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Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

RIEN N’EST JAMAIS ACQUIS….

 

 

Ce qui vient d’arriver en Espagne à propos de la loi sur l’avortement ne peut surprendre que les naïfs. Ce recul historique sur des droits chèrement acquis n’est qu’un épisode du fonctionnement de ce que l’on appelle improprement une « démocratie ».

 

Ce que l’on appelle un fonctionnement démocratique n’est qu’un lent va et vient des rapports de forces entre classes sociales. Le mythe démocratique, largement entretenu par les véritables détenteurs du pouvoir, les classes possédantes, est de faire croire que ce qui a été acquis par la lutte l’est définitivement… endormant le bon peuple dans une torpeur qui lui fait abandonner sa vigilance et son désir de défendre ses acquis.

 

Le culte de la loi est une véritable escroquerie. La loi n’est que la formalisation, à un moment donné, d’un droit accordé sous la pression ou à la suite d’une lutte. Dés que cette pression, ou la menace de la lutte, s’estompe,… le droit est remis en question.

 

Or, justement, le mythe démocratique – et tout le discours pseudo républicain qui le fonde, l’entoure et moralement le justifie - permet d’entretenir cette illusion de l’acquis définitif. C’est la fonction essentielle des politiciens d’entretenir parmi le bon peuple cette illusion. Dès que celui-ci baisse les bras ou tourne le dos,… les droits disparaissent.

 

Qui aurait osé imaginer il y a seulement vingt ans les reculs inouïs que connaissent les conditions de travail, la durée du travail, les droits à la santé, à la retraite, la liquidation des services publics,…. Personne ! Celle ou celui qui aurait prédit ces reculs serait passé pour un liquidateur ou un fou !... Et pourtant !  Tous les acquis depuis la Libération sont en train de disparaître, et le discours officiel, de droite comme de gauche justifie ce recul au nom d’une soi-disante obligation économique, dont on sait qu’elle ne profite qu’aux plus riches.

 

Hier c’était au nom de Dieu qu’il fallait faire des sacrifices, les prêtres le répétaient à satiété au bon peuple. Aujourd’hui c’est au nom d’impératifs économiques (définis par qui ? au service de qui ?) que les nouveaux prêtres, les experts économiques, font la leçon à ce même bon peuple. Et celui-ci intègre ces nouvelles « valeurs » érigées en impératifs moraux démocratiques par les politiciens.

 

Quand la situation devient insupportable, les anges « gardiens du système » nous inventent des boucs émissaires sur lesquels nous pouvons éructer toute notre rancœur,… et c’est ainsi que naît le fascisme car au nom de l’ordre – forcément troublé – on instaure un état fort propice aux affaires.

 

La perte des acquis est un indicateur de la pente dangereuse sur laquelle nous sommes.

 

Soyons vigilants !

 

25 décembre 2013

RIEN N'EST JAMAIS ACQUIS
Publié par PM sur
Publié dans : #dessins d'actualite
HANDICAPES... VOS PAPIERS
Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

LES ECOLOGISTES SONT-ILS BIODEGRADABLES ?

 

 

Un produit biodégradable est, en principe un produit qui, une fois ayant servi à satisfaire un besoin, a la faculté de se décomposer en ses différents composants pour disparaître dans la nature. A l’inverse, un produit qui n’est pas biodégradable est un produit qui, une fois qu’il a servi, ne peut pas se décomposer en éléments réintégrables dans la nature… et pollue celle-ci.

 

Peut-on appliquer ces définitions aux politiciens, et plus particulièrement aux écologistes ? Oui ! Et pourquoi plus particulièrement à ceux-ci ? Parce qu’à la création de leur parti, ils – les écologistes - avaient formulé des critiques acerbes et forts justes à l’égard d’une classe politique parasite, affairiste et auto reproductrice. Ils avaient dit simplement, vouloir « faire de la politique autrement ».

 

« Faire de la politique autrement », c’était :

 

  • pas d’affairisme et de magouilles d’appareil,
  • poser des questions essentielles sur la défense de l’environnement et se donner les moyens d’infléchir les politiques mises en œuvre.

 

Est-il besoin de faire de longs développements pour démontrer la faillite de ce double projet ?

 

En guise d’élus (écologistes) d’un type nouveau, nous avons une catégorie de politiciens qui non seulement ne permet aucune progression – sur le fond - sur le terrain de la défense de l’environnement, mais aussi, et surtout, passe son temps à gérer leurs situations privilégiées, apanage de tous les élus.

 

Bien sûr, rétorquera-t-on, à juste titre, tout ne peut pas être fait spontanément… Mais c’est nous prendre pour de fieffés imbéciles que de nous faire croire – au regard de ce qui est de notoriété publique – que ces « élus d’un type nouveau » ont des « pratiques nouvelles ».

 

Souvenez vous,… celles et ceux qui avaient défendu la thèse de la rotation des postes pour éviter la bureaucratisation – et donc rendre chacune et chacun biodégradable au regard du milieu de la politique – se sont transformés en bureaucrates forcenés, en apparatchiks de type soviétique, en rapaces avides de leurs privilèges. Des noms ?... Leur présence, leur existence, comme celle de tout vulgaire politicien traditionnel pollue gravement l’environnement politique des citoyens de ce pays.

 

Comme tous les déchets polluants, il faudra bien un jour penser à leur retraitement !

 

 

19 décembre 2013

 

 

 

 

LES ECOLOGISTES SONT-ILS BIODEGRADABLES

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