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Publié dans : #matiere a reflexion

NOUS SOMMES TOUS DES PROSTITUE(ES)

"Provocation gratuite (si j'ose dire) s'exclameront des plus vertueux ou les plus myopes. Pourtant à y regarder de plus prêt il y a quelque chose de troublant de vérité dans cette affirmation que bien peu sont prêts à déclarer publiquement. Voyons ça sérieusement. Parmi les multiples mesures répressives qui sont actuellement en train d'être mises en place par le Gouvernement C.R.S. (Chirac-Raffarin-Sarkosy) la lutte contre la prostitution, et pas simplement le proxénétisme, tient une place de choix. Ceci s'explique probablement par l'impact idéologique et politique d'une telle mesure, la prostitution ça fait sale et désordre, ce qui convient parfaitement à la philosophie puritaine qui fait son grand retour comme chacun sait, la Gauche c'était la débauche (sic).

Analysons le fait « prostitution ».

A un niveau d'analyse tout à fait superficiel, la prostitution est considérée comme une simple activité économique et la preuve la plus officielle qui soit c'est que l'Etat en tire profit puisque les prostitués(es) sont imposé(e)s sur leurs revenus. La chose peut paraître étrange puisque la législation condamnant le proxénétisme qui est l'acte de vivre de la part d'un tiers de la prostitution d'un(e) autre, l'Etat se livre exactement à la même activité mais lui le fait officiellement et ses prélèvements vont dans son budget.

Cette activité économique est productrice d'un service marchand. Il y a une demande face à laquelle se constitue une offre. Un prix se fixe lors de la confrontation de cette offre et de cette demande le prix n'est ni administré, ni réglementé, il se fixe librement en une pure démarche libérale ce qui devrait satisfaire nos actuels dirigeants.

Mais diront les cuirs sensibles, c'est un service un peu particulier puisque ce qui est l'objet de cette activité c'est le corps (façon élégante de dire que cest le cul). C'est exact. Dés lors, on croit quitter le simple aspect économique, qui à priori ne nous apprend pas grand chose, sinon des choses pas très propres de la part de l'Etat, pour entrer dans ce qui paraît essentiel, le moral.

Et c'est là que lon commet la première erreur.

En effet, le moteur de la prostitution n'est pas l'immoralité ou l'amoralité, ou la perversité mais la nécessité, le besoin, l'impératif de survie de la part de celui, de celle qui se prostitue. Autrement dit le discours sur la morale cache, et ce n'est pas un hasard, l'essentiel du problème, de la vraie question : la situation économique et sociale, des femmes, parfois des hommes, voire des enfants qui se livrent à la prostitution. Le discours moral devient alors superficiel et même hypocrite il cache la réalité qui est à l'origine même de la prostitution. D'ailleurs, les associations qui oeuvrent en faveur des prostitué(es) n'interviennent jamais sur l'aspect moral mais au contraire sur la situation économique de ceux/celles-ci. Elles essayent de faire sortir les prostituées de leur situation en les insérant économiquement et socialement, c'est à dire en trouvant un substitut à la prostitution en terme de revenu.

Mais il y a plus grave encore. La prostitution nous apparaît, dans son principe comme le summum de la déchéance : être obligé de se vendre pour vivre.

Et c'est là que l'on commet la deuxième erreur.

En effet, sur le principe, quelle différence y a-t-il à vendre son cul ou son cerveau ? son cul ou ses bras ? Quelle différence, toujours sur le principe, y a-t-il à vendre son corps pour le plaisir d'un autre ou pour le profit d'un autre ? Quelle différence de considération (en tant quêtre humain) y a-t-il pour celui/celle qui est ainsi instrumentalisé(e) ? Force est de constater qu'il n'y en a aucune. La différence porte sur l'objet de ce qui s'échange et non sur le principe qui est rigoureusement le même : on utilise l'autre, ce dont on a besoin de lui, non pas en le considérant comme un être humain respectueux de ce qu'il est, mais en considérant simplement ce qui peut être utile à celui qui l'achète : dans un cas c'est le cul, dans l'autre le cerveau ou les bras. « Jai besoin de lui, je le prend je n'en est plus besoin, je le vire » dit légitimement et en toute amoralité celui qui paye. Or il n'y a pas que la prostitution qui fonctionne comme cela, c'est tout le salariat, fondement même de notre société marchande qui fonctionne de cette manière et donc, d'une certaine manière nous sommes donc tous(tes) des prostitués(es). [ ndlr : Dans son ouvrage "Abécédaire de l'ambiguïté", Albert Jacquard développe cette idée à la lettre P]

Mais va-t-on me répliquer vous assimilez prostitution et salariat. Je ne les assimile pas, je constate simplement quil sont basés l'un et l'autre sur le même principe : l'instrumentalisation de l'être humain à des fins qui lui sont étrangères (le plaisir de l'un, le profit de l'autre) et que, si l'on fait exception de l'aspect dit moral, il s'agit d'une même pratique sociale.

Mais rétorquera-t-on, on ne peut pas faire abstraction de l'aspect moral. Observation très mal venue concernant un système, le salariat qui est parfaitement amoral, ne serait ce que parce que c'est le calcul économique (rentabilité, baisse des coûts), et lui seul, qui dicte la manière dont les individus vont pouvoir vivre : gagner leur vie par l'emploi et pouvoir consommer grâce à leur revenu. Ceci est tellement vrai que dans certaines sociétés (Allemagne, Pays Bas) qui ne sont portant pas considérées comme des sociétés dépravées, la création d'Eros Center, véritables entreprises de services, ont donné à la prostitution son véritable aspect, celui d'une production marchande avec un personnel rémunéré, reconnu socialement et bénéficiant de toutes les garanties propres au salariat (couverture sociale, retraites).

Conclusion de tout cela. La prostitution est un pur produit d'une société inégalitaire basée sur l'instrumentalisation des êtres humains ce qui explique que dans ce type de société, son éradication est tout simplement impossible. Remettre en question le principe de la prostitution aujourd'hui c'est remettre en question le principe même du salariat ce que ne fera jamais un Etat qui a justement pour mission de garantir sa pérennité.

Le gouvernement C.R.S, dans cette affaire, comme dans tant d'autres nous le verrons, montre sa véritable face de faux cul (si je puis mexprimer ainsi concernant ce sujet). La répression qui va frapper les prostitués(es) n'aura qu'une seule conséquence : la clandestinité de cette activité.

« Cachez ce sein que je ne saurais voir » TARTUFFE (Molière)

     20 Février 2003                                                                       Patrick MIGNARD

 

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LES MYTHES ECONOMIQUES

"Au Moyen Age, lorsqu'on voulait justifier et faire accepter leur situation à celles et ceux qui étaient les victimes du système politique et économique dominant, on leur expliquait deux choses. La première c'est que c'était la « volonté de Dieu ». La seconde c'est que « dans une vie future, après la mort, ils atteindraient la félicité et ce, en proportion de leur humilité et de leur obéissance ici bas » ; et ça a marché pendant quelques siècles. Aujourd'hui, Dieu et le Paradis ne sont plus au hit parade des croyances il a fallu trouver autre chose.

DE LA VOLONTE DE DIEU AU GENIE DE L'HOMME

Le « Siècle de Lumières » à largement laïcisé l'activité des hommes, et par voie de conséquence les systèmes économiques et politiques qui depuis ont vu le jour. Dieu n'est plus le socle essentiel sur lequel se fonde l'édifice social, politique et économique, il n'est plus qu'un sous produit de l'angoisse métaphysique qui tourmente chaque être humain qui n'a pas pris la mesure de la dimension de son génie. La « révolution marchande » qui a, peu à peu, (du 12e au 18e siècle) miné le substrat idéologique du Moyen Age à remplacé la crainte de Dieu, par le stress des affaires. Le commerçant, quand il se lève le matin n'est pas obsédé par Dieu ou le Diable, mais par la réussite ou la faillite de son commerce. La « révolution industrielle » a parachevé cette oeuvre. Désormais le mot d'ordre n'est plus le Paradis, mais le Progrès et dans le cas où lon garde tout de même (sait-on jamais !) le premier, l'un ne pouvant aller sans l'autre.

Ainsi du milieu du 19e siècle jusqu'à loin dans le 20e, le Progrès a été de toutes les aventures idéologiques humaines même l'Eglise, pourtant si réticente, et on le comprend, a été obligée de se mettre à la page.

Reprenant la même rhétorique, mais cette fois en plus laïque, les nouveaux prêtres de l'économie de marché ont réussi à convaincre la multitude que leur génération sacrifiée, par le travail, servirait aux générations suivantes. C'est le même discours que le système soviétique a d'ailleurs servi à ses exploités on connaît la suite. Le Paradis n'était désormais plus au Ciel (surtout qu'avec la naissance de l'aviation, le doute s'installait), mais dans le Futur affirmation moins risquée.

Progrès scientifique, progrès économique et progrès social constituaient le triumvirat de la réussite et du bonheur. En douter était comme au Moyen Age douter de l'existence de Dieu une sorte de pensée hérétique.

Pourtant au bout de quelques années le doute s'est installé. La condition ouvrière, la colonisation, les guerres entre pays riches, le chômage, la misère ont miné la confiance du peuple pourtant compensée par les progrès spectaculaires dans la communication, les transports, la médecine. Mais le bonheur est-il un équilibre entre la douleur et la jouissance ?

Aujourd'hui, avec le recul de l'Histoire le doute n'est plus permis, du moins pour les plus lucides : le génie de l'homme, dont le progrès technique est une manifestation, n'a pas rendu l'humanité, plus heureuse, plus juste, plus harmonieuse. Laccroissement incessant des inégalités et la destruction massive de l'environnement fait croire même au contraire. Alors ?

Alors, on a tout simplement inventé de nouveau mythes.

LES NOUVEAUX MYTHES

La particularité de ces nouveaux mythes est d'être plus modestes, moins voyants et, disons le mot, plus pédagogiques, en ce sens qu'ils justifient, plus qu'ils n'exaltent, qu'ils se placent plus dans le système qu'ils ne le transcendent.

Le « fordisme », (du nom de Ford, le constructeur automobile) pur produit de lindustrie américaine en pleine croissance qui avec la plus grande assurance affirme au début du 20e siècle que le système économique, dont il est le chantre, apportera prospérité et bonheur universel il donne à voir aux sceptiques son propre fonctionnement : en augmentant le salaire de ses ouvriers, il leur permet d'acheter ses propres voitures. Ca a marché un temps mais on n'a pas pu en tirer une règle générale l'Histoire l'a montré. (Nous reviendrons sur ce paradoxe dans un autre article).

Ainsi en est-il de la « participation » qui a pour faculté de briser la barrière entre les possesseurs du capital et celles et ceux qui nont que leur force de travail pour vivre, pratique qui va du simple « intéressement » à la production, jusqu'à la possession de parts du capital (actions) par les salariés. Expérience mainte fois répétée dans les pays développés, mais elle non plus n'est cependant pas venue à bout des contradictions d'un système essentiellement basé sur le calcul économique et l'instrumentalisation des individus. Quand s'est inéluctablement développée la mondialisation marchande, quand la concurrence acharnée entre vieux pays développés au riche passé social et les jeunes pays aux coûts de production ridiculement bas est devenu essentielle, quand les salaires ont pu être comparés au niveau mondial, les « apparences » ont volé en éclats, et la participation, au même titre que les « acquis sociaux », autre mythe, ont disparus, ou tendent à disparaître.

Le « développement durable » : c'est le mythe à la mode aujourdhui en passe de supplanter celui de « la croissance » (sur lequel nous reviendrons dans un autre article), censé allier les exigences et les contraintes de la production marchande avec le respect de l'environnement. Devant le désastre écologique provoqué par la course aux matières premières, au gaspillage affolant de l'énergie, au déchaînement sans limite de la production de nuisances, alliée à une course effrénée à la baisse des coûts de production, il a fallu apaiser les craintes montantes d'une population qui, a trop consommer, craint de mourir étouffée par ses propres déchets. Le docte discours économique va donc concilier ce qui est parfaitement irréconciliable : le calcul marchand et l'équilibre de la nature, car les gestionnaires du système ont compris que la vérité est incomparablement moins importante que ce à quoi les gens croient, ou soient prêt à croire, pourvu que leurs intérêts immédiats sont préservés.

La « modernité », vieux mythe ravalé, qui a lintérêt déchapper à des explications économiques qui savèrent finalement erronées (voir les précédent mythes). La modernité n'a pas à se démontrer ou à se justifier elle s'impose. Mais attention, la modernité ne porte que sur l'apparence, pas sur l'essentiel : par exemple il est « moderne » de virer des salariés en surnombre, de supprimer le salaire minimum, ou de liquider le service public, mais il est épouvantablement incorrect de remettre en question l'appropriation privée du profit qui est pourtant une pratique qui n'a rien de très moderne puisque datant, dans le système, du 19e siècle. La aussi, concernant la modernité, tout est sur les apparences, le clinquant, le pseudo novateur et autre « miroir aux alouettes ». On ne dira plus « patrons », mais « entrepreneur », on ne dira plus « chômeur », mais « demandeur d'emploi » ou « bénéficiaire de plan social », on ne dira plus salarié, mais opérateur. Le chic étant dailleurs de remplacer le français par l'anglais qui comme chacun sait est une langue tout ce qu'il y a de moderne.

Le système marchand a produit, et produit, des mythes qui permettent de faire accepter à tout un chacun une réalité quil ne comprend pas mais qu'il sent plus ou moins hostile. Servies par des moyens de communications d'une puissance sans égal dans l'histoire humaine, s'imposent des images totalement fabriquées par des spécialistes politiques de la mystification.

février 2003                                                         Patrick MIGNARD

 

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NE PAS CONFONDRE GAUCHE ET MOUVEMENT SOCIAL

Sur bien des points, la gauche ne se distingue guère de la droite. Elle est un mythe savamment entretenu par ses organisations, qui piège aujourd’hui la réflexion et l’action politique. Ce constat oblige à poser la question du changement.

Dans la plupart des discours, des débats, des forums, des tribunes il apparaît comme « naturel » et « logique » de lier l’avenir de la gauche au devenir du mouvement social et de faire dépendre le changement social d’une renaissance de la gauche. Singulière attitude qui oublie ce qu’est la gauche et ce qu’est un changement social.



S’il s’agit simplement de faire jouer une alternance politique avec la droite, alors la gauche suffit largement, ça ne bouleverse pas grand-chose et l’on est sûr du résultat. S’il s’agit par contre de poser une nouvelle conception de l’organisation sociale, de nouveaux rapports de production et de distribution des richesses entre les individus de la société, alors on fait fausse route. À quoi peut bien servir la gauche ? On a aujourd’hui une réponse, claire, précise et argumentée par près de vingt ans d’expérience.
La gauche est-elle une référence en matière de valeurs ? Par rapport à la droite, certainement pas, je ne prendrai pour exemple que l’appel à voter pour Chirac face à Le Pen, appel (juste politiquement et électoralement) qui s’est fait au nom des « valeurs républicaines ». Il y a donc bien les mêmes valeurs entre la droite et la gauche. Sur quoi porte alors la différence ? Bonne question. La gauche est-elle une référence en matière d’économie ? S’il s’agit de préserver et de gérer le système marchand, la gauche en est parfaitement capable (la Bourse ne s’est jamais aussi bien portée que sous la gauche), la pauvreté a progressé comme avec la droite, les licenciements, le chômage, les délocalisations et les profits.

Le salariat, qui est un système inégalitaire basé sur l’instrumentalisation de l’individu (j’en ai besoin, je le prends, je n’en ai plus besoin, je le vire !), a parfaitement été préservé. Sans parler des privatisations. La gauche est-elle une référence en matière de social ? L’écart entre les plus riches et les plus pauvres s’est accru comme sous la droite... Extension de la pauvreté, des sans-logis, des exclus. Les 35 heures ont été appliquées de manière complètement débile, quant aux retraites on n’a même pas osé y toucher (de peur d’avoir les mêmes solutions que la droite ?). La marchandisation de la santé et du social s’est « normalement » développée. La gauche est-elle une référence en matière d’écologie ? Avec un (le) parti écologiste au pouvoir, on allait voir ce que l’on allait voir. On n’a rien vu. Si, excusez-moi, on a emmerdé les chasseurs (je ne le suis pas), mais à part ça : usines pourries, nucléaire, bateaux poubelles, marées noires... Rien n’a vraiment changé. Le seul avantage de la gauche, c’est de pouvoir faire passer facilement des réformes impopulaires que la droite ne pourrait faire passer. Les autres soi-disant « démocraties modernes » procèdent de manière semblable. Quand on sait de plus que la gauche est composée de partis, instruments de promotion sociale de toute une bureaucratie qui ne vit qu’au rythme des sondages et des élections, on se demande bien ce qu’il y a à réformer ou à reconstruire, et s’il y a quelque chose à réinventer ce n’est certainement pas ça, ni avec ces gens-là. Il y a donc un mythe de la gauche, savamment entretenu par ses organisations, qui piège aujourd’hui la réflexion et l’action politique.
Je pense que changement ne veut pas dire « réformes permettant de supporter une situation qui, fondamentalement, instrumentalise l’individu et le soumet à des lois (celles du marché) qui ne vont absolument pas dans le sens de ses besoins ». Or, c’est cette situation qui est la nôtre, à l’échelle mondiale. Le système marchand a une logique, des lois, qu’il s’agit de remettre en question. Ce n’est donc pas la mondialisation libérale ou néolibérale qui est à remettre en question, mais bien la mondialisation marchande. Or, on peut le constater tous les jours, les organisations politiques, voire les organisations antimondialistes, ne remettent jamais en question la mondialisation marchande. Pourquoi ? Le rapport marchand, ou rapport salarial, est considéré comme un acquis définitif qui ne saurait être remis en question. C’est ce qui explique que, dans des « défilés de mode » comme Porto Alegre, des politiciens de droite comme de gauche puissent venir faire la « danse du ventre » devant les médias internationaux. Changement social veut dire changer les relations entre les individus dans l’acte de production et de redistribution des richesses.

L’Histoire nous montre qu’un changement de rapports sociaux ne se fait que lorsque de nouveaux rapports sociaux prennent concrètement, et même idéologiquement, le relais. Ce n’est pas la possession de l’État qui permet ce changement, de même que le volontarisme politique n’est pas suffisant pour changer les rapports sociaux (voir l’échec de l’expérience soviétique). C’est donc un remaniement total de nos conceptions, de nos pratiques politiques que nous devons faire. C’est à une analyse des limites du salariat que nous devons procéder. L’organisation politique, au sens large, n’est qu’un moyen dont l’objectif est la mise en place concrète de nouvelles relations économiques et sociales : des pratiques concrètes d’échanges, de production, de nouveaux rapports producteurs-consommateurs, dans le domaine agricole en particulier, la généralisation de ce que l’on appelle le commerce équitable sont probablement les moyens les plus efficaces pour porter des coups déterminants au système marchand. C’est en repensant la forme des luttes, par la remise en question de la marchandise (dans les services, par exemple, la lutte pour la gratuité), que l’on développera la conscience collective de tous les acteurs de ces luttes et même des usagers, autrement dit des citoyens-nes. C’est à cette pratique économico-sociale concrète que nous devons nous atteler pour prévoir le changement... pas en faisant confiance aux politiciens démagogues.

3 Février 2003                                                       Patrick MIGNARD

 

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