ans les reculs inouïs que connaissent les conditions de travail, la durée du travail, les droits à la santé, à la retraite, la liquidation des services publics,…. Personne ! Celle ou celui qui aurait prédit ces reculs serait passé pour un liquidateur ou un fou !... Et pourtant !  Tous les acquis depuis la Libération sont en train de disparaître, et le discours officiel, de droite comme de gauche justifie ce recul au nom d’une soi-disante obligation économique, dont on sait qu’elle ne profite qu’aux plus riches.

 

Hier c’était au nom de Dieu qu’il fallait faire des sacrifices, les prêtres le répétaient à satiété au bon peuple. Aujourd’hui c’est au nom d’impératifs économiques (définis par qui ? au service de qui ?) que les nouveaux prêtres, les experts économiques, font la leçon à ce même bon peuple. Et celui-ci intègre ces nouvelles « valeurs » érigées en impératifs moraux démocratiques par les politiciens.

 

Quand la situation devient insupportable, les anges « gardiens du système » nous inventent des boucs émissaires sur lesquels nous pouvons éructer toute notre rancœur,… et c’est ainsi que naît le fascisme car au nom de l’ordre – forcément troublé – on instaure un état fort propice aux affaires.

 

La perte des acquis est un indicateur de la pente dangereuse sur laquelle nous sommes.

 

Soyons vigilants !

 

25 décembre 2013

RIEN N'EST JAMAIS ACQUIS
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

LES ECOLOGISTES SONT-ILS BIODEGRADABLES ?

 

 

Un produit biodégradable est, en principe un produit qui, une fois ayant servi à satisfaire un besoin, a la faculté de se décomposer en ses différents composants pour disparaître dans la nature. A l’inverse, un produit qui n’est pas biodégradable est un produit qui, une fois qu’il a servi, ne peut pas se décomposer en éléments réintégrables dans la nature… et pollue celle-ci.

 

Peut-on appliquer ces définitions aux politiciens, et plus particulièrement aux écologistes ? Oui ! Et pourquoi plus particulièrement à ceux-ci ? Parce qu’à la création de leur parti, ils – les écologistes - avaient formulé des critiques acerbes et forts justes à l’égard d’une classe politique parasite, affairiste et auto reproductrice. Ils avaient dit simplement, vouloir « faire de la politique autrement ».

 

« Faire de la politique autrement », c’était :

 

  • pas d’affairisme et de magouilles d’appareil,
  • poser des questions essentielles sur la défense de l’environnement et se donner les moyens d’infléchir les politiques mises en œuvre.

 

Est-il besoin de faire de longs développements pour démontrer la faillite de ce double projet ?

 

En guise d’élus (écologistes) d’un type nouveau, nous avons une catégorie de politiciens qui non seulement ne permet aucune progression – sur le fond - sur le terrain de la défense de l’environnement, mais aussi, et surtout, passe son temps à gérer leurs situations privilégiées, apanage de tous les élus.

 

Bien sûr, rétorquera-t-on, à juste titre, tout ne peut pas être fait spontanément… Mais c’est nous prendre pour de fieffés imbéciles que de nous faire croire – au regard de ce qui est de notoriété publique – que ces « élus d’un type nouveau » ont des « pratiques nouvelles ».

 

Souvenez vous,… celles et ceux qui avaient défendu la thèse de la rotation des postes pour éviter la bureaucratisation – et donc rendre chacune et chacun biodégradable au regard du milieu de la politique – se sont transformés en bureaucrates forcenés, en apparatchiks de type soviétique, en rapaces avides de leurs privilèges. Des noms ?... Leur présence, leur existence, comme celle de tout vulgaire politicien traditionnel pollue gravement l’environnement politique des citoyens de ce pays.

 

Comme tous les déchets polluants, il faudra bien un jour penser à leur retraitement !

 

 

19 décembre 2013

 

 

 

 

LES ECOLOGISTES SONT-ILS BIODEGRADABLES

Pourquoi ce site ?

fedetlib.overblog.com

“Wesh ma gueule !”

Rédigé par Nicolas Mignard

Pourquoi ce site ?

Articles récents

Archives

Hébergé par Overblog