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Publié par PM sur
Publié dans : #matiere a reflexion

QUI A INTERÊT A VOTER POUR LES ELECTIONS EUROPEENNES ?

 

Qui sont-ils/elles ?

Il y a plusieurs catégories qui n’ont pas forcément les mêmes intérêts et les mêmes objectifs. Même s’il y a des recoupements, il y a des différences.

Le candidat - On connaît son discours par cœur : il se sacrifie- toujours- pour le bien collectif et son amour- sans bornes- de l’Europe (Refrain connu !). Il est à peu près de toutes les élections locales, nationales, européennes,.... Pour la plupart, il cumule les fonctions, les postes, les honneurs, les indemnités, les privilèges, les passages dans les médias. Parfaitement interchangeable sur les postes et les fonctions, il occupe le terrain de la politique et en verrouille les accès. C’est l’intérêt, le sien, qui le fait voter et fait voter celles et ceux qui l’écoutent et le croient.

Le militant – Il suit aveuglément son leader, son chef, comme le dévot, son prêtre, ou autrefois, le troufion, le père du régiment… C’est d’ailleurs la seule chose qu’on lui demande. Il ne réfléchit pas, il est seulement fidèle et, plus grave, fier de l’être. C’est la fidélité qui le fait voter.

Le citoyen sincère – Il croit que l’Europe qui se construit c’est bien,… ça apportera bonheur et stabilité. Il ne comprend pas tout, mais fait confiance à « celles et ceux qui savent ». C’est son optimisme, et sa naïveté, qui le font voter.

Le citoyen craintif – Il peut être une variante du précédent mais avec un plus : il a peur. Il connaît son Histoire et est hanté par les deux guerres mondiales qui ont dévasté l’Europe. Il croit voir dans cette Europe une garantie de stabilité et donc de paix. C’est la trouille qui le fait voter.

Le « citoyen réflexe » - Il vote par réflexe comme il mange du poisson le vendredi, et va à la mer pendant les vacances. Ses parents l’ont toujours fait, on lui a dit qu’il fallait le faire,… il le fait. Quand il voit une urne, il s’exécute. C’est le réflexe pavlovien qui le fait voter.

Tous sont cependant animés par un même mouvement : le sens du devoir. Ce sens du devoir, d’une extraordinaire ambiguïté, ce sens qui, au siècle dernier, a fait obéir les soldats envoyés au massacre, qui a amené certains à collaborer avec l’ennemi, ce sens qui permet de ne pas réfléchir à la finalité de ce que l’on fait et qui finit par assurer la domination de celui qui a le pouvoir.

Le pouvoir dans cette Europe que l’on nous propose, il est évident que ce n’est pas le citoyen qui l’a, même si on lui donne l’illusion que c’est le cas.

Le pouvoir - réel - dans cette Europe est entre les mains des banques, des financiers, des lobbys qui font le siège des institutions européennes et qui agissent – en achetant les élus le cas échéant – pour que leurs intérêts financiers soient protégés.

Tout le monde sait – regardons les faits - que les exigences de Bruxelles sont parfaitement contradictoires avec l’intérêt des peuples… Toutes les mesures qui sont prises sont, sans exception, sources de rigueur, de liquidation des acquis sociaux et d’inégalités. Cette situation va nous mener au pire.

L’idée abstraite de l’Europe est une idée, à priori, creuse… l’important est de savoir ce que l’on y met dedans. Nous avons eu la Grande Europe de Hitler, à laquelle une partie des Français (n’en déplaisent aux gaullistes) – sans parler des Allemands - a adhéré, ou du moins accepté passivement au travers de Pétain. Nous avons aujourd’hui une Europe des financiers et des banquiers qui nous promet grandeur et abondance et dont il suffit de voir ce qu’elle nous apporte  régression et rigueur.

Qui peut aujourd’hui croire que cette Europe libérale va apporter une amélioration à ses peuples ? Qui peut sérieusement croire que celles et ceux, pour la plupart les mêmes depuis des années, qui sollicitent nos suffrages, vont apporter une quelconque solution à nos problèmes ?

Bien sûr l’abstention ne donne pas la solution au problème posé,… par contre, est pire, la participation au scrutin qui donne un signal négatif aux politiciens, celui  que nous nous soumettons et que nous sommes incapables d’envisager les choses autrement que de la manière qui est la leur… et dont on sait ce qu’elle vaut.

Participer au scrutin c’est non seulement ne rien régler, mais encore leur assurer une légitimité pour qu’ils prennent des décisions que nous paierons cher dans le futur. Sans notre petite lâcheté, ils ne sont rien !

Utiliser le scrutin pour régler ses comptes avec les politiciens qui nous trompent depuis des années en votant pour pire qu’eux, les néo fascistes et/ou néo nazis - est totalement irresponsable… de telles pratiques se sont payées très cher au siècle dernier.

Au fond de nous-mêmes, nous savons que ce scrutin n’apportera rien,… c’est donc bien, soit par discipline, soit par peur, soit par réflexe que l’on va voter… Ce n’est en aucun cas une attitude de responsabilité citoyenne, c’est même l’inverse.

Seul, actuellement, le refus de participer à ces élections est un acte citoyen responsable.

 

 19 mai 2014

QUI A INTERET A VOTER ?
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

ELECTIONS MUNICIPALES : L’ILLUSION DU CHOIX

 

Laissons de côté les petites communes où l’enjeu politique/politicien a peu de sens. On y vote généralement sans référence à un courant/parti politique ; il n’y a souvent qu’une liste, on connaît personnellement les candidats qui sont plus des « référents sociaux » que des leaders politiques. Le vote a un sens. Son seul aspect négatif est la participation des maires à l’élection des membres d’une institution parasite : le Sénat.

Dans les grandes villes et les villes moyennes, c’est une autre musique que l’on entend. Là, les intérêts politiques et surtout politiciens règnent en maîtres. Les projets locaux passent par la moulinette de la démagogie politique. Les rapports de forces sont des rapports de forces bureaucratiques au sein des partis, des combines, des ententes, des renvois d’ascenseur et autres coups de poignard dans le dos. Des exemples ?

Les pouvoirs dans les grandes/moyennes villes sont des fromages (des exemples ?),  des tremplins pour les ambitions personnelles (des noms ?). Les candidatures sont, en grande partie, gérées par les appareils parisiens des partis politiques (des noms), d’où la pratique, souvent utilisée, des parachutages (des noms ?).

Le choix dans ces villes est purement formel ; il se réduit aux exigences du bipartisme qui s’installe peu à peu. Et ce n’est pas la présence d’un courant néofasciste, à l’affût et tapi dans le fumier de la crise économique et sociale, prêt à toutes les démagogies, qui ouvre des perspectives… au contraire. Quoique faisant l’objet de manipulation de la part des deux grands partis monopolistes, jouant le rôle d’élément de stratégie de déstabilisation à l’égard de l’adversaire, il sert jusqu’à présent de repoussoir et renforce l’hégémonie des deux partis dans ce que l’on appelle hypocritement un pacte républicain.

La multiplicité des « petites listes » donne l’impression d’une généreuse démocratie, mais ce n’est en fait qu’un leurre… tout finit par se réduire au seul choix entre la « gauche » et la « « droite »… A ce petit jeu, à terme, comme nous l’a montré le 20e siècle il n’y aura qu’un seul « gagnant », le néofascisme.

On a tout à  perdre à cautionner cette logique !  

14 mars 2014

 

ELECTIONS MUNICIPALES : L'ILLUSION DU CHOIX
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Publié dans : #matiere a reflexion

                                          APPEL CITOYEN

 

Après une longue descente vers une soumission toujours plus grande des intérêts publics aux intérêts financiers, notre société se trouve aujourd’hui dans une phase critique : celle du passage au tout-marchand... La volonté du gouvernement actuel est claire : il s’agit de liquider une bonne fois pour toutes l’ensemble des acquis sociaux depuis plus d’un demi-siècle et d’éradiquer le service public au profit des intérêts privés.

 

La prétendue « réforme » de la SNCF est le signe de cette dérive libérale. Il est évident que le changement de statut de cette entreprise a pour objectif de la transformer, à terme, en société anonyme s’ouvrant à la concurrence et au capital privé − autrement dit à une privatisation.

 

Le statut de cheminot, qui devrait être un exemple pour l’ensemble des salariés, est utilisé comme une arme par le gouvernement pour dresser les usagers contre les employés de la SNCF.

 

Cette situation de libéralisation touche tous les secteurs de notre économie et menace notre modèle social et tous les acquis afférents. Le nivellement – soi-disant égalitaire − se fait par le bas.

 

Nous, citoyen/ne/s, ne pouvons plus nous taire devant la catastrophe économique et sociale qui se profile.

 

Nous faisons nôtres les luttes qui se mènent dans tous les secteurs et qui ont pour objectif la défense des intérêts de l’ensemble des salarié/e/s.

 

Nous faisons nôtre la lutte des salariés des services publics qui défendent l’un des acquis essentiels du Conseil National de la Résistance.

 

Nous faisons nôtre l’opposition des retraité/e/s qui se voient spolié/e/s après une vie de labeur.

 

Nous faisons nôtres les craintes devant la marchandisation générale des structures de santé (médicaments, hôpitaux,…)

 

Nous faisons nôtres les mobilisations des jeunes qui voient avec effroi le monde qu’on leur prépare.

 

Nous faisons nôtre l’angoisse de toutes celles et tous ceux qui constatent la dégradation mortifère de notre monde.

 

La lutte des cheminots est emblématique des maux qui frappent notre société.
 

Nous déclarons que leur combat est notre combat. Nous leur apportons tout notre soutien. Et appelons les citoyen/ne/s à se joindre à eux et à nous.

 

                                   COMITÉ CITOYEN DE DÉFENSE DES CHEMINOTS

 

                                                                                                          Toulouse avril 2018

 

Envoyez vos signatures

 

<contact@universitepopulairetoulouse.fr>

        COLLECTIF DE SOUTIEN AUX SALARIES DE LA SNCF

 

Le conflit social à la SNCF concerne l’ensemble des citoyens/nes, qui sont tous/tes des usagers du/des services publics.

 

La « réforme » de la SNCF envisagée par le gouvernement est un pas décisif, au travers du changement de statut de l’entreprise, vers l’abandon du Service Public ferroviaire. Le statut de société anonyme est la porte ouverte au capital privé donc à la rentabilisation et aux suppressions massives des lignes « pas rentables ».

 

Le gouvernement, uniquement guidé par les directives européennes d’ouverture à la concurrence, demeure sourd aux justes revendications des cheminots.

 

Le gouvernement, en présentant le faux prétexte d’un soit disant statut privilégié des cheminots (qui devrait être un exemple pour tous les salarié), fait de celui-ci une arme pour diviser salariés de la SNCF et usagers des transports ferroviaires.

 

Le refus d’assumer la dette de la SNCF, pur produit des choix d’ « investissements de prestige » entraîne ce gouvernement à faire « payer » celle-ci à l’ensemble des salariés de l’entreprise.

 

Devant une telle situation un Collectif de soutien aux cheminots vient de se créer à Toulouse et entend dire ce que nous cache le gouvernement.

 

Il apporte tout son soutien aux cheminots en grève et appelle l’ensemble des citoyens à bien réfléchir, sans à priori,  à l’enjeu fondamental de cette lutte.

 

                Ce collectif tiendra une conférence

                           de presse  publique -  

 Lundi 9 avril devant la Gare Matabiau à Toulouse

                                      à 10h 30

 

          II demande à toutes celles et tous ceux

               qui le peuvent d’être présents/es.

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Publié dans : #matiere a reflexion

    SNCF : L’ETE EN PENTE RAIDE

 

La lutte des cheminots n’est pas terminée… une guerre de position ne termine jamais un conflit, et qui plus est, un conflit social. Les tactiques de lutte n’ont pas modifié d’un iota les enjeux du conflit…. Ces enjeux qui fondent aujourd’hui une stratégie de poursuite de la lutte. En ce sens la poursuite du conflit est parfaitement justifiée.

 

Rappelons quels sont les enjeux :

 

- Ouverture à la concurrence

- Changement de statut de la SNCF

- La dette

- Le statut des cheminots

 

Ces quatre points constituaient, et constituent toujours, le cadre de la libéralisation du service public de la SNCF, objectif non avoué, mais évident, du Pouvoir.

 

Par la concurrence le Pouvoir macronien ouvre un service public aux aléas économiques du marché mondial.

 

Par le changement de statut de l’entreprise il ouvre le service public aux appétits insatiables du capital privé.

 

Par la suppression du statut des cheminots, il instaure la précarisation du personnel.

 

La dette quant à elle a constitué tout au long du conflit un argument fallacieux de la part du Pouvoir, un instrument de chantage à l’égard des cheminots et de manipulation de l’opinion publique, faisant croire que les cheminots en étaient les responsables.

 

Il y a une logique d’économie libérale entre ces points ce qui explique la tactique du Pouvoir qui, tout en donnant des « gages », sans valeur aux cheminots ne cède rien sur l’essentiel. Ceci est si vrai qu’il a fait voter la loi, alors qu’il prétendait continuer les négociations… ce qui est, de sa part le comble du cynisme.

 

En effet, le tripatouillage sur la date d’ouverture à la concurrence n’a aucun intérêt et ne garantit rien,… pas plus que le discours officiel sur la part de capital public qui restera dans l’entreprise… Que vaudra cet argument dans quelques mois, voire années ?

 

La liquidation du statut des cheminots ouvre la voie à la précarisation, ce qui est une caractéristique de la gestion du capital privé… les garanties afférentes à la convention collective, susurrées par le Pouvoir, sont dérisoires au regard du problème de fond posé.

 

Quant à la dette, le Pouvoir est bien incapable de dire comment il va procéder… Une chose est certaine,… ce sont les citoyens qui vont payer sous une forme ou une autre. Voire en se payant sur la vente de nouvelles entreprises publiques qui seront privatisées.

 

Sur le fond du problème, rien n’est changé,… nous en sommes au même point qu’au début du conflit,… sauf que, perfidement, le Pouvoir a fait voter la Loi. Mais est ce une raison pour cesser de lutter pour cette juste cause ?

 

Une loi n’est que la concrétisation, à un moment donné, d’un rapport de forces. Les lois sont éphémères, elles n’ont aucun caractère d’absolu. Elles sont le produit d’un consensus – ce qui en l’espèce n’est pas le cas - ou d’un rapport de forces.

Les lois se font et se défont au gré des rapports sociaux.

 

Le vote de cette loi ne clos évidemment pas le débat qui est un débat de société et qui n’a rien à voir avec les dérisoires miettes concédées par le Pouvoir lors des pseudo négociations. . Quant aux promesses du Pouvoir,… on sait ce que vaut la parole des politiques.

 

Nous ne pouvons qu’être aux côtés de celles et ceux qui ont décidé de continuer la lutte.

 

 

 

                   22 Juin 2018                                                                Patrick MIGNARD

 

 

 

SNCF- LA LUTTE CONTINUE
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Publié dans : #billet d'actualite

LE FRIC, LE  POUVOIR, LE CUL

 

Apparemment tout marche par trois. Après la Sainte-Trinité,… « Liberté-Égalité-Fraternité », « Travail-Famille-Patrie », « Un empire, un Peuple, un Guide », la démocratie libérale avancée, aujourd’hui, pourrait se résumer à : « Le Fric, le Pouvoir, le Cul ».

 

Depuis ce début d’été les médias nous en abreuvent. Les meilleurs représentants dans ces trois catégories n’arrêtent pas de « causer » dans les étranges lucarnes. Tous, des vieux chevaux de retour, des marionnettes qui ont occupé nos écrans pendant des mois, affublés de casseroles qui auraient depuis longtemps envoyé le moindre citoyen Lambda en prison…

 

D’abord le Milliardaire Défraîchi, qui ne fait plus la distinction entre une pièce de théâtre et la vraie vie mais, qui sait de quel côté est son portefeuille et qui nous fait son numéro permanent,… toujours le même : victime d’un complot.

 

Ensuite, le Petit Parvenu, qui a claqué la porte du pouvoir pour mieux la rouvrir et qui  profite d’une fraude, dont il est l’auteur, pour jouer la victime.

 

Enfin le Vieux Beau pris, si l’on ose dire la «  main dans le sac » (remplacer les mots par les bons) est celui qui a le moins de chose à se reprocher… on a le droit de faire de son cul ce que l’on veut… Mais son histoire est croustillante et donc médiatique.

 

Tous ces sinistres acteurs qui n’ont rien à dire, nous sont servis en spectacle par des médias qui ne trouvent plus dans un Tour de France de drogués, les moyens d’amuser le bon peuple en train de faire ses valises pour le soleil. Ils se sont rendu-compte, finalement, que si la Liberté, l’Egalité et la Fraternité ne faisaient plus rêver le peuple, les politiciens les ayant tellement assassinées que par contre, le Fric, le Pouvoir et le Cul, eux, y arrivaient encore.

 

L’alchimie de ces trois éléments fait encore recette : Le Pouvoir donne facilement accès au Cul… de préférence de luxe, de même que montrer son Cul (réellement ou symboliquement) donne accès au pouvoir… demandez aux politiciens/nes. Le Fric, lui, fait la synthèse. C’est le dénominateur commun des deux autres dans une économie de marché ou comme diraient doctement les mathématiciens, le plus petit commun multiple.

 

Exciter le bon peuple en présentant ces spécimens de la décadence de notre société marchande c’est la possibilité, à moindre coût de lui faire oublier la crise, le chômage, la perte de son pouvoir d’achat et le massacre à grande échelle des acquis sociaux.

 

Quand il n’y aura plus de pain, il restera au moins les jeux.

 

 

14 juillet 2013

 

SAINTE TRINITE - SPECIAL 14 JUILLET
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Publié dans : #billet d'actualite

MEPRIS SOUVERAIN

 

Après l’invalidation de ses comptes de campagne électorale, Nicolas SARKOZY de NAGY BOCSA a fait une déclaration surprenante :

 

 "Respecter les institutions, ce n'est pas en accepter toutes les décisions"

 

Cette déclaration qui mérite toute notre attention s’est perdue dans les polémiques politiciennes, entre les « hurlements au complot » des partisans dépités de l’ancien Président et un PS qui joue les notables effarouchés, droits dans leurs bottes.

 

A y regarder de prés, cette phrase est d’un grand enseignement concernant le sens des institutions politiques, françaises et la considération des politiciens à leur égard.

 

Qu’un membre de droit d’une institution – le Conseil Constitutionnel – dont, soit dit en passant la majorité est de la même couleur politique que lui, de surcroît ancien Président de la République, donc garant des institutions, de leur fonctionnement et de leurs décisions, déclare que l’on peut ne pas respecter ces dernières, laisse songeur.

 

Imaginons un petit instant un citoyen lambda, vous ou moi, qui dise cela et appelle à ne pas respecter les décisions des institutions de la République : Justice, Administration, Gouvernement,… Qu’elle sera la réaction des autorités ? Assurément une condamnation de ces propos et un qualificatif d’antidémocrate et antirépublicain.

 

Pourtant nous avons là, en direct, et sans faux semblant, un ancien Président de la République qui affiche sa défiance et son mépris pour les institutions dont il a été le gardien pendant cinq ans et qui désire rempiler en 2017.

 

On aurait pu  imaginer un lamentable dérapage verbal, un lapsus,… suivi de plates excuses de la part du fautif. Même pas ; non seulement il persiste et signe mais prend la tête de son parti politique qui a assuré pendant des années le pouvoir, pour enfoncer le clou et crier au complot.

 

La fraude avérée et condamnée par une législation dont il était le principal concepteur, l’auteur de cette infamie politique en profite même pour revenir sur sa parole de fin d’élection présidentielle : l’abandon de la vie politique.

 

Fraude délibérée, non respect des institutions,… ça fait vraiment beaucoup pour quelqu’un qui, sans rire, a également déclaré :

 

« Le jour où je reprendrai la parole ce sera pour parler aux Français de la France »

 

Qu’en connaît-il de la France, et des Français, dans sa retraite dorée ?

 

10 juillet 2013

 

 

 

 

MEPRIS SOUVERAIN
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Publié dans : #billet d'actualite

LE TALISMAN ET L’INFAME

 

Il était une fois…

 

… dans un pays lointain et à une époque non moins lointaine, vivait un peuple dont la partie la plus pauvre ne faisait que croître malgré la production de richesses. Les princes qui se succédaient au pouvoir assuraient, malgré les promesses, de moins en moins le bien-être de leur peuple. Des confréries charitables s’attelaient à la difficile tâche d’apporter une aide aux plus déshérités. Elles avaient reçu l’aide providentielle d’un bon génie qui leur confia un talisman en leur disant : « Utilisez-le comme bon vous semble en faveur de celles et ceux qui n’ont plus ni à manger, ni à boire ».

 

Le talisman fit des miracles… Attirant les aides, les bonnes grâces du reste de la population, de plus en plus de pauvres pouvaient ainsi se nourrir, eux et leurs familles.

 

La situation empirant, le talisman devint socialement indispensable. Malheureusement, quelque temps après sa bonne action, le bon génie mourut accidentellement en traversant imprudemment une rivière dont il était persuadé que les eaux s’écarteraient à son passage. Toutes et tous le pleurèrent.

 

Les années passèrent…

 

Un jour…

 

… surgit de nulle part – la légende veut qu’il sortit des Enfers – un mauvais génie, inconnu de tous, proclama, haut et fort, sur la place publique que le talisman lui appartenait. Il exigea qu’on le lui restitue. Poussant l’infamie jusqu’au bout, il exigea, même, devant la Justice, qu’une partie de la richesse acquise grâce au talisman lui soit restituée, sachant que par son geste il condamnait les pauvres à plus de pauvreté. Le bon génie disparu n’était plus là pour défendre leur cause !

 

L’histoire ne dit pas ce qu’il est advenu du talisman. Une légende du pays, rapportée dans un vieux grimoire, raconte que le mauvais génie mourut dans de grandes souffrances avec sur le front l’insigne de l’infamie. Mais qui peut croire une telle légende ?

 

Chronique rapportée par Merlin l’Emmerdeur

 

Cette chronique des anciens temps peut nous paraître, avec le recul, bien exagérée dans son outrance. Après des siècles d’obscurantisme politique et social nous sommes à l’abri d’une telle situation, le système démocratique qui est le nôtre, garantit aujourd’hui à toutes et tous assistance et prospérité.

                                                              ___

 

Certains esprits chagrins et/ou provocateurs voudraient donner foi à cette légende, et voir dans ce récit une histoire de notre époque. Bien sûr, ce conte n’est qu’une fiction. Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou décédées serait un pur hasard. Prétendre le contraire serait de la malveillance.

 

3 juillet 2013

 

 

CONTE MEDIEVAL
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Publié dans : #RIMES CONTESTATAIRES

AUX URNES LES MOUTONS

 

Le voici revenu le temps des élections

Celui où les élus nous prennent pour des cons,

Celui où les promesses et serrages de mains,

Eclairent de mille feux ce que sera demain.

 

Pendant tous ces longs jours où l’urne était absente,

Ils géraient en silence toute affaire cessante,

Surtout leurs intérêts, puis ceux de la cité,

Derrière le paravent de leur sérénité.

 

Ils veulent absolument qu’on aille tous voter,

Assurant par là même leur légitimité,

En donnant l’illusion au pouvoir qu’ils détiennent,

Que c’est leurs ambitions que le peuple a fait siennes.

 

De l’illusion ces princes tout comme les comètes,

Reviennent par période refaire leurs emplettes,

Sollicitent nos voix avec de grands sourires,

Et si on les ignore, nous prédisent le pire.

 

A toutes nos questions ils ont une réponse,

Mais pour nos vrais problèmes ils n’en ont pas une once.

Ils déclarent savoir depuis des décennies

Mais leur incompétence évidemment la nient.

 

Leur objectif suprême c’est bien sûr d’être élu,

S’ils en cumulent trop nous proposent leur bru,

Ou leur fils, leur épouse… tout est bon pour régner,

On est toujours trop seul, faut être accompagné.

 

C’est donc en rang d’oignons que nous allons voter,

Sachant pertinemment que rien ne va changer.
Abusés, bafoués mais fiers d’y être allé

La carte d’électeur nous l’aurons avalée.

 

Le soir de l’élection, à la télévision,

Nous n’aurons en spectacle que leur satisfaction.

Ils nous remercieront, nous promettant la Lune

De cette mise en scène, nous restera des prunes.

 

Une fois installés dans leurs nouveaux fauteuils

Ils se croient sur un trône, de modestie font deuil,

Nous croient à leur service, réclament des honneurs,

A eux les privilèges et à nous la sueur.

 

Après tout ce spectacle silence retombera

Routine quotidienne re rythmera nos pas,

Demain tout sera gris comme à l’accoutumée,

La merde quotidienne faudra bien l’assumer.

 

Janvier 2004                                La Belette

et toujours d'actualité                

AUX URNES LES MOUTONS
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Publié dans : #billet d'actualite

L’EXEMPLE EGYPTIEN

 

 

A bien écouter les manifestants égyptiens de la place Tahrir, opposés à leur Président Morsi, ils exigent son départ parce qu’il « n’a pas tenu ses promesses ».

 

On croit rêver : il y aurait donc sur cette planète, un peuple qui exigerait que les promesses de ses dirigeants soient tenues, au risque de les chasser comme des malpropres ? Mais où va-t-on ? Si l’on applique cette règle de manière générale, il n’y a plus un seul dirigeant sur la planète,… si on la généralise à l’ensemble de la classe politique, celle-ci disparaît. 

 

Certes, la situation égyptienne est complexe, comme d’ailleurs toutes les situations politiques, mais elle a le mérite de poser une question fondamentale, transversale dans l’espace et le temps politique : quel sens peut-on donner à ce que l’on appelle la légitimité ?

 

Le président Morsi était, au sens formel du terme, parfaitement légitime. Il s’est d’ailleurs revendiqué – à juste titre – de cette qualité. Pourtant cette qualité ne l’a pas protégé de la destitution. D’où, l’autre question, corollaire de la précédente : Existe-t-il une légitimité qui puisse contrer la précédente ? Ou, dit autrement : la contestation d’une personne légitime est-elle illégitime ?

 

Les adversaires et tombeurs de Morsi ne se sont d’ailleurs pas gênés pour donner des exemples historiques de dictateurs ayant accédé légalement au pouvoir – donc légitimes – et qui se sont avérés être des individus peu fréquentables et dangereux.

 

Ce problème de légitimité pose, et pour tous les peuples et toutes les époques, la question fondamentale de la nomination populaire des dirigeants… autrement dit de l’exercice de la démocratie. Toutes les expériences nous montrent – et l’Egypte nous le rappelle – que le système électoral classique – tant vanté, et pour cause, par les politiciens, est lourd de dérives, de manipulations et d’issues tragiques.

 

L’expression électorale populaire n’est-elle donc pas pure ? Elle est en fait le produit de manipulation venant de groupes – les partis – qui l’utilisent à des fins d’accession au pouvoir en vue de satisfaire des intérêts claniques. Le résultat ne peut-être que faussé et dans la plupart des cas ne correspond absolument pas aux aspirations populaires… Des exemples ?

 

Toute la morale officielle civique veut nous faire croire qu’il en est ainsi et qu’il ne peut pas en être autrement… et que toute remise en question de cette procédure boiteuse et piégée est anti-démocratique.

 

L’expérience actuelle égyptienne met le doigt sur cette question que se gardent bien de relever les politiciens. C’est pourtant un des aspects les plus intéressants de ces évènements.

 

 

7 juillet 2013

L'EXEMPLE EGYPTIEN
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Publié dans : #billet d'actualite

OPERATION WINDOWS

 

Les USA nous écoutent,… ils écoutent d’ailleurs à peu prés tout le monde… Soit ! C’est pas bien, surtout « entre alliés » comme on dit, mais c’est un fait, et rien ne peut et ne pourra les empêcher d’écouter ; même si l’on se tait, ils seront toujours à l’écoute.

 

Donnons-leur une bonne leçon. Le procédé est très simple et a été utilisé en d’autres circonstances.

 

Durant la 2e Guerre Mondiale, les Anglais, pionniers dans l’utilisation du radar ont été, en retour contrés par ce même instrument utilisés par les Allemands. Leurs flottes de bombardiers étaient repérées, dès qu’elles abordaient la Manche. Ne pouvant détruire toutes les stations radars ennemis, les Anglais les ont piégées. Comment ? Très simple, en les saturant de faux échos radar. Quelques bombardiers Lancaster, précédaient les flottes de bombardiers et lâchaient des milliers de fines bandes métalliques – des windows - qui saturaient les écrans radars allemands. L’information radar devenait illisible donc inutilisable.

 

Rendons, donc, à notre tour, illisible l’écoute de nos conversations téléphoniques, mails, textos et autres supports de communication. Comment ? En utilisant systématiquement, et de manière directe ou aléatoire des mots, des termes, dont on sait qu’ils font dresser l’oreille de ceux qui nous écoutent. Exemple : dire dans une conversation ou mettre dans un mail par exemple : représailles, bombe, guerre sainte, objectif stratégique,…  On n’a que l’embarras du choix quant aux termes à employer. Ainsi, si tous les utilisateurs des moyens de communications actuels, truffent leurs messages de ces termes, l’écoute devient inaudible ou du moins n’a plus aucun intérêt car tous les messages seront d’un traitement prioritaire ce qui submergera inutilement la centrale d’écoute.

 

Exemple de message : «  Je viendrai ce week-end à la campagne, on pourra faire la bombe, j’amène ma débroussailleuse pour enlever toutes les représailles autour de la maison ».

 

Autre exemple  moins subtil : « Les sanglots longs des attentats de l’automne,

                                                       Bercent mon cœur comme s’il était une bombe ».

 

Tout texte comprenant ce type de mot est bon à utiliser, même si le mot n’a rien à voir avec le texte… Il suffit qu’il soit présent.

 

La méthode est non violente, parfaitement légale et va obliger – si elle est généralisée – les grandes oreilles de l’Oncle Sam à changer le registre de ses pratiques.

 

On commence l’opération lundi 28 octobre à midi (heure du méridien de Paris)…

 

Toutes et tous à vos claviers et téléphones ! Faites suivre l'info !

 

 

27 octobre 2013

 

 

OPERATION WINDOWS
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

PEUPLE INGRAT

 

Le Brésil, sa Samba, son Carnaval, son football, sa classe politique « progressiste », la patrie de Lula, le syndicaliste parvenu au pouvoir, son taux de croissance,… bref son avenir envié par tous !

 

Et voilà que ce peuple comblé, respirant la joie de vivre, l’exemple même du bonheur dans ce monde cruel, descend dans la rue comme de vulgaires syndicalistes européens contestant les bienfaits des délocalisations et de la mondialisation. Ce peuple pacifique qui aime tant la fête et le football affronte une police qui n’était là que pour assurer son bonheur. Et pire que tout, il proteste, conteste, dénonce les frais engagés pour satisfaire ses désirs : les infrastructures sportives en vue du Mondial de football de 2014.

 

Bon OK, c’est vrai que les touristes venant pour cet évènement occupent les meilleurs hôtels, fréquentent les meilleurs restaurants, ont les meilleures places dans les stades… mais en retour, ils apportent des dollars et des euros, et créent des emplois ! Il faut bien s’occuper d’eux, les transporter, les nourrir, nettoyer leurs chambres, désinfecteur leurs WC, vider leurs poubelles, on peut aussi mendier quelques pourboires,… et même profiter de quelques services que la morale réprouve mais la police tolère… Bref un véritable el dorado pour le peuple.

 

Alors que tout le monde sait que le peuple brésilien ne vit que pour le football – voir les reportages depuis des années – mais aussi pour le Carnaval, ne voit-on pas des gens qui aujourd’hui revendiquent des choses impensables, insensées, comme le logement, l’éducation, la santé ! On pensait que des choses pareilles ne pouvaient exister que dans des pays décadents comme la France, l’Espagne, l’Italie,… mais pas de la part d’un pays en plein « boom économique » cité en exemple par les « experts » du Fond Monétaire International.

 

Décidemment tout se perd. Mais dans quel monde vivons-nous ?

 

Ces valeurs sûres que sont la croissance économique, le charisme des leaders politiques, l’amour du sport, l’exotisme sont une fois encore en train de s’écrouler comme elles l’ont fait en Egypte, en Tunisie, en Turquie.

 

Décidemment les peuples ne comprennent rien.

 

Tous ces pays exotiques, paradis touristiques sentant bon le soleil et le farniente sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis. Leurs peuples ignorants ne comprennent pas qu’ils vivent dans des pays qui sentent bon les vacances.

 

Et pour nous qui avons le sens des réalités se pose alors la vraie question :

 

Où partir cet été pour être tranquille ?

 

25 juin 2013

 

 

 

 

PEUPLE INGRAT
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EXISTE-T-IL UN PROBLEME ROM ?

 

La réponse est bien évidemment non !

 

Imaginons un instant que l’on réponde oui !... Quelle en est la signification ? Simplement qu’il existe, chez les Roms, une spécificité qui rend cette population incompatible avec le reste de l’humanité.

 

Quelle serait la nature de cette spécificité ? Pour répondre, nous n’avons pas trop le choix. En effet, vu sa globalité puisque touchant l’ensemble d’une population, elle ne peut-être que de nature biologique, congénitale, génétique. Autrement dit, les Roms seraient une population particulière qui génétiquement serait orientée vers le crime, le délit, le vol, la rapine et serait fondamentalement asociale. De là à en conclure qu’il s’agit d’une race particulière, voire d’une sous humanité dont il faut se méfier et qu’il faut exclure, il n’y a qu’un pas qui, à une autre époque a été franchi, pour les Roms, les Tziganes, les homosexuels et les Juifs.

 

Dire aujourd’hui qu’il y a un « problème Rom » correspond à une autre époque à dire qu’il y avait une « question Juive ».

 

On sait où mène ce genre de conception.

 

Il est aujourd’hui dramatique et terriblement dangereux que le discours politicien, par des raccourcis aussi aberrants que scandaleux, en arrive à accréditer la thèse de l’existence d’un « problème Rom ». Dés lors, tous les dérapages sont possibles, et l’on sait par expérience, qu’en période de crise, de désarroi de l’opinion publique et d’impuissance des politiciens à répondre positivement aux aspirations de celle-ci, les processus qui peuvent s’enclencher, même s’ils sont insignifiants au départ, peuvent aboutir à des catastrophes.

 

Le Front National – sans véritable programme politique, économique et social - qui surfe gaillardement sur tous les soubresauts et désillusions provoqués par la crise,  pas du tout gêné par l’utilisation d’arguments irrationnels, jette de l’huile sur le feu et oriente l’opinion publique sur une voie chaotique et sans issue. Sa démagogie, qui a besoin de boucs émissaires, n’a qu’un seul objectif : le pouvoir.

 

Les autres partis politiques, bien incapables de résoudre les véritables problèmes qui sont sociaux et d’intégration, se laissent entraîner dans cette logique dangereuse. La proximité des échéances électorales ne peut que relancer les surenchères démagogiques et les dérapages…

 

Nous savons par expérience historique qu’il y a une ligne rouge à ne pas franchir… Soyons vigilants.

 

 

24 septembre 2013

EXISTE-T-IL UN  PROBLEME ROM ?
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CONTRAT ZERO-HEURE

 

Avec la crise, la mondialisation du capital, la trahison de la social-démocratie, la décadence des syndicats, on avait cru avoir atteint le point ultime de la dégradation du rapport salarial,… on avait tort… le patronat anglais, toujours en avance dans ce domaine, a fait beaucoup mieux en matière de cynisme : les « zéro hours contracts » (contrats zero-heure).

 

Le principe est fort simple : un contrat est signé, mais il est en grande partie vide. L’employeur n’est pas obligé d’offrir un travail régulier, de même que l’employé n’est pas obligé de travailler aux heures proposées. On peut difficilement faire mieux en matière d’escroquerie contractuelle. Mais alors, allez vous logiquement dire : pourquoi signer un tel contrat ? Là est toute l’astuce.

 

Un tel contrat laisse une liberté totale à l’employeur : il a à disposition des salariés vis-à-vis desquels il n’a aucun engagement, aucune obligation.

La soi-disante liberté du salarié n’est qu’un paravent : a-t-on déjà vu la masse des salariés, surtout en période de crise, faire la « fine bouche » sur un travail qu’on lui propose, même si celui-ci est plus que précaire et aléatoire ? Ce « contrat » instaure ce que le patronat rêve depuis toujours : une flexibilité intégrale de la force de travail.

 

Flexibilité intégrale, chantage permanent envers le salarié, pas de salaire minimum, plus d’heures supplémentaires et taux de chômage artificiellement réduit… Que peut demander de plus le patronat ?

Ce type de contrat est en pleine expansion outre Manche et dépasse aujourd’hui le million. Pour les salariés, plus d’avenir professionnel, plus de stabilité… C’est l’instauration de la précarité généralisée. Imaginez un seul instant ce que sera la retraite de ces salariés, dans 30, 40, 50 ans !

Jusqu’à présent les salariés avaient le couteau sur la gorge, désormais on commence à leur trancher !

 

Un tel dispositif est mieux que l’esclavage ou le servage, en effet il a l’avantage de maintenir l’illusion de la relation contractuelle entre deux volontés libres – l’employeur et l’employé. Il est en passe de devenir la relation de travail idéale – pour le Capital - dans une société dite démocratique. Le salarié garde toujours le droit d’élire celles et ceux qui couvrent par leur pratique politique ceux qui mettent en place de tels dispositifs,… et les entérinent en droit. Les apparences démocratiques sont sauves et les intérêts du Capital protégés.

 

C’est peut-être à ce dispositif que pense le Président de la République quand il parle d’inversion de la courbe du chômage. Le Changement aurait alors un drôle de goût !

10 août 2013

CONTRAT &quot;ZERO-HEURE&quot;
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Billet d'actualité ................................................................................................

 

LE POUVOIR ET LA RUE

 

 

Il n’y a rien de plus démocratique, de populaire que la Rue… Espace social, toutes et tous y passent, s’y rencontrent, y vivent. Pourtant il existe un véritable divorce entre le Pouvoir et la Rue. Le Pouvoir a peur, a toujours eu peur, de la Rue. Dans un système qui se veut démocratique, qui ne peut donc trouver sa légitimité que dans la Rue, le Pouvoir fait tout pour aseptiser la Rue, faire en sorte qu’elle soit stérile. Issu d’elle, le Pouvoir en est la négation, en ce sens qu’une fois en place, il la nie.

 

Dire « le pouvoir est dans la Rue » est paradoxalement considéré comme une expression antidémocratique… en effet c’est le Pouvoir qui détient, via la Rue, le monopole de la démocratie.  

 

La Rue est devenue, en quelque sorte, la parente pauvre de la démocratie… le Pouvoir la supporte, admet son existence mais à une condition, qu’elle n’entrave pas son autorité car si le Pouvoir fonde sa légitimité sur la Rue, son existence fait perdre son autorité à celle-ci.

 

Le Pouvoir représente le pouvoir de la Rue diront les démocrates ! C’est par l’élection que le Pouvoir acquière le pouvoir et fonde sa légitimité. La Rue n’a plus rien à dire d’essentiel. Certes, elle peut s’exprimer – droit de manifester – mais en principe cette expression est politiquement caduque, sans valeur,… un simple défouloir. Pour le Pouvoir, céder à la Rue, c’est perdre son pouvoir,… et un peu de sa légitimité, puisque la Rue, d’une certaine manière, la récupérerait.

 

Dans les gigantesques manifestations contre la réforme des retraites de l’ère SARKOZY, le pouvoir a dit clairement qu’il ne cèderait pas, précisant que la politique ne se faisait pas dans la Rue … Logique  puisque la Rue n’a aucune légitimité et aucun pouvoir. La réforme est passée.

 

La loi sur le « Mariage pour tous », encore actuellement en discussion au Parlement, mobilise une partie de la population dans la Rue. Les manifestants demandent au Pouvoir « d’écouter le peuple »… ce qui est une aberration puisque nous venons de le voir, l’existence du Pouvoir fait que le peuple n’est plus dans la Rue. On peut mettre cela sur l’incompréhension, de la part de ces manifestants, des subtilités de notre système politique. Par contre, ce qui est surprenant c’est que des responsables politiques (UMP) chevronnés, qui manifestent eux aussi ont la même revendication : « Il faut que le Pouvoir écoute la Rue ». Les mêmes qui vilipendaient les manifestants troublions « anti réforme des retraites » qui faisaient pression sur le Pouvoir sarkozyste, font désormais pression, comme de vulgaires troublions sur le Pouvoir en place.

 

Etrange attitude de ces politiciens qui arrangent le système politique à leur convenance.

 

17 avril 2013

 

 

 

 

 

LE POUVOIR ET LA RUE
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E FRUCTU ARBOR COGNOSCITUR

 

Il paraît, ses membres et ses fidèles s’en plaignent suffisamment, que l’Église Catholique Apostolique et Romaine serait une des institutions, sinon l’institution, la plus critiquée et la plus brocardée. C’est ma foi, si j’ose dire, vrai ! Il faut cependant reconnaitre, à la décharge de celles et ceux qui se livrent à ce genre de critique, que l’objet de leurs calembours leur facilite grandement la tâche. Notons que la critique ne porte pas sur le fondement de la foi, celui-ci étant parfaitement respectable et tout à fait personnel. Par contre  le « comportement du personnel » – comme on dirait d’une entreprise - ne manque pas d’attirer l’attention.

Les dernières déclarations pontificales, quoique se voulant d’une modernité ravageuse, ne font qu’approfondir le trouble des uns, l’hilarité des autres et, il faut le dire, la lassitude aidant, l’indifférence du plus grand nombre.

 

On apprend de la bouche du représentant de Dieu, qu’il y aurait au Vatican, un «lobby gay qui existe vraiment» ! Exactement, « un courant de corruption » dixit le Pape. Ciel, si j’ose encore dire ! Des gays, passe encore… Encore que… le vœu de chasteté n’existerait-il plus ? Mais un lobby, autrement dit un groupe de pression (forcément amicale ou amoureuse), ça c’est une information ! A une autre époque les bûchers auraient été déjà en préchauffage.

 

«Dans la Curie, il y a des gens saints, vraiment, mais il y a aussi un courant de corruption». On s’interroge encore sur le véritable terme employé : « sains » ou « saints » ? Vu la qualité du personnage qui tient de tels propos, le sens donné à ces deux homonymes n’est pas sans conséquences ni significations.

 

La presse italienne va plus loin en disant que ce «lobby»  serait au Vatican à la fois un groupe de pression et victime de chantage de prélats. Pour une institution voulant représenter Dieu sur la Terre, ça fait beaucoup !

L’hypothèse est de plus en plus évoquée d’un Benoît XVI qui découvrant « horrifié » cette réalité, et ne sachant comment y faire face, aurait décidé de démissionner ( ?).

 

L’Eglise Catholique, si dominante autrefois, et qui a fait à peu près toutes les erreurs – scientifiques, morales, politiques – arque boutée sur un dogme difficilement compatible avec la société humaine, ne peut qu’offrir le spectacle désolant de la bêtise et de l’intolérance. Elle n’en a certes pas le monopole, mais encore faudrait-il qu’elle fasse preuve de modestie en matière de « détention de la Vérité ».

 

Il faut reconnaître qu’aucune autre institution religieuse de ce niveau n’est capable d’étaler autant ses vices (vices au regard de son propre dogme),… ce qui ne veut pas dire que les autres n’en ont pas.

 

Etre petite souris dans les confessionnaux du Vatican doit être une expérience savoureuse.

2 Août 2013

 

FIAT LUX
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L’EPREUVE

 

C’est incontestable à une épreuve que nous sommes, en France, mais pas que, confrontés. Une épreuve redoutable aux multiples facettes – quatre exactement -  à l’issue incertaine mais déterminante et fondamentale pour notre avenir.

 

Ce qu’il est convenu d’appeler le terrorisme nous a incontestablement dans le collimateur. C’est ce nous qui est important ! Tout le monde est visé,… ce qui est le propre du terrorisme : semer la terreur dans l’objectif d’une déstabilisation sociale.

Cette déstabilisation sociale peut répondre à plusieurs logiques qui s’imbriquent et rendent la perception de la situation à la fois complexe et imprévisible.

 

L’offensive de Daesh.

La France constitue certainement pour ces « fous de Dieu » une victime de choix car elle vise explicitement la laïcité, autrement dit la tolérance, fondement de notre République,. Déstabiliser ce modèle social est, pour Daesh, pousser à l’affrontement interreligieux et de susciter une forme de guerre de religions, voire de guerre civile.

 

La stratégie du Front National

Comme toute organisation néo fasciste, le FN compte sur la crise économique, sociale, politique et idéologique pour marginaliser les partis traditionnels et remporter les prochaines élections. En ce sens, la stratégie de Daesh, même s’il ne peut évidemment pas le reconnaître, lui sert parfaitement. C’est en manipulant la peur et la colère, provoquées par le terrorisme, qu’il gagnera des voix (processus politique classique !).

 

Le naufrage de la classe politique

L’insupportable insolence, démagogie et médiocrité des partis politiques qui ont assuré l’alternance depuis des décennies, atteignent des sommets, dissuadant tout/te citoyen/ne conscient/e à leur faire la moindre confiance… créant en cela un « vide politique » car pas d’alternative crédible pour le moment.

 

La crise économique et sociale

Elle est un peu passée au second plan, pourtant cela fait des mois qu’elle dure : lutte contre l loi El Khomri, faillite de l’Europe libérale, chômage, trahison social libérale du PS, accroissement des inégalités, scandales financiers, démagogie à tous les étages….

 

Tels sont les écueils qui rendent aujourd’hui l’avenir plus que sombre.

 

Un point positif cependant : L’ignominie et la violence des derniers attentats n’ont pas enclenché une réaction sociale de rejet de l’Autre et ce, malgré les réactions scandaleuses et imbéciles des politiciens traditionnels et l’ « huile sur le feu » que répand en permanence le Front National. Ce qui reste solide dans cette situation dramatique c’est l’opinion publique et la réaction citoyenne.

Le danger réside dans l’éventuelle répétition de ces attentats qui à la fois vont faire se multiplier les surenchères démagogiques des politiciens et les appels à la haine du FN. Le rôle, jusqu’à présent exemplaire des autorités religieuses et laïques, va être déterminant, de même que l’attitude de tout un chacun/chacune.

Faire échec à Daesh et à ceux qui en profitent c’est, à la fois maintenir et défendre l’esprit de tolérance, de solidarité avec les victimes des guerres (souvent provoquées par nos dirigeants), refuser de chercher un bouc émissaire et continuer à lutter pour défendre nos libertés et les acquis sociaux et politiques.

 

Dans cette tâche qui déterminera notre avenir et celui des générations futures, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes et certainement pas sur les faux prophètes politiques pas plus que sur les propagateurs de haine.

 

            29 juillet 2016-                                                                                                                  Patrick MIGNARD

L'EPREUVE
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CHYPRE : LE FAUX DEPART

Le rejet par le parlement chypriote du projet de loi sur la taxation des dépôts bancaires est instructif à différents égards.

Notons, d’abord, que ce projet était le fruit d’une concertation entre les ministres des finances de l’Euro-groupe et conditionnait une aide financière de 10 milliards pour Chypre. Ce n’était donc pas une simple mesure prise hâtivement par un gouvernement.

Le choix de taxer l’épargne était une innovation plus ou moins reconnue par le ministre chypriote des Finances, Michalis Sarris, qui précisait, il y a quelques jours, que « les mesures prises ont permis d'éviter des coupes dans les salaires et les pensions ». Le choix était donc mûrement réfléchi.

La réaction de la population, une fois encore spoliée dans ce nouveau plan d’austérité new look, ne s’est pas fait attendre… Scénario classique désormais en Europe mais qui généralement ne sert pas trop à grand-chose.

Par contre, la « qualité » de véritable paradis fiscal de Chypre, a déclenché des réactions tout à fait nouvelles. La Russie, dont les milliardaires inondent les banques de l’île par leurs placements, a très mal vu un tel plan qui portait atteinte aux intérêts de ses ressortissants les plus riches. De même la Grande Bretagne voyait d’un mauvais œil la « spoliation » de ses riches expatriés dans l’île.

Le peuple, va encore ! Mais la colère des puissants, faut faire attention !

La décision du parlement arrange apparemment tout le monde, sauf qu’elle ne règle rien du tout du problème initial.

Si le peuple chypriote croit que c’est sa colère qui a fait céder ses dirigeants,… il se trompe ! Par contre le poids des grandes puissances concernées a été probablement beaucoup plus efficace… surtout quand il fut brièvement décidé de ne taxer que les comptes supérieurs à 100.000 euros.

On ne peut s’empêcher de penser qu’il y avait là une extraordinaire occasion de porter un coup sinon fatal, du moins sérieux, à ce que sont les paradis fiscaux. Ce n’est peut-être pas un hasard si les dirigeants européens l’ont laissé discrètement passer.

Demeure cette idée de taxer l’épargne… c’était une innovation. Parions qu’elle n’est pas tombée aux oubliettes et que nous la verrons ressortir dans un autre pays européen.

Restons sur nos gardes !

20 mars 2013

CHYPRE : LE FAUX DEPART
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LANGUE AU CHAT

 

« Il est interdit de parler patois et de cracher par terre »

 

C’était il y a tout juste deux, voire trois générations. Cette consigne trônait dans les salles de classe de la République, au dessus du tableau,… et gare à celles et ceux qui ne la respectaient pas !

 

La République, dans son souci égalitaire et unificateur procédait ainsi à l’éradication des langues régionales accusées de tous les maux, instruments, à ses yeux, du particularisme et de la division. Le français devenait la langue officielle de la république à l’exclusion de toutes les autres.

 

Les rares défenseurs des langues régionales – occitans, catalans, basques, bretons,… étaient considérés – et le sont encore aujourd’hui par beaucoup - dans le meilleur des cas comme de doux passéistes, dans le pire comme de dangereux autonomistes, ennemis de la République, notre mère à tous.

 

L’ethnocide linguistique accomplit, la République forte de sa cause a intronisé le français et a organisé sa défense à travers le monde.

 

Les années passant, les échanges internationaux se généralisant, les marchés se développant, ne vit-on pas, petit à petit, sournoisement se généraliser la pratique de l’anglais, soutenu par deux grandes nations marchandes, l’Angleterre et les Etats-Unis ! Aujourd’hui, un peu comme les échanges commerciaux internationaux se font en dollars, les conversations et les contrats se font en anglais. L’anglais est en passe de supplanter toutes les autres langues. Celle ou celui qui veut embrasser une carrière internationale dans le monde des affaires doit obligatoirement maîtriser l’anglais.

 

Les échanges universitaires se font aussi en anglais et les universités, facilitant de plus en plus les échanges d’étudiants, sont amenées à prévoir des cours en anglais.

 

Il est étrange, aujourd’hui, que certains s’offusquent de ce développement de l’anglais et de son empiètement sur les autres langues. Comment peut-on être pour l’éradication des langues régionales dans son pays, au nom des échanges et de l’unité nationale, et contre la domination d’une langue à l’échelle internationale, favorisant les échanges et l’unité des peuples ? Etrange attitude qui consiste à faire deux poids-deux mesures. Le français deviendrait langue secondaire, voire disparaîtrait au profit de l’anglais ? Mais le français n’a-t-il pas agi exactement de la même manière avec ce qu’il appelait de manière méprisante les patois ?

 

Au nom de quoi le français doit-il être défendu ? Au nom de ce qu’il a lui même commis ?

 

Demain, le français, un patois ?

 

«  Spitting and French speaking forbidden »

 

23 mai 2013

LANGUE AU CHAT
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Billet d'actualité .................................................................................................

EN TOUTE LIBERTE

Cet engouement général et soudain pour la traçabilité, la réglementation a quelque chose de surprenant dans ce monde de liberté de circulation des marchandises, des capitaux et des hommes. Un peu de viande de cheval là où il ne devait y avoir que du bœuf et l’opinion publique s’enflamme… Encore heureux qu’il ne se soit pas agi de porc, voire de cuisses de grenouilles.

Pendant des années, les politiciens, bureaucrates européens, économistes distingués et experts en bonheur universel, nous ont doctement expliqué que le marché, ses lois, ses mécanismes régulateurs, ses facultés à rationaliser les coûts, à écraser les prix et à satisfaire l’intérêt général, ne saurait donner le maximum de satisfaction s’il était entravé par le moindre contrôle.

Et puis, mais tout le monde sait ça : la liberté d’entreprendre, la liberté de produire, la liberté de s’enrichir ont pour fondement essentiel un humanisme dont le marché est l’expression universelle et tangible. Même les « interventionnistes », « sociaux démocrates « et « progressistes » de tous poils se sont convertis à la nouvelle religion.

L’Europe, cette sacro sainte Europe qui devait nous ouvrir des lendemains qui chantent, Haut Lieu de la déréglementation généralisée, de la liquidation des services publics (au nom de la liberté et de l’efficacité), … Voilà-t-il pas que cette Europe apparaît comme un vrai panier de crabes où se constituent de véritables mafias privées, tolérées, de fait par des Etats qui ont depuis longtemps fait le choix de ne plus s’intéresser à des choses aussi inessentielles que la santé publique et les conditions de production de l’alimentation des populations.

Bien sûr, les bureaucraties en place n’hésiteront pas à harceler les petits producteurs pour un robinet mal placé ou une demande d’autorisation mal formulée,… mais les grandes entreprises de l’agro alimentaire sont à l’abri de ces mesquineries,… elles sont les « mères nourricières » du bon peuple et les clefs de voûte d’un système garanti par les puissants qui nous gouvernent… elles agissent en toute impunité jusqu’à la catastrophe et le scandale.

Alors, et alors seulement, tout ce petit monde d’aigrefins, d’empoisonneurs, de politiciens, tombe des nues, s’interroge, « découvre que… », en attendant que ça passe, oublié par l’actualité, remplacé par le Pape, le football ou un quelconque scandale mondain !....

Au nom de la liberté, la spéculation (voir le rôle des traders dans l’ « affaire des lasagnes »), avec la bénédiction de toutes les instances internationales (Commission Européenne, OMC, FMI), structure l’architecture des réseaux qui conduisent toutes les saloperies industrielles dans nos assiettes.

Le peuple a peur des assiettes vides,… on les lui remplit. Faudrait pas, tout de même, qu’il se montre trop exigeant sur la qualité de la marchandise.

16 février 2013

EN TOUTE LIBERTE
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Billet d'actualité ...................................................................................................

LA PEUR

Parlons clairement et sans faux semblants : ce n’est pas dans les sables du désert malien, ni dans les draps de lits des couples hétéro/homo que s’accumule la matière qui tôt ou tard va constituer l’ingrédient de l’explosion sociale. Sans dévaloriser ces deux évènements, qui ont chacun leur importance,… l’essentiel n’est pourtant, actuellement, pas là. Ils constituent, il est vrai, pour le Pouvoir en place un paravent, un dérivatif qui ne saurait gommer l’essentiel : la crise sociale avec son cortège de licenciements, d’exclusions, d’inégalités, de drames et de réformes scélérates en préparation (retraites, droit du travail,…).

Le pouvoir sait cela,… et à juste titre s’inquiète. Un conseiller du Président, qui ne donne pas son nom, ne déclare-t-il pas à propos de la dégradation de la situation sociale : « Tous les ingrédients sont réunis pour que ce soit violent ». Il a raison. Il sait, mieux que tout autre, que l’explosion sociale, c’est comme les tremblements du terre : la question n’est pas de savoir s’il y en aura un, ça c’est une certitude,… mais quand ?

Cette certitude est fondée sur deux choses distinctes mais finalement liées :

  • Les contradictions qui minent notre système ont des conséquences de plus en plus graves… des milliers d’emplois ont été perdus et des milliers d’emplois sont menacés… d’où exclusion, pauvreté, aigreur, révolte ;

  • Le pouvoir n’a aucune solution pour enrayer le processus en cours, pas de politique économique claire, contraintes internationales,… et les syndicats sont impuissants.

Il ne reste plus au pouvoir qu’à rassurer. Or l’agitation médiatico-sympathique du ministre du « redressement productif »(?) commence à s’essouffler. Les résultats sont loin des espérances. Et l’impatience monte chez les actuelles et futures victimes.

L’illusion ne va pas éternellement durer. Il suffira d’un déclic, peut-être mineur, pour que s’enflamme la conscience collective et que se révoltent celles et ceux que l’on a si longtemps grugés par des promesses et des faux-semblants.

Tout est, alors, possible ; le meilleur, mais aussi le pire !

On risque de revivre des expériences du passé qui se perdent dans les mémoires… la répression du mouvement social par les « socialistes ». Ca c’est déjà produit, rien ne dit que ça ne se reproduise pas. Revoyez vos livres d’Histoire.

Les menaces du ministre du l’Intérieur à l‘égard du mouvement social, ne sont pas un hasard. Il sent que le point critique approche,… et après avoir essayé de rassurer, le pouvoir veut faire peur pour éviter la révolte et être obligé de commettre l’irréparable : l’écrasement du mouvement social.

J’exagère ?... On verra bien ! Pour le moment, je prends date !

14 février 2013

 

LA PEUR
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LE COURAGE ASSASSINE

Anna Politkovskaïa, journaliste russe, spécialiste de la Tchétchénie et opposante à cette guerre abjecte vient d’être assassinée à Moscou.

Femme d’un courage admirable, elle est une des rares journalistes à avoir dénoncé les crimes de guerres de l’armée russe dans la petite république du Caucase. Ses ouvrages deviennent désormais des témoignages précieux sur ce qu’il faut bien appeler un génocide silencieux.

Oh, certes les « autorités » vont ouvrir une enquête !... Mais ne nous faisons aucune illusion, il y a gros à parier qu’elle s’enlisera et ne donnera rien.

Comment se pourrait-il que dans un pays gangréné par la pourriture politique, ayant à sa tête un authentique policier qui a exercé dans une des organisations les plus totalitaires et criminelles qui soit, le KGB, l’égal en brutalité et barbarie de l’Inquisition, de la Gestapo ou de la DINA chilienne, on retrouve les auteurs, pardon, les commanditaires, de ce lâche assassinat ?

A qui profite le crime ? Inutile de faire un dessin.

C’est en plein délire raciste d’une Russie dominée par les maffias, dont celle du pouvoir, que survient ce meurtre ; dans une Russie ou le président refuse le statut d’ « être humain » aux Tchétchènes, dans une Russie où l’on fait aujourd’hui la chasse aux Géorgiens.

Il paraît que la Russie a rejoint, depuis la chute du Mur de Berlin, le rang des démocraties et a réintégré le « monde libre »... Sans commentaire.

8 octobre 2006                                                                               Patrick MIGNARD

LE COURAGE ASSASSINE
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DIEUDONNE, LA MALDONNE

 

Il y a quand même quelque chose de surprenant, pour ne pas dire de surréaliste dans cette affaire DIEUDONNE… quelque chose qu’au travers des innombrables articles et commentaires réalisés dans les médias, on n’évoque jamais… pourtant, on ne peut pas dire que personne n’y a pensé… ça crève les yeux !

 

Qu’un personnage soit antisémite, ce n’est hélas, même aujourd’hui, pas exceptionnel. Ce qui l’est plus c’est qu’il fasse de cette dérive morale, métier – et quel métier, celui de « comique », (du moins le prétend-il).

 

Que l’on se commette avec des personnages troubles, à la haine raciste à fleur de peau, que l’on fasse des calembours plus que scandaleux à propos d’événements qui font tâche dans l’Histoire, l’exemple en a été donné par des politiciens qui siègent en toute impunité sur les bancs du Parlement Européen,… et seront à nouveau candidats lors des prochaines échéances électorales… et certainement élus !

 

Mais il y a encore plus surprenant !

 

Devant probablement figurer au Panthéon de DIEUDONNE en raison de son « œuvre », Reinhardt HEYDRICH, principal pourvoyeur de la Shoah, tellement appréciée par l’ « humoriste », malgré ses origines, en partie, juives, avait eu la « chance » d’avoir l’apparence « aryenne ». Ce trait de nature lui permettait de considérer comme des sous-hommes celles et ceux qui ne correspondaient pas aux canons anthropométriques de la « race des seigneurs ». Etaient sous-hommes, dans son esprit et celui de ses semblables, les juifs, les slaves, les tsiganes,… Que dire alors des Noirs et assimilés ? Pour réponse je ne peux qu’évoquer les actualités allemandes et leur manière de présenter les soldats de l’armée française d’origine africaine… des sauvages, voire des cannibales.

 

Tout cela pour dire que Monsieur DIEUDONNE, dans son délire raciste, ne manque pas d’inconséquence. Aux yeux de ceux qu’il prend comme exemple pour leur intention de vouloir débarrasser le monde des Juifs, il est fort probable que vu son origine, la couleur de sa peau, il aurait été envoyé, dans le meilleur des cas dans un zoo, dans le pire devant un peloton d’exécution,… voire dans une chambre à gaz…avec les juifs qu’il condamne ! … et ce sont des gens comme nous, scandalisés par ses dérives actuelles, qui seraient intervenus pour dénoncer la situation qui lui aurait été faite et lui éviter – dans la mesure du possible – une issue fatale.

 

L’attitude de DIEUDONNE n’est pas simplement scandaleuse – avec du scandale on peut faire du fric et ça, il l’a tout de suite compris…- elle est surtout affligeante. Demain ou après-demain, peut-être, se mordra-t-il les doigts d’avoir joué au plus malin lorsque les racistes, les néo-fascistes au pouvoir lui demanderont des comptes, non sur ce qu’il pense, mais sur ce qu’il est.

 

1er janvier 2014

DIEUDONNE, LA MALDONNE
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KOSOVO / SERBIE : JE T’AIME MOI NON PLUS

 

Ayant accueilli des jeunes kosovars réfugiés en France durant la « guerre du Kosovo » à la fin des années 90, nous avons été invité, par leur famille, à plusieurs reprises à nous rendre dans ce « pays », en voie d’indépendance. C’était mon deuxième voyage, mais cette fois par la route.

Venant d’Allemagne et de République Tchèque, la route la plus directe passait par la Hongrie et la Serbie.

Question : Dans l’état actuel de la « question kosovare » qu’en serait-il du « passage » de la Serbie au Kosovo ?

Officiellement toujours partie intégrante de la république serbe, par la volonté des Serbes, et du fait du « statut quo » international, le Kosovo, quoique sous protection internationale, a acquis une large autonomie politique.

Cette situation particulière me faisait naïvement penser que le passage d’une frontière qui n’existe pas, du moins du coté des Serbes, se ferait sans encombre ni formalité, seulement quelques formalités « côté kosovar ». Erreur profonde.

Au détour d’une route de campagne, sans panneau, sans annonce d’une frontière qui n’existe pas (j’insiste sur ce point),… une immense file de voitures et quelques énormes camions stoppés sur le bord de la route au fossé rempli d’immondices (voir photo) sous une écrasante chaleur (plus de 30°C)… probablement un ralentissement quelconque, voir un accident…. Pas du tout !

Moteur stoppé, on part aux renseignements. Essentiellement des voitures allemandes, surchargée de paquets et souvent d’enfants en bas âge, quelques autrichiens, une voiture suédoise, deux françaises, plus la nôtre… renseignement pris, ce ne sont quasiment que des kosovars de la diaspora, de retour, pour l’été, au pays. La file n’ayant pas l’air de vouloir avancer j’en profite pour la remonter… elle parait interminable… un centaine de véhicules… pour arriver à ce qu’il faut bien appeler un poste de douane sommaire (deux baraques de bois) à une cinquantaine de mètres du début de la file, où opèrent avec une lenteur calculée deux cerbères en uniforme de l’armée serbe, le tout sous le regard vitreux de gardes portant le même uniforme, sirotant à l’ombre et armés.

De retour à la queue de la file, qui s’était entre temps allongée de « nouveaux piégés », je constate des mouvement surprenants de véhicules se mettant en double file, essayant de se dépasser, à des vitesses d’escargot, et même, plus surprenant des véhicules réussissant subitement à doubler tout le monde et à se rendre rapidement en début de file ( ?). Le temps ne me manquant pas j’en ai profité pour essayer de comprendre la logique de ces étranges manoeuvres.

Après plusieurs aller-retour je pense avoir compris la combine : une voiture arrive en queue de file, un passager « éclaireur » va « voir » les « douaniers », puis vont, ou appellent leur collègue par téléphone, dans le véhicule,… qui se précipite en tête de file, voire directement au poste de douane.

Question : qu’est ce qui a bien pu se jouer entre les « douaniers » et le véhicule ? Je ne peux pas l’affirmer car je ne l’ai pas constaté de visu mais je soupçonne fortement une corruption passive des « douaniers » qui devaient trouver un billet dans le passeport présenté par l’ « éclaireur » - j’ai appris plus tard que le bakchich était de 5 euros.

Je me suis livré, par expérience, à la même tentative, mais sans billet,…refusant de m’abaisser à cette pratique sordide de « graisser la patte à des flics/militaires »… ma manœuvre a bien entendu échoué sous le regard bovin d’un de ces représentants de l’ordre serbe.

Au bout d’une certain temps et devant cette pratique sordide, de l’agitation s’est manifesté dans la file… les Serbes ont réagi en faisant patrouiller une voiture de flics.

Pourquoi une telle situation de la part d’un pays qui considère le Kosovo comme sa terre et qui, de fait, fait tout pour la présenter comme une terre étrangère ?

La Serbie sait que, malgré toutes les réticences internationales et le soutien de la Russie, elle va perdre le Kosovo qui va inéluctablement devenir indépendant. La seule chose qui lui reste c’est d’humilier les kosovars en les faisant poireauter des heures à une frontière que eux, les Serbes, ne reconnaissent pas, mais qui est souhaitée par ces derniers. Attitude stupide et rendue d’autant plus scandaleuse que les « douaniers » chargés de cette opération débile sont corrompus.

Côté Kosovo les formalités ont été réglées en moins de cinq minutes.

Plus de deux heures ont été perdues inutilement…(les jours suivant l’attente a été jusqu’à 7 heures). Il faisait nuit quand nous sommes arrivé à Prizren. Nous avons quitté le Kosovo par le Monténegro.

Moralité : il n’y en a aucune.

Leçon à tirer : Ne passez pas par la Serbie pour aller au Kosovo L’image de la Serbie ne sort pas grandie de cette expérience.

De manière générale, cette région magnifique est truffée de frontières et « demi frontières » (on peut entrer mais pas sortir et faire des dizaines de kilomètres supplémentaires pour se retrouver de l’autre côté à cent mètres de la frontière qui nous a interdit le passage ( ?) – expérience vécue entre la Bosnie et la Croatie à quarante kilomètres de Mostar) . Serbie, Bosnie Herzégovine, Monténégro, Croatie, Macédoine, dévorées par un nationalisme délirant et une religiosité affligeante, interrompent sans arrêt les déplacements par des attentes à leurs ridicules frontières. Des heures d’attentes, sous un soleil écrasant, ou dans le froid (montagnes du Monténégro), les vapeurs d’essence… pour rien.

2 septembre 2007                                                                    Patrick MIGNARD

 

KOSOVO / SERBIE : JE T'AIME, MOI NON PLUS
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L’ECOTAXE : LE PETIT BOUT DE LA LORGNETTE DE L’ECOLOGIE

 

Apparemment l’écologie a deux avantages : donner un look moderniste et un petit côté « nature » aux programmes des formations politiques en mal de renouvellement, et servir de fonds de commerce et d’instrument de promotion sociale pour une partie de celle-ci- : les « écologistes ». La dernière aventure de l’Ecotaxe en dit long, à la fois, sur la façon dont les politiciens qui se succèdent au pouvoir envisagent l’écologie, mais aussi sur la façon dont celle-ci est perçue dans l’opinion publique…

 

Passons sur le fait que c’est la Droite qui a conçu et créé cette taxe, et qui aujourd’hui se scandalise de son application ( ?). Passons aussi sur le fait que cette même Droite avait confié la gestion de cette taxe à une entreprise privée ( ?).

 

L’effondrement systématique de toutes les mesures dites « écologiques » est symptomatique de la place de l’écologie dans la conscience et le débat politique.

 

Comment peut-on sérieusement parler de croissance et d’écologie ? La croissance marchande, source de gaspillages inouïs, n’est que l’accroissement permanent des biens et services, sans aucune garantie pour le bien être général ; pourtant, elle reste toujours le Saint Graal des politiciens et des économistes officiels. Ils ne savent/ne peuvent pas concevoir un fonctionnement différent du système mortifère dans lequel nous sommes. La petite touche d’écologie à leur programme leur suffit pour sauver – du moins le croient-ils – les apparences.

 

L’Ecotaxe, dans sa conception même est une aberration politique : elle veut sanctionner fiscalement un des fondements du système marchand, la circulation des marchandises. Osons dire clairement, et donnons-nous les moyens, de relocaliser les productions et la consommation ! Mais procéder par des oukases ne sert à rien car en poussant à la révolte des syndicats rapaces comme la FNSEA et le MEDEF, ils permettent à ceux-ci d’entraîner logiquement dans leur sillage le reste de la population qui a pourtant des intérêts opposés ( ?). D’où la confusion générale actuelle.

 

Cette manière absurde de procéder, aussi bien de la part de la Droite que de la Gauche montre qu’elles sont incapables d’avoir une vision alternative du fonctionnement économique et social.

 

Si un changement avait dû se produire, c’est là, et essentiellement là, dans l’organisation économique et sociale de la production et de la consommation qu’il aurait dû se réaliser. Or, rien n’est organisé en dehors de mesures bureaucratiques dont on peut apprécier les méfaits  politiques et sociaux aujourd’hui.

 

5 novembre 2013

 

 

ECOTAXE
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DES « ACQUIS SOCIAUX » AUX… « PRIVILEGES »

Depuis des mois nous assistons à des manœuvres sournoises accompagnées d’un florilège de qualificatifs ayant pour objectif avoué de remettre en question ce que nos prédécesseurs ont réussi à conquérir, souvent de haute lutte : retraites, protection sociale, temps de travail, service public,…

La question de fond du sens de ces conquêtes étant beaucoup trop sulfureuse pour le système en place, toute une batterie de discours, et de pratiques, testés timidement par la Gauche au pouvoir, et repris sans hésitation par la Droite conservatrice, fleurissent dans les médias pour stigmatiser celles et ceux qui veulent conserver ces acquis.

HARO SUR LES « PRIVILEGIÉS » !

Les nazis avaient les Juifs, l’extrême droite, les arabes et les noirs, les libéraux ont les « privilégiés »… oubliant au passage (mais peut-on penser à tout ?) que ce sont les propriétaires du capital qui sont les nantis et les vrais privilégiés… sans parler de la classe politique complice de cette mise à mort.

Le terme de « privilégié » a, il faut le reconnaître, une consonance bien particulière dans notre inconscient collectif. Il renvoie à la Révolution Française et à sa fameuse « nuit du 4 août » qui a une place hautement symbolique dans toute mémoire d’écolier-citoyen…

Pour les « privilégiés » c’est/c’était la guillotine… « Pas de quartier pour les privilégiés », « Les privilégiés/aristocrates à la lanterne ! » …

Le Gouvernement actuel privilégiant (décidément !) le superficiel, le médiatique, le sommaire, le faux semblant… a trouvé dans ce terme le parfait repoussoir pour « honnête citoyen »… Il ne reste plus qu’à marteler ce slogan, et les médias s’y emploient, pour faire de cette catégorie de salariés des monstres d’égoïsme et d’ennemi de la cohésion sociale, bref des « ennemis des valeurs de la République » ( ?)

Il faut dire que ces « privilégiés » font désordre dans une vision libérale du monde marchand… En effet, ce sont non seulement des salariés qui ont réussi à arracher des avantages au Capital, qui donc lui coûtent,… et qui, de plus, sont un très mauvais exemple dans la mesure où ils peuvent donner de « mauvaises idées » aux jeunes générations.

DU GUEUX AU… « PRIVILEGIÉ »

Quand on se donne la peine d’y regarder de plus prés, ces fameux « privilèges » faisaient, il y a quelques décennies seulement, aussi bien la joie des salariés qui amélioraient leur vie, étaient un objectif pour les autres… et étaient acceptés par leurs patrons qui acquéraient, contre mauvaise fortune bon cœur, un label de « social » et surtout,… une garantie de paix sociale.

Ces « privilèges » que l’on appelait alors les « acquis sociaux » que les politiciens de tous poils se vantaient, un peu rapidement, d’avoir accordés ( ?), étaient en fait le produit de luttes opiniâtres de la part de « gueux », de « prolétaires », de la « masse » à la fois craints des possédants mais qui leur était nécessaire pour engranger les profits.

A partir des années 70, la mondialisation marchande a largement relativisé le poids des salarié-e-s ce qui a eu deux types de conséquences

  ils se sont retrouvés dans un marché mondialisé de leur force de travail et de ce fait ont perdu de leur importance (modernisation technique de la production, délocalisations) ;
  ils ont vu remis en question leurs acquis par le capital qui, d’une part fait des économies sur leur dos pour faire face aux contraintes de la concurrence inter capitaliste, tout en profitant de leur faiblesse pour liquider ces acquis.

Le glissement sémantique d’ « acquis sociaux » à « privilèges » s’est fait tout logiquement dans le cadre d’une reprise en main par les gestionnaires du capital pour déconsidérer les bastions les plus combatifs des salariés, mais aussi pour soulever contre eux le reste de leurs collègues qui, par comparaison à leur situation, mesurent un décalage qui leur parait « défavorable ».

Le système marchand réussi ainsi le tour de force extraordinaire de faire d’un positif social un,… négatif, et de faire en sorte que l’aspiration au mieux soit transformé en l’aspiration à… une régression sociale collective ( ???).

A faire admettre à tous que, pour le « bien collectif », il faut « vivre moins bien » ( ???).

A faire croire que l’accroissement de la richesse est un facteur inévitable et juste d’appauvrissement ( ???)

A faire croire que moins on a besoin de travail, plus il faut travailler ( ???)

Cette manœuvre idéologique de la part des gestionnaires du capital est particulièrement sordide et abjecte : combinant le mensonge et la haine, elle tend à diviser les salariés pour les affaiblir participant ainsi à leur atomisation, les rendant de plus en plus désarmés face à un patronat tout puissant.

La Gauche, quant à elle, ou du moins ce qui se prétend être « de Gauche » (PC, PS et autres groupuscules de notables repus,…), un peu gênée aux entournures, et portant le poids politique et moral des premières atteintes grave à ces acquis, dans les années 80, fait le dos rond espérant que la colère se portera sur une Droite décomplexée qui elle n’hésite pas à engager cette coupe réglée des acquis sociaux sous la haute vigilance du MEDEF.

UN COMBAT ESSENTIEL

L’infra « politisation », au sens noble du terme, des organisations politiques et syndicales rend ce combat difficile car, les premières, bureaucratisées, imbibées d’une culture électoraliste et souvent gestionnaire, hésitent, et même se refusent, à poser la question dans ses vrais termes. Les secondes, les « officielles » elles aussi largement bureaucratisées, quand elles ne sont pas liées aux premières, ne s’en tiennent qu’à des conceptions et revendications catégorielles qui faussent l’analyse et le message. Toutes se complaisent dans une situation qui, à court terme, correspond à leurs intérêts dérisoires.

Les acquis sociaux ne sont pas des privilèges, ils sont le produit inaliénable du combat contre un système essentiellement inégalitaire et qui instrumentalise l’être humain.

Les acquis sociaux, dont les « régimes spéciaux » font partie doivent être des exemples, des buts, des objectifs, des guides, des références pour tout salarié. Ils sont l’étalon des luttes sur lequel celles-ci doivent se caler. On accepte plus, mais pas moins.

Le soutien aux défenseurs des « acquis sociaux » est un impératif catégorique, politique et moral absolu. Il y va des acquis actuels, mais aussi des conditions de vie des générations futures. Entrer dans le jeu pervers du discours gestionnaire officiel, c’est non seulement trahir les luttes du passé, rendre caduque les sacrifices de celles et ceux qui ont lutté et nous ont laissé un héritage social, mais hypothéquer gravement l’avenir de nos descendants.

La lutte engagée dépasse largement le cadre étroit d’un secteur, d’une profession, d’un statut particulier.

Ce qui se joue c’est un rapport de force fondamental entre celles et ceux qui créent la richesse et celles et ceux qui en profitent impunément et inégalitairement.

Ce qui se joue c’est un ordonnancement social, une manière d’être socialement, de reconnaissance… bref de dignité.

Capituler c’est trahir celles et ceux qui se sont aussi battu pour nous.

Capituler c’est laisser un monde socialement et politiquement en ruine à nos successeurs.

Patrick MIGNARD

17 novembre 2007

Voir aussi :
« ACQUIS SOCIAUX : RIEN N’EST JAMAIS ACQUIS »
« ILS NE CEDERONT PLUS RIEN »
« NÉGOCIER, MAIS NÉGOCIER QUOI ? »

 

 

DES &quot;ACQUIS SOCIAUX&quot; AUX... &quot;PRIVILEGES&quot;

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Rédigé par Nicolas Mignard

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