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Publié par PM sur
Publié dans : #SPECIAL TOULOUSE

Toulouse, entre les deux tours de l’élection présidentielle, dans une tribu d’Indiens qui n’est pas habituée à participer au scrutin. Nico, qui n’est même pas inscrit sur les listes électorales, culpabilise et craint la victoire de la fille « N’a-qu’un-œil ». Cette issue serait terrible pour l’avenir de son peuple. Il a 40 ans, une fille et se dit que c’est à son tour d’agir. 
 
Il décide de se tourner vers les Indiens les plus expérimentés, dont Gérard, issu de la génération 68. Dans les années 80, Gérard a participé activement à la lutte contre le parti de « N’a-qu’un-œil » avec de nombreux jeunes Indiens à Toulouse. Ensemble, ils ont créé le SCALP (Section Carrément Anti Le Pen). 
 
En écoutant cette histoire, Nico se rend compte de la puissance de l’Homme blanc, des Tuniques bleues et de la télévision. Il se demande si la survie de son peuple n’est pas conditionnée par le partage et la transmission d’une culture, autant que par la dynamite. 

Une coproduction Le-loKal Production et France Télévisions
Avec le soutien du CNC, de la Région Occitanie et de la Procirep-Angoa

 

DOCUMENTAIRE
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Publié dans : #SPECIAL TOULOUSE
CHINOISERIES

Aéroport de Toulouse : "les masques vont tomber dans les sept prochains mois"

Par Florine Galéron  |   15/09/2017

Au-delà du départ symbolique de Jean-Michel Vernhes de la tête de l'aéroport de Toulouse, la plateforme pourrait connaître un nouveau tournant au printemps 2018 puisque l’État doit décider s’il met en œuvre l’option de vente à Casil Europe des 10 % de ses parts restantes d’ATB. Pour les opposants à la privatisation, "les sept prochains mois seront cruciaux pour l'avenir de l'aéroport".

Révélée ce jeudi par La Tribune, l'annonce du remplacement surprise de Jean-Michel Vernhes de la présidence du directoire de l'aéroport de Toulouse* est hautement symbolique. À la tête de la plateforme aéroportuaire depuis 1999, Jean-Michel Vernhes est une figure du transport aérien. "Il a mené pendant des décennies une gestion saine de l'aéroport jusqu'à l'arrivée de Casil Europe (en avril 2015, cette société chinoise a racheté 49,99 % des parts de la société Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB), auparavant détenues par l'État, NDLR). Avant ce rachat, l'aéroport ne reversait que la moitié des bénéfices aux actionnaires et pas l'intégralité comme maintenant", estime Marc Péré, président de Métropole citoyenne, groupe politique d'opposition au conseil communautaire de Toulouse Métropole.

Ce dernier présentera une motion en assemblée le 3 octobre prochain pour dénoncer "une spoliation", mettant en cause "la gestion financière de l'aéroport au service du développement économique de notre territoire, et non au service d'intérêts financiers qui menacent son avenir".

L'actionnaire chinois va-t-il devenir majoritaire ?

"Les sept prochains mois seront cruciaux pour l'aéroport, afin de savoir si le capital reste dans les mains de la puissance publique", lance Marc Péré. À partir du 18 avril 2018, l 'État aura en effet six mois (renouvelable une fois) pour décider s'il met en oeuvre l'option de vente à Casil Europe de ses 10,01% de parts restantes. Avec 60% des parts, l'actionnaire chinois deviendrait majoritaire au sein du capital de l'aéroport.

Les actionnaires locaux qui détiennent les 40 % de capital restant (CCI 25 %, Département 5 %, Région 5 % et Métropole 5 %) veulent tout faire pour empêcher cette prise de contrôle de Casil Europe. "Nous serons prêts à examiner le rachat d'une partie ou de l'intégralité des 10,01%", explique par exemple Bernard Keller, vice-président de Toulouse Métropole en charge de l'aéronautique. "On pourrait même imaginer une participation citoyenne", complète Pascal Boureau , représentant du Conseil départemental de Haute-Garonne au sein du conseil de surveillance de la société ATB.

Mais pour les opposants à la privatisation, le mal est déjà fait. Marc Péré dénonce notamment les 7,85 millions d'euros de dividendes versés aux actionnaires fin juin dont 1,5 million issu des réserves financières de l'aéroport.

Christophe Lèguevaques, l'avocat du collectif contre la privatisation d'ATB pointe de son côté "un double discours" :

"L'offre présentée par l'actionnaire chinois prévoyait 800 millions d'euros de travaux pour développer l'infrastructure aéroportuaire. Or, on s'aperçoit que les actionnaires empruntent via les dividendes et les réserves de l'aéroport l'argent nécessaire pour réaliser des travaux. Autre double discours, la société avait évoqué oralement une aide au développement économique local notamment sur le Parc des Expositions ( et la troisième ligne de métro, NDLR) mais ce n'est pas le cas. Les masques vont tomber dans les sept prochains mois".

De leur côté, les actionnaires locaux estiment que cette stratégie répond à une logique économique.

"Casil Europe a investi 300 millions d'euros et escompte un retour sur investissement. On a toujours su que c'était du pipeau, que l'actionnaire n'irait pas donner de l'argent pour des investissements non rentables", avance Pascal Boureau.

Même raisonnement pour Philippe Robardey, président de la CCI de Toulouse qui estime qu'"il fallait une grande naïveté pour penser que Casil Europe allait investir sans retour sur investissement".

Deux ans après la cession des parts de l'État, le feuilleton judiciaire n'est pas terminé. Le collectif opposé à la privatisation a déposé un recours devant le tribunal administratif contre l'opération, la décision en appel est attendue pour le premier trimestre 2018.

*Contactée par la rédaction, la direction de l'aéroport de Toulouse n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet.

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