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Publié par PM sur
Publié dans : #billet d'actualite

VIEUX C’EST MIEUX

 

Dans un pays, dans une économie,… et pas seulement en France où l’on est de plus en plus incapable de procurer un emploi – donc un moyen d’existence – aux jeunes, la situation de vieux apparaît, dans une certaine mesure comme quelque chose d’enviable.

 

On ne dit plus vieux, on dit seniors. Quand on connaît le poids des mots, aujourd’hui, on apprécie tout de suite la nuance. Pourtant les jeunes, toujours irrévérencieux, ne disent pas à propos des parents, « mes seniors », mais toujours « mes vieux »…. Ils ont tort. En effet les jeunes, pas tous mais beaucoup, devraient ménager leurs géniteurs ou assimilés. Avoir des parents encore vivants avec une bonne retraite et « bon pied, bon œil », est actuellement une situation très enviable, une roue de secours dans l’océan de l’exclusion et de la pauvreté.

 

Ce modèle social français, que beaucoup en Europe et dans le monde nous envient, et que de sombres politiciens, fidèles serviteurs du système (des noms ?), essaient de détruire, est une béquille inestimable pour une partie de la jeunesse en manque d’avenir. La société actuelle, incapable d’assurer un avenir à ses jeunes les renvoie sur l’avenir que la société d’alors, il y a plus d’un demi siècle, assurait pour celles et ceux qui allaient devenir des vieux.

 

Ce qui tient debout aujourd’hui – et pour combien de temps ?- dans la tempête qui, peu à peu, emporte dans le chaos social et financier, les jeunes générations, ce sont les acquis du Conseil National de la Résistance…. Et en particulier les retraites.

 

Perfidement, le système actuel perçoit et considère les retraités comme un marché et des consommateurs potentiels… ils le sont certes, mais là aussi, pour combien de temps ? Ce pilier – le système par répartition des retraites - est en train de tomber comme tous les autres : services publics, protection sociale,….

 

Avec le temps celles et ceux qui ont de bonnes retraites, disparaissent,… Les nouveaux retraités – ceux qui auront la chance d’avoir la retraite - sont promis à l’indigence et la pauvreté. Les « vieux-pauvres » se multiplient de plus en plus…

 

Cette embellie pour le troisième âge n’aura en effet qu’un temps. Le système scie la branche sur laquelle il est assis et qui lui donne encore un peu de sens. Il vit sur l’inertie d’un modèle social plus que cinquantenaire qui garantit encore – et pas pour longtemps – un niveau de vie acceptable pour une frange de ses vieux. Une fois ceux-ci disparus, ce sera le grand recul… un capitalisme sauvage, style 19e siècle.

 

Paradoxe d’un système économique qui, en bout de course, fait de l’automne de la vie, sa vitrine la plus présentable.

 

14 Janvier 2014

 

VIEUX C'EST MIEUX
Publié par PM sur
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INVERSION ET OBSTINATION

 

Il y a du pathétique dans cette affaire de la courbe du chômage. Qu’un homme, quel qu’il soit, et à fortiori si c’est un personnage public et doué d’une culture économique incontestable, s’obstine à nier une évidence, interroge plus sur la psychologie du personnage que sur le véritable objet de la question.


Le pari sur le chômage est perdu, du moins dans le temps imparti au Gouvernement. Les deux raisons qui permettent d’être aussi affirmatif sont :


-    Une croissance économique atone et qui n’est pas prête de repartir
-    Une politique de l’emploi fondé sur la création artificielle d’emplois aidés.


Tout le monde sait, ainsi que le Président de la République et le Gouvernement, que ces deux conditions condamnent, en l’état actuel de l’économie française, le pronostic d’inversion.
La promesse date de plusieurs mois…exactement depuis décembre 2012. Toutes les allusions au problème du chômage par le Président de la République n’ont fait que confirmer la tenue du pari,… et par là même l’enfoncer dans une situation intenable et absurde, à l’égard de l’opinion publique. Il a de ce fait nourri les illusions de celles et ceux qui croyaient qu’il avait les moyens de changer les choses et a ouvert une autoroute à des oppositions (droite dite « républicaine », néo fascistes en voie de « dédiabolisation » et gauche dite « vraie ») qui ont conforté, par là même, leur fonds de commerce contestataire.


Le président de la République a fait de cette courbe une affaire personnelle. Il a tort. Non seulement parce qu’il ne pouvait pas gagner ce pari,… à moins de croire à un renversement total, à court terme, de la tendance économique mondiale, autrement dit à un miracle, mais aussi et surtout, parce qu’il n’a pas, ni lui, ni tout autre, le pouvoir de créer les conditions économiques de la relance de la croissance indispensable à la création d’emplois dans un système capitaliste fortement libéralisé. Les critiques formulées par les oppositions, l’enfoncent moins qu’elles ne soulignent leurs discours démagogiques.


Il a promis et n’a pu ensuite osé se renier… alors qu’il suffisait de dire les faits. Les dégâts, en terme de perte de crédibilité, auraient été moindres.


Cette affaire soulève tout de même la question du pouvoir politique et de ses limites. Nous avons assisté, et assistons, à une obstination dans l’erreur qui finit de décrédibiliser le pouvoir.


A être complaisant avec les contraintes imposées par le capitalisme, on en devient l’instrument… C’est toute la trajectoire de la Gauche depuis un siècle. On ne peut alors construire son image que sur des faux-semblants, des promesses, qui alimentent à la fois la démagogie des autres forces politiques et désespèrent les citoyens qui voient les limites d’un Etat et imaginent – à tort – que, beaucoup plus fort, il règlerait leurs problèmes.


9 janvier 2013

 

INVERSION ET OBSTINATION

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