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Publié par PM sur
Publié dans : #matiere a reflexion

TRAVAIL, TEMPS DE TRAVAIL, SALAIRE

 

 

Temps de travail et salaire paraissent intimement liés… il n’en est pourtant rien et l’exacerbation actuelle de la crise entre employeurs et salariés nous fait redécouvrir une réalité qui, au fil des décennies, avait été masquée par les conquêtes sociales. Le mythe du lien entre temps de travail et rémunération du salarié est en train de voler en éclat.

La mondialisation du capital et la dynamique de libéralisation qui en découle, c'est-à-dire une déréglementation de tous les marchés et en particulier celui de la force de travail, amènent les employeurs à revenir aux principes du système capitaliste.

 

Quand, au 19e siècle, l’employeur paie le salarié, ce n’est pas le travail effectué qu’il lui achète, mais il lui donne, en échange de son activité, l’équivalent monétaire de ce dont il a besoin pour vivre, autrement dit la valeur de sa force de travail. Ceci explique l’extrême misère de la classe ouvrière qui ne reçoit que le minimum pour vivre et travailler.

Les luttes des salariés vont dès lors, constamment revendiquer, pour mieux vivre, une augmentation du salaire et une réduction de la durée du travail. Quand l’employeur veut que le salarié travaille plus, il le motive en le payant mieux. De même, le salarié qui veut, améliorer son salaire accepte de travailler plus. Ainsi, au fil de cette pratique, de cet accord implicite entre les deux parties, temps de travail et rémunération vont être liés. Ce consensus, souvent renégocié au travers de multiples accords a duré des décennies et a même été codifié. Il garantissait la stabilité du lien social salarial et finalement la paix sociale.

Cette relation entre temps de travail et salaire apparaissait comme quelque chose de logique, naturel, équitable,…d’une certaine manière ça fonctionnait bien. L’Etat se portait le garant d’un système qui assurait une relative stabilité et paix sociale.

 

La mondialisation du capital a radicalement changeait la portée de ce type de relation :

 

- le rapport de force, en faveur des salariés, qui garantissait la stabilité de cette relation a, sinon disparu, du moins largement été réduit.

- les exigences en matière de production (coût, flexibilité de la main d’œuvre, rentabilité accrue du capital,…) se sont accrues pour les employeurs.

 

C’est donc, tout à fait logiquement que le patronat, le MEDEF en France, peut impunément détacher le temps de travail du salaire et exiger par exemple, sous menace de liquidation de l’entreprise, une augmentation du temps de travail sans augmentation du salaire. Le chantage marche car le rapport de force est désormais inversé.

On retrouve donc ainsi le principe originel du capitalisme d’antan qui faisait du salaire la rémunération correspondant à la valeur de la force de travail, autrement dit le revenu de subsistance, complètement détaché de la valeur produite par le travail. Ceux que certains appellent improprement la « fin du salariat » est au contraire la redécouverte de ce qu’il est en réalité.

La force de travail, dans le capitalisme a toujours été, et est toujours, une marchandise qui se négocie sur le « marché de la force de travail » et non du travail. Le développement récent du fonctionnement du Capital nous le rappelle. Il n’y a donc pas « fin du salariat », mais au contraire réaffirmation de son principe.

 

            12 mars 2016-03-09                                                                                       Patrick MIGNARD

TRAVAIL, TEMPS DE TRAVAIL, SALAIRE
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Publié dans : #billet d'actualite

Billet d'actualité .......................................................................................

LE DOUTE

Disons le sans détour : les dernières élections italiennes ne peuvent que faire douter de la démocratie.

Si la démocratie c’est la répétition des erreurs, la nomination sans cesse renouvelée des exploiteurs et escrocs au Pouvoir,… il y a de quoi douter. Or c’est bien de cela dont il est question en Italie, après la Grèce, et même l’Espagne. Pour notre part, en France, les élections, nous pouvons en être sûrs, vont reconduire les mêmes personnages à la tête de l’État, des régions et des villes.

Je sais que dire ça, oser se l’avouer et l’avouer publiquement c’est s’attirer la réprobation du plus grand nombre. Se faire taxer d’anti démocrate, d’élitiste, de populiste, et autres sympathiques qualificatifs… et pourtant !

Doit-on aboyer avec la meute ? Ou rester silencieux avec les résignés ?

Qu’un personnage comme Berlusconi trouve encore des centaines de milliers de « citoyens » pour lui faire confiance a de quoi ébranler les convictions du démocrate le plus convaincu sur le sérieux et le sens de la vox populi.

Le système dit « démocratique » tel qu’il est pratiqué aujourd’hui dans les « démocraties » a-t-il un sens ? Le décalage total entre les aspirations populaires et le résultat et conséquences de la consultation populaire montre qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas, qui est aberrant,… ou alors au contraire il est une machine au service d’un système pervers.

Tout semble fait pour que la consultation populaire donne exactement le contraire de ce que sont les aspirations populaires. Ce système ne fonctionne plus ou plutôt fonctionne parfaitement bien pour que la démocratie, sous une apparence « démocratique » soit complètement court-circuitée afin de faire en sorte que rien ne change, que tout se reproduise avec l’ « assentiment » du peuple.

On nous a ancrés dans les têtes que « le changement ne peut se faire que par la voie légale »,Et si la voie légale n’était faite que pour que le changement soit impossible ? J’exagère ? En êtes vous bien sûr au fond de vous-même,… quand vous vous interrogez sur ce que vous voyez de la vie politique ? Quand vous osez vous poser des questions que vous n’oserez pas vous poser en public ?

Tant qu’on a pu jouer sur des ressorts économiques qui permettaient de « sauver la face » et « reproduire des conditions de vie acceptables »,… la comédie politique faisait partie d’un large consensus. Aujourd’hui ces marges de manœuvres n’existent plus,… et l’on fait comme si…

Jusqu’à quand ?

28 février 2013

 

LE DOUTE
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Billet d'actualité .................................................................................................

 

L’EMPLOI ET LA CROISSANCE

 

. "Ma priorité, c’est l’emploi ; mon cap, c’est la croissance"

 

C’est, à mes yeux, la phrase-clef de la longue intervention télévisée de F.HOLLANDE. Non pas qu’elle énonce quelque chose de nouveau – la Droite est dans la même problématique - mais elle recèle toute l’étendue du dilemme impossible de tout gestionnaire de ce système économique.

 

L’emploi est la priorité parce qu’il constitue dans le système du salariat la condition indispensable pour créer et maintenir le tissu social, autrement dit la paix sociale. Tous les politiciens qui veulent durer au pouvoir (ce qui est leur unique objectif), le savent et, de ce point de vue, ont raison.

 

La croissance, dans ce système est effectivement la clef de l’emploi, mais en est aussi la conséquence… Sauf que le problème est : « qui dit croissance dit production ». En soit la production ne serait pas – techniquement - un problème,… mais dans ce système la production n’a de sens que si elle trouve un marché pour s’écouler. Or, qui dit marché dit compétitivité, donc rentabilité, donc maîtrise des coûts,… et dans ces coûts il y a les conditions sociales de la production : le salaire, les conditions de production (temps, rythme) et la protection sociale.

 

Relancer la croissance c’est donc, actuellement, se donner les moyens d’accroître la productivité, d’abaisser les coûts … et donc de fragiliser l’emploi (faciliter les licenciements, limiter les salaires et la protection sociale).

 

Est-ce possible ? Oui, l’Angleterre et l’Allemagne l’on fait, au prix d’une dégradation des conditions sociales de la production… leurs indicateurs économiques sont satisfaisants (croissance, exportations), leurs indicateurs sociaux catastrophiques (salaires, précarité des emplois, protection sociale, retraites).

 

Rappelons pour bien comprendre que l’emploi n’est pas un droit, mais seulement une condition dictée par les lois du capitalisme dont le premier objectif est la valorisation du capital, c'est-à-dire la rémunération des actionnaires (dividendes). L’emploi, donc la distribution des salaires, n’est qu’un effet collatéral des nécessités de la production capitaliste.

 

Ceci explique la farouche volonté du MEDEF de vouloir détruire la législation du travail, le salaire minimum et tout ce qui se rattache aux conquêtes sociales des salariés. Ceci explique également la capitulation des syndicats qui, pour sauver les apparences de la combattivité, sacrifient la critique fondamentale qu’il faudrait faire de ce système mortifère et anti social.

 

Les « socialistes » et leurs alliés, les « pseudo-écologistes » sont pris dans ce piège et en tant que gestionnaires ne pourront que céder aux exigences du capital.

 

Inverser la courbe du chômage ne pourra se faire qu’à ce prix.

 

30 mars 2013

 

 

L'EMPLOI ET LA CROISSANCE
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LE « SOCIAL » COUTE-T-IL TROP CHER ?

 

Tout dépend du choix au départ.

 

Si l’objectif est la rentabilité du capital, autrement dit le revenu maximum – dividendes – pour les actionnaires, alors la situation sociale de celles et ceux qui travaillent, sera soumise à des conditions restrictives : conditions de travail dégradées, instabilité de l’emploi, bas salaires … En effet, ces conditions sont considérées comme des coûts donc, logiquement – au regard des gains - soumises à réduction.

 

Si l’objectif est la satisfaction des besoins de la population, celle-ci n’est plus un coût, elle a un coût (ce qui est différent), le problème consiste simplement à ajuster les moyens économiques disponibles à l’atteinte de cet objectif.

 

Le problème, c’est que les politiciens et les gestionnaires du Capital ont réussi à convaincre le plus grand nombre que la norme économique et sociale était la rentabilisation du capital au détriment des la satisfaction des besoins de la population. C’est tout le sens du discours sur la rentabilité de l’entreprise qui consiste, non pas à satisfaire une demande, des besoins, mais à engranger le maximum de profit pour les actionnaires, notamment les fonds de pension ou autres gros investisseurs financiers et leur larbins que sont les grands patrons..

 

Notons que c’est au nom de ce principe que le service public est démantelé au profit d’un secteur privé toujours assoiffé de profits.

 

Cette situation est la conséquence d’une société divisée en classes sociales aux intérêts antagonistes – une minorité détenant les moyens de production, décidant de ce qui doit être produit, comment, où et pour qui, … le reste de la population n’étant que l’instrument de la réalisation de ses objectifs.

 

Tous les discours officiels sur la défense de l’emploi, les conditions de travail, les rémunérations, la qualité de la production (agricole comme industrielle), les retraites, ne sont que des mensonges… ou plutôt une adaptation masquée de l’immense majorité de la population et des structures de la production aux choix politiques qui visent à maintenir et gérer ce système.

 

Vivre en société et satisfaire les besoins d’une population a bien évidemment un coût, mais encore faut-il que ce coût soit directement lié aux conditions, aux exigences, d’une production ayant pour objectifs les besoins de cette population et non les intérêts d’une classe parasite qui spécule et engrange des profits exorbitants.

 

Encore faut-il que l’on pose le problème de cette façon, et non que l’on fasse une confiance aveugle – ce qui est le cas pour le plus grand nombre - à des politiciens, complices de cette classe, qui nous entraînent à des prises de positions aberrantes au regard de nos intérêts.

 

C’est cette classe parasite qui (nous) coûte cher,… pas le social !

 

6 mars 2013

 

LE SOCIAL COUTE-T-IL TROP CHER ?
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VIOLENCE DU POUVOIR, VIOLENCE DE LA RUE

 

 

Il y a en République, une violence légitime, celle du Pouvoir et une violence illégitime, celle de la Rue. Logique, puisque, nous l’avons vu – LEGITIMITE DU POUVOIR / LEGITIMITE DE LA RUE– la Rue n’a aucune légitimité dés lors qu’elle la cède au Pouvoir.

 

La violence du Pouvoir a donc pour objectif de garantir les intérêts de la Rue, puisque celle-ci n’a plus le pouvoir de le faire.

 

Quel sens a donc une violence s’exprimant dans la Rue Elle est forcément d’essence antidémocratique, antirépublicaine puisque seul le Pouvoir dispose de la violence et que lui seul est l’expression de la Rue. Autrement dit, des salariés licenciés, qui viennent demander des comptes au Pouvoir qui leur avait garanti leur emploi, ne peuvent s'exprimer et revendiquer que s’ils renoncent finalement à obtenir une explication, quand ils voient leur chemin barré par les forces de répression envoyées par ce même Pouvoir. Toute tentative de passer en force est illégitime.

 

Un tel rapport, exprimé par la violence, éclaire singulièrement la notion même de légitimité du Pouvoir.

 

Ainsi notre système politique, qui se dit démocratique, réalise le tour de force extraordinaire de tenir pour responsable, non pas le Pouvoir qui manipule, ment et dissimule, mais la Rue qui naïvement a fait confiance à ses représentants qui constituent le Pouvoir. La Rue est, au sens démocratique, dans... l’illégalité.

 

Le discours, l’attitude du Pouvoir, se fondent sur la confiance qu’en a la Rue, mais ils se fondent aussi sur l’impératif de sauvegarder un système économique, qui à défaut d’un autre, est accepté/supporté par la Rue. Le pouvoir de conviction, de communication, de persuasion du Pouvoir pour faire accepter ce système a incontestablement des limites.

 

L’illusion démocratique d’un Pouvoir fondée sur une telle conception ne tient que dans la mesure où les conditions qu’il impose à la Rue sont supportables par elle. La violence du Pouvoir s’opposant à celle de la Rue, dans des conditions où l’inacceptable est atteint : exclusion, pauvreté,…perd alors sa véritable légitimité aux yeux de celle-ci,… même s’il est légalement légitime. Le mécanisme de transfert de légitimité entre la Rue et le Pouvoir ne joue alors plus, la confiance est brisée, du moins du côté de la Rue. L’une et l’autre doivent prendre leurs responsabilités : la Rue en redéfinissant la problématique de la définition du pouvoir, le Pouvoir en tentant un coup de force pour conserver le pouvoir,…. montrant alors son véritable visage.

 

Si nous n’en sommes pas encore là,… on en approche !

 

28 avril 2013

 

VIOLENCE DU POUVOIR / VIOLENCE DE LA RUE
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MISERE

 

Comment ne pas être sensible à cette cohorte de miséreux qui commence à s’ébranler, qui font la queue dans les médias pour étaler au grand jour et sous les yeux du peuple leur pitoyable misère matérielle.

 

L’affaire CAHUZAC aura eu au moins l’avantage de montrer comment les élus de la République vivent dans la simplicité et même pour certains dans la précarité. On n’a pas encore vu celles et ceux qui, élu-e-s du peuple, fréquentent les Resto du Cœur ou quelques squats, mais dans les jours prochains on peut imaginer y avoir droit. La porte-parole du Gouvernement actuel a même déclaré être en location… c’est dire !

 

La trouille au ventre d’être pris pour des privilégiés et des profiteurs, la classe politique, en ordre dispersé, la corde au cou, ou presque, se rend sur la place publique, les mains tendues et le visage blême pour demander au bon peuple une absolution.

 

Les livres de comptes sont ouverts, les patrimoines étalés, les voitures présentées, tout juste si le bulletin médical n’est pas donné en prime.

 

Après le spectacle de la richesse et de l’arrogance, après la violence des affrontements politiques, voici le temps et le spectacle de l’humilité.

 

Il faut dire que les sondages évaluant l’opinion du bon peuple sur la classe politique a de quoi inquiéter celles et ceux qui ont l’outrecuidance imbécile de s’auto-qualifier d’élite ( ?)

 

Bien sûr, le bon peuple est prié de croire ces nouveaux pauvres et de prendre –si j’ose dire – pour « argent comptant » leurs déclarations spontanées. Comment peut-on mettre en doute des déclarations aussi sincères quand on voit l’efficacité de la méthode employée dans le cas du gouvernement actuel : chaque Ministre avait signé un engagement certifiant la véracité de ses déclarations.

 

Aucun élu n’a cependant encore déclaré ses revenus mensuels, directs ou indirects, ni même les avantages en nature (logement, voitures de fonction avec chauffeur, tarifs préférentiels divers, indemnités variées et cumulées, rémunérations après le départ de la fonction, bons de voyages, retraites)… sûrement des détails négligeables, des broutilles !

 

Pour illustrer ce billet, terminons par un cas très intéressant, celui de l’ancien président de la République, Jacques CHIRAC qui, à Paris, est un véritable SDF. En effet, il squatte, « provisoirement », depuis 2007 un appartement minuscule de 396 m2 au 3 quai Voltaire (quartier pauvre de la capitale) appartenant à un autre pauvre, Ayman Hariri, fils de l’ancien Premier ministre libanais Rafik Hariri. On comprend qu’avec pas moins de 30 000 € par mois, lui et sa femme (membre depuis avril 2010 du Conseil d'administration du groupe LVMH ) sont le symbole de l’abnégation et de l’humilité de la classe politique de notre pays.

 

Arrêtons de harceler ces pauvres qui ne nous veulent que du bien !

 

9 avril 2013

MISERE
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« AFFAIRE STAVISKY » / « AFFAIRE CAHUZAC »

 

Bien sûr, il est toujours hasardeux de faire des parallèles historiques, les circonstances et le contexte ne sont jamais identiques. Pourtant l’affaire CAHUZAC évoque indubitablement cette affaire qui date de janvier 1934. En effet des similitudes existent et, si l’Histoire doit nous servir d’exemple et de référence, ce n’est pas en juxtaposant les évènements, mais en essayant d’en tirer des enseignements.

 

Trois facteurs sont à retenir dans les deux cas :

 

Une affaire de corruption impliquant des hommes de pouvoir, dans un contexte où celui qui fait la tête d’affiche n’est pourtant pas seul. Ce n’est pas la faute d’un seul, c’est tout un système politique qui se délite… Hier la 3e République finissante, aujourd’hui la 5e République à bout de souffle.  Comme dit La Fontaine : « Tous n’en mourraient pas mais tous étaient atteints ». Tous les partis politiques de pouvoir sont concernés, tous, sans exception, au travers d’affaires plus ou moins sordides, connues mais aussi au travers d’affaires peu connues de corruption plus ou moins passive ; exemple : les magouilles financières au Parlement Européen qui profitent à tous, ou du moins tous se gardent bien de dénoncer quelque affaire que ce soit.

 

Une classe politique largement privilégiée, au fonctionnement plus ou moins secret, qui organise la vie de millions de citoyens qui doivent se serrer la ceinture. Une classe politique qui fait des promesses dont elle sait qu’elle ne les tiendra pas, classe politique qui scie la branche sur laquelle elle est assise et s’étonne qu’elle cède.

 

L’affaire CAHUZAC n’est que la goutte qui fait déborder le vase largement rempli par tous les politiciens.

 

Une extrême droite, toute aussi corrompue que celles et ceux qu’elle cloue au pilori. Qui profite des avantages du système qu’elle dénonce mais qui voudrait avoir l’intégralité du gâteau. N’apportant aucune solution, elle joue comme à son accoutumée sur les peurs, les fantasmes et les haines, tenant un discours opportuniste où tout et son contraire sont proposés.

 

Cette extrême droite sert d’épouvantail aux politiciens en place pour effrayer les populations tenant le discours suivant : « Si vous ne nous soutenez pas, c’est le Grand Méchant Loup qui vous mangera ».

 

Le citoyen est pris entre deux feux : une classe politique déliquescente et une extrême droite aux dents longues et aux projets inquiétants.

 

En 1934, la sortie de crise, passagère il est vrai, a été le Front Populaire. Aujourd’hui nous sommes coincés… la « Gauche » est au pouvoir !

 

Il va nous falloir trouver une autre solution !

 

4 avril 2013

 

AFFAIRES
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LA PENTE GLISSANTE

 

Des milliers d’heures passées en préparation de manifestations, de kilomètres en voitures, trains, avions, des centaines de cortèges, des interventions radiophoniques et télévisées... et ils/elles promettent que ce n’est pas fini !

 

Aujourd’hui donc, en France,… et seulement en France (il suffit de voir comment cela s’est passé dans les autres pays qui ont adopté la même loi), une partie de la population est capable de se mobiliser à propos d’une loi, qui ne coûte rien, qui accorde des droits aux uns et n’en enlève pas aux autres… une loi qui va tellement dans l’évolution des mœurs que même, nombre de politiques, qui n’y sont pas favorables, reconnaissent que dans l’avenir, on ne l’abolira pas.  

 

Ce qu’il y a de plus étrange, c’est qu’aux dires même de ces manifestants, la priorité n’était/n’est pas une loi sur le « mariage pour tous », mais des mesures sur l’emploi. On peut dans une certaine mesure comprendre cela,… mais alors pourquoi, tous ces manifestants, qui pour la plupart affirme descendre dans la rue pour la première fois, ne les voit-on jamais, depuis des années manifester avec nous contre le chômage, l’atteinte aux droits des salariés, la répression patronale, les retraites, la défense du système de santé,… ?

 

A-t-on vu ces mêmes foules se mobiliser lors de l’imposture de la classe politique qui est passée outre au résultat du référendum (29 mai 2005) sur le Traité Constitutionnel Européen… pour nous imposer une Europe libérale (dont on voit les dégâts aujourd’hui), ce qui est un exemple autrement plus grave, plus antidémocratique qu’une loi prévue et régulièrement votée par le Parlement ?

 

Il y a aujourd’hui, manifestement, socialement, une perte généralisée du sens des priorités politiques. La crise qui nous frappe, comme toutes les crises, fait perdre les repères essentiels, ceux qui permettent d’agir efficacement.

 

Que le pouvoir socialo-écologiste, actuellement en place, ait profité de ce délire homophobe et « anti mariage pour tous », pour faire passer des mesures autrement plus scandaleuses – comme l’ANI (Accord National Interprofessionnel) - en toute discrétion, il n’y a qu’un pas pour le croire. Le spectacle affligeant que nous a offert la droite conservatrice et néo-fasciste a détourné l’attention de l’opinion publique de questions essentielles à propos desquelles aucune mobilisation ne s’est organisée.

 

La faillite des syndicats, la veulerie des politiques, la crise qui s’aggrave, la désespérance qui monte, laissent le champ libre à toutes les dérives et à une extrême droite qui, comme par le passé, creuse son nid.

 

L’extrême droite est minoritaire ! Il ne faut pas crier au loup ! Oui, certes, mais le NSDAP (parti nazi)  l’a été aussi, minoritaire, en son temps !

 

 

28 mai 2013

 

LA PENTE GLISSANTE
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CONFIANCE ET SUSPICION

 

Qui peut aujourd’hui être certain que les aliments qu’il mange sont sains ? Les médicaments qu’il prend ne l’empoisonnent pas à petit feu ? Que l’appareil ménager qu’il utilise fonctionnera un maximum et pourra être réparé ? Que le train qu’il prend arrivera à l’heure ? Que les dons qu’il fait à une association humanitaire sont utilisés à bon escient ?…Que les promesses que lui fait celle ou celui qu’il élit, seront tenues ?

 

Se poser ces questions dans tous les actes de sa vie risque de la rendre anxiogène, stressante et impossible,… mais ne pas se les poser c’est s’exposer à de multiples désagréments, voire des accidents.

 

On assiste aujourd’hui à une perte généralisée de la confiance. Pourquoi ? Il y a une raison essentielle qui, aujourd’hui, est à la base de ce qui constitue notre société.

 

Le rapport à l’argent a écrasé/perverti tout ce qui constituait la relation sociale, et par là, les rapports humains : le rapport au travail s’est modifié dans le sens de l’hégémonie du gain au détriment du respect de son propre ouvrage et, au-delà, de celle ou celui pour qui l’effectue… Pour se donner l’illusion d’une relation éthique dans le rapport marchand, on a inventé le rapport qualité/prix qui, s’il peut représenter une garantie relative dans certains cas, ne règle absolument pas le problème de fond.

 

En effet, cette fausse confiance s’appuie sur une aggravation des conditions de production, de travail et d’exploitation des ressources naturelles. Le gigantisme des processus de production et la complexité des moyens de distribution, qui nous sont présentés comme inéluctables, « justifient » toutes ces dérives.

 

Etait-ce différent autrefois ?  Oui ! Sans tomber dans la nostalgie du passé – qui avait ses propres tares -  le capitalisme d’autrefois, quoique dur, était contrôlable, combattable, dans une certaine mesure aménageable (acquis sociaux)… il avait également une puissance de « destruction » nettement inférieure à celle qu’il a aujourd’hui. C’est cette nostalgie qui nous anime aujourd’hui au travers de nos revendications et qui nous bloque dans nos actions.

 

La mondialisation marchande, c'est-à-dire l’extension à l’échelle mondiale du Capital, a fait exploser nos repères – ceux qui avaient été produits par la phase antérieure du capitalisme. Il a, en effet, générer des institutions – nationales, l’Etat libéral au service de la mondialisation marchande, et internationales (FMI, Banque mondiale, OMC) qui nous sont présentées comme essentielles, bien adaptées, voire naturelles ( ?)… et sources de progrès (pour qui ?)… rendant, par là-même, obsolètes nos armes de contestation et nos modèles de luttes.

 

Notre suspicion à l’égard de ce qu’est devenu le Capital, des perspectives qu’il nous offre et de ses représentants – affairistes et politiciens – n’est que l’expression de notre incapacité à imaginer et faire vivre des structures qui préserveraient l’essence morale et éthique des rapports humains auxquels la majorité aspire.

 

Commençons par prendre conscience de cela ! 

 

6 mai 2013

 

  

 

 

CONFIANCE ET SUSPICION
Publié par PM sur
Publié dans : #SPECIAL TOULOUSE

Toulouse, entre les deux tours de l’élection présidentielle, dans une tribu d’Indiens qui n’est pas habituée à participer au scrutin. Nico, qui n’est même pas inscrit sur les listes électorales, culpabilise et craint la victoire de la fille « N’a-qu’un-œil ». Cette issue serait terrible pour l’avenir de son peuple. Il a 40 ans, une fille et se dit que c’est à son tour d’agir. 
 
Il décide de se tourner vers les Indiens les plus expérimentés, dont Gérard, issu de la génération 68. Dans les années 80, Gérard a participé activement à la lutte contre le parti de « N’a-qu’un-œil » avec de nombreux jeunes Indiens à Toulouse. Ensemble, ils ont créé le SCALP (Section Carrément Anti Le Pen). 
 
En écoutant cette histoire, Nico se rend compte de la puissance de l’Homme blanc, des Tuniques bleues et de la télévision. Il se demande si la survie de son peuple n’est pas conditionnée par le partage et la transmission d’une culture, autant que par la dynamite. 

Une coproduction Le-loKal Production et France Télévisions
Avec le soutien du CNC, de la Région Occitanie et de la Procirep-Angoa

 

DOCUMENTAIRE
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Publié dans : #matiere a reflexion

PENSEE POLITIQUE, LE NAUFRAGE…

 

On n’a pas à exiger des acteurs politiques une production théorique considérable à l’égal des grands penseurs et philosophes du passé,… mais entre ça et le néant actuel on est en droit de se demander qui sont ces acteurs politiques et sur quelle conception du monde se fondent-ils quand ils agissent en notre nom.

La nullité crasse des acteurs politiques, en matière d’originalité, de pertinence, de rigueur est matérialisée par le vide sidéral de leurs contributions à la pensée politique. Essayez de trouver, concernant les politiciens les plus en vue aujourd’hui, des exemples de contributions, de textes, de manifestes, d’analyses, de prospectives originales,… ! Rien, il n’y a strictement rien ! Même les discours prononcés, disons ânonnés, en public ou au sein  de leurs différentes chapelles politiques, sont une production de gratte-papiers grassement payés pour donner l’impression que le politicien a quelque chose à dire et peut-être à pense. (Des noms ?).

Nous avons à faire à des empiristes, des opportunistes qui gèrent un système dont les lois leur échappent, soit qu’ils les ont faites leurs, soit qu’ils s’en foutent… Soumis aux lobbys, ils pensent que les satisfaire va dans le sens de « ce qu’il faut faire »… Le discours politique, le vrai discours, qui se fonde sur un exposé des vraies questions, qui tient compte des réalités objectives, impératives, vitales,… n’existe pas. On nous sert un ersatz, un brouet insipide qui mélange couleurs chatoyantes et goûts de fosse sceptique. Tout thème abordé l’est, en prenant comme postulat de base, l’impossibilité de changer les fondements de l’organisation sociale et la nécessaire reproduction de ce qui existe déjà,… ce qui nous conduit à la catastrophe. L’accent n’est mis que sur l’ « emballage » qui, une fois sorti, dévoile la misère du contenu.   

L’homme ou la femme d’appareil n’a pas à faire la preuve de la profondeur de sa pensée, pas même de ses convictions, l’illusion qu’il ou elle donne suffit. Il ou elle doit seulement adhérer à la finalité du fonctionnement de son parti : se reproduire à l’identique pour pérenniser les situations et s’engager à prendre des mesures parfaitement compatibles et conformes avec les intérêts du système dominant.

On n’a que l’embarras du choix pour citer des exemples d’individus dépourvus de pensées, voire de convictions, au passé, et même au présent, plus que louches et qui ne savent que faire allégeance au chef ou au parti qui leur procure la pitance. Il est vrai que le système médiatique permet au médiocre d’avoir une existence relativement autonome par rapport aux appareils… à lui de savoir déployer ses artifices pour donner au citoyen l’illusion de ce qu’il n’est pas, autrement dit, celle à laquelle celui-ci rêve.

Les rares efforts faits par ces professionnels de la politique, professionnels au mauvais sens du terme, ne sont que les quelques citations d’auteurs célèbres qu’ils font l’effort de retenir. Tout le reste n’est qu’affaire de mise en scène… et il y a des spécialistes pour cela. »

14 juillet 2014

PENSEE POLITIQUE, LE NAUFRAGE
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

L’AVEU

 

Dix députés se prononcent pour l’abolition de leurs privilèges.

 

Ah bon !... les députés auraient des privilèges ? Qui l’aurait cru ? A entendre les Républicains sérieux, les démocrates authentiques, les farouches défenseurs des valeurs de la Révolution Française et de la République,… c’était non seulement faux, mais de surcroît, un sujet absolument tabou. Les privilèges avaient été abolis dans la nuit du 4 août 1789,… un point c’est tout. Circulez, il n’y a rien à voir !

 

Toute personne qui dénonçait les « privilèges de la classe politique » était – du moins jusqu’à présent, et je sais de quoi je parle – traité de démagogue, populiste, poujadiste, voire anti démocrate…. Dans le pire des cas, complice de l’extrême droite qui pourtant n’a qu’un seul objectif, accéder elle-même à ces privilèges.

Et « voilà-t-il pas » que dix députés sur 577 (ce n’est pas beaucoup d’autant plus que  les Sénateurs, sur la question, sont bouche cousue) dévoilent le pot au roses. Attendons avec impatience la réaction des grands démocrates qui n’avaient rien vu.

Mais enfin c’est désormais établi : les députés – et ils ne sont pas les seuls – sont des privilégiés. Ceux-là mêmes qui prêchent l’austérité, l’économie, le serrage de ceinture,… ont des privilèges ! Et fort curieusement ils ne s’en rendent compte seulement qu’aujourd’hui après en avoir grandement profité ! Mais quelle mouche les a piqués ? Cette mouche, elle porte un nom : la peur, la trouille, la pétoche.

Devant le discrédit de la classe politique dont personne n’ignore plus aujourd’hui, non seulement l’impuissance, mais la collusion avec les puissants de l’économie et de la finance, mais aussi les « privilèges » qu’ils reconnaissent enfin,… il est temps de donner le change. L’abstention progresse et avec elle l’écroulement de leur légitimité.

Notons que cette séance d’autocritique publique n’est pas du goût de tous. Les vieux crabes – voir le Président de l’Assemblée Nationale – craignent pour leur place. Faudrait quand même ne pas tuer la poule aux œufs d’or !

Qu’en sera-t-il de cette initiative ? Les paris sont ouverts !

Après un bonne période de dramatisation, d’auto-flagellation médiatisée, comme pour la loi sur les cumuls et sur la transparence, dans le pire des cas, on passera à autre chose, dans le meilleur, un texte sortira qui sera vidé de son contenu par les « privilégiés ».

Peuple, continue à espérer et surtout n’oublie pas d’aller voter, tu ne sers qu’à ça !

20 juin 2013

 

L'AVEU
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L’AVEU… GLEMENT

«  L’extrême droite est aux portes du pouvoir »

 

Cette affirmation ne vient pas d’un quelconque militant en mal de sensations fortes, surexcité après un repas bien arrosé… Cette déclaration est du 1er Ministre de la France, d’un membre du parti au pouvoir depuis deux ans et demi. D’un membre d’un parti qui prônait le « changement c’est maintenant » et qui allait faire s’ « inverser la courbe du chômage »…

Cri de panique ? On est en droit de se le demander, car le constat est grave. Pourtant les conclusions qu’en tire l’auteur de cette phrase n’ont pas l’air de l’inciter à faire quoi que ce soit… En effet il en tire la surprenante conclusion qu’il ne faut rien changer et continuer l’action politique en cours ( ?). Autrement dit, non seulement il reconnaît que tout a échoué jusqu’à présent, aussi bien à Droite qu’à Gauche – l’aveu est de taille quoique tout à fait honnête – mais en plus, il est persuadé qu’en continuant ainsi on va s’en sortir ! ! ! Il doit y avoir un nom pour ce genre d’obsession ! ! !

L’hypothèse n’est désormais plus taboue, même dans les hautes sphères du pouvoir officiel. Le schéma, un classique dans l’Histoire, d’une arrivée de l’extrême droite au pouvoir de manière légale,  est en train de se (re)dessiner.

Désormais on sait à quoi s’en tenir.

Des partis de pouvoir impuissants à dépasser la crise économique, sociale et politique ne laissent aucun espoir quant à un éventuel changement.

Un centre mou (pléonasme) qui ne peut faire qu’un absurde et dérisoire jeu de bascule.

Une gauche de la gauche divisée (avec un PCF plus qu’ambigu dans ses alliances)  et un projet un peu magique : une 6e République ( ?).

Une extrême gauche (parlons seulement du NPA) qui attend que la rue réagisse… et si elle réagit,… alors ? On fait quoi ?...

Le Front National, sans programme, fédérateur des craintes, des haines et des ambitions de certains a une autoroute toute tracée vers le pouvoir.

 

La question n’est plus de savoir, aujourd’hui, si nous allons dans le mur, mais quelle est son épaisseur, si nous ne réagissons pas,  … c’est d’elle que dépendra notre avenir.  

 

 

10 septembre 2014

 

 

L'AVEU... GLEMENT
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L’ESPRIT DE MUNICH

 

C’est en faisant preuve d’une solide myopie politique que le « Président » de l’UMP, suite à l’exécution, le 5 juin, par des fascistes du jeune militant antifasciste, a déclaré avec un aplomb glacial : « …les groupes extrémistes de droite comme de gauche sont un vrai danger…». Mais de qui et de quoi parle ce personnage ?

 

Met-il sur le même plan les fascistes et les antifascistes ? Car c’est bien de cela dont il s’agit selon lui ! Autrement dit celles et ceux qui diffusent une idéologie totalitaire, d’exclusion, de haine, ne valent pas mieux, aux dires de ce monsieur, que celles et ceux qui combattent pour des idéaux de liberté, d’égalité, de solidarité et de fraternité ?

 

Mais au nom de quel «  idéal politique » peut-on exprimer une telle monstruosité dont l’Histoire du 20e siècle a montré vers quel abîme elle menait ?

 

Lors de la dernière élection présidentielle, ce monsieur n’a rien trouvé à redire, concernant son candidat préféré, qui avait choisi, comme directeur de conscience, un idéologue de la mouvance fasciste.

 

S’agit-il d’une crainte d’affrontements, d’une peur face au fascisme ? Même pas ! La peur n’est pas un sentiment, un comportement méprisable,… elle peut être même, parfois, facteur de prudence.

 

La raison est beaucoup plus sordide, mesquine, minable, vile : par simple calcul politicien. Apparaître auprès de ses électeurs et militants comme un homme « pondéré » et « responsable » et engranger les voix des pleutres et des craintifs.

 

Imaginez un peu ce type de comportement face à une montée du fascisme… dont personne ne peut dire qu’elle est définitivement écartée !

 

Gestionnaires d’un système qui nous conduit à la catastrophe, ces partis font le lit du fascisme (ultime étape pour le capitalisme de sauver ses intérêts). Ils sont bien incapables d’adopter une attitude politique efficace face à ce danger. Le 20e siècle nous donne l’exemple de ces eunuques politiques, frileux, « modérés » qui se sont couchés devant le danger qui allait plonger le monde dans l’innommable. Certes, les conditions historiques sont toujours différentes, mais la crise du capitalisme, aux mécanismes identiques et même plus graves qu’autrefois, fait émerger des prémisses inquiétantes, des forces qui ont montré de quoi elles étaient capables.

 

Ce monsieur est trop jeune pour avoir vécu – personnellement et physiquement – les drames auxquels conduit son attitude politique… et si, dès les années trente ne s’étaient pas engagés, au péril de leur vie des antifascistes, il y a fort à parier qu’il ne serait pas là aujourd’hui pour nous accabler de ses énormités.

8 juin 2013

L'ESPRIT DE MUNICH
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LES FAUX TRUISMES DU CITOYEN MACRON

Rappel préalable : Un truisme est une évidence que l’on n’a pas besoin de démontrer.

Et un faux truisme alors ? C’est, nous allons le voir, une manipulation qui fait croire que ce qui parait une évidence n’est en fait qu’un discours purement idéologique qui cache l’essence de la réalité.

 

Le choix d’Emmanuel MACRON comme ministre de l’Economie est incontestablement un beau coup politique. Ce personnage, pur produit du système capitaliste, gestionnaire accompli… et il ne s’en cache pas, a pour mission d’assurer le virage libéral du gouvernement Valls2.

Pour accomplir sa mission, il doit concilier des choses apparemment contradictoires mais qui ne sont pas de même nature,… ce qui lui permet un habile tour de passe-passe que ne renieraient pas les meilleurs illusionnistes.

Le ton a été donné par le Premier Ministre lui-même qui, devant le MEDEF a déclaré : « J’aime l’entreprise »… affirmation qui peut se décliner de deux manières :

 

  • c’est dans l’entreprise que se crée la richesse de la société… il faut donc la soutenir,
  • c’est une communauté humaine de base de l’économie,… il faut donc la comprendre.

 

Ce genre d’affirmation oublie simplement que l’entreprise, sa structure même, est fondamentalement inégalitaire entre des salariés, sans pouvoirs, à la merci des décisions des propriétaires, ceux qui détiennent le capital et entendent le faire fructifier. Vérité niée par le MEDEF et ignorée depuis longtemps par les « socialistes ». 

La porte est alors ouverte pour le citoyen MACRON qui sait de quoi il parle et surtout qui sait ce qu’il faut taire.

Tout un florilège, que dis-je, une rafale, de déclarations, mettent les point sur les i.

 

« Je ne me vois pas comme un homme politique »

 

Un ministre, donc appartenant à un gouvernement,… qui plus est, se prétendant « socialiste », n’a évidemment pas une dimension politique… C’est tellement évident qu’il est indispensable de le préciser.

Pourquoi ce faux-truisme ? Simplement pour dire que tout ce qui va suivre, paroles et actes, n’ont aucune couleur politique et sont simplement techniques… donc incontestables.

 

Et il démarre très fort : « Être de gauche, pour moi, c’est en effet être efficace, recréer les conditions pour investir, produire et innover ».

 

Pas politique mais de gauche ( ?) pour immédiatement opérer une habile manœuvre : affirmer qu’être de gauche c’est adhérer aux lois du système capitaliste (…recréer les conditions pour…), car les conditions pour « investir, produire et innover » répondent à des lois particulières dans le capitalisme. Comme ces lois sont prétendument éternelles, objectives et indépassables,… être de gauche c’est être réaliste et donc accepter la situation telle qu’elle est ! Ben voyons !.... On est en droit de se demander : quelle est la différence alors avec « être de droite » ?...

 

« Etre de gauche, c’est être juste pour que les efforts comme les gains soient équitablement répartis. »

 

Qui peut être contre cette affirmation ? Même la droite est d’accord avec ça et le proclame. Mais qui peut croire que dans ce système la justice règne dans la répartition des efforts et des richesses produites ? Ce genre d’affirmation permet de dire tout et faire n’importe quoi comme c’est le cas depuis des décennies aussi bien avec la droite qu’avec la gauche.

 

«  Etre de gauche, c'est être responsable, ce n'est pas prendre une posture, c'est essayer de faire bouger les choses (...), être davantage du côté du risque que de la rente ».

Etre responsable au sens de Monsieur MACRON, au sens des intérêts de l’entreprise,… disons-le, au sens du MEDF… Parce que, dans tous les autres cas, on est évidemment irresponsable. Essayer de changer les règles inégalitaires de ce système économique c’est, aux yeux du ministre « ne pas faire bouger les choses »… par contre, reproduire ce système mortifère, c’est au contraire les «  faire bouger ». Quant au « risque » et à la « rente », ce discours laisse songeur… Dans le capitalisme les salariés ne courent aucun risque et vivent dans l’opulence, par contre les actionnaires, menacés, stressés constituent l’essentiel de la population pauvre… CQFD !

 « Sur le plan de la fiscalité, les choses ont beaucoup changé en faveur des entreprises. Mais la compétitivité ne se réduit pas aux charges et aux impôts. (...) La compétitivité, c'est l'organisation de l'entreprise, son financement, la montée en gamme et en qualité, la meilleure adaptation du droit du travail, l'investissement productif. »

Voilà un programme qui est nouveau, plein d’avenir ! Imaginez un instant ce que peut être pour les salariés l’amélioration de la compétitivité, et l’adaptation du droit du travail et même  l’investissement productif au sens des actionnaires… Pour en avoir une idée, écoutez les discours du MEDEF.

 

«Il s’agit de sortir de ce piège où l’accumulation des droits donnés aux travailleurs se transforme en autant de handicaps pour ceux qui n’ont pas d’emploi […] Mais c’est difficile à expliquer à porter, spécialement quand on est de gauche […] Il faut revisiter le logiciel politique classique pour libérer l’initiative et l’esprit d’entreprise». 

Ca c’est un scoop : On ne doit pas donner trop de droits aux travailleurs pour sauvegarder les intérêts des travailleurs sans emploi. Ca n’avait jamais été dit,… il fallait oser ! Et le ministre d’expliquer que c’est difficile à faire passer quand « on est de gauche » !... Tu m’étonnes ! ! ! ! ! !

 

«L’autre politique est un mirage; c’est un scénario qui s’arrête au premier jour et ne sait pas écrire le jour d’après. […] Ces postures relèvent de la maladie infantile du système politique français».

Autrement dit, penser autrement que dans le cadre des principes du capitalisme n’a pas de sens… ça tient même de la maladie. A quand l’internement en hôpital psychiatrique pour les opposants politiques ?

 

Enfin, le cynisme étant sans bornes, son premier déplacement en tant que ministre, Emmanuel MACRON a choisi de visiter une SCOP (Société Coopérative Ouvrière de Production), structure à propos de laquelle il déclare : « elle illustre très bien l'idée que je me fais de l'entreprise : une collectivité humaine qui est aussi la propriété de ceux qui la font ». Mais pourquoi n’envisage-t-il pas, alors, une vaste réforme de tous le système productif  actuel sous cette forme, qui est une rupture avec le système existant ? Voilà qui aurait politiquement de la gueule ! ! ! !

 

Bref ! ! !  D’où tient-il, ce ministre, toutes ces belles pensées, de l’ENA, de la banque, de l’entreprise ?… vous n’y êtes pas du tout :

«Il n’est pas interdit d’être de gauche et de bon sens : si on ne produit pas, ma grand-mère m’a toujours dit qu’on n’avait pas grand-chose à distribuer».

Sacrée mamie !

 

Tout est dit ou presque. Ce gouvernement Valls2 a le mérite d’être clair dans son objectif et ses méthodes. Seuls, les naïfs et les militants du PS croiront que « le changement c’est maintenant ».

5 septembre 2014

 

LES FAUX TRUISMES DU CITOYEN MACRON
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PAUVRETE, LA SPIRALE SANS FIN

 

 

Il y a cinq ans exactement, j’écrivais un article : « DOIT-ON AIDER LES PAUVRES ? » ? – voir le lien ci-dessous -Nous étions alors en décembre 2008, au début de la crise financière. Notons que la pauvreté n’a pas attendu la crise pour se développer, et entre 1985 et 2013 les politiciens, toutes couleurs confondues, ont eu largement le temps de développer tous leurs talents de gestionnaires et de nous prouver qu’ils n’avaient aucune intention de résoudre le problème des inégalités et des l’appauvrissement général.

 

En 1985-1986, les Restos du Cœur ont distribué 8,5 millions de repas.
En 1987-1988… 22 millions
En 1991-1992 ... 29 millions
En 1994-1995… 50 millions
En 1996-1997… 61 millions
En 2005-2006… 70 millions
En 2006-2007… 81,7 millions
En 2007-2008… 91 millions...

 

Je posais alors la question : Combien l’an prochain, et l’année suivante...

 

Nous avons aujourd’hui la réponse :

 

En 2008-2009… 100 millions
En 2009-2010… 105 millions
En 2010-2011… 110 millions...

En 2011-2012… 115 millions
 

La question de l’aide aux pauvres,… aussi provocatrice soit-elle, se pose et est réelle. Au niveau individuel, bien sûr cette aide à un sens, mais au niveau social, elle n’en a plus, ou, tout au moins, elle n’est qu’une manière de maintenir les pauvres dans la pauvreté, les faire patienter et faire en sorte que le système mortifère qui engendre cette pauvreté se pérennise.

 

En 2012-2013… 130 millions

 

Doit-on poser à nouveau la question : Combien l’an prochain, et l’année suivante ?...

 

Combien de temps cette sinistre comptabilité peut-elle durer ?

 

 

1er décembre 2013

 

PAUVRETE : LA SPIRALE SANS FIN
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COURT-CIRCUITONS !

Le mauvais temps du printemps a bon dos. Les conditions météorologiques seraient sensées expliquer le différentiel important, concernant les fruits et légumes, entre les prix à la production et les prix de marché. S’il est exact qu’il y a un retard et donc une relative rareté (encore que !) dus au ciel, il n’en demeure pas moins que ce problème est récurrent, tous les ans à la même époque et même pendant toute l’année. N’entendons nous pas les producteurs se plaindre – à juste titre - régulièrement des prix de marchés en inadéquation totale avec leurs coûts de production ? Les actions, régulières, « coup de poing » - des producteurs illustrent parfaitement la situation.

 

Ces actions, pour spectaculaires qu’elles sont n’en sont pas moins stériles… Une fois passé le coup de colère, la situation redevient comme avant.

 

Il y a pourtant une solution, certes pas globale, pas spectaculaire… la vente directe.

 

L’avantage de la vente directe c’est qu’elle contourne, court-circuite, les réseaux commerciaux traditionnels.

 

Il est cependant vrai que cette pratique ne touche pas l’ensemble des consommateurs. Mais il ne tient qu’à nous, citoyens, aussi bien producteurs que consommateurs d’en étendre le domaine. D’ailleurs les quelques opérations ventes directes organisées par certains producteurs – trop rarement – sont des succès.

 

Cette pratique se généralise peu à peu,… touche de plus en plus de consommateurs, intéresse de plus en plus de producteurs – les AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) par exemple. C’est tout un lien social qui se tisse, une démarche économique alternative, un système, encore embryonnaire, qui s’instaure.

 

Ce n’est pas spontanément, d’un coup de baguette magique, que l’on supprimera les circuits commerciaux – économiquement pervers - du système marchand. C’est à nous d’initier les nouvelles pratiques économiques et sociales, … nous, d’abord, les plus motivés, gagnant par la pratique de nouveaux participants, et cherchant à les étendre, petit à petit, à d’autres secteurs.

Ne rêvons pas,… si nous voulons un véritable changement, c’est à nous d’en prendre l’initiative. Ne faisons aucune confiance aux politiciens qui se contentent de gérer le système marchand tel qu’il est, en nous faisant des promesses jamais honorées.

 

Dire que notre avenir est entre nos mains signifie qu’il faut initier des pratiques alternatives, dans tous les domaines, en commençant par le plus facile.

 

Ne comptons que sur nous-mêmes.

20 août 2013

COURT-CIRCUITONS
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LA MARCHANDISE CONTRE LE PROGRES

 

 

En ce temps de vacances et d’envoi de cartes postales, prenons un simple exemple : le courrier. De tout temps, l’amélioration des conditions du courrier – sécurité, rapidité – a été perçue à juste titre comme un progrès. Tout a été fait pendant longtemps par l’Administration des Postes pour accélérer l’acheminement des lettres et colis, en particulier au cours de la deuxième moitié du 20e siècle afin de gagner la bataille du J+1 (une lettre distribuée le lendemain de son dépôt). La technologie a permis cette performance. On aurait pu imaginer avoir atteint définitivement ce but, celle-ci s’améliorant sans cesse.

 

L’article 1 du Code des postes et des communications électroniques est très clair sur ce point ; « Les envois prioritaires relevant du service universel postal sont distribués le jour ouvrable suivant le jour de leur dépôt »

 

Or il est de notoriété publique que ce n’est plus comme cela que ça se passe ! Dans de nombreux cas, cette règle n’est plus respectée…Négligence et réduction de moyens peuvent être évoquées,… mais il y a plus grave : devant cette situation régressive, on assiste à la  création de services beaucoup plus onéreux pour l’usager, qui devient alors un client, assurant, en principe ce service de j+1. Il y a là un véritable détournement de la contrainte de service public, doublé de la mise en place de services mercantiles, rapaces, souvent privés.

 

On peut bien sûr contester ce non respect de la règle, mais qui va entamer une procédure pour une lettre qui a 36 heures de retard ? L’administration compte sur cette situation pour, impunément grignoter ce qui reste du service public…

 

Il n’est question ici que de courrier… Appliquez la même logique aux médicaments, qui aujourd’hui, pour certains, se raréfient et l’on voit l’ampleur du désastre qui se profile. 80% des médicaments utilisés en France sont produits en Chine et en Inde – pourquoi ? devinez !

 

Appliquez la même logique aux transports ferroviaires, aux prothèses médicales, aux accouchements, … vous avez tout de suite sous vos yeux les effets de la marchandisation rampante qui est en train de détruire l’essence même du service public. Aujourd’hui, l’important n’est plus de satisfaire un besoin – souvent vital – mais de faire de l’argent dans la production de ce bien ou de ce service.

 

La marchandisation nous ramène non seulement à des conditions qui sont celles du 19e siècle, mais en plus annihile tout progrès. Le progrès n’est plus au service de l’humanité, mais au service du capital, des financiers qui en font l’instrument exclusif de leur enrichissement.

 

Et dire que l’on nous avait prédit le changement ! Le vrai changement il est à faire là, pas dans les discours !

 

15 août 2013

 

LA MARCHANDISE CONTRE LE PROGRES
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POLITIQUE DE L’OFFRE /POLITIQUE DE LA DEMANDE

 

Les véritables raisons et enjeux

 

A écouter les "experts" en économie, c'est-à-dire ceux qui participent, en appui des politiciens, à la fabrication de l’ « opinion publique », le choix d’une politique économique serait entre ces deux options. Pourtant à y regarder de plus près, les choses sont plus complexes.

 

REPARTONS DES DEFINITIONS

 

Une politique de la demande est une politique économique qui se fonde sur une augmentation de la demande (d’où son nom) afin de réactiver la consommation, donc la production… et ainsi la relance de la croissance. Cette action se double d’une politique d’investissements publics permise par une augmentation des dépenses publiques.

 

Inutile de disserter longuement pour se rendre compte que nous ne sommes pas aujourd’hui dans ce schéma.

 

Une politique de l’offre est une politique économique qui se fonde sur la suppression de tout ce qui peut entraver l’action des entreprises : fiscalité, coût de la force de travail, législation sociale,… C’est à cette condition  que l’offre peut se développer (d’où son nom) et relancer la croissance.

 

Inutile de disserter longuement pour se rendre compte  que nous sommes aujourd’hui, plutôt dans ce schéma.

 

On comprend tout de suite pourquoi une politique de la Demande a été qualifiée, plutôt de gauche et une politique de l’Offre, plutôt de droite. Pourtant, des formations politiques de droite ont mené des politiques de la demande et des formations politiques de gauche ont mené des politiques de l’offre… Alors ?

 

Que faut-il penser d’un tel imbroglio ?

 

Pour comprendre il faut revenir aux fondamentaux du système économique capitaliste.

 

RAPPEL DE QUELQUES FONDAMENTAUX

1- Une entreprise est faite avant tout pour valoriser le capital que l’on y investit…pas pour créer des emplois. La production n’est qu’accessoire… la preuve, on l’arrête quand ce n’est plus rentable de produire.

2- Le salarié n’est qu’un facteur de production. Il crée la valeur, par son travail, mais est rémunéré à la valeur de sa force de travail (ce dont il a besoin pour vivre). Son salaire est un coût de production.

3- Le capital technique, les machines, permet au salarié d’être efficace dans son acte de production. Le progrès technique en augmentant la productivité du travail humain, relativise, quantitativement, sa présence dans la production. Plus la machine est performante, moins on a besoin du salarié.

4- Le profit, la part de la valeur produite par le salarié, mais qui ne lui est pas restituée, appartient exclusivement aux propriétaires du capital (les actionnaires). Notons que les salariés n’ont aucun droit sur lui puisqu’ils ont été rémunérés à la valeur de leur force de travail (marché dit « du travail », en fait « de la force de travail »).

5- La gouvernance de l’entreprise est constituée par l’assemblée générale des actionnaires (les propriétaires du capital). Notons que les salariés n’ont aucun droit dans ce domaine.

6- Le droit – social - des salariés n’est que le produit de leurs luttes. Rien n’a été accordé par le capital, tout a été conquis, soit par la force, soit par la peur.

Il ne faut jamais perdre de vue ces fondamentaux qui sont la boussole de toute politique économique.

 

 

CONDITIONS POUR UNE POLITIQUE DE LA DEMANDE

 

La politique de demande exige, pour le pays, une certaine stabilité, tant sur le plan intérieur qu’extérieur.

 

  • sur le plan intérieur : une diversité dans les productions… sans pour cela être autarcique, l’économie produit à peu près de tout. Un niveau de compétence de la force de travail et un coût (salaire) compatible avec l’investissement en capital. Une autorité de l’Etat en matière de décision économique, de fiscalité et de maîtrise de la monnaie.
  • Sur le plan extérieur : des marchés en expansion capables d’absorber une production spécialement produite pour l’exportation.

 

On reconnaîtra ici une situation qui correspond à la période de l’après guerre, cette période des « trente glorieuses » caractérisée par une économie intérieure diversifiée et une force de travail territorialement stabilisée. Ainsi, la relance peut se faire par une augmentation des salaires, ce qui accroît la demande en biens et services produits localement et satisfait les entreprises qui voient leurs profits augmenter.

 

Ce type de politique, sans pour cela être idyllique,  permet à la fois de répondre aux exigences du capital et de satisfaire à des conditions salariales et sociales compatibles avec la paix sociale…   

 

 

 

CONDITIONS POUR UNE POLITIQUE DE L’OFFRE

 

Pour comprendre pourquoi la politique de l’offre aujourd’hui, raisonnons à l’envers. Imaginons que l’on applique aujourd’hui une politique de la demande.

 

Peut-on relancer la production – la croissance – par la demande ? Certainement pas ! Pourquoi ? Parce qu’une bonne partie de la consommation portera sur des produits importés c'est-à-dire que nous ne produisons plus,…le surplus d’achat ne bénéficiera pas , ou peu, aux entreprises locales. Par contre, une augmentation des salaires grèvera leurs finances et amputera les profits,… ce qui entraînera un désengagement des investisseurs financiers dont on connaît aujourd’hui la rapacité (supérieure à celle de leurs prédécesseurs). Une telle situation mettant en difficultés des entreprises, celles-ci ont des chances de se délocaliser, et ce d’autant plus qu’elles peuvent trouver ailleurs une main d’œuvre moins chère… ce qui accroîtra la crise. Ajouter à cela les contraintes économiques venant des engagements européens et l’on comprend aisément pourquoi une politique de la demande est impossible. Bref, les nouvelles conditions d’existence du capital (mondialisation, financiarisation) sont incompatibles avec une politique de la demande.

 

Mais que peu apporter alors une politique de l’offre ? Elle permet, ou doit pouvoir permettre, d’accroître la compétitivité des entreprises, autrement dit de les adapter aux normes de compétitivité du marché désormais mondialisé… C’est une des conditions pour qu’elles ne se délocalisent pas,… encore que ! Le revers de la médaille est une politique salariale drastique, aussi bien en terme de revenus que d’emploi. C’est ce qui explique la baisse du pouvoir d’achat, le chômage et un haut taux de profit.

 

CONCLUSION

 

Si la Gauche donne l’impression « d’être à gauche », c’est parce que les conditions d’existence du Capital le permettent. Les marges de manœuvre d’un « pouvoir de gauche » sont fonction des conditions économiques du moment… car un « pouvoir de gauche » gère avant tout le système capitaliste suivant des règles qu’il ne peut/ou ne veut pas transgresser.

 

Que l’on remonte au Front Populaire, à la Libération, à 1981, comme aujourd’hui, les règles immuables du Capital se sont imposées dans des conditions historiques certes différentes mais donnant l’illusion d’un progrès social irréversible. Aujourd’hui ce que l’on appelle le social libéralisme n’est que l’adaptation d’un discours « de gauche » aux exigences mondialisées d’un capital désormais hors de tout contrôle politique.

 

Pas plus la Droite que la Gauche, le Centre ou la gauche de la Gauche n’ont une politique capable de nous sortir de la situation actuelle. Quant à l’extrême droite, sans jamais remettre en question les fondamentaux du système, elle surfe sur les peurs, les frustrations, promettant des solutions irréalistes et jouant sur une montée des haines qu’elle attise afin d’asseoir un pouvoir fort… qui finalement sera celui du Capital. L’Histoire du 20e siècle nous donne un bon exemple de ce processus.

 

L’avenir n’est plus dans ces politiques économiques aléatoires et inégalitaires… c’est le fondement même du système marchand qui est incompatible avec le respect de l’environnement et du genre humain… Il est temps de chercher et de trouver de nouvelles voies…  

 

1er septembre 2014

POLITIQUE DE L'OFFRE/POLITIQUE DE LA DEMANDE
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Billet d'actualité ...............................................................................................

 

LE « SYNDICALISME NOUVEAU » EST ARRIVE

 

Ces derniers temps, le syndicalisme évolue à une vitesse vertigineuse.

 

«La lutte des classes, c'est du syndicalisme dépassé. Brûler des palettes, ça va un temps. Après il faut passer à autre chose.» Le secrétaire général de l'Union départementale 31 CFDT, Bruno Cagnat, a été très clair à l’occasion de ce 1er Mai 2013 qui est à marquer d’une pierre blanche – ou - jaune. Ce même responsable syndical oppose le syndicalisme « réformiste », le sien, à celui de la CGT qualifié de « conservateur »…. Que dire alors des syndicalistes qui trouvent la CGT « réformiste » ? On finit par ne plus savoir quel est le sens des mots !

 

L’arrivée au Pouvoir des socialistes/écologistes a, au moins, eu un avantage pour le capitalisme : casser de manière nette le syndicalisme. Bien sûr, la faille n’est pas nouvelle, mais elle prend aujourd’hui une autre dimension.

 

Crise + « Gauche » au pouvoir + ANI (Accord National Interprofessionnel) = mort du syndicalisme de combat.

 

Pour la CFDT, on ne se bat plus, on négocie. A quoi servirait-il de se battre puisque qu’il n’y a plus de « lutte de classes ». Autrement dit, il n’y a plus d’intérêts antagonistes entre « possesseurs du capital » et salariés. Tous ont les mêmes intérêts, il suffit de négocier – que dis-je - de discuter entre « gens de bonne volonté ».

 

La thèse, qui traînait depuis quelques temps, des « partenaires sociaux », c'est-à-dire d’entités à égalité d’intérêts et d’objectifs, est en passe d’être validée. L’Etat, étant considéré comme neutre, à la limite arbitre, ne fait qu’entériner les accords entre parties.

 

Que dire dans ces conditions du chômage, de l’exclusion, des retraites, salaires, conditions de travail, de la protection sociale ? Pas de panique… tout est prévu.

 

Pourquoi dès lors se mobiliser, manifester… il suffit de bons techniciens de dossiers, du côté syndical et du côté patronal pour que l’harmonie sociale se réalise. Le pouvoir de « Gauche », à la fois conscient des exigences de la mondialisation, des équilibres macro économiques et des aspirations populaires saura transcrire dans les lois les intérêts de toutes les parties.

 

Ce que madame Thatcher et Reagan ont imposé par la force, la social-démocratie déliquescente est en train de le réaliser en douceur. Et l’on s’étonne que le MEDEF applaudisse des deux mains !

 

Nous en arrivons petit à petit au seuil où seule l’explosion sociale pourra faire cesser cette hypocrisie. Et même à ce moment-là, certains s’en étonneront !

 

2 mai 2013

 

 

LE "SYNDICALISME NOUVEAU" EST ARRIVE
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QUAND L’EVOLUTION SEMANTIQUE FAIT FUREUR

 

Dans sa farouche volonté de dé-diaboliser le Front National, Marine LE PEN vient de franchir un nouveau cap qui ne manque pas de saveur.

 

En substance, elle déclare : «Nous ne sommes pas encore traités comme un parti comme les autres, ce qu'est pourtant le FN»,… «  Nous ne sommes ni de droite, ni de gauche »… «Nous ne sommes absolument pas un parti de droite, ceux qui le pensent font une erreur d'analyse totale»… « Je m’élève encore plus contre la formulation d’extrême droite »… Elle va jusqu’à nous menacer d’avoir recours aux tribunaux si nous persistons à placer le Front National, là où il est, à l’extrême droite. Marine Le Pen nous invente une nouvelle boussole politique.

 

Autrement dit, le terme « extrême droite » serait infâmant. L’argument qu’elle utilise pour convaincre, c’est qu’à l’extrême droite, on trouve les racistes, et tout un tas de personnages et d’organisations peu recommandables… On ne peut vraiment rien lui cacher !

 

Même si les qualificatifs de gauche et de droite, qui servent encore de référence pour situer politiquement une organisation, ne sont certes plus pertinents aujourd’hui, ceux-ci sont encore fondés, du moins dans l’esprit des gens, sur des conceptions de valeurs différentes. Etre de gauche c’est en principe être pour le progrès social (ce qui explique que le PS peut se dire difficilement de gauche). Être de droite, c’est être pour la défense du système dominant le capitalisme et ce, sans état d’âme sur les conséquences d’exploitation et d’exclusion des personnes. Être d’Extrême gauche, c’est être pour une solution radicale anti capitaliste. Quant à l’Extrême droite c’est la défense intransigeante du capitalisme national doublée d’un nationalisme xénophobe.

 

Question : où situez vous le Front National ?

 

Bien sûr, toutes ces organisations d’extrême droite, aujourd’hui comme hier, ne reconnaissent jamais ce qu’elles sont exactement. Leur pseudo programme, fondé sur une pratique de la démagogie particulièrement élaborée, n’est qu’un fatras incohérent de fantasmes (racistes), de propositions économiques (contradictoires et irréalistes), de promesses politiques (jamais tenues).

 

L’exemple historique édifiant est le parti national-socialiste qui dans son intitulé même réalise le mariage de la carpe et du lapin. On sait ce que ça a donné !  

 

Ultime argument de Martine Le Pen pour dé-diaboliser son parti : «  Le Front National respecte l'intégralité des règles républicaines».

 

L’argument est peut-être nécessaire, mais largement insuffisant… Rappelons simplement que le parti national-socialiste a respecté, avant 1933, l’intégralité des règles républicaines de la République de Weimar… ce n’est qu’ensuite, une fois au pouvoir qu’il a mis en œuvre sa véritable politique.

 

Ne nous laissons pas leurrer ! ! ! !

 

4 octobre 2013

QUAND L'EVOLUTION SEMANTIQUE FAIT FUREUR
Publié par PM sur
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DEBOUT LES MORTS !

 

Le peuple ! Quel manque de tact, de reconnaissance,… quelle ingratitude ! Beurk ! Tout est fait pour lui alléger la vie, lui permettre de consommer, l’amuser. Des moyens inouïs sont déployés depuis des décennies pour assurer sa santé, faire reculer les maladies, retarder le plus possible l’âge de la mort. L’espérance de vie n’a jamais autant cru dans nos pays de toute l’histoire de l’Humanité,… Et bien, en dépit de tout cela, le peuple ne pense qu’à en profiter. Il profite de ne pas être malade pour vivre plus longtemps…. Un vrai scandale ! Il trouve toujours qu’il a trop travaillé. Il veut profiter de l’allongement de la vie pour prendre du bon temps, faire ce qu’il lui plait ! Il a toujours revendiqué une réduction du temps de travail et s’il n’y avait pas des « experts » responsables, il continuerait à revendiquer !

 

Rejetant le sage précepte biblique : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front », il prend perfidement pour prétexte que le développement technologique permet d’accroître la productivité du travail, et donc permet de se passer toujours plus du travail humain. Voilà bien un raisonnement pervers et immoral qui donne un fondement scientifique à la fainéantise.

 

En donnant l’illusion d’être fourmi, le Peuple est en fait, au tréfonds de lui-même cigale. Son objectif n’est pas le travail,… mais le repos, l’oisiveté, la paresse.

 

Que dire de cette absurde idée de retraite, économiquement, philosophiquement et psychologiquement insupportable !

 

  • économiquement : c’est un poids sur les jeunes, les actifs qui ont autre chose à faire que d’entretenir des oisifs qui ont fait leur temps et ne sont plus productifs !...
  • philosophiquement : l’oisiveté détruit le sens de vie, elle est l’ennemie de l’activité productrice, source de toutes les jouissances ;
  • psychologiquement : perte des repères de ce qui a fait la vie active… d’où dépression, alcoolisme, suicide !....donc des coûts médicaux supplémentaires.

 

Les salariés ont, pendant des décennies, revendiqué la retraite. Ils l’ont obtenue par la violence, les mobilisations… Ils en veulent toujours plus… mais aujourd’hui le processus est rompu. D’un commun accord, Droite et Gauche portées alternativement au pouvoir par le Peuple, reviennent à des conceptions plus décentes. Notons que seuls les politiciens, ces héros du travail et du dévouement, souhaitent ne jamais prendre leur « retraite » !....

 

En regardant les statistiques économiques du siècle passé on prend conscience des pertes immenses provoquées par les millions de retraité-e-s qui ont vécu des années sans travail, de ce qu’ils auraient pu produire s’il avaient travaillé jusqu’à leur mort ! Leur mort, et, par la même, leur vie, auraient alors pris tout leur sens.

 

Si on le pouvait, on devrait les réveiller en leur criant : « Debout les morts… et au travail » ! ! ! !

 

14 mai 2013

 

DEBOUT LES MORTS
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SEMANTIQUE EN DANGER

 

 

Imaginez un instant que l’on décide d’appeler la République Française, « République Populaire et Démocratique de France ». A quelles réactions pouvons-nous nous attendre ? Probablement un tollé général ! Pourquoi donc ? On va nous accuser de vouloir faire ressembler la France, au Congo, à la Corée du Nord, à la Chine, voire à l’ancienne République Démocratique Allemande !

 

Autrement dit, les qualificatifs de « populaire » et de « démocratique » ont perdu tout sens, toute crédibilité,… de même que, dans la foulée, le terme de « république ». Or, tout le monde les utilise pour parler du Congo ou de la Corée du Nord, de la Chine ou de tout autre pays qui ne brille pas par son respect des Droits de l’Homme. Sous couvert de ces vocables, on peut donc faire tout et n’importe quoi,… et ils sont utilisés, par tous, y compris nous, dans la plus parfaite indifférence pour qualifier ce dont ils sont – en principe – l’exact opposé.

 

Ceci nous renvoie au sens de ces vocables que tout le monde utilise à tort et à travers au point qu’ils perdent toute signification. Ceci disqualifie une fois encore le discours politique, non plus à partir des faux-semblants et des promesses jamais tenues, mais dans les éléments même de sa construction, les mots qu’il utilise.

 

Quels repères désormais peut-on avoir, dans un discours politique, pour être sûr que ce qui est qualifié de « populaire » et de « démocratique » l’est vraiment ? Cette question, on ne se la pose jamais ! « La pratique politique, les institutions, l’État de Droit » vont répondre dans un ensemble touchant tous des démocrates ! Sommes-nous bien sûr que cela constitue des repères, des garanties ?

 

Bien sûr pour les pays où règne la dictature sanguinaire, quoiqu’on continue à les qualifier de « populaire » et « démocratique », on sait pertinemment que « l’emballage ne correspond pas au contenu ». Mais des dizaines de pays, qui se disent être des démocraties, n’ont souvent rien à envier aux précédents ; en Amérique Centrale par exemple, avec le soutien d’une « grande démocratie », les USA, en Afrique,…. Et l’Europe, notre vieille Europe, baignée de valeurs humanistes, qui sue sous le joug de la finance, de systèmes politiques verrouillées, d’instances communautaires bureaucratiques, où la pauvreté explose,… qui oserait dire que ce n’est pas la démocratie qui y règne et que le peuple y est souverain ?

 

République, populaire, démocratique sont des termes à géométrie variable, des sortes d’auberges espagnoles où chacun y trouve ce qu’il y amène.

 

Le discours politique, fondé sur ces illusions sémantiques, qui structure les consciences et verrouille l’avenir des peuples a beau jeu de faire croire à un présent radieux et à des lendemains qui forcément chanteront.

 

Finalement c’est tout à fait logique que l’expression « République populaire et démocratique » soit devenue quasiment une insulte !

 

15 avril 2013

 

 

SEMANTIQUE EN DANGER
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INFAMIE

 

 

Jérôme CAHUZAC au ban de la société après avoir fréquenté les bancs de l’Assemblée Nationale qui représente cette société. Il a fauté, triché, dissimulé et menti. Ce n’est pas bien, il le sait, tout le monde le sait ! Montré du doigt, vilipendé par ses collègues élus et par la presse, il fuit. Il est dissuadé par tous les bons esprits de la classe politique, de reprendre – ce dont il a le droit – sa place parmi les « représentants du peuple ».

 

Il n’y aurait donc qu’une brebis galeuse, un pestiféré, dans ce troupeau sain que serait la classe politique ? Le retour de celle-là empoisonnerait l’atmosphère de sérénité du Parlement ? On croit rêver !

 

Les élus de tous poils, députés et sénateurs, sans parler des députés au Parlement Européen font curieusement les « fines gueules » et jouent les vierges effarouchées. Pourtant, ils sont, moins délicats dans leurs fréquentations quand il s’agit de cohabiter dans l’Assemblée avec des personnages qui ont eu maille à partir avec la Justice. Des noms,… mais ils sont légions – voir la liste qui suit ce texte.

 

CAHUZAC n’est même pas encore passé par la case justice – contrairement à beaucoup d’autres parlementaires – qu’il est déjà condamné et exclu. Curieuse précipitation à l’égard d’un homme qui ne bénéficie pas des retenues que l’on réserve à d’autres tout aussi – sinon plus – coupables.

 

Que lui vaut cette indignité ?

 

Le mécanisme de la mise à l’index est intéressant à analyser. Oh rien de très nouveau !

 

A la fin de la 2e Guerre Mondiale, c’est un fait établi, les plus grands « chasseurs » de collabos et de tondeurs de femmes ont été ceux qui avaient le plus à se faire pardonner soit de leurs actions, soit de leur lâcheté. Ecraser l’autre pour se montrer en héros et/ou en « Monsieur Propre » est une démarche hélas classique.

 

Que dans ce Parlement, où grenouille une faune peu ragoûtante, de « repris de justice »(voir liste), sans parler de pratiques sordides que la morale condamne mais que la Justice tolère, il n’est donc pas surprenant que surgissent des justiciers en quête d’une douteuse virginité. Quant à celles et ceux qui n’ont pas eu à répondre de leurs actes devant la Justice, ils ont une sensibilité morale bien sélective en acceptant de fréquenter certains et en jetant d’autres aux orties…

 

Un tel comportement porte un nom : c’est une infamie.

 

Et ces gens se disent représentant du peuple, garants de valeurs morales ?

 

Si le peuple a les représentants qu’il mérite,… on peut véritablement douter de l’avenir.

 

12 avril 2013

INFAMIE
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LE TEMPS DES IMPOSTURES

 

 

Un spectre hante notre époque, celui de l’imposture. A vouloir absolument paraître au lieu, simplement, d’être, tout un chacun se fabrique un personnage. Plus on « pense être important » et « l’on se veut important » plus on joue ce jeu… Celle ou celui qui n’a pas cette exigence passe pour un plouc, quelqu’un qui ne vit pas avec son époque, sans ambition,… bref un être « normal » ou « anormal », c’est selon…

 

Cette dictature des apparences a raison de tout, y compris de ce qu’il y a de plus socialement et humainement sacré (même au sens laïque du terme) : le respect de l’autre. Que ce soit pour le fric, le cul ou la notoriété, cette catégorie d’individus qui se dit l’élite (sic), à différents degrés et suivant des schémas différents, transgresse, piétine, viole les lois écrites et non écrites de notre société. Toutes et tous invoquent les valeurs de la République pour les uns, les lois du Seigneur pour les autres pour servir de paravents à leur perversion et malhonnêteté.

 

Jusqu’au Grand Rabbin de France, grand humaniste et moralisateur qui doit confesser son plagiat et son mensonge à propos d’une agrégation de philo qu’il n’a jamais eu !

 

Jusqu’à l’extrême-droite, toujours prompte à exciter la colère du peuple, qui se retrouve prise le « doigt dans le pot de confiture » !

 

Toute société du spectacle a forcément ses coulisses, et ce qui se joue sur la scène n’est que le reflet flamboyant des trames sordides qui se jouent à l’abri des spectateurs. Le problème, pour tous ces délinquants de haut niveau, c’est que l’information, aujourd’hui, circule, se diffuse, est connue de toutes et tous… Ah le temps béni où les peuples ne savaient rien !

 

Extraordinaire époque où le mensonge n’arrive même plus à masquer les turpitudes de celles et ceux qui donnent des leçons de morale.

 

Dans une société où les valeurs se délitent au rythme de l’exclusion, du chômage et de la pauvreté, que dire à celles et ceux qui, sans pouvoir, sans emploi, sans avenir voient ces politiciens et gardiens des consciences se vautrer dans le délit et le mensonge ? Comment peut-on, au nom de valeurs systématiquement bafouées par ceux-là même qui devraient les incarner, proposer des modèles de morale et de vertus civiques ?

 

Ils ont belle mine les politiciens quand ils parlent des « cités » !

 

Comme on dit dans nos campagnes : « C’est la poule qui chante qui a fait l’œuf ». Le problème c’est que c’est toute la basse-cour politicienne qui chante et a une peur panique de « marcher sur des œufs ».

 

Et l’on s’étonne que tout cela finisse en omelette ?

 

10 avril 2013

 

LE TEMPS DES IMPOSTURES

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Rédigé par Nicolas Mignard

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