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Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ................................................................................................

 

DU BALAI !

 

 

La période politique actuelle est en passe de réhabiliter ce vénérable instrument ménager si justement mis au rencart par l’aspirateur. Il nourrit toute sorte d’allégories politiques en vue de l’assainissement de notre système défaillant (c’est le moins que l’on puisse dire).

 

Maître balayeur, Jean Luc MELENCHON, grand prêtre du grand nettoyage, surfe avec délice et talent sur la vague de mécontentement qui sous sa houlette regroupe pêle-mêle, un PCF agonisant et dépendant électoralement du PS, des déçu-e-s de toutes sortes : social démocratie, écologie, des déçu-e-s du NPA qui essayent de survivre. Électoralement, tout ce bric-à-brac peut être payant, faire quelques élus, dont bien sûr les chefs de cette coalition… Or c’est là que le bât blesse !

 

Le grand tribun n’est pas – comme on dit dans le Sud-ouest – un « perdreau de l’année »… socialiste, sénateur, député européen, il n’a jamais, en fonction, dénoncé les scandales de la classe politique. Il se découvre aujourd’hui, lui et son équipe, Monsieur Propre et fait ses choux gras des scandales actuels. Mieux vaut tard que jamais, direz vous ; certes ! Et sa critique est juste…Mais comment ne pas se méfier d’une stratégie, une nouvelle fois, qui demande de faire confiance à des leaders qui vont nous « ouvrir les portes de l’avenir ». Bien sûr, il dit : « Prenez le Pouvoir ! » mais combien nous ont déjà fait le coup ? « Le peuple au pouvoir » se transforme toujours en « Faites nous confiance ! » Serons-nous encore une fois assez naïfs pour tomber dans le panneau.

 

La qualité de sa prestation à la tribune ne fait pas l’originalité de sa stratégie, encore moins la garantie démocratique de sa démarche. Le caporalisme qu’il déploie et les attitudes qui lui échappent, doivent nous mettre en garde : "Si tu es un militant, tu es discipliné !" (Fête de l’Huma septembre 2011).

 

On voit peu dans la démarche du Front de Gauche une volonté de s’appuyer sur des initiatives collectives alternatives. La « constituante » telle qu’elle est présentée peut facilement tourner en confiscation du pouvoir par une nouvelle bureaucratie. Ça c’est, hélas, déjà vu… Des exemples ?

 

Une véritable alternative ne passe certainement pas par la reproduction de schémas classiques où une équipe, aussi convaincante et séduisante soit-elle, dirige, propose et finalement occupe le nouveau pouvoir. Seule, la garantie de structures alternatives organisées à la base et fédérées garantit un véritable changement. Tout autre schéma est suspect de dérive bureaucratique.

 

Travailler avec le Front de Gauche ? Pourquoi pas ! Mais à une condition,… que les chefs s’engagent à ne prendre aucune responsabilité, aucun poste !...

 

Leur refus ou acceptation sera un test sur leurs véritables intentions.

 

 

7 avril 2013

DU BALAI
Publié par PM sur
Publié dans : #matiere a reflexion
RIEN

JE SUIS UN VIEUX CON… ET J’ASSUME !

 

Ca ne surprendra pas celles et ceux qui me connaissent,… les autres n’en ont rien à foutre et, d’un certain point de vue, ils/elles ont raison.

 

Ce constat s’impose à moi après des années de militance, d’engagements, de luttes pour et contre, de soutiens, de manifestations, de pétitions, d’occupations, de réunions publiques… pour des causes dont je m’interroge aujourd’hui « à quoi ça a servi ? ». Je finis par me demander si le monde que je vois est le même que celui de la plupart de mes contemporains. Comme ils persistent et signent dans leurs attitudes, leurs croyances, leur confiance dans les autorités, j’en conclus que, peut-être, ma vue baisse et que mon intellect faiblit. Bref,… je deviens un vieux con ! ! !

 

Des preuves ?

 

  • je n’ai aucune confiance dans le discours des politiciens, je ne crois pas en leurs promesses,… je ne vote plus depuis longtemps ;

  • je ne crois pas en une quelconque réforme du système économique et politique dominant ;

  • je méprise l’électeur qui, par devoir (sic) va voter et se plaint chaque fois du résultat de l’élection ;

  • je ne crois pas en la ridicule expression : « soyons optimistes, ils trouveront bien une solution » (au chômage, à la faim, à la pauvreté, au réchauffement climatique, au nucléaire, aux pesticides,…) ;

  • j’abhorre l’expression « pas de vague »  pour signifier qu’il faut tout accepter par crainte de la répression ;

  • j’en ai marre des mous qui préfèrent subir que de réfléchir et de se battre ;

  • je suis persuadé que la Police n’est pas faite pour assurer la sécurité publique, mais au contraire pour garantir l’ordre dans un système d’exploitation et de corruption ;

  • je suis convaincu que tous les discours politiciens sur l’intérêt public, ne sont que de la poudre aux yeux pour endormir le citoyen-usager et en faire un consommateur-client ;

  • j’ai la certitude que les décisions prises par des gouvernements « démocratiques », n’ont rien à voir avec l’intérêt du plus grand nombre, mais prises dans l’intérêt d’une minorité ;

  • je ne crois pas au dialogue social qui est une escroquerie inventée par les possédants pour faire croire que tout est négociable alors que l’essentiel en est exclu ;

  • je ne fais plus confiance aux syndicats de salariés qui, tout en critiquant le système, en ont parfaitement intégré le fonctionnement et ne sont même plus en capacité de défendre les conquêtes sociales  du passé ;

  • je vomis le sport-spectacle, pourri par le fric, et reproduisant les jeux du cirque, pour amuser le bon peuple ;

  • je déplore que les rares hommes/femmes qui crient des vérités évidentes sur le système capitaliste, la mondialisation financière, soient inaudibles alors qu’un parti néofasciste, de haine et de division, a de plus en plus pignon sur rue ;

  • je méprise les gouvernements faux-culs, marchands d’armes qui prêchent la paix et font la guerre ;

  • je méprise les soit disant écologistes qui ont fait de la défense de la planète un moyen de faire une carrière politique ;

  • je nomme par la nationalité de leurs ancêtres les répugnants personnages (des noms ?), fils/filles d’immigrés qui refusent à celles et ceux qui fuient la misère et les guerres ce que la France a accordé à leurs parents ;

  • j’ai l’intime conviction d’avoir perdu mon temps à expliquer, durant un demi siècle, dans les cours, les conférences ; les colloques, les stages, les manifestations, des livres, des articles, des dessins…les mécanismes du système qui nous conduit à notre perte ;

  • je ne supporte plus de faire une conférence devant une centaine de personnes sur un sujet social essentiel, pendant que, dans la même ville, au même moment, des milliers de « bons citoyens »(sic) se pâment devant les émissions poubelles d’une télévision débile et mercantile;

  • j’ai acquis la conviction que le temps de l’espèce humaine est compté dans la mesure où elle est incapable de dépasser le stade de l’intérêt individuel et de vivre en harmonie avec elle-même et avec la Nature quelle finit de détruire ;

  • je fais le constat que tous les combats menés et les valeurs défendues par certains de nos prédécesseurs, et qui étaient justes, sont devenus vains ;

  • je suis convaincu que, sur l’essentiel, on est incapable de tirer des leçons de l’Histoire ;

  • je culpabilise au regard du monde merdique que nous laissons aux générations futures ;

  • je reconnais absolument qu’elles auront un jour raison de nous mépriser pour notre inconscience et notre lâcheté.

 

D’un monde, dans lequel je pensais que l’être humain pouvait construire une société juste et viable, je me retrouve dans un monde pourrissant qui s'enfonce dans les égoïsmes et les inégalités. Un monde dans lequel j’ai de moins en moins envie de faire. Un monde dans lequel on n’apprend fondamentalement rien,… ou pas grand-chose. Un monde où la guerre mondiale est évitée non par conscience morale, mais par terreur de l’anéantissement général. Un monde que nous avons saccagé et une Nature que nous ne méritons pas.

 

Je me demande finalement si, devant les prétentions grotesques, les ambitions ridicules, les honneurs dérisoires, les faux semblants officiels, les discours démagogiques de crapules, souvent élues, les lâchetés, les fanatismes,… devant ce monde mortifère qui s’enfonce inexorablement dans le néant, la seule question qui vaille et à laquelle nous puissions sans erreur répondre n’est pas :

 

        «  Que restera-t-il de nous quand il n’y aura plus rien ? »

 

14juillet2017                                                                                             

Patrick MIGNARD

 

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Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité ................................................................................................

 

L’IMPASSE

 

Sérieusement, qui peut encore croire que nous soyons sur la voie de la résolution des problèmes économiques qui se posent aujourd’hui en France,… et de manière plus générale en Europe et dans le monde.

 

Pour ne s’en tenir qu’à la France, l’arrivée du Parti Socialiste et de ses alliés au pouvoir montre, s’il en était encore besoin, qu’il n’y a fondamentalement aucun changement par rapport au pouvoir sarkozyste et qu’il n’y a aucune stratégie à long terme, bref aucune politique pour sortir de la situation actuelle. Le pouvoir en place se place dans la même problématique que le pouvoir précédent : dépendance à l’égard de l’Europe, dépendance à l’égard des marchés financiers, logique d’austérité pour … pour quoi d’ailleurs ?... Bref, une stricte continuité.

 

La classe politique, dans son ensemble est totalement décalée par rapport à la réalité économique et sociale. Elle vit en vase clos dans un isolement volontaire, seulement perturbé par ses querelles internes et les affaires sordides. Elle ne voit pas la tension sociale qui monte, l’extension de l’exclusion, une forme de désespérance qui s’aggrave.... Elle travaille sur des schémas économiques d’avenir complètement irréalistes : la croissance, la réduction de la dette, le chômage,… Plus rien n’est maîtrisé ! Sa seule « solution » : l’austérité.

 

L’extrême droite est à l’affût et prospère, comme à son habitude, sur le fumier de la crise. Sa démagogie trouve un terrain favorable dans l’incertitude et la morbidité ambiante. Jusqu’à quand sera-t-elle loin du pouvoir ?

 

La « gauche de la gauche », hormis un discours radical, n’offre en fait aucune alternative. Elle se dit prête au pouvoir,… mais pour quoi faire ? Le pire, pour le Front de Gauche, serait de se trouver en situation de pouvoir. On a eu un spécimen de ce genre de déclaration et de positionnement : le discours d’un Montebourg avant et  la faillite de sa stratégie après!

 

En France comme en Europe, c’est l’impasse. Accéder au pouvoir dans le cadre des institutions existantes, sans projet de dépassement des mécanismes du système dominant, c’est se mettre en situation de le gérer, autrement dit d’appliquer des mesures qui n’ont pas pour but de changer les rapports sociaux et agir dans l’intérêt général, mais répondre aux intérêts du capital… c’est exactement ce que font tous les Etats européens,…toutes tendances politiques confondues.

 

La stratégie de changement se décline d’une autre manière, en développant des actions nouvelles. Cette stratégie est absolument étrangère aux organisations politiques officielles. Cette stratégie apparaît et se développe dans les mouvements alternatifs en France, en Espagne (voit lien), en Grèce, en Argentine,…

 

Là est probablement la voie du vrai changement.

 

25 mars 2013

L'IMPASSE
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Billet d'actualité ....................................................................................................

 

L’INANITE DES "VALEURS REPUBLICAINES"

Liberté– Egalité- Fraternité

 

Ne rêvons pas, ces valeurs, cette devise ne sont là que pour l’apparence. Il y a un monde entre le contenu philosophique de ces concepts et la réalité sociale.

 

Il y a autant de différences entre ces valeurs et la République qu’il y en a entre la morale religieuse et son église. La croyance, dans les deux cas, procède de la même problématique : un acte de foi en rupture avec la réalité historique.

 

Les principes républicains, les valeurs de la République n’ont pour ainsi dire jamais correspondu à la réalité du système capitaliste pas plus qu’aux systèmes politiques qui l’ont toujours garantie. Il y a donc une extraordinaire escroquerie – particulièrement prisée par les politiciens et idéologues officiels -  à se référer religieusement à des principes étrangers à la réalité sociale et à en faire les pseudo principes de leurs actions.

 

La force de ces valeurs n’est que purement symbolique,… elles sont le « saint sacrement » que l’on brandit lorsque l’on rend hommage à la République… elle-même coquille vide capable de toutes les exploitations et félonies (des exemples ?)

 

La Liberté, par exemple, peut se décliner de multiples manières,… de la meilleure et de la pire qui soit. Indépendamment de la définition des conditions économiques, politiques et sociales,… on peut faire dire tout et n’importe quoi à la Liberté.

 

L’Egalité, comme la Liberté est directement soumise aux conditions économiques et sociales du système dominant qui fait de l’inégalité un principe actif doublé d’une construction juridique qui ne donne que les apparences de son contraire.

 

Ne parlons même pas de la Fraternité.

 

Pourquoi l’inanité ? Parce que ces valeurs sont de faux signaux qui trompent les naïfs sur la réalité que leur imposent le système capitaliste et ses agents. La morale réelle – la seule qui compte - ne saurait se fonder sur des apparences chimériques – aussi évocatrices soient-elles - manipulées par les puissants pour asservir le plus grand nombre. Les pseudo humanistes idéologues et moralistes du système dominant se servent de ces valeurs pour faire croire à leurs bonnes intentions… Il suffit de les voir à l’œuvre pour comprendre leur jeu. Elles – ces valeurs - ne constituent un objectif qu’en tant qu’objectif de lutte contre un système économique et politique qui en est leur plus parfaite négation… En aucun cas elles ne sauraient le justifier !

 

Les valeurs de la République sont en fait des concepts morts, figés, sclérosés dans des rapports sociaux qui en sont la négation. Seules les luttes sociales, les mobilisations, les initiatives citoyennes peuvent leur redonner un sens.

 

L’indignation rassure les possédants,… la mobilisation seule les inquiète !

 

2 avril 2013

L'INANITE DES "VALEURS REPUBLICAINES"
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Publié dans : #billet d'actualite

ALERTE À LA MARÉE NOIRE

 

Ça commence par quelques boulettes sur la plage, puis ce sont de véritables flaques qui polluent le sable, enfin c’est par vagues qu’elle surgit, au mépris des barrages flottants, dérisoires et des efforts des nettoyeurs armés de pelles et de seaux. Il est alors trop tard…

 

D’accord, la comparaison est osée, facile et un peu mécaniste… Pourtant  la dynamique ressemble à ça.

 

La surexcitation médiatique, suite à l’élection cantonale de Brignoles, si elle est d’une certaine manière dérisoire, vu la masse d’électeurs concernés (20 728 votants), n’en pose pas moins, en filigrane la question essentielle de la crédibilité des formations politiques traditionnelles et de la nécessaire alternative pour sortir de la situation économique et politique actuelle. La crise aggravant la situation politique.

 

Oui, Brignoles a valeur de test. Même s’il s’agit d’une « cantonale partielle dans un petit canton », la situation reproduit in vitro, aux regards d’enjeux nationaux, la problématique générale de la situation politique.

 

Oui, le Front National est en passe de réussir son opération de dédiabolisation. Non pas, parce qu’il change de nature, de valeurs, de référents historiques, mais parce que, face à l’incurie totale des partis politiques traditionnels, démagogie aidant, il apparaît comme une « possible alternance ».

 

Oui, de plus en plus de citoyens/nes déboussolé/es disent « : « Après tout pourquoi ne pas essayer le Front National ».  Habilement il donne l’impression d’avoir réponse à tout, de promettre tout,… Nous avons toutes et tous cru, à une époque de notre vie, au Père Noël !... En période de désarroi on arrive à se raccrocher à ce genre de chimère.

 

Oui, Brignoles consacre la faillite du dérisoire Front Républicain qui par la manière dont il est présenté et fonctionne, conforte le FN ainsi que celles et ceux qui sont tentés par lui : «  UMP-PS, tous les mêmes… la preuve ! ».

 

Oui, et la famille LE PEN l’a bien perçu, il existe aujourd’hui une « dynamique FN » qui lors des prochaines échéances électorales risque de faire « carton plein ».  

 

L’heure n’est plus à la simple dénonciation du FN – quoique toujours nécessaire – elle est aussi, et surtout, à l’abandon de ce qui est en train de lui offrir un strapontin vers le pouvoir : la légitimation d’organisations politiques qui, depuis des décennies, nous manipulent et nous mentent et sont impuissantes face à la crise.

 

Maintenir l’illusion d’une quelconque efficacité de celles et ceux qui se succèdent et profitent du pouvoir, à nos dépends, est le meilleur moyen de faire « monter le FN ». Refusons leur toute légitimité.

 

 

15 octobre 2013

ALERTE A LA MAREE NOIRE
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Billet d'actualité ..........................................................................................

 

L’ENGRENAGE EUROPEEN

 

L’idée de la construction de l’Europe pour éviter les drames du passé est une idée assurément pertinente. Elle a très certainement habité l’esprit de celles et ceux qui, au lendemain de la 2e Guerre Mondiale se sont attelés à cette tâche.

 

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, au regard de ce qu’est devenue l’Europe, cette belle idée est en train de sécréter son contraire.

 

Le discours sur la paix, parfaitement audible pour les Européens de toutes générations s’est accompagné au fils des ans d’un discours lénifiant, dégoulinant de bonnes intentions, et surtout de pratiques politiques et économiques qui ont mis en place des structures économiques qui se sont révélées parfaitement contradictoires avec l’intérêt des peuples… Il suffit de voir la situation actuelle !

 

Ainsi, au nom d’une rationalité économique tout à fait relative, et contestable, représentant essentiellement les intérêts d’un capital avide d’espace au-delà des frontières nationales, s’est développé un capitalisme transnational qui a imposé, au détriment des intérêts des peuples, une répartition des aires d’activités économiques et des emplois nécessaire à la réalisation de ses profits. On a assisté – et on assiste – à un déchirement à grande échelle du tissu économique et social dans tous les états européens.     Ceci  a coïncidé –aggravant en cela la situation – avec une perte de contrôle des États, parfaitement assumée, et provoquée, par une classe politique, qui a dilué le concept même de citoyenneté dans les « eaux glacées » du calcul économique de la finance internationale.

 

Le « mieux disant économique et social » tant vanté par les politiciens de tout bord et les eurocrates, aboutit aujourd’hui à des situations quasiment insurrectionnelles dans plusieurs pays européens et une montée de la pression sociale dans les autres.

 

La pauvreté, l’exclusion, la perte généralisée des acquis sociaux, les scandales alimentaires, la dictature des lobbys,… sont les fruits de ces choix politiques

 

Le risque de dérive n’est que trop bien connu… Les peuples européens n’en ont que trop payé le prix fort au 20e siècle.

 

Pauvreté et exclusion sont le terreau sur lequel poussent les haines, le racisme : on se méfie des Roumains, des immigrés, on dénonce les Espagnols qui viennent prendre des marchés, on accuse les Allemands de protéger leurs intérêts,… La suspicion se généralise et, avec la crise, va inévitablement s’amplifier.

 

Les politiciens qui gèrent leurs intérêts immédiats, parfaitement complices des intérêts financiers qui gèrent, eux, à très court terme, leurs placements, n’ont que faire de cette situation.

 

Leur faire confiance et ne pas réagir nous fait courir le risque d’une dérive totalitaire toujours possible lorsque les peuples souhaitent « un Etat fort » ou un « dirigeant qui mette de l’ordre ». Sachons tirer les leçons du passé !

 

12 mars 2013

 

L'ENGRENAGE EUROPEEN
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Billet d'actualité ..........................................................................................

 

LE DIALOGUE,… MAIS QUEL DIALOGUE ?

 

 

Entre deux vagues de licenciements massifs et après des affrontements violents opposant les salariés marrons aux forces de répression, le Ministre du « Redressement Productif » (sic) en appelle sagement au dialogue et explique doctement, à celles et ceux qui ne peuvent plus se faire entendre de leur direction et vont se retrouver à la rue, que la priorité est au dialogue.

 

Ainsi, le Ministre du « Redressement productif » a appelé direction et syndicats de PSA à un « dialogue social exemplaire » pour arriver à « renégocier, reformater et réduire le plan social »

 

Mais que veut dire ce jargon ministériel ?

 

C’est très simple. Dit autrement le Ministre appelle à « discute entre partenaires sociaux pour servir d’exemple et faire patienter les salariés des autres entreprises dans le même cas » pour arriver à « continuer à discuter, poser le problème dans ses différentes dimensions pour en trouver, de préférence la bonne ( ?) et faire en sorte finalement que les salariés acceptent les licenciements ».

 

Et le même Ministre précise, dans le cas ou l’on ne l’aurait pas compris : « Le plan de redressement devra être strictement proportionné à la situation réelle du groupe pour limiter les conséquences négatives sur l'emploi»…

 

Ce qui veut dire en clair :

« Le plan de licenciement devra être justifié par la situation économique de l’entreprise et faire en sorte qu’il y ait le moins de licenciements possibles pour éviter l’explosion sociale »

 

Contrairement à l’illusion que donnent les contorsions sémantiques ministérielles et le discours apaisant… le Ministre du Redressement Productif ne maîtrise strictement rien, et s’en remet, d’une part à la direction de l’entreprise pour qu’elle « n’en fasse pas trop », et aux syndicats pour qu’ils fassent « passer la pilule » auprès des salariés.

Autrement dit, le soit disant dialogue est totalement artificiel,… pour une raison simple : il n’y a rien à négocier sur le fond, sinon, pour les salariés à accepter les choix économiques et stratégiques fait par la direction qui a, de toute manière, seule les cartes en mains.

Et l’on s’étonne après ça qu’il y ait des violences sociales, que les syndicats soient de plus en plus désavoués et débordés, que les salariés ne croient plus en rien ?

C’est le contraire qui serait étonnant. A force de prendre les gens pour des imbéciles, ça ne peut que très mal se terminer !

8 mars 2013

 

Voir aussi l'article qui suit : depuis presque dix ans, rien n'a vraiment changé, sinon une aggravation

 

LE DIALOGUE,... MAIS QUEL DIALOGUE ?
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INVERSION ET OBSTINATION

 

Il y a du pathétique dans cette affaire de la courbe du chômage. Qu’un homme, quel qu’il soit, et à fortiori si c’est un personnage public et doué d’une culture économique incontestable, s’obstine à nier une évidence, interroge plus sur la psychologie du personnage que sur le véritable objet de la question.


Le pari sur le chômage est perdu, du moins dans le temps imparti au Gouvernement. Les deux raisons qui permettent d’être aussi affirmatif sont :


-    Une croissance économique atone et qui n’est pas prête de repartir
-    Une politique de l’emploi fondé sur la création artificielle d’emplois aidés.


Tout le monde sait, ainsi que le Président de la République et le Gouvernement, que ces deux conditions condamnent, en l’état actuel de l’économie française, le pronostic d’inversion.
La promesse date de plusieurs mois…exactement depuis décembre 2012. Toutes les allusions au problème du chômage par le Président de la République n’ont fait que confirmer la tenue du pari,… et par là même l’enfoncer dans une situation intenable et absurde, à l’égard de l’opinion publique. Il a de ce fait nourri les illusions de celles et ceux qui croyaient qu’il avait les moyens de changer les choses et a ouvert une autoroute à des oppositions (droite dite « républicaine », néo fascistes en voie de « dédiabolisation » et gauche dite « vraie ») qui ont conforté, par là même, leur fonds de commerce contestataire.


Le président de la République a fait de cette courbe une affaire personnelle. Il a tort. Non seulement parce qu’il ne pouvait pas gagner ce pari,… à moins de croire à un renversement total, à court terme, de la tendance économique mondiale, autrement dit à un miracle, mais aussi et surtout, parce qu’il n’a pas, ni lui, ni tout autre, le pouvoir de créer les conditions économiques de la relance de la croissance indispensable à la création d’emplois dans un système capitaliste fortement libéralisé. Les critiques formulées par les oppositions, l’enfoncent moins qu’elles ne soulignent leurs discours démagogiques.


Il a promis et n’a pu ensuite osé se renier… alors qu’il suffisait de dire les faits. Les dégâts, en terme de perte de crédibilité, auraient été moindres.


Cette affaire soulève tout de même la question du pouvoir politique et de ses limites. Nous avons assisté, et assistons, à une obstination dans l’erreur qui finit de décrédibiliser le pouvoir.


A être complaisant avec les contraintes imposées par le capitalisme, on en devient l’instrument… C’est toute la trajectoire de la Gauche depuis un siècle. On ne peut alors construire son image que sur des faux-semblants, des promesses, qui alimentent à la fois la démagogie des autres forces politiques et désespèrent les citoyens qui voient les limites d’un Etat et imaginent – à tort – que, beaucoup plus fort, il règlerait leurs problèmes.


9 janvier 2013

 

INVERSION ET OBSTINATION
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LA HAINE POUR STRATÉGIE

 

Suite aux événements de Trappes, on pouvait s’attendre à une réaction du Front National,… c’est chose faite et l’on n’est pas déçu !

 

«La seule loi en France est la loi française, et non la loi islamiste ou la loi des racailles» ; «il est plus que temps de taper du poing sur la table en organisant la reconquête par la loi et l'ordre de chaque mètre carré du territoire national» ; «les gouvernements doivent cesser de trembler devant les voyous et enfin faire preuve avec eux d'une intransigeance totale et d'une fermeté extrême»

 

Quel sens peuvent avoir de tels propos ? Analysons-les !

 

«La seule loi en France est la loi française, et non la loi islamiste ou la loi des racailles». Qui a dit le contraire ? Y a-t-il parmi le personnel politique quelqu’un qui aurait fait la moindre allusion au fait qu’il y aurait une autre loi en France que la loi française ? NON ! Alors pourquoi dire les choses de telle manière que l’on pourrait imaginer le contraire ? La loi est violée, soit, mais des lois sont violées tous les jours et il est curieux que le Front National ne s’intéresse qu’à certaines lois et pas aux autres.

 

«Il est plus que temps de taper du poing sur la table en organisant la reconquête par la loi et l'ordre de chaque mètre carré du territoire national».

Que veut dire « taper du poing sur la table ». Réagir, condamner ? N’y aurait-il aucune réaction de l’Etat au regard de la violation de la loi ? NON ! Alors pourquoi dire les choses de telle manière que l’on pourrait imaginer le contraire ?

 

« Reconquête », « chaque mètre du territoire national ». Le FN veut-il signifier que nous sommes en état d’occupation ? Il fait plus que le signifier, il l’affirme. Il montre du doigt une partie de la population, les musulmans qui seraient des éléments étrangers et des dangers pour notre société. Ça ne vous rappelle rien ce genre d’attitude ?

 

«Les gouvernements doivent cesser de trembler devant les voyous et enfin faire preuve avec eux d'une intransigeance totale et d'une fermeté extrême»

 

Est-ce à dire que les gouvernements « tremblent », « ont peur » ? Qu’est ce qui le montre ? Par contre, de tels propos suggèrent que « tous sont incapables et que seul le FN n’a pas peur et qu’il est prêt à agir. Mais comment ?

 

Que veut dire « intransigeance totale » et « fermeté extrême ». Le FN se garde bien de donner des détails ?

 

Il est aujourd’hui très clair que le Front National, comme toujours l’Extrême Droite dans l’Histoire, compte sur des affrontements alimentés par la haine pour aboutir au bord de la guerre civile, ce qui lui permettrait, lui, un parti fort, de « remettre tout en ordre ». Ne haussons pas les épaules devant une stratégie qui peut nous paraître absurde. Elle a montré son efficacité dans l’Histoire.

 

21 juillet 2013

 

LA HAINE POUR STRATEGIE
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

RIEN N’EST JAMAIS ACQUIS….

 

 

Ce qui vient d’arriver en Espagne à propos de la loi sur l’avortement ne peut surprendre que les naïfs. Ce recul historique sur des droits chèrement acquis n’est qu’un épisode du fonctionnement de ce que l’on appelle improprement une « démocratie ».

 

Ce que l’on appelle un fonctionnement démocratique n’est qu’un lent va et vient des rapports de forces entre classes sociales. Le mythe démocratique, largement entretenu par les véritables détenteurs du pouvoir, les classes possédantes, est de faire croire que ce qui a été acquis par la lutte l’est définitivement… endormant le bon peuple dans une torpeur qui lui fait abandonner sa vigilance et son désir de défendre ses acquis.

 

Le culte de la loi est une véritable escroquerie. La loi n’est que la formalisation, à un moment donné, d’un droit accordé sous la pression ou à la suite d’une lutte. Dés que cette pression, ou la menace de la lutte, s’estompe,… le droit est remis en question.

 

Or, justement, le mythe démocratique – et tout le discours pseudo républicain qui le fonde, l’entoure et moralement le justifie - permet d’entretenir cette illusion de l’acquis définitif. C’est la fonction essentielle des politiciens d’entretenir parmi le bon peuple cette illusion. Dès que celui-ci baisse les bras ou tourne le dos,… les droits disparaissent.

 

Qui aurait osé imaginer il y a seulement vingt ans les reculs inouïs que connaissent les conditions de travail, la durée du travail, les droits à la santé, à la retraite, la liquidation des services publics,…. Personne ! Celle ou celui qui aurait prédit ces reculs serait passé pour un liquidateur ou un fou !... Et pourtant !  Tous les acquis depuis la Libération sont en train de disparaître, et le discours officiel, de droite comme de gauche justifie ce recul au nom d’une soi-disante obligation économique, dont on sait qu’elle ne profite qu’aux plus riches.

 

Hier c’était au nom de Dieu qu’il fallait faire des sacrifices, les prêtres le répétaient à satiété au bon peuple. Aujourd’hui c’est au nom d’impératifs économiques (définis par qui ? au service de qui ?) que les nouveaux prêtres, les experts économiques, font la leçon à ce même bon peuple. Et celui-ci intègre ces nouvelles « valeurs » érigées en impératifs moraux démocratiques par les politiciens.

 

Quand la situation devient insupportable, les anges « gardiens du système » nous inventent des boucs émissaires sur lesquels nous pouvons éructer toute notre rancœur,… et c’est ainsi que naît le fascisme car au nom de l’ordre – forcément troublé – on instaure un état fort propice aux affaires.

 

La perte des acquis est un indicateur de la pente dangereuse sur laquelle nous sommes.

 

Soyons vigilants !

 

25 décembre 2013

RIEN N'EST JAMAIS ACQUIS
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RETRAITE INDISCRETE

 

Cette affaire de « retraite dorée », qui vient de passer sous le nez du président du directoire de PSA constitue un cas exemplaire pour comprendre dans quel monde nous vivons.

 

Tombant au même moment que l’interdiction des colorants dans les tatouages et la pénalisation des clients des prostituées, on comprend qu’elle n’a pas pu être pédagogiquement exploitée comme elle l’aurait dû.

 

Revenons donc sur quelques aspects essentiels de la question.

 

Sur le sens d’une telle mesure : Les salariés et leurs syndicats se sont étonnés, et même ont été scandalisés, qu’un PDG qui a officié durant quatre ans, a licencié au bas mot onze mille salariés et fermé trois sites puisse bénéficier d’un tel privilège.

 

Il y a deux aspects au sens de cette mesure :

 

  • le conseil de surveillance et l’assemblée générale des actionnaires, ont parfaitement le droit de prendre ce genre de décision… donc rien d’illégal ;
  • mettre en parallèle cette mesure avec l’action effectuée par le PDG est tout à fait légitime sauf que les salariés se trompent de logique… C’est très probablement parce qu’il a agi ainsi qu’il a été récompensé. En effet, il a agi, en accord avec les instances légales de l’entreprise en vue de la restructuration de son capital.

 

Une explication est ici nécessaire : dans une entreprise, l’instance de décision – la gouvernance d’entreprise – est l’assemblée générale des actionnaires, et elle seule. Ceux-ci, durant des années ont touché de juteux dividendes – ce qui est l’objectif de tout actionnaire – et c’est parfaitement légal. Dans le cadre de la restructuration de leur groupe (PSA), ils ont fait le choix de procéder, ce qui n’est pas nouveau, à des licenciements et abandons de sites… pour cela ils ont nommé un nouveau PDG qui a fait ce travail… Il était donc logique qu’ils le remercient.

 

Sur le sens de l’abandon par le PDG de sa « retraite dorée » - Il n’avait aucune obligation de la refuser. D’ailleurs, dès le début de la polémique, il a très clairement défendu une position en qui était en cohérence avec de ce qu’avaient décidé le conseil de surveillance et l’assemblée générale des actionnaires.

 

Pourquoi a-t-il pris cette décision ? Parce que l’affaire a été médiatisée et dans un tel contexte qu’aujourd’hui, le bénéfice d’un tel privilège fait désordre. Le MEDEF a tout de suite compris la situation en réunissant son instance d’ « éthique ». La bombe a été désamorcée. Faire apparaître cette attitude comme « courageuse », voire « morale », ne manque pas de sel ! ! ! ! !  

 

Sur le sens de la demande des syndicats concernant le devenir de la somme – Les salariés et leurs syndicats demandent l’affectation de la somme (21 millions d’€) à l’ensemble des personnels du groupe. Ils croient au Père Noël !

La direction de l’entreprise n’a absolument aucune raison de satisfaire leur demande… simplement parce qu’elle ne leur doit rien. En effet, un salarié est embauché quand on en a besoin et touche un salaire qui correspond à la valeur de sa force de travail – le contrat de travail est un contrat entre deux volontés indépendantes, l’employeur et l’employé -. Le travail qu’il fournit, ne lui appartient  pas, il appartient à la direction de l’entreprise.

 

Ainsi les salariés ont raison quand ils disent que la richesse produite l’est par eux,… mais ils se trompent quand ils disent qu’ils en ont droit à une partie (en dehors du salaire).

 

Sur la limitation des revenus des dirigeants d’entreprises – Concernant des entreprises publiques – de moins en moins nombreuses – l’Etat a en principe un droit de regard… encore faut-il qu’il y ait une volonté politique. Concernant les entreprises privées,… il peut légiférer mais il va se heurter à ce que l’on appelle le « marché international des dirigeants d’entreprises » qui peut conduire, comme pour le capital, à une fuite à l’étranger. Prendra-t-il, l’Etat, ce risque économique et politique ? Est-il prêt à repenser le fonctionnement de l’économie sur d’autres bases… On ne peut qu’en douter ! Quant à la soi-disant autorégulation des revenus des dirigeants d’entreprise, dont parle le MEDEF, c’est évidemment une misérable plaisanterie.

 

En fait les choses sont simples… rien ne va changer et la prochaine fois le départ d’un dirigeant se fera de manière plus discrète.

 

 

On voit bien dans l’affaire de cette retraite dorée comment fonctionne le système capitaliste : d’un côté les actionnaires qui ont le pouvoir et disposent de la richesse produite, de l’autre des salariés qui n’ont aucun droit sinon de toucher un salaire et de se faire licencier quand on n’a plus besoin d’eux.

 

Tout cela on le sait depuis deux siècles et c’est toujours « encourageant » pour celles et ceux qui dénoncent ce système, de constater que les principaux intéressés, les salariés, croient, ou font semblant de croire, aux fables qu’on leur raconte.

 

28 novembre 2013

RETRAITE INDISCRETE
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MELANGE DES GENRES

 

« Bonnets rouges » contre « drapeaux rouges » ? On ne sait plus très bien qui est qui ! Dans une époque où la finalité originelle des syndicats (défendre les intérêts des salariés) fond comme neige au soleil, que le lien social se délite, que le capital investi dans le pays subit les affres de la mondialisation marchande… la plus grande confusion règne dans les consciences et dans la rue.

 

L’irruption sur la scène sociale, et par voie de conséquence politique, des « bonnets rouges » a surpris tout le monde, y compris eux-mêmes. Les plus concernés sont évidemment les syndicats qui comme ils le pensent sont encore « Les plus à même de défendre les salariés…» (Laurent Berger – CFDT)… Il est en effet grand temps qu’ils le disent car, à la lumière des derniers conflits sociaux on est en droit de se poser la question. En effet, les syndicats, aujourd’hui sont plus des accompagnateurs (genre cellule psychologique) des salariés licenciés que des structures de luttes pour améliorer les conditions de vie et de travail – ce qu’ils étaient précisément à leur origine.

 

La double contradiction du capitalisme, dans un contexte de mondialisation, aboutit à une véritable porosité des intérêts de classe :

 

Les chefs d’entreprises, sont plus que jamais soumis à une concurrence internationale qui les oblige à se restructurer, délocaliser, licencier… Merci l’Europe des marchés !….

 

Les salariés, sont plus que jamais soumis à la pression du capital (salaires, conditions de travail, licenciements). Merci l’Europe que l’on nous présentait comme sociale !

 

En l’absence, à la fois d’une action efficace des pouvoirs publics – voir les efforts pitoyables de ce pauvre Montebourg - et de la capacité des syndicats à jouer leurs rôles,… les « acteurs sociaux » patrons-salariés se retrouvent dans la rue sous le même bonnet… Fondamentalement les intérêts sont divergents, contradictoires, mais il est facile en l’absence de toute clarté de la situation de faire croire que l’on est tous dans la même galère… Le contexte politico-économique décadent offre au MEDEF et autres structures rapaces (FNSEA) une situation idéale, sur un plateau, pour faire croire aux salariés que leur salut passe par la défense du capital.

 

Cette volonté de confusion n’est pas nouvelle, mais elle prend aujourd’hui une dimension particulière du fait de l’absence de toute alternative pour la dépasser. Les syndicats se réveillant, prennent le train en marche et essayent de changer l’aiguillage… ça va être dur, vu ce qu’ils sont devenus et leur capacité de riposte.

 

Par contre, à l’affût, le néo fascisme peut pointer son nez, voyant là une manière de faire croire à la possibilité d’une vision corporatiste – alliance patrons/salariés – dans un cadre national…. Ça ne vous rappel rien ? Revoyez vos livres d’Histoire !

 

25 novembre 2013

 

MELANGE DES GENRES
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ATMOSPHERE…

 

C’est vrai qu’il règne aujourd’hui, dans notre pays une étrange atmosphère, une de ces ambiances dont on ne sait pas trop ce qui peut en sortir, mais avec la désagréable impression, sinon prémonition, que rien de bon ne peut arriver.

 

CRISE ECONOMIQUE + DELITEMENT DE LA CLASSE POLITIQUE + MONTEE D’UN NEO FASCISME VIRULENT = ?

 

Cette équation, dont on ne connaît qu’un membre, ne peut que nous alarmer. Certes les différents termes pris isolément ne présentent pas, en eux-mêmes, un vrai danger… mais le cocktail qui en constitue la somme ne peut que nous rappeler de biens sinistres souvenirs. Bien sûr, l’Histoire ne se reproduit jamais à l’identique et poser le calque du passé, sur le présent, ne nous permet pas de prédire l’avenir.

 

Pourtant, si l’avenir se construit à partir du présent, les matériaux qui sont à notre disposition manquent incontestablement de fiabilité pour l’envisager avec sérénité.

 

La crise économique, et financière, est aussi, à n’en pas douter la crise de l’Europe. Or, depuis des années le pari, politique et économique, a été fait que la construction européenne était la solution au chômage, à l’équilibre financier, à la croissance,…. On ne peut aujourd’hui qu’en douter aux vues des évènements qui secouent le vieux continent. La construction de l’Europe libérale est un échec.

 

Le délitement de la classe politique est la conséquence de promesses non tenues, de politiques libérales destructrices, de scandales. D’où une grave crise de légitimité. Qui peut croire aujourd’hui que les élus/es maîtrisent le présent et peuvent assurer l’avenir ?

 

La montée d’un néo fascisme virulent. Comme les rats, le fascisme prolifère dans les égouts de la crise, fait ses choux gras de la désespérance générale et avance ses pions dans un désert de conscience politique à coup de slogans démagogiques et de haine qui mettent à mal le principe de citoyenneté.

 

La situation est bloquée. Le principe du fonctionnement électoral de notre république, puissant instrument de déresponsabilisation citoyenne, nous a conduits à cette impasse…. En l’état actuel des choses, il ne peut que sécréter le pire : la légalisation et légitimation du fascisme. La vieille réaction, qui a fait ses preuves « On a tout essayé, il ne reste plus qu’eux » va jouer lors des prochaines élections.

 

La solution est certainement ailleurs. Hors des sentiers battus et chaotiques de la politique politicienne qui engraisse une classe politique incompétente, complice du système qu’elle gère (droite-gauche) ou veut gérer (les fascistes) et souvent corrompue (des noms ?)

 

La place est aujourd’hui à la défiance à l’égard des politiciens. Seules des initiatives citoyennes, générant de nouvelles solidarités et rapport sociaux dans tous les domaines, peuvent nous éviter de sombrer dans la catastrophe que nous réserve la situation actuelle.

 

13 novembre 2013

 

ATMOSPHERE
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EXPULSIONS ESTIVALES

Communiqué du Collectif Lascrosses

PURPAN TOULOUSE: EXPULSION DES FAMILLES DU PAVILLON ARMENGAUD!!

Nous sommes des femmes, des hommes et des enfants sans logis.

Nous avons été jeté.e.s à la rue ce matin, vendredi 21 juillet 2023. Dès 7h nous avons été expulsé.e.s des chambres du pavillon Armengaud au CHU de Purpan sans aucun préavis.

Les occupants qui s'étaient déjà rendus au travail, n'ont pas pu récupérer leurs affaires, leurs papiers administratifs, papiers d'identité, titres de séjour etc...

Nous sommes abasourdi.es par la sauvagerie de la préfecture, qui n'a pas proposé de solution de relogement.

Nous sommes atterré.es par l'inconséquence de la Mairie de Toulouse qui s'était engagée pendant la campagne électorale à nous aider dans nos démarches d'admission en HLM. En deux ans, et malgré un courrier d'alerte au Maire et de multiples rencontres avec ses services, absolument rien n'a abouti. Chaque solution de logement (qui concerne plus de 60 personnes) a été débloquée par nos propres moyens.

Face à l'urgence et la détresse de certain.e.s d'entre nous, nous souhaitons que les élu.e.s de la majorité Toulousaine sachent, dans une lueur de décence, retenir les larmes de crocodile dont ils inondent la presse locale, en cas de nouvelle "affaire Roland" !

Nous sommes confiant.e.s dans les gens solidaires et les sans logis qui réquisitionnent les bâtiments vides et les réhabilitent pour se loger.

Qu'ils nous expulsent ! Nous ré-ouvrirons !

Notre collectif existe depuis plus de 8 ans, nous remercions nos avocats Maître Francos et Maître Touboul sans qui ces dernières années auraient été un véritable cauchemar.

Nous remercions La CRéA qui a toujours été présente à nos côtés, ainsi que nos ami.e.s du DAL, RESF, Médecins du monde, Sud santé sociaux et tant d'autres. Avec une pensée particulière pour nos camarades de la CGT du CHU de Purpan qui ont toujours répondu présents et nous ont toujours courageusement aidé à régler tous les conflits, toutes les incompréhensions avec le propriétaire.

Pour les jours qui viennent, nous trouverons refuge dans nos voitures, des coins de rue, d'autres squats, où nous pourrons.

Il nous apparaît que ni la Mairie de Toulouse, ni la préfecture de Haute-Garonne ne se préoccupent des sans-logis, des pauvres, ni de construire des logements sociaux. Fort de ce constat, si nous ne trouvons pas de solutions, pour notre survie et celle de nos enfants, nous réquisitionnerons un nouveau bâtiment.


Nous n'allons pas disparaître !


Le collectif Lascrosses.

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Billet d'actualité...............................................................................................

PROFESSION DE FOI D’UN PATRON…

"…Titan va acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins de un euro l'heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin. Vous pouvez garder les soi-disant ouvriers. Titan n'est pas intéressé par l'usine d'Amiens-Nord. »…

C'’est, entre autres « amabilités » ce qu’a dit Mr.Taylor Jr  le PDG du groupe américain Titan dans une lettre au ministre du «  redressement productif » Arnault Montebourg.

 

Ça aurait pu être Monsieur Sylvestre des « Guignols de l’Info »,… mais cette fois c’est un vrai patron qui cause comme ça !

On peut se contenter d’un haussement d’épaule à la lecture d’une telle déclaration. On aurait tort… Ce discours est plein d’enseignements. Il dit en substance :

-qu’il n’a rien à foutre des ouvriers français,…

-qu’il n’a rien à foutre des syndicats,

-qu’il n’a rien à foutre du Gouvernement

-que tout ce dont il a besoin, il l’a ailleurs et moins cher.

 

Ce discours vaut une longue conférence d’experts sur la mondialisation. Tout est dit en quatre phrases. Le représentant syndical visé a répondu à ce Monsieur, dans la foulée et à la télévision, que « les salariés français l’emmerdent » … Voilà au moins les deux parties d’accord !

 

Que va répondre le Gouvernement ?

-soit, il reste poli et passe pour un imbécile (même pas heureux),

-soit, il est impoli,… ce qui est impensable,

-soit, il s’offusque et passe pour une « vierge effarouchée »

-soit, il ne dit rien,… c’est ce qu’il a de mieux à faire.

 

Le problème avec Mr.Taylor Jr, c’est que même s’il exagère dans son outrance, il a raison dans son analyse… La mondialisation marchande fonctionne effectivement comme cela,… et pas comme le souhaiterait Monsieur Montebourg qui se berce d’illusions et berce celles et ceux qu’il cajole.

 

Quelle conclusion peut-on en tirer et que ne tireront ni les syndicats, ni les politiciens (de Droite comme de Gauche), ni le Gouvernement ?

 

Toutes les vieilles méthodes de concertation, négociations, compromis, entre « partenaires sociaux » sont aujourd’hui obsolètes.

 

Il va falloir inventer une autre stratégie politique et économique.

 

20 février 2013

 

Voir aussi : http://fedetlib.overblog.com/salariat-une-re-decouverte-douloureuse

PROFESSION DE FOI D'UN PATRON...
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Pas d'argent pour les masques, gants, blouses, respirateurs... mais il y en a pour que les gendarmes traquent les chercheurs de champignons ! Merci les gendarmes d'obéir à ces ordres stupides.

https://www.youtube.com/watch?v=-m1sjoBm8HE&feature=share&fbclid=IwAR2gPF7dR9bt7Fa6qjdId8NgViGKQanF5jotsKcxOpfsPhK2E0DJZ_tU1q8

 

GENDARMES CONTRE CHERCHEURS DE CHAMPIGNONS
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FRANCE INDIGNE

Communiqué de la LDH - PACA, section Cannes-Grasse

du 27 juillet 2017
 

Parcage indigne de migrants en gare de Cannes

 

            Devant le refus des autorités préfectorales, de remplir leur rôle fixé par la loidans l’accueil des étrangers, les migrants nombreux à Nice en provenance de la vallée de la Roya, se virent proposer par la plate-forme d’accueil des demandeurs d’asile d’aller se faire enregistrer à Marseille.

            Accompagnés de bénévoles, dont Cédric Herrou, en lieu et place d’agents de l’État absent, ils prirent donc nombreux le train en gare de Nice, pour Marseille.

            Au nombre de 128, il furent tous stoppés à Cannes et parqués au sol comme des malfaiteurs, au fond d’un quai de la gare SNCF, pendant plus de quatre heures, par de nombreuses forces de police, sous le regard indigné des voyageurs. Des bus, vers lesquels ils étaient dirigés au compte goutte par les policiers, les attendaient devant la gare pour les reconduire vers l’Italie, tandis que Cédric Herrou

était mis scandaleusement en garde à vue au commissariat central de Cannes pour 48 heures. Dans un communiqué la LDH a dénoncé ce déni de justice qui sera suivi d’une mise en examen.

            Deux représentants de la LDH se rendirent aussitôt et restèrent sur les lieux durant les deux premières heures et tentèrent de convaincre le commissaire dirigeant cet imposant groupe de policiers de respecter la loi. S’ensuivit un dialogue surréaliste, extraits :

            - « Il y a des mineurs isolés qui doivent être traités séparément, vous le savez bien, conduits vers un foyer de l’aide sociale à l’enfance (ASE) pour y être soignés, abrités, formés, protégés, … »

            - « Quand ils sont entourés d’adultes ils ne sont plus isolés ! » Logique sémantique contre réalité de la loi. Ne sommes-nous pas devant une libre et inquiétante interprétation de l’ordre républicain ?

            - « Vous êtes en dehors de la loi »

            - « Je fais ce qu’on me dit de faire ! »

            - « Vous êtes donc un hors-la-loi » Silence ! « et cela ne gêne pas le policier républicain que vous devriez vouloir être d’être traité de hors-la-loi »

            - « Si ce n’était que de moi, on les mettrait tous dans des avions, pour les envoyer à Djibouti »

            Pourquoi Djibouti ?

 

                Plus tard une patrouille militaire vint compléter le dispositif.

                À l’un de ses collègues : « Vous n’êtes pas gêné de faire appel à l’armée pour le maintien de l’ordre, alors que seul l’État de siège vous le permet ? » Re-silence

 

                La LDH invite les citoyens à mesurer les dérives de la police d’État, sous les ordres duquel elle agit, dans le sort infligé à ceux des citoyens de notre République qui palliant les défaillances de ce même État se trouvent, réprimés, malmenés, poursuivis en justice et surtout dans le traitement imposé à des êtres humains, ayant fui guerres, massacres, misère, dans une errance traumatisante, ayant échappé à la mort et qui croyant avoir trouvé enfin le salut se trouvent traités comme du bétail, dans « la patrie des droits de l’Homme ».

 

Le 27 juillet 2017

LDH . Comité régional Provence-Alpes-Côte d'Azur

LDH . Section Cannes-Grasse

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"Gilets jaunes" : nouveau rebondissement dans l'affaire Rodrigues


 

Les lanceurs de balles de défense ont été utilisés plus de 9 000 fois par les forces de l'ordre depuis le début de la crise des "gilets jaunes". 111 enquêtes ont été ouvertes après des blessures graves. Dernière polémique en date : Jérôme Rodrigues.

C'est la fin de la manifestation place de la Bastille à Paris samedi 26 janvier. Figure des "gilets jaunes", Jérôme Rodrigues filme en direct sur Facebook une scène : la place se vide, les forces de l'ordre mènent des interpellations, puis deux groupes de policiers lui font face. Une grenade de désencerclement est jetée à ses pieds et explose. Il s'écroule l'œil en sang. Transporté à l'hôpital, il incrimine aussitôt un tir de LBD, le controversé lanceur de balles de défense.

De la fumée s'échappe d'un LBD

De nouvelles images publiées mercredi 30 janvier permettent de mieux comprendre ce qui a pu se passer. On y voit Jérôme Rodrigues en train de filmer. Puis on identifie un policier porteur de LBD. Il tire en direction du groupe, où se trouve Jérôme Rodrigues. Au ralenti, on distingue même la fumée qui s'échappe du lanceur de balles de défense, attestant d'un tir.

Des images qui remettent en cause la position du ministère de l'Intérieur. Il assure qu'aucun tir de LBD n'a été signalé près de Jérôme Rodrigues et il indique dans la soirée que ces images n'attestent en aucun cas qu'un tir de LBD a été dirigé vers Jérôme Rodrigues. Les vidéos seront examinées dans le cadre de l'enquête ouverte par l'IGPN.

FRANCE INFO – janvier 2019


 

MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR : MALVOYANCE OU MENSONGE ?
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RETRAITES… ON REMET CA !

 

On nous fait venir le sujet de loin,… mais petit à petit on y vient. On ne dit pas les choses directement. On fait des contours et des virages autour du sujet… on tourne autour du pot. On se veut informatif et pédagogue. On attend du citoyen qu’il soit d’accord avant qu’il ne connaisse la réelle teneur de la question évoquée. On laisse fuir dans les médias quelques informations, quelques statistiques. Et puis… on fini par lâcher le morceau : il faut réformer le système des retraites !

 

« On », ce sont les politiciens, le MEDEF, mais aussi, moins démonstrativement, les syndicats de salariés qui savent qu’ils finiront bien par avaler de nouvelles couleuvres.

 

Tout ce beau monde savait, et sait, que le capitalisme est incompatible avec le système des retraites par répartition et l’allongement de la durée de la vie. En effet, les surplus de productivité  dégagés ne servent ni aux salaires, ni à la protection sociale, ni aux retraites, mais à enrichir les propriétaires du capital,… les actionnaires. Or, il n’est pas question pour les gestionnaires du système de toucher à ses principes de répartition des richesses… d’où l’indécente gymnastique financière à laquelle ils se livrent et la rigueur à laquelle ils nous soumettent.

 

Derrière un discours, de Droite comme de Gauche, parfaitement lénifiant, parlant de réforme juste, efficace et durable des retraites,… ils nous ressortent les sempiternelles trois solutions :

 

1. Repousser encore l'âge de départ à la retraite.

2. Augmenter le montant des cotisations.

3. Baisser ou geler les pensions.

 

Toutes ces mesures sont évidemment impopulaires mais nous sont présentées, par la Droite comme par la Gauche, comme les seules possibles.

 

L’adoption d’une de ces options, ou leur combinaison va être fonction du degré de résistance des salariés – résistance faible on l’a vu les années précédentes.

 

Le MEDEF va faire le forcing pour sauvegarder les intérêts du système en faisant un chantage à la « compétitivité » et aux risques de licenciements et délocalisations.

 

La troisième option présente l’avantage de s’attaquer à des personnes âgées à la résistance très faible et aux moyens de pression quasi inexistants.

 

La nouvelle réforme ne règlera rien (comme les précédentes), sauvegardera les privilèges du capital, accroîtra les inégalités et généralisera la précarité.

 

Tant que ne sera pas mis sur le tapis la question de la répartition des richesses, source de toutes les inégalités,… rien ne sera réglé.

 

RETRAITES
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Billet d'actualité .............................................................................................

 

SALARIAT ET VOLONTARIAT

 

 

Le volontariat, que l’on verrait plus dans les domaines du militantisme associatif, est en train de faire une percée spectaculaire dans un domaine qui parait lui être parfaitement étranger, voire hostile, le salariat.

 

Le volontariat, basé sur l’engagement gratuit – en particulier au sens financier du terme – n’a rien à voir avec le salariat, fondé lui sur un engagement professionnel contre rémunération, le salaire. Pourtant, ils coexistent de plus en plus.

 

Comment deux concepts aussi éloignés de l’activité peuvent-ils se rencontrer et coexister dans notre société tellement dominée par la marchandise et la finance ?

 

La réponse peut se résumer à : le salariat est en crise. La mondialisation marchande, et en particulier la mondialisation du marché de la force de travail a pour conséquence, dans les vieux pays industriels – dont la France – la perte de millions d’emplois et la mise en difficulté de plus en plus d’entreprises. Bien sûr, les sans-emplois ne deviennent pas massivement des volontaires… on ne gagne pas sa vie avec des remerciements. Mais c’est au sein de l’entreprise qu’apparaît le volontariat.

 

Comment ? C’est très simple, en expliquant aux salariés encore en poste que s’ils ne font pas un effort, l’entreprise risque de mettre, à terme, la clef sous la porte, ou, risque de perdre des clients. Et cet effort se résume à : il faut faire plus avec moins de moyens, autrement dit, travailler gratuitement où, en principe, on est payé. Rallonger la durée de la journée de travail, réduire les congés, faire une croix sur la RTT, accepter une baisse de salaire… Tout ça pour le « bien de l’entreprise » assimilé au « bien des salariés ». Bien sûr, « on n’est pas forcé », mais entre « gens responsables » on se comprend…il peut y avoir d’«amicales pressions »… bref, on fait acte volontaire. Et les syndicats peu à peu acceptent !....

 

C’est une forme de soumission volontaire qui, en d’autres temps, était le corollaire du paternalisme.

 

Evidemment, rien n’est dit clairement et surtout rien n’est écrit et c’est ce qui fait, à la fois, la force de ce nouveau comportement de l’entreprise et les difficultés d’en faire une salutaire critique.

 

L’Accord National Interprofessionnel essaie de mettre en place cette pratique, mais instituée, elle peut être officiellement contestée alors que c’est tellement plus simple, et moins conflictuel, d’avoir des gens consentants.

 

Le capitalisme arrive peu à peu à ses fins : acceptation volontaire des conditions de travail adaptées à ses objectifs, des gens qui triment, d’autres qui cherchent du boulot et les actionnaires qui s’en mettent plein les poches.

 

Elle n’est pas belle la vie ?

 

22 mars 2013

 

 

SALARIAT ET VOLONTARIAT
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Publié dans : #matiere a reflexion

RETOUR AU 19e SIECLE ?

 

La formule a de plus en plus de succès vu les performances politiques du gouvernement sur le plan social et les régressions sociales actuelles et à venir. Elle n’est cependant pas exagérée.

Le monde actuel n’est plus celui du 19e siècle et en Histoire on ne revient pas en arrière, mais des similitudes existent ne serait-ce que parce que nous sommes toujours dans le même système économique avec les mêmes principes fondamentaux qui le régissent.

 

LE 19e SIECLE…

C’est le siècle de la montée en puissance du capitalisme, de l’émergence de ce que l’on appellera les nations industrialisées : France, « Allemagne », Angleterre, USA,… Ce système se développe à l’« état brut » : démantèlement des anciennes structures économiques de production, création d’entreprises « modernes », embauche massive de « force de travail » pour lequel le salaire octroyé n’est que le moyen de se reproduire. La possession de colonies démultiplie la puissance politique, et économique des empires coloniaux naissants tout en exacerbant leurs conflits.

Socialement les salariés sont au plus bas. Quasiment aucune protection sociale… c’est le règne du « patronat de droit divin ». Les luttes sociales qui se prolongent pendant prés de deux siècles vont aboutir au 20° siècle à une codification des rapports entre employeurs et salariés. Le rapport de force, quand il est favorable aux salariés, permet des avancées sociales conséquentes qui, à la fois améliorent leurs conditions de vie et de travail, mais permettent aussi au patronat d’éviter l’explosion sociale et, ce qu’ils redoutent par-dessus tout, la révolution sociale.

C’est l’époque, où le patronat « peut, et à intérêt, à se payer la paix sociale », donc faire des concessions et où le système capitaliste dans son ensemble, se résume à quelques nations qui détiennent toutes les ressources naturelles, les technologies,… ce qui ne les empêche, évidemment pas, de s’affronter militairement.

L’emploi n’est, de manière générale, pas un problème. Les entreprises ont besoin de force de travail et la trouvent sur place. Ainsi une sorte de consensus, conflictuel, mais stable, s’établit entre employeurs et salariés…constituant un tissu social que même les projets révolutionnaires ne déchireront pas. Entre réformistes et révolutionnaires, ce sont incontestablement les premiers qui ont eu le dernier mot.

… ET AUJOURDHUI

 

Le 20e siècle n’a fait que permettre au Capital de développer son emprise sur le monde et ce, malgré les conflits sanglants entre nations industrialisées. La décolonisation qui a suivi la 2e Guerre Mondiale, si elle a affaibli les États-Nations industriels, n’a pas empêché le Capital, qui ne connaît pas les frontières, d’envahir l’ensemble de la planète. Le cocon protecteur de l’État-Nation ne lui étant plus indispensable pour son développement, le Capital s’est mondialisé, créant des structures économiques – les multinationales - finalement plus riches et plus puissantes que les Etats. La financiarisation de l’économie – faire de l’argent avec de l’argent – a, enfin, en grande partie supplanté le principe – faire de l’argent en produisant…. D’où la spéculation financière effrénée !

La mondialisation marchande a eu, et a, des répercussions considérables sur les notions de démocratie et de citoyenneté. On savait depuis le 19e siècle l’État-Nation en étroite liaison avec le Capital national,… mais aujourd’hui la mondialisation du capital relativise considérable les pouvoirs de L’Etat et par voie de conséquence ceux du citoyen. Les Etats défendent les intérêts du capital mondialisé et sont incapables d’atténuer les contradictions d’intérêts entre détenteurs du capital et salariés.

Le Capital, pas plus que l’Etat, ne peuvent garantir l’intégrité du lien social salarial basé sur le fait que chacun/ne trouve un travail pour vivre. Le marché du travail est mondialisé,… d’où les délocalisations, et le fait que la guerre des coûts de production (donc aussi des salaires), entre entreprises, fait rage sur le marché mondial. La politique économique qui consistait, dans le cadre d’un État-Nation, à réduire le chômage par la relance de la Demande, donc de la Production, n’est plus efficace dans un monde ouvert… la production peut se faire ailleurs, de même que la demande peut se faire à partir des importations.

Il reste donc la réduction des coûts pour accroître la compétitivité de l’entreprise en espérant – ce qui est loin d’être sûr – qu’elle embauchera… ce que l’on appelle la politique de l’Offre. Ainsi le patronat a raison – de son point de vue -  quand il veut « toiletter » le Code du Travail. Autrement dit, il veut revenir à un marché du travail, débarrassé des garanties qui ont été imposées par les luttes des salariés. L’Etat, quelle que soit sa couleur politique, étant bien incapable de proposer une autre solution,… il suit la logique du MEDEF. CQFD.

On comprend dès lors l’analogie avec le 19e siècle. La grande différence, c’est qu’aujourd’hui, les marges de manœuvres de l’Etat n’existent plus,… de même que le Capital qui devait céder au rapport de force imposé par les salariés, peut aujourd’hui l’ignorer. Le mouvement ouvrier fort autrefois, est aujourd’hui affaibli par la mondialisation du capital qui a dispersé ses effectifs… on a assisté à l’éclatement de ce que l’on appelait la « classe ouvrière ». Les salariés atomisés ne constituent plus une force comme ce fut le cas dans le passé.

Il va falloir repenser une stratégie politique, ce dont sont actuellement incapables partis politiques (progressistes) et syndicats (aussi radicaux soient-ils !). Les vieux schémas de contestations et de changements sociaux ne marchent plus. Le vrai débat politique est là, et pas ailleurs, pas dans les institutions réelles ou supposées.

 

7 mars 2016                                         Patrick MIGNARD

RETOUR AU 19e SIECLE
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RELIGIONS : faux débats et vrais problèmes.

 

Remettons les pendules à l’heure et les religions à leurs places.

Inutile de poser la question de la foi, de la croyance    elle est insoluble. Certains êtres humains se sont donné un Dieu pour répondre à leurs angoisses métaphysiques, c’est leur droit qui doit être parfaitement respecté.

La religion pose un autre type de question. Il s’agit de l’institutionnalisation de la croyance. Lorsque la foi, (la croyance) sort de l’espace privé, elle devient un problème social, donc politique et concerne tous les individus, croyants ou non.

Premier constat : toutes les religions, toutes sans exception, ont été des fauteuses de guerres, de massacres et de divisions. Toutes, toutes sans exception, ont, au nom d’un « amour universel » dont elles étaient, soi-disant, porteuses, semé la haine et la destruction.

Deuxième constat : ces faits ne sont pas des épisodes isolés dans l’espace et le temps, ils sont la règle générale.

Troisième constat : Une religion – quelle qu’elle soit ne se transforme jamais seule. Il en fut ainsi de la religion chrétienne : C’est « l’esprit des Lumières », largement persécuté par elle, qui l’a obligée à se transformer. Si aujourd’hui, la religion chrétienne, en Europe est supportable c’est parce qu’elle a perdu de son pouvoir.

Quatrième constat : L’Europe a été façonnée par la religion chrétienne, mais au prix de millions de morts, de persécutés, de luttes atroces contre les « supposées hérésies ». Avant la religion chrétienne, des êtres humains existaient sur le territoire européen,… il y en aura certainement encore après !

Cinquième constat : La religion chrétienne n’a pas le monopole de la pensée, de la culture, de l’Histoire pas plus en Europe qu’ailleurs.

 

Sixième constat : La religion chrétienne, n’a rien à reprocher en matière de terreur à la religion islamique. Le conflit qui opposait Catholiques et Protestants, fut tout aussi violent que les conflits actuels qui opposent Sunnites et Chiites. La barbarie est la même, seule la puissance des armes utilisées, et la période, changent.

Le laïque n’a pas plus à gagner qu’à perdre de la substitution d’une religion par une autre, ou de la cohabitation de plusieurs religions. Le seul point important est celui du respect de la conscience de chacun/e. Face à la montée de la conscience, la religion chrétienne a dû « mettre de l’eau dans son vin » - si j’ose dire… L’islam ne fera pas exception !

La religion, au sens large, n’est pas un élément de la solution aux problèmes du vivre ensemble, elle est au contraire un des fondements du problème.

 

1er mai 2015

RELIGIONS: faux débats et vrais problèmes
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NE TIREZ PAS SUR LES PILOTES !

 

Les pilotes d’Air France gagnent bien leur vie,… et même très bien ! Et alors ? Qui peut accuser une quelconque catégorie professionnelle de défendre ses intérêts, ses acquis ? Le scandale n’est pas le haut niveau de rémunération des pilotes mais le faible niveau des autres catégories professionnelles en galère.

En effet, que se joue-t-il dans ce conflit ?  Une simple lutte, de la part des pilotes, pour défendre des privilèges ? C’est cela auquel voudraient faire croire direction d’Air France et Gouvernement. En fait le problème est plus complexe et dépasse largement le cadre d’une simple défense catégorielle.

La direction d’Air France, face à la concurrence acharnée dans le transport aérien, veut complètement transformer sa stratégie. Pour cela elle envisage de créer, parallèlement à une filiale de luxe, une filiale à « bas coûts » qui sous-paiera le personnel et transportera au rabais le bon peuple. Et pour cela, elle a une argument imparable : les autres font ainsi.

Les pilotes refusent que, dans cette nouvelle structure, certains d’entre eux soient moins payés pour un temps de travail plus long. Qui peut être contre ?

La direction d’Air France, épaulée par le Gouvernement n’hésite pas à avoir recours aux procédés les plus scandaleux et les plus vils pour contrer cette lutte. Ainsi, elle joue le reste du personnel, hôtesses, personnel au sol, bien moins payés, contre les pilotes. Elle a recours au chantage à la liquidation de l’entreprise pour casser cette grève.

Il n’y a en fait rien de très nouveau dans ce conflit qui illustre parfaitement à la fois les limites des luttes traditionnelles – la grève- et les conditions qui sont faites pour les salariés dans un monde économique entièrement libéralisé.

Ce contre quoi se battent les pilotes, dépasse largement leurs simples conditions catégorielles. Est-il irresponsable aujourd’hui de lutter pour préserver les acquis, pour refuser les conditions faites par le marché, pour refuser la régression sociale qui se généralise dans toutes les activités professionnelles ? Telle est la vraie question qui est posée aujourd’hui.

En refusant de poser cette question, éminemment politique et en ne cantonnant le problème qu’au simple niveau commercial et gestionnaire, la direction, et au-delà le gouvernement, entérinent le fait qu’aujourd’hui, tout espoir est perdu de construire une société dans laquelle primera l’intérêt humain. Le choix est fait de la prééminence des lois du marché.

Faut-il capituler face au capitalisme mondialisé ou lutter pour conserver des acquis chèrement conquis et défendre une éthique sociale ? Avant de jeter la pierre aux pilotes d’Air France, répondons à cette question.

 

29 septembre 2014

NE TIREZ PAS SUR LES PILOTES !
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GPA, L’ALIBI DE LA MARCHANDISATION

 

Tout ce que le pays comporte de conservateurs, intégristes religieux, voire néo fascistes se retrouve désormais traditionnellement et périodiquement dans la rue sous l’intitulé « MANIF POUR TOUS ». Ce regroupement réactionnaire se déclare, évidemment, « apolitique »… étiquette dont on sait qu’elle n’est, généralement, que le cache sexe d’intentions inavouables. Mais là n’est pas la seule incongruité de cette organisation qui se dit spontanée, mais en fait redoutablement structurée.

Le sommet de l’hypocrisie est atteint avec la référence au « refus de la marchandisation de l’être humain ». Bien sûr, en soit la déclaration est respectable et louable, mais elle mérite d’être examinée de plus près.

Dans la GPA (Gestation Pour Autrui), ces belles âmes dénoncent une « marchandisation de l’être humain », en effet on « loue un ventre »… et de pousser un cri d’effroi devant une telle « abomination ». On peut comprendre le refus de rapports marchands qui fonderaient les relations entre êtres humains… mais alors, il faut aller jusqu’au bout du raisonnement.

A-t-on déjà vu tous ces « défenseurs du genre humain » manifester contre l’exploitation des enfants – réduits à l’état de marchandise - dans les pays « émergents » ? Les a-t-on vu se mobiliser contre la marchandisation des biens communs indispensables à la vie : l’eau, la terre, demain peut-être l’air… ? Les a-t-on entendu dénoncer les brevets déposés par les grandes firmes agro alimentaires pour marchandiser et privatiser les semences ?... Non !... De tous ces combats, ils sont absents et même, pourrait-on dire, s’en foutent totalement.

Lutter contre la marchandisation est devenu une nécessité vitale dans notre monde en perdition,… mais la transformer en alibi, et par des personnes suppôts de l’organisation de ce monde en déclin, au profit d’une cause qui lui est totalement étrangère, c’est la dénaturer.  Poser la question de la marchandisation des rapports humains est indispensable, mais faisons-le sérieusement, fondamentalement et non en l’instrumentalisant.

Ce qui se joue derrière ce discours pseudo progressiste c’est la défense de « valeurs traditionnelles/traditionalistes », relents plus ou moins religieux du refus du progrès, de la stagnation de la société, aboutissant pour les enfants à des statuts différents en fonction du mode de naissance. La lutte contre le « mariage pour tous » ayant échoué, les réactionnaires passent à la GPA… Demain que défendront-ils ?

Le gouvernement actuel par les déclarations du Premier Ministre, sur la GPA, finit de se disqualifier en défendant à quelques mois de distance des positions parfaitement contradictoires.

6 octobre 2014

GPA, L'ALIBI DE LA MARCHANDISATION
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POURQUOI LE VOTE BLANC AUJOURD’HUI ?

 

Le Parlement a adopté définitivement mercredi 12 février 2014 une proposition de loi centriste visant à faire reconnaître le vote blanc.

 

Eternellement insatisfait des propositions et pratiques d’une classe politique dont je me méfie, j’ai longtemps pensé que la reconnaissance du vote blanc serait un progrès. Je n’en suis plus sûr aujourd’hui !

 

Deux raisons expliquent ce scepticisme :

 

  • la reconnaissance du vote blanc ne changera fondamentalement rien, ni aux pratiques politiques, ni aux résultats des élections… S’il est une reconnaissance tout à fait symbolique de la défiance par rapport aux politiciens, il n’en sera aucunement une quelconque sanction ;
  • la reconnaissance officielle du vote blanc coïncide étrangement avec une montée régulière de l’abstention

 

C’est cette seconde raison qui est troublante. Y a-t-il un lien entre les niveaux considérables atteints par l’abstention et la reconnaissance du vote blanc. Au premier abord on pourrait croire qu’il s’agit d’institutionnaliser, dans le cadre du processus électoral, le mécontentement. Soit ! Mais alors quelle signification a une telle reconnaissance ? Fondamentalement aucune. Alors pourquoi ?

 

Le niveau d’abstention aux élections n’est peut-être pas étranger à cette reconnaissance. Tant que l’abstention était considérée comme une pratique de « citoyens irresponsables » et de « pêcheurs à la ligne », elle ne faisait pas peur aux politiciens,… ils s’en accommodaient. Or, depuis quelques années l’abstention change de nature. Il est clair aux yeux de tous qu’elle est une attitude politique, celle du refus des promesses et pratiques de la classe politique.  L’abstention n’est plus un phénomène marginal, mais une composante de la vie politique. L’abstention apparaît aujourd’hui au système électoral dit démocratique, ce qu’est l’exil pour les systèmes totalitaires.

 

Il est évident qu’une telle situation est inacceptable pour les politiciens  qui ont besoin d’une légitimité pour exister. Le calcul des pourcentages qui ne se fait que sur les bulletins effectivement déposés dans les urnes est en passe de devenir obsolète. L’abstention est leur négation. Il leur faut donc enrayer cette logique mortifère pour eux.  

 

Autrement dit, soyons clair : la reconnaissance du vote blanc est une manière de piéger les abstentionnistes pour leur faire retrouver, de manière détournée, le chemin des urnes. Tomberons-nous dans ce nouveau piège ?

 

 

22  Avril 2014

VOTE BLANC

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Rédigé par Nicolas Mignard

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